Manifestations du 10 et 11 juillet: L’indignation de la classe politique

Communiqué de l’URD sur les événements des 10 et 11 juillet à Bamako
L’URD a constaté avec une grave stupéfaction la répression sanglante et sauvage perpétrée par les forces de l’ordre du régime IBK contre des manifestants pacifistes à mains nues les 10 et 11 juillet 2020 à Bamako, ayant fait plusieurs morts et de nombreux blessés. Les forces du régime IBK, en abattant à bout portant un jeune non loin du Cabinet du Chef de file de l’opposition et en assiégeant, par des tirs à balles réelles durant toute la journée et une bonne partie de la soirée, le domicile et la mosquée de l’imam Mahmoud Dicko à Badalabougou, ont prouvé à la face du monde qu’elles étaient venues dans le seul but de tuer. Étaient-ce vraiment des forces régulières de sécurité du Mali? L’usage disproportionné des armes et leur farouche détermination à tuer permettent d’en douter!
L’URD condamne avec la dernière énergie cette attitude inacceptable de Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime qui porte une atteinte grave à la liberté de manifester et à l’Etat de droit.
L’URD présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, souhaite prompt rétablissement aux blessés et leur exprime son soutien et toute sa solidarité.
L’URD, membre du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie FSD, rappelle qu’elle est solidaire de toutes les décisions prises au sein dudit regroupement et celles prises par le M5-RFP.
L’URD condamne également les actes d’intimidations, de menaces et les arrestations arbitraires, parfois dans des conditions inhumaines et dégradantes, des responsables et militants du M5-RFP dont certains ont été interpellés dans l’enceinte du Cabinet du Chef de file de l’opposition.
Le Parti appelle à leur libération immédiate et sans condition, et renouvelle à ces héros du renforcement de la démocratie son soutien indéfectible.
L’URD exprime son soutien total et toute sa solidarité à l’imam Mahmoud Dicko et félicite toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour protéger son domicile contre les forces de IBK.
L’URD condamne les actes de vandalisme perpétrés à l’Assemblée Nationale et au niveau d’autres édifices publics et privés.
L’URD condamne également les actes de vandalisme perpétrés contre le siège de la CMAS par les forces de IBK.
Le parti tient IBK et son régime seuls responsables des morts, des blessés et de tous les actes de vandalisme de ces deux jours. C’est bien l’aveuglement, l’entêtement et l’autisme de IBK qui sont à l’origine de la tension.
L’URD est demeurée stupéfaite face à un IBK, se disant démocrate sincère et convaincu, qui a osé délibérément laisser couler le sang des maliens pour ensuite leur servir un discours empreint de mépris et d’arrogance qui ne prend nullement en compte la situation dramatique dans laquelle lui et son régime ont plongé notre pays.
Face à la gravité de la situation, le Parti appelle la communauté internationale à ouvrir une enquête indépendante sur les exactions perpétrées contre les paisibles populations pour que leurs auteurs, coauteurs et complices soient traduits devant la justice.
S’agissant de la libération de l’honorable Soumaïla Cissé, l’URD invite Ibrahim Boubacar Keïta à passer des discours incantatoires dépourvus d’espoir aux actions concrètes. L’honorable Soumaïla Cissé doit être immédiatement libéré!
L’URD rappelle que ses militants et sympathisants doivent, en tout lieu et à tout moment, rester mobilisés pour la libération de notre Président, l’honorable Soumaïla Cissé, pour notre vie, pour notre avenir, pour les Maliens, de l’intérieur aussi bien que de la diaspora.
L’URD salue la détermination des populations et les invite à rester mobilisées jusqu’à l’atteinte des objectifs du M5-RFP.
L’URD suivra avec l’attention requise l’évolution de la situation.
Bamako, le 12 juillet 2020
Le Secrétaire à la communication
Me Demba Traoré
Officier de l’Ordre National

DÉCLARATION DU PARENA SUR LA CRISE POLITIQUE

Très inquiet de la dégradation de la situation politique, le PARENA exprime sa vive préoccupation devant les violences qui ont entrainé pertes en vies humaines, destructions d’édifices publics, pillages et saccages de biens publics et privés.
Il condamne l’usage excessif de la force et les tirs à balles réelles contre des manifestants. Il présente ses condoléances émues aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
Le PARENA déplore le détournement des missions de la Force Spéciale anti-terroriste (FORSAT). Il regrette également les débordements de la manifestation du 10 juillet ayant conduit à l’occupation de la cour et des studios de la radio et de la télévision publiques ainsi que le sac des bureaux de l’Assemblée Nationale. Il les condamne.
Profondément attaché, en toutes circonstances, au respect de l’ordre constitutionnel et opposé au chaos, le PARENA ne cesse d’œuvrer à la stabilisation du pays.
C’est ainsi que notre parti a très tôt perçu les risques déstabilisateurs de l’arrêt de la Cour constitutionnelle et a, prôné le rétablissement des résultats proclamés par l’administration territoriale.
Le PARENA est et reste partisan de la résolution de la crise née des dernières législatives par le dialogue dans le respect des libertés démocratiques fondamentales.
Inquiet de la tournure prise par les événements, le PARENA recommande :

