Esclavage en 1ère région: Benbéré donne la parole aux victimes

La Problématique de la pratique de l’esclavage dans la région de Kayes cette question etait ce Samedi 03 juillet 2019 au coeur d’une table ronde tenue au Mémorial Modibo Keïta.
Initiée par l’espace d’échanges et de construction citoyenne Benbere, la présente rencontre visait à ouvrir le débat autour de la question épineuse relative à l’esclavage.
C’était en présence des membres de Benbere, de la CNDH, des victimes, et des représentants des associations de la diaspora qui militent contre la pratique de l’esclavage dans la région de Kayes.
Rencontre riche en émotions, cette initiative de Benbere a été une opportunité pour les victimes de la pratique de l’esclavage dans la région de Kayes d’exposer sur leur vecu, leur douloureux quotidien et surtout sur leur calvaire et de déception subit de la part de leurs maitres. Plusieurs interventions de taile ont meublé cette table ronde.
Au nom de Benbere, le coordinateur Abdoulaye Guindo a, dans son intervention situé la rencontre dans son contexte. Pour lui, ce qui se passe aujourd’hui dans la région de Kayes est vraiment triste et il est inexplicable qu’au 21ème siècle encore que des gens souffrent à cause de l’esclavage.
A travers cette table ronde sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes Benbere tire la sonnette d’alarme et demande aux autorités d’anticiper avant que la situation ne devienne chaotique. Car des centaines de personnes souffrent aujourd’hui dans la région de Kayes.
En prenant la parole au nom des victimes de la pratique de l’esclacage dans la région de Kayes,Sibala Coulibaly, Conseiller munucipal a touché du doigt la genèse de la sitution de l’esclavage. Pour Sibala Coulibaly, cette situation de l’esclavage dans la région de Kayes a pris de l’ampleur à cause de la complicité entre les représentants de l’Etat dans la région et les pretendus maîtres qui font tout pour humilier, torturer, et vilipender ceux-là qui sont contre la pratique de l’esclave surtout au niveau du cercle de Kita et de Diema qui sont les plus touchés.


« Intimidation, arrestation arbitraires, humiliation, mauvais traitement font partis aujourd’hui du quotidien des personnes qui refusent l’esclavage », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter que cette année plus de 874 personnes ont été empechées par les pretendus maitres de cultiver leurs champs.
Sibala Coulibaly a aussi profité de cette rencontre pour de mander à l’état de s’impliquer avant qu’il ne soit trop tard, car, affirme-t-il, aujoud’hui dans la région de Kayes tu acceptes l’esclavage ou tu payes 500.000fcfa
En prenant la parole au nom de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Tary Sacko, a laissé entendre, que la CNDH est aujourd’hui préoccupée par la situation de l’esclavage dans la région de Kays.
La pratique de l’esclavage est une violation flagrante des droits de l’homme et cette pratique est contraire à la constitution, et tous les documents, et traités internationaux ratifiés par le Mali en l’occurence les pacts Internationaux des Droits Civiques. Plus de 1153 personnes ont été chassées du cercle de Kita pour avoir refusé l’esclavage. Mieux 1000 personnes ont été acceuillies par la CNDH le 29 juillet dernier et 3O plaintes sont aujourd’hui au niveau de la Justice à Compétence Etendue de Toukoto
Sans suite jusqu’a present
L’autre temps fort de cette table ronde a été le temoignage glassant des victimes, les larmes aux yeux retraçant leurs difficultés, leur chagrin, leur engoisse, leur peur et surtout leur déception.
Pour Tary Sacko, la CNDH dans le cadre de ses prerogatives a interppelé le gouvernement pour que des actions idoines soient prises pour mettre fin à la pratique de l’esclavage dans la région de Kayes
Mohamed Kanouté

Mali24.info

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