Ministère solidarité

Une violation de la constitution

 

Article 118 de la constitution malienne dispose que : «L’initiative de la révision constitutionnelle appartient au Président de la République et aux députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des 2/3 de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvée par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision». Dans un pays où le 1/3 n'est pas sous le contrôle souverain du pays ; Dans un pays en situation d'instabilité ou chaque semaine il y a pertes en vies humaines ; dans un pays où le président de la République ne peut pas mettre pied dans certaines régions, en raison de l'absence de l'autorité d'Etat. Qui peut dire que l'Etat détient son intégrité totale sur le territoire ? Nous sommes en déphasage total avec notre identité politique et institutionnelle. Face à une situation d'injustice, la révolution est devoir citoyen.  NON à la révision constitutionnelle.  NON au mea culpa des professionnels du droit. NON à la passivité de la société civile et des partis politiques. En principe, révision ne peut intervenir que dans les formes qui sont nécessaires pour son établissement.

L’avis d’Alioune Ifra N’Diaye

«Je suis de ceux qui pensent que seules les règles dans une organisation ou une société doivent être la référence. Quel que soit le niveau des problèmes !!!! C’est par cette attitude que nous construisons la confiance dans la pérennité. Mais si à chaque problème, nous choisissons la facilité en sortant des règles, nous ne pouvons que créer la défiance vis-à-vis des organisations ou institutions qui nous régissent. Qu’on l’accepte ou pas, le Mali subit gravement les conséquences de l’aventure malheureuse de mars 2012 de Sanogo et compagnie qui ont voulu nous sortir par les armes du cadre de notre constitution. Que l’on soit pro ou anti Diarra de la Femafoot, personne ne doit accepter de régler les problèmes du foot malien en dehors des règles qui le régissent. Si vous n’êtes pas en accord avec la politique de Diarra, attendez de lui retirer votre suffrage aux élections prochaines. N’acceptez pas que ça passe par un arrêté ministériel. Pardon à ceux que j’ai incommodés. Je ne suis qu'un observateur du foot.»

Le Reporter

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