1.La libération des leaders de la contestation interpellés les 10 et 11 juillet ;

2.L’ouverture immédiate d’un dialogue avec le M5-RFP pour négocier une sortie de crise en vue du retour à la stabilité et de la conduite, dans le consensus, des réformes politiques et institutionnelles ;

3.Le retrait immédiat de la FORSAT du dispositif de maintien de l’ordre ;

4.L’ouverture d’une enquête indépendante pour situer la responsabilité des morts et des violences des 10 et 11 juillet ;

5.Suite à la dissolution de fait de la cour constitutionnelle, la nomination de neuf nouveaux juges par le président de la République en s’appuyant sur les pouvoirs
que lui confère la constitution ;

6.Le respect du cadre démocratique républicain et constitutionnel.
Le PARENA lance un vibrant appel aux forces politiques et sociales, à la société civile du Mali à inscrire toutes nos actions dans le cadre de la constitution et à tout faire pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans le chaos (comme en 2012)
que les ennemis du pays ne manqueraient pas d’exploiter.

Bamako, le 12 juillet. 

P/ le Comité directeur du Parti pour la
renaissance nationale (PARENA)
le 1er Vice-Président

Maître Amidou Diabaté
Commandeur de l’Ordre National

COMMUNIQUE DE LA CODEM

La Convergence pour le Développement du Mali «CODEM»  est profondément préoccupée, par la situation socio politique que notre pays traverse en ce moment.

Ces évènements ont malheureusement occasionnés plusieurs morts, des blessées et des dégâts matériels importants.

En cette douloureuse circonstance, CODEM présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

CODEM condamne les atteintes aux biens publics et privés ainsi que l’usage disproportionné de la force.

Considérant l’adresse à la nation du Président de la République en date des 09 et 11 juillet 2020 dans laquelle il s’est engagé d’user de tous ses pouvoirs pour apaiser le climat socio-politique, nous rappelons que parmi l’un de ses pouvoirs  figure la dissolution de l’Assemblée nationale et non une partie de l’Assemblée nationale par quelques manèges que ce soit.

CODEM demande la libération des personnes arrêtées et la démission du premier ministre Dr Boubou Cissé pour donner tout son sens et sa chance au8 consensus.

CODEM rappelle qu’elle ne participera pas à un gouvernement non consensuel en l’état.

CODEM marque sa solidarité aux familles de l’imam Mahamoud Dicko, de  l’ancien Président de l’Assemblée Nationale Issac Sidibé et du président Housseini Guindo  et aux autres familles dont les domiciles ont été touchés.

CODEM remercie la communauté internationale pour tous les efforts qu’elle ne cesse de déployer en faveur du Mali l’exhorte à nous aider une fois de plus à surmonter cette nouvelle épreuve.

Fait à Bamako le 12 juillet 2020.

Le Président

COMMUNIQUÉ DE L’APR
Lors des manifestations des vendredi 10 et samedi 11 juillet 2020 plusieurs personnes sont
décédées et d’autres blessées. Le bilan humain à ce stade s’établit à dix morts selon certaines
sources pendant que d’autres annoncent plus.
En adressant ses condoléances aux familles des victimes et souhaitant un rétablissement rapide
aux blessés, l’ARP exprime sa consternation face à cet état de fait. Ce développement de la
violence dans notre contexte national est inacceptable.
L’ARP souhaite vivement l’ouverture immédiate d’une enquête aux fins de faire la lumière sur les
conditions dans lesquelles cela est arrivé.
Il demeure curieux, dans la mesure où nos forces de sécurité ont une pratique éprouvée du
maintien d’ordre, que les règles d’engagement de ce type d’opération sont connues et que les
unités dédiées au traitement de ce genre de situation sont constituées, que nous devions en une
séquence faire face à un tel bilan.
Ainsi l’ARP appelle avec instance à la retenue et un emploi de forces conforme et proportionné.
L’ARP adresse un appel pressant aux manifestants afin qu’ils proscrivent la violence, la
destruction des bien publics et privés ainsi que toute forme d’excès.
L’ARP réitère son appel fraternel aux leaders du M5-RFP pour l’activation urgente d’un cadre de
dialogue afin de ramener la quiétude dans notre pays. Pour cela elle recommande aux autorités la
libération des leaders arrêtés.
Fait à Bamako le 12 juillet 2020
Le Président

Tièman Hubert Coulibaly

Source: Mali24.info

One Reply to “Manifestations du 10 et 11 juillet: L’indignation de la classe politique”

  1. la codem n’est pas sincere dans sa declaration en demandant la demission du PM. Poulo sait bien qu’il ne sera reconduit dans le nouveau gouvernement car son parti a perdu face au MPM de Hady Niagadou . Donc la codem joue à la politique du ventre

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