6 points-clés, pour comprendre où va l’économie chinoise en 2018

Pour travailler avec les Chinois il est indispensable de connaître les grandes orientations de la politique et de l’économie chinoises. Voici les 6 points-clés à connaître, qui ressortent du rapport d’activité du gouvernement chinois présenté par Li Keqiang, le 1er ministre chinois, lors de la réunion d’ouverture de l’Assemblée nationale populaire, qui se tient actuellement à Pékin.

Quels en sont les enjeux pour votre business franco-chinois ? Décryptage.

1) Taux de croissance : 6,5 %
L’an dernier, le PIB chinois a connu une croissance de 7,1%, passant 54 000 milliards de yuans (8 528 milliards de dollars) à 82 700 milliards (13,050 milliards de dollars). Soit 15% du poids de l’économie mondiale (contre 11,4% précédemment). Ce qui porte à plus de 30% la contribution de la Chine à la croissance économique mondiale.
L’objectif pour 2018 est désormais connu : environ 6,5 % du PIB.

Notre analyse : même si le taux de croissance du PIB chinois ralentit, la création de richesse en termes de montant continue de croître de façon significative. Ce qui, en toute logique, devrait booster le pouvoir d’achat des Chinois, notamment ceux de la classe moyenne friands de produits made in France. Profitez-en pour exporter vers la Chine. D’autant qu’en novembre se tiendra à Shanghai la 1ère exposition internationale d’importation.
2) Progrès scientifiques : une contribution de 57,5% du PIB
Les investissements dans la recherche et l’innovation, tous secteurs confondus, ont connu une augmentation moyenne de 11% par an, portant la Chine au deuxième rang mondial. La contribution des progrès scientifiques et technologiques au PIB chinois est passée de 52,2% à 57,5%.

Notre analyse : l’ambition de la Chine est de s’imposer comme une grande puissance technologique, l’avenir de son économie en dépend. Pour les scientifiques français – de Cédric Villani, lauréat de la Médaille Fields, à Yvon Le Mahon, académicien et amoureux de la Chine – l’heure est venue de multiplier les échanges avec leurs homologues chinois.

3) Lutte contre la pauvreté
En 2018, plus de 10 millions d’habitants supplémentaires des régions rurales devront sortir de la pauvreté. En 2017, la population pauvre a diminué de plus de 68 millions de personnes, dont 8,3 millions ont été relogées dans des régions plus prospères, et le taux de pauvreté a baissé, passant de 10,2% à 3,1%. Il ne faut surtout pas oublier que même si le PIB chinois est classé 2e au niveau mondial, le PIB chinois par habitant est au 87e rang mondial (chiffre de 2013).

Notre analyse : seule une Chine réellement riche et prospère permettra à l’économie chinoise de changer de modèle de croissance, davantage tirée par la consommation intérieure que par les exportations. Ce qui, peu à peu, donnera à la France la possibilité de rééquilibrer sa balance commerciale avec la Chine.

4) Protection sociale
Le plus grand réseau de protection sociale au monde a pris forme, plus de 900 millions de personnes étant désormais couvertes par l’assurance vieillesse et 1,35 milliard par l’assurance maladie de base. L’espérance de vie a atteint 76,7 ans.

En 2018, Les pensions de vieillesse de base des retraités et la pension de vieillesse des habitants des villes et des campagnes continueront à augmenter. Le salaire minimum sera réajusté de manière adéquate. Nous élèverons l’abattement à la base de l’impôt sur le revenu des personnes physiques en prenant en compte les dépenses d’éducation et les dépenses faites pour traiter des maladies graves, de manière à favoriser la réduction appropriée des charges et à encourager les Chinois à s’enrichir en travaillant davantage.

Notre analyse : Ce sont là autant de mesures qui vont dans le sens de l’objectif que s’est fixé l’actuel président chinois : construire, d’ici à 2020, une société de moyenne aisance. Concrètement, le pays doit améliorer le niveau de vie des 43,35 millions de Chinois qui vivent encore sous le seuil national de pauvreté fixé à 2 300 yuans (364 dollars) par an, alors que le revenu moyen par habitant est de 8 260 yuans (1 308 dollars).
5) Protection de l’environnement
La consommation d’énergies et d’eau par unité de PIB a diminué de plus de 20% ; les émissions des principaux polluants ont continué de baisser ; le nombre de jours marqués par une forte pollution de l’air dans les villes prioritaires a été réduit de moitié. En 2018, les émissions de SO2 et d’oxydes d’azote devront diminuer de 3%, et la densité des particules fines PM 2.5, connaître une baisse constante dans les régions les plus touchées. L’entrée de déchets de l’étranger sera absolument prohibée.

Notre analyse : Nous voyons là une série de mesures en faveur de l’amélioration de l’environnement qui, au bout de trente-cinq ans de développement économique à marche forcée, est extrêmement dégradé. A notre avis, afin de pouvoir offrir à sa population une alimentation saine, une eau potable et un air respirable, il est aujourd’hui tout aussi important pour le gouvernement chinois de maintenir un taux de croissance supérieur ou égal à 6% que d’assainir l’environnement. La France, qui possède une expertise très avancée en matière de protection de l’environnement, pourra renforcer ses échanges avec la Chine.
6) Réduction d’impôt
Pour cette année, on vise une réduction d’impôt de 126 milliards de yuans en faveur des entreprises et des particuliers, afin de promouvoir la transformation et la montée en gamme de l’économie réelle, et de stimuler la vitalité du marché et la créativité de la société.

Notre analyse : Là encore, l’objectif du gouvernement chinois est de faire en sorte que les Chinois puissent s’enrichir, cette fois par le biais de la réduction des impôts. En clair, tout est mis en œuvre pour parvenir à construire, d’ici à 2020, une société de moyenne aisance.
Source: gbtimes.com

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