Quand l’ASCOMA et REDECOMA deviennent des loups pour les consommateurs

La Journée des droits des consommateurs a été célébrée le mercredi 15 mars dernier à travers une formation sur le numérique. Le thème choisi cette année est «un monde numérique digne de la confiance des consommateurs ». C’était juste pour animer la galerie au nom des consommateurs. 

Cette journée devait être une occasion pour l’ASCOMA et le REDECOMA, les deux associations les plus en vue, de faire leurs bilans dans la défense des consommateurs maliens. Mais hélas, la journée est passée sous un silence effroyable. Quel bilan pour ces associations ?

Le seul bilan qu’elles peuvent défendre est seulement le placement de leurs membres dans les différents conseils d’administration pour se frotter les mains sans se soucier des consommateurs. Autre bilan de ces associations,  c’est leur participation aux ateliers, colloques, conférences internationales pour se taper des perdiems au nom des  consommateurs maliens livrés à leur triste sort sans défense.

L’ASCOMA et le Redecoma, les grandes associations de défense des droits des consommateurs au Mali ne defendent que leurs propres intérêts au détriment des consommateurs maliens qui sont régulièrement victimes de la consommation des produits avariés.  Pour preuve,  Cheicknè Labass Haidara, président de laCoopérative des Aviculteurs du Mali (CAMA) déclare :« Ces carcasses de poulets illégalement importées sans certificat sanitaire posent un véritable problème de santé publique et constituent une entrave à l’épanouissement du secteur avicole local ». Le président de la CAMA a souligné que ces carcasses de poulets peuvent provenir d’un pays affecté par la grippe aviaire ou être transportées dans des mauvaises conditions d’hygiène.

La semaine dernière, la police de la ville de Ségou a saisi des bidons d’huile frauduleux dans un minibus en provenance de la Mauritanie. Toutes choses qui prouvent à suffisance que nos marchés sont inondés par l’huile frelatée et autres produits causant des maladies aux consommateurs.  

Autres pratiques malsaines à Bamako qui ne font pas sourciller les fameux défenseurs des droits des consommateurs, c’est le transport de la viande à moto et du pain qui absorbe toutes les poussières de la ville.  Bref, ces associations se servent du nom des consommateurs pour se frotter les mains dans les différents conseils d’administration au nom de la société civile sans rien faire de concret.

Cependant, il faut signaler qu’elles font souvent des tapages médiatiques non seulement pour se vendre mais aussi pour dénoncer la circulation de certains produits malsains. Juste pour charmer leurs partenaires.

Modibo L Fofana

Mali24

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