3ème cycle de l’EPU sur la situation des droits de l'homme au Mali : Le rapport national fin prêt

Le Mali présentera son rapport national au titre du 3ème cycle de l’EPU à Genève en janvier prochain. L’important document a été validé lors d'un atelier initié à cet effet au Ministère des droits de l'homme et de la réforme de l’Etat. La cérémonie d'ouverture était présidée par le ministre de tutelle Me Kassim Tapo en présence du directeur de la division des droits de l'homme et de la protection de la Minusma, M. Guillaume N’Gueffa, représentant du haut-commissaire des droits de l'homme des Nations-Unies au Mali, des représentants des structures intervenant dans le domaine des droits de l'homme.

L'Examen Périodique Universel (EPU), est un mécanisme qui permet à chaque pays membre de l’ONU de se faire évaluer par ses pairs, sur la situation des droits de l'homme. Il a été créé en 2006 par la Résolution 60/251 de l’assemblée générale des Nations-Unies.

Après le premier rapport initial de 2008 et le rapport périodique présenté en 2013, le rapport national du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) sur la situation des droits de l’homme au Mali vient d’être approuvé par l’ensemble des acteurs impliqués dans son élaboration.

Selon le directeur de la division des droits de l'homme et de la protection de la Minusma, M. Guillaume N’Gueffa, représentant du haut-commissaire des droits de l'homme des Nations-Unies au Mali, la présentation du rapport du Mali à Génève en janvier 2018, constituera une opportunité unique pour mettre en valeur les efforts consentis par le gouvernement dans la mise en œuvre effective des 111 recommandations acceptées par le Mali lors du précédent exercice. « Il s’agira également pour le gouvernement d’exposer, de manière objective, la situation des droits de l’homme dans le pays, les défis et les difficultés rencontrées pour la mise en œuvre des engagements internationaux, mais aussi l’expression des besoins du Mali en matière d’assistance technique pour le renforcement de ses capacités en vue de la mise en œuvre des recommandations », a expliqué le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations-Unies au Mali.

Pour le chef du département en charge des droits de l’homme et de la réforme de l’Etat, M. Kassim Tapo, ce 3ème cycle a une particularité. Il s’agit de son lien avec la situation difficile de notre pays en matière de droits de l’homme en raison notamment de la guerre asymétrique, la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée qui sévissent au Mali depuis 2012 et au-delà tout le Sahel, voire le reste du monde. « Malgré des violations graves des droits de l’homme constatées notamment dans les parties nord et centre du pays, le gouvernement du Mali reste résolument engagé à protéger et à promouvoir les droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national, car, vous en conviendrez, le premier porteur d’obligation en matière de protection des droits de l’homme reste l’Etat. Et la réalisation de cette mission est facilitée, je m’en réjouis, par votre soutien et l’accompagnement de nos partenaires nationaux et internationaux », a déclaré Me Tapo.

Cet important rapport (baromètre de l’état des droits de l’homme au Mali), sera présenté le 16 janvier 2018 à Genève (Suisse). Mais avant, il doit avoir le quitus du gouvernement en conseil des ministres.

Daouda T. Konaté

Source: Le Challenger

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