Trafic illicite de drogue et criminalité organisée : Une cinquantaine de journalistes à l’école de l’OCS et de l’ONUDC

En partenariat avec l’Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), l’Office central des stupéfiants (OCS) du Mali organise depuis le 20 novembre dernier à l’Hôtel Club de Sélingué un atelier de formation d’une cinquantaine de journalistes sur le thème  « La problématique du trafic de drogue et la criminalité transnationale organisée ».

La cérémonie d’ouverture de cet important atelier était présidée par le Directeur  général de l’OCS, Colonel magistrat Adama Tounkara qui avait à ses côtés le sous-préfet de Kangaré, Allaye Cissé, le maire de la commune rurale de Baya, Maguette N’diaye et le coordinateur par intérim de l’ONUDC à Bamako, Ganda Traoré.

Dans son discours de bienvenue, le maire Maguette N’diaye a reconnu que le thème de cet atelier est d’actualité et d’une importance capitale pour notre pays. De l’avis de Ganda Traoré, le Mali, voire la sous-région ouest africaine est rapidement devenue une zone arrière mais aussi celle  d’implantation des réseaux de trafiquants de drogue et de criminels sans loi, ni foi, ni frontières. Selon lui, les défis liés à la problématique de la drogue et de la criminalité organisée interpellent tout le monde. « Des études indiquent qu’une initiation précoce aux substances psychoactives telles que l’alcool et le cannabis favoriseraient à l’âge adulte la dépendance et d’autres comportements nuisibles à la santé. On constate malheureusement que l’usage des stupéfiants comme le tramadol, l’éphédrine ou le diazépam qui sont des drogues de synthèse, fait de plus en plus effet de mode chez les jeunes, aussi bien dans les cités urbaines que rurales »,  a-t-il expliqué. L’apport des médias bien formés sur les thématiques liées à la criminalité organisée, au trafic illicite et à la consommation de drogue peut contribuer à prévenir ou à réduire les risques liés à ce fléau qui fait des ravages au sein de la société. Pour lui, la lutte contre la drogue et la criminalité organisée requiert des moyens sophistiqués et élaborés s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’ONUDC, a-t-il dit, s’est engagé à accompagner cette activité de formation en raison de sa pertinence et surtout des résultats en termes de conscientisation, d’appropriation et de maîtrise de concepts afin de mieux véhiculer les bonnes informations. « Nous fondons beaucoup d’espoir sur l’issue de vos travaux au terme des quatre jours qui doivent aboutir à des délibérations et  recommandations pour montrer à travers vos informations au public en général et aux jeunes en particulier que la lutte contre la drogue et la criminalité transnationale n’est pas l’apanage des seuls gouvernants, mais de tout le monde pour juguler ce fléau mondial », a conclu Ganda Traoré.

Selon le directeur général de l’OCS, l’idée de cet atelier est née du constat selon lequel les bandes criminelles se servent de plus en plus des mass média « pour endoctriner ou faire l’apologie du crime, ou pour  planifier ou même exécuter des activités criminelles ». Cet atelier, a-t-il souligné, vise à outiller les hommes de média et renforcer leurs capacités dans la recherche et le traitement des informations relatives à la criminalité dite émergente,  telle que le trafic illicite de drogue, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. « Cet atelier vise à développer la curiosité chez les journalistes que vous êtes, à vous doter du sens des investigations en matière de lutte contre les fléaux des temps modernes et à vous affranchir de l’imprécision, la confusion et l’approximation dans le traitement des informations que vous aurez collectées. Les différents modules qui vous seront dispensés, vous permettront également de vous familiariser avec l’architecture légale et institutionnelle mise en place aux niveaux national et international pour lutter contre ces fléaux », a fait savoir le Colonel magistrat Adama Tounkara. Le directeur général de l’OCS a remercié l’ONUDC pour son soutien, les experts formateurs ainsi que les journalistes.

L’atelier prend fin ce jeudi 23 novembre 2017.

 C Doumbia

Le challenger

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