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Conférence extraordinaire des Chefs d’Etat du G5 Sahel : L’histoire a fini par donner raison au Président ATT

Le dimanche 2 juillet dernier, Bamako était la capitale des pays de la bande sahélo-saharienne. Tous les Présidents de la République de cette zone à problèmes et le Président français étaient réunis dans notre capitale pour prendre part à la Conférence extraordinaire des Chefs d’Etat du G5 Sahel. Cette réunion a été décisive pour la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel dont le mandat est la lutte antiterroriste dans la zone concernée.

Au cours de cette réunion, les Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président français ont procédé à un examen approfondi des défis sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien, et les menaces communes auxquelles les pays du G5 Sahel, la France et l’Europe sont confrontées. Le principal objectif de cette rencontre de Bamako était la finalisation du processus de mise de la force conjointe du G5 Sahel qui va regrouper les éléments des armées des 5 pays de la bande sahélo-saharienne. Il s’agit du Mali, du Tchad, de la Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso. C’est dommage que 5 ans après le départ de l’ancien Président malien que les Chefs d’Etat de la bande sahélo-saharienne comprennent qu’il faut mutualiser les efforts pour venir à, bout de la menace terroriste dans ledit espace. En effet, depuis plusieurs années l’ex Président du Mali a réclamé, en vain, la nécessité de faire un  front commun pour faire à AQMI à l’époque. Malheureusement, le héro du 26 mars n’a jamais été écouté sur le sujet. Au contraire, ses paires ont estimé que c’est le Mali qui constitue le maillon faible de la lutte antiterroriste. Aujourd’hui, l’histoire a fini par lui donner raison. En effet, qui ne se souvient pas de l’interview qu’il a accorée par RFI en 2012, dans laquelle, il ses paires et la communauté internationale à mutualiser les efforts pour faire face à AQMI. Nous vous proposons un extrait de cette interview : « les rebelles du Mnla sont de connivence avec Aqmi, une menace internationale venue d’ailleurs, qui a des ramifications plus lointaines que l’on ne le croit. Nous pensons qu’Aqmi, pour le combattre, il faut se munir de tous les moyens suffisants, pas seulement militaires. La guerre contre le terrorisme, n’est pas seulement militaire, c’est un problème de développement, de sécurité, de défense. Depuis 2006, j’ai demandé une conférence des Chefs d’Etat, je ne suis pas parvenu à l’avoir. C’était pour que nous dégagions une vision ; nous avons perdu six ans pour que cette rencontre puisse voir jour, en vain ! Aqmi est transfrontalier, donc, la réponse doit être transfrontalière.  Il faut aller tous ensemble, occupés  toute la bande avec nos armées, aller avec un programme de cinq ans ; créer une cohabitation qui ne sera pas profitable à Aqmi. Prenons tout le désert, un seul pays n’a pas les moyens de combattre ces gens-là, parce qu’ils auront toujours le repli tactique d’aller dans un pays voisin parce que là où ils mangent à midi, ils ne déjeunent pas, là où ils dînent, ils ne dorment pas, ils sont en constant mouvement, de frontière en frontière. Il faut dans ce cas, que tous ensemble, nous les bloquons. Le Mali est partisan ». Qui dit mieux ? N’est-ce pas ce que la Conférence de Bamako a proclamé ? Il es vrai qu’à l’époque le Président ATT était l’homme à abattre. Le plus sinistre des Présidents français avait décidé d’obtenir sa peau et il l’a eue. Peut-être que si les Chefs d’Etat du Sahel avait écouté ATT à l’époque, on aurait tué le poussin dans l’œuf. Aujourd’hui, la bande sahélo-saharienne serait débarrassée de cette horde de terroriste qui pourri le nord et le centre de notre pays, sous les yeux complices des forces onusiennes qui sont en train de se transformer en une force d’occupation de notre pays, avec la bénédiction de la communauté internationale.

Le pourrissement de la situation de la Libye a fortement contribué à l’expansion du terrorisme dans la bande sahélo-saharienne. Pourtant là aussi le Président ATT a prévenu « si vous attaquez la Libye, vous allez créer l’instabilité dans toute la zone ». Mais il n’a pas été écouté. Zarkosy était décidé à avoir sa peau pour ne pas payer qu’il avait contractée du guide libyen.  Aujourd’hui, la Libye est devenue la base arrière de tous les groupes terroristes où ils préparent les attaques.

Youssouf Bamey

La lettre du Peuple

 

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