13ème Congrès des radiologues d’Afrique noire francophone : Les menaces sécuritaires plombent l’éclat du rendez-vous de Bamako

L’Hôtel de Laïco(Amitié) de Bamako abrite depuis hier jeudi les assises du 13ème congrès des radiologies d’Afrique noire francophone couplée au 2ème  congrès de la Société malienne d’Imagerie médicale (SOMIM). Le thème central retenu pour cet événement est : «L’imagerie médicale au cœur du droit à la santé». Ils regroupent pour 3 jours plus de 300 participants venus du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, du Cameroun, de la RD-Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Niger, du Sénégal, du Maghreb, de la France, de la Belgique, etc.   

 

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Bakary DIARRA, secrétaire général ;  en présence du représentant de la présidence de la République ; du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; du représentant du collègue des enseignants de radiologie de France, le Dr Jean Luc MONTAZEL ; du représentant de l’ordre des médecins du Mali ; du maire de la commune II, etc.     

Après Dakar l’année dernière, notre pays abrité pour la deuxième fois après 2000, les assises des radiologues d’Afrique noire francophone du 2 au 4 mars 2017.

Pour ce rendez-vous de Bamako, ils sont,  au total, 300 professionnels venus d’Afrique noire francophone, du Maghreb de la Belgique, de la France à prendre part aux travaux.

Selon les organisateurs de cette rencontre, la radiologie est une spécialité au carrefour des soins et des services de recherche dans les établissements sanitaires. En termes clairs, les radiologues sont des médecins qui se trouvent dans les hôpitaux et dans des cliniques qui s’occupent du scanner, de l’échographie, de la radiographie et qui permettent de poser les diagnostics pour que les autres médecins puissent soigner le patient.

En plus du thème central, les participants débâteront des sous thème comme : l’imagerie de la femme et de l’enfant ; l’imagerie en oncologie ; l’imagerie en traumatologie ; le financement des structures d’imagerie médicale, etc.

De même, des ateliers sur l’échographie ostéo-articulaire, la radiologie interventionnelle, la rédaction médicale et la recherche en imagerie seront animés par d’éminents spécialistes.

Selon le président du SOMIM, l’importance de ces thèmes n’est plus à démontrer si l’on se rappelle que la femme et l’enfant sont le fondement et l’avenir de l’humanité. Aussi, a-t-il fait savoir, l’imagerie médicale est le standard du diagnostic et de la surveillance en oncologie.   

Dans son intervention, le président du SOMIM, le Pr Siaka SIDIBE, a tenue à rendre hommage appuyé aux pionniers de la discipline en Afrique et dans le monde,  notamment, l’ivoirien André  THEODORE ; le Malien Issa TRAORE, le sénégalais M’Baye N’DOYE, sans oublier le français Jean Luc MONTAZEL, etc.

II est également prévu 130 communications orales. Ce congrès, dit-il, est important pour les universitaires qui auront l’occasion d’échanger avec d’éminents professeurs-chercheurs mais aussi de voir des produits extérieurs qui seront exposés et également des sous-thèmes qui seront débattus.

Le représentant du collègue des enseignants de radiologie de France, le Dr Jean Luc MONTAZEL, a souligné que le thème choisi pour l’édition de 2017 est important non seulement pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble de la sous-région. Il a fait part du regret de ces collègues qui n’ont pas eu l’autorisation des autorités françaises de se rendre au Mali en raison de la situation sécuritaire préoccupante. Selon, l’avenir de la radiologie  francophone se trouve en Afrique avec la SRANF.  Au regard de la mobilisation des professionnels ; il s’est félicité de la réussite de ce congrès

Le secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique, Bakary DIARRA, a indiqué que notre pays est honoré d’abriter pour la deuxième fois après 2000 les travaux de ces journées des radiologues d’Afrique noire francophone.

Ce rendez de haut niveau scientifique, a-t-il expliqué,  permettra d’avoir l’avis de décideurs de la santé, du juriste, des professionnels de la santé, et des patients sur le droit à la santé.

A coup sûr, les échanges de ces journées, permettront, selon M. DIARRA, de relever la qualité de la prise en charge des patients dans structures hospitalières.

Au total, les participants bénéficieront de plus de 80 communications orales, plus de 52 communications affichées, plus de 21 conférences dans les ateliers.

La radiologie interventionnelle est une discipline qui est à ses débuts dans nos pays. La rencontre de Bamako est donc une occasion pour les jeunes chercheurs en radiologie au Mali.

Il s’est réjoui de constater que la radiologie est en plein essor en Afrique. Selon lui, l’innovation technologique permanente permet une meilleure précision du diagnostic pour le bonheur des usagers.

Par ailleurs, beaucoup de participants potentiels n’ont pas pu faire le déplacement de Bamako pour diverses raisons, néanmoins, le rendez-vous a enregistré 300 participants venus du Bénin, Togo, du Burkina Faso, Cameroun, de la RD-Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Niger, du Sénégal, France, Belgique, etc.   

 «Votre présence confirme votre solidarité avec le peuple Malien», a-t-il dit.

Fondé en 186 grâces, la SRANF (Société de radiologie d’Afrique noire francophone), s’est fixé comme objectif de faire la promotion de la radiologie dans la sous-région. L’un des moyens de réussir cette promotion est l’organisation de congrès rassemblant régulièrement les professionnels de la radiologie.

Signalons que la Société Malienne d’Imagerie Médicale (SOMIM) a été créé en 1999 et son 1er congrès s’est tenu en 2000 en même temps que l’organisation par notre pays de la journée de radiologie d’Afrique Francophone.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

 

 

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