AU MOINS UN DEMI MILLIARD DE CONTRAT
MAITRE BABER GANO MET A GENEOUX L’OFFICE DU NIGER

C’est une saignée aujourd’hui, mais jamais constatée à l’Office du Niger. Même en 1994, année de la grande compression des travailleurs où le personnel a passé du millier à moins de 500 agents pour soulager les comptes financiers qui risquaient d’arriver au rouge. L’hémorragie d’aujourd’hui est incroyable puisqu’il y a deux ans seulement, en Octobre 2016 quand le nouveau PDG, Mamadou Mbaré Coulibaly arrivait, la passation certifiée faisait état de 4 milliards de F CFA disséminés entre tous les comptes courants propres de l’entreprise pour des engagements (impayés) à solder de 1 milliard de F CFA. La crise qui frappe l’Office du Niger a alerté le monde extérieur de l’entreprise dès lors que pour payer les salaires du mois de Septembre, la DAF de l’office du Niger est partie faire le pied de grue à Bamako auprès du Trésor public (réclame de la subvention de l’Etat) alors que depuis des ans un Compte Courant salaire, sur la redevance eau, permet à l’entreprise d’anticiper sur un an de dépôt. La moisson de Bamako n’aura donné que juste la masse salariale, 300 millions environ. Ce qui ne permettait pas de liquider les charges sociales, telle l’INPS, les Impôts etc. qui harcèlent aujourd’hui l’Office du Niger. On pensait passager ce trou noir que le même exercice (direction Bamako, mandat de 300 millions) vient de s’effectuer à Bamako pour le même résultat. Et là, les inquiétudes commencent et les langues se délient. Où est partie toute la manne financière de l’entreprise ? Que s’est-il passé pour que tous les comptes courant de l’Office du Niger soient totalement au rouge ? Pourquoi c’est maintenant qu’on crie au scandale ? A la réponse de cette dernière question, disons que la dernière descente du Vérificateur Général en Zone Office du Niger, mais pour contrôler les opérations de 2015 et de 2016 avaient sermonné un service comme l’Audit Interne de l’entreprise qui n’anticipait pas sur les détournements et la mauvaise gestion de l’entreprise et qu’à la longue, ils sont comptables des délits qui s’y opèrent ! Est-ce cet Audit Interne qui cherche sa tête en dénonçant la gabegie catastrophique observée dans l’entreprise ? Nous n’avons aucune preuve. Mais ce dont nous sommes sûrs c’est que les services de renseignements de l’Etat disposent de plusieurs documents sur certaines raisons de cette hémorragie financière.
Le premier concerne le recrutement. De 600 agents en 2016, l’Office du Niger est en passe d’atteindre 900 agents. Le comble, c’est que le Chef Service Administratif ne connait même pas le nombre d’agents précis et le recrutement se fait désormais sans lui. Une vingtaine de jeunes gens viennent d’ailleurs d’être recrutés « clé en main », aucune direction n’étant ampliataire. Suffisant pour développer des charges financier devenant excessives pendant qu’aucun aménagement étatique (même 1 ha) n’est effectif pour bénéficier au moins des frais de la redevance eau. Et c’est le cas du milliard de F CFA que l’Etat a octroyé l’an dernier à l’Office du Niger pour aménager des terres. Ce pactole a disparu du compte BDM.SA dans lequel il se trouvait et les contrôleurs, dans les documents des services de renseignement ont trouvé que l’office du Niger a juste payé 79 millions à un Bureau d’Etudes pour l’Avant-projet de la réhabilitation du canal de Molodo mais les travaux d’aménagement, zéro ! L’argent dans le compte n’est plus disponible. Il a servi d’autres activités, autres que ce qu’IBK voulait, aménager des terres.
Le second document attrait à l’évasion d’au moins un demi-milliard payé à l’Etude de Maitre Baber Gano, Avocat à la Cour. Maitre Baber Gano est le Secrétaire Général du RPM et Ministre de son état jusqu’en septembre dernier. Par ce truchement, il s’est invité dans l’entreprise pour racler ainsi ses ressources alors que l’Office du Niger dispose depuis belle lurette de son Service Juridique et de son Conseil Avocat quand certains contentieux dépassent ledit service. Ce conseil était Maitre Hamidou Diabaté, qui depuis la restructuration gagnait des honoraires entre 10 et 15 millions de F CFA par an. Non seulement, Maitre Hamidou Diabaté a vu son contrat l’an dernier resilié sans autre forme de procès mais, Maitre Baber Gano se la coulait douce entre 2017 et 2018 avec plus de 400 millions de F CFA ! En un an s’il vous plait ! Cela doit-il continuer au risque de procéder 25 ans après à une autre compression qui risquera d’être mortelle pour l’entreprise.
A suivre….
Dans notre prochaine parution, nous reviendrons sur le cas de l’hémorragie causée par les entreprises des députés de Segou pour des marchés fictifs contenus dans le document.

Source : Journal L’Espérance
Diakaridia YOSSI

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