Fatoumata Traoré dite Fatim : Un espoir du cinéma malien

Conteuse, comédienne talentueuse, compétente et dynamique, Fatoumata Traoré dite Fatim, de plus en plus sollicitée par les réalisateurs de films, est sans doute un espoir du cinéma malien. Son rêve, devenir un jour une grande réalisatrice de film de réputation mondiale.

Entre le journalisme dont rêvait Fatoumata Traoré dans son enfance et le septième art, il n’y a qu’un pas. Après un baccalauréat en langues littératures (LL) obtenu au Lycée Monseigneur Didier De Montclos de Sikasso, cette fille de médecin prend le chemin de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). Elle obtient une licence en Lettres modernes. En 2010, elle passe avec brio le concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure (Ensup). Au bout de deux ans, la jeune étudiante décroche son diplôme de l’Ensup qui lui ouvre la voie de l’enseignement au niveau secondaire. Elle effectua quelques stages dans des établissements secondaires et professionnels de la place tels que le Lycée Mamadou M’Bodge de Sébénicoro et le centre de formation Soni Ali Ber. Dans le cadre du programme de volontariat de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes (APEJ), Fatim comme l’appellent les intimes, enseigne pendant un an en 2014 au prestigieux Lycée Notre Dame du Niger. Parallèlement, elle s’intéresse au monde du cinéma. De l’enseignement, celle qui rêvait de devenir une journaliste embrasse la carrière de comédienne.

 « Il y a une cinéaste, Awa Traoré qui m’a tendu la main », souligne-t-elle. Elle participe à la réalisation du documentaire "la voix des artistes maliens" d’un réalisateur allemand. Pendant les vacances, Mme Awa Traoré organisait une rencontre avec les enfants et confie l’animation de cet espace à notre comédienne en herbe. Elle s’acquitte correctement de cette tâche. Son talent attire les grands professionnels notamment, Salif Berthé, l’oiseau conteur ou encore le plus grand conteur du Mali. Ayant décelé en lui un véritable talent, l’oiseau conteur propose alors à Fatim de faire chemin ensemble. Excellente conteuse, elle a participé au festival des contes "Yèllen" à Bobo-Dioulasso en 2015 au cours duquel elle présenta un conte avec un autre malien.

Modeste, humble, courageuse, travailleuse…..

Elle prend de plus en plus goût à la chose et se perfectionne en participant à plusieurs ateliers d’écriture. Avec Salif Berthé, elle travaille sur une pièce de théâtre « Mamadou, l’enfant sacrifié ». Une pièce dans laquelle elle interprète trois rôles (mère, tabilé et fille violée). Au cours de la présentation de cette pièce, elle séduit par son talent le grand réalisateur Boubacar Sidibé qui lui fera appel pour jouer dans la deuxième saison de son film "Yérédonbougou". Elle était l’actrice principale et s’appelait Adame ou la dame de la santé. Son rôle consistait à convaincre les villageoises à suivre les consultations prénatales, à adhérer à la planification familiale et surtout à abandonner certaines pratiques néfastes à la santé de la mère. Calme et posée, cette amoureuse des contes et des belles lettres garde toujours son sang froid et sa sérénité dans ses actions. « Je suis à l’école du grand Boubacar Sidibé, un homme disponible qui tend la main aux jeunes qui désirent faire carrière dans le cinéma », lance-t-elle avec un large sourire. Selon elle, Boubacar Sidibé aime partager ses expériences et ses connaissances avec la nouvelle génération. « Il est ouvert et a un esprit de partage », ajoute Fatoumata Traoré.

Courageuse et travailleuse, elle participe actuellement au tournage de la deuxième saison du film « Bamako, la ville des trois caïmans » d’Aïda Mady Diallo. Aussi, elle intervient dans des spots publicitaires à l’allure de sensibilisation et d’information. Depuis deux éditions, Fatim prend part au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) au cours duquel elle noue des contacts intéressants avec d’autres intervenants. « Je compte réaliser des films dans les jours à venir. Mon rêve est de devenir une grande réalisatrice. Ce qui ne m’empêchera pas de jouer des rôles dans des films », a-t-elle fait savoir en précisant qu’elle ambitionne de présenter son propre film au prochain Fespaco dans la catégorie des films d’école.

Son sérieux dans le travail et sa grande capacité à s’adapter à toutes les circonstances sont des atouts indéniables. Dans le quartier, elle est appréciée par sa modestie, son humilité, sa simplicité, sa courtoisie et son sens élevé du respect envers ses interlocuteurs. Pétrie de nos valeurs sociétales et culturelles, la comédienne reste égale à elle-même. Elle est sans doute l’un des espoirs du cinéma malien.   

C. Doumbia

Le Challenger

Commentaires   

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