EDM bonne année 2018

Lancement de la Plateforme pour le changement

La Plateforme pour le changement, le mouvement politique crée autour du désormais général démissionnaire de l’armée sera lancée ce samedi 20 janvier sur le terrain de Magnambougou. Après s’être vu refuser l’accès du stade du 26 mars où Moussa Sinko Coulibaly et ses amis voulaient lancer leur mouvement, ils se sont rabattus sur le terrain de footaball de Magnambougou, en commune VI du District de Bamako pour lancer leur plateforme politique. Laquelle regroupe des associations et des mouvements de jeunes, qui aspirent tous au changement lors des élections générales de 2018. Même si pour le moment, Moussa Sinko Coulibaly n’a pas encoré officiellement déclaré sa candidature, tout porte à croire qu’il va le faire lors de la déclaration qui sera au cours de cette cérémonie de lancement.

Pour rappel, après avoir démissionné de l’armée, Moussa Sinko a adopté une posture d’opposant. Il se positionne déjà une alternative à la gouvernance actuelle du pays, à laquelle il a pris part au quinquennat d’IBK. Les Maliens se rappellent encore sa fracassante déclaration au soir du 2e tour de l’élection présidentielle de 2013.  Ce samedi 20 janvier, date anniversaire de l’armée malienne s’annonce déjà historique pour ce jeune militaire qui se prépare à faire ses premières armes dans la politique. Saura-t-il s’assurer du soutien de ces nombreux qui sont aujourd’hui frustrés par la gouvernance actuelle ? Le temps nous le dira.

Rassemblées par Youssouf Bamey

La lettre du Peuple

 

YOUNOUS HAMEYE DICKO, PRESIDENT DU RDS

Le mandat du Président IBK tire vers sa fin. A quelque encablure de cet événement, il est question d’organisation des élections présidentielles en juillet. Mais auparavant, des élections locales et régionales sont programmées au mois d’avril dans un contexte sécuritaire préoccupant. C’est pourquoi, selon le Président du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité(RDS), Professeur Younous Hamèye Dicko, 2018 constitue pour le Mali comme une année délicate. Vice-président de la CMP, le doyen Younous, non moins Président du Conseil d’Administration de la SOMAGEP-SA, estime qu’il faut être réaliste face à ces enjeux. Dans cette interview, cet ancien ministre et ancien DG de l’ORTM expose sa lecture de la situation et adresse un message fort à la communauté internationale.  

 

La Lettre du Peuple : Quelle analyse politique faites-vous des enjeux sécuritaires et électoraux en République du Mali ?

Younous Hamèye Dicko

Je ne sais pas quelle devrait être la démarche du Gouvernement. Je pense que 2018 est une année délicate. Elle est délicate sur beaucoup de plan. La sécurité pose problème. Les enjeux électoraux qui arrivent cette année constituent un défi majeur pour la nation malienne. Je crois qu’il faut être réaliste. Nous avons des situations graves dans le pays depuis des années et particulièrement depuis 2012. Nous avons vu le pays pratiquement occupé jusqu’à Konna par des djihadistes. Ce n’est même pas les indépendantistes. Ce sont des combattants religieux qui ont envahi le pays et qui ont même chassé les indépendantistes. Nous avons fait face à un type nouveau de conflit et de trouble dans notre pays. Nous avons fait face ou vu des gens qui veulent se tailler un morceau dans notre pays pour en faire leur siège et leur QG de conquête de l’ensemble de ce territoire sahélo-saharien.  Sur ce, un coup d’Etat est arrivé qui a également perturbé l’ensemble des choses. Nous pensions que ce coup d’Etat devait être un atout pour empêcher les terroristes, les djihadistes et les indépendantistes de perturber davantage notre pays. Malheureusement, cela n’a pas été pour des raisons que nous connaissons tous. Tout simplement, il y a eu une coalition internationale en rapport avec l’ancien régime pour que ces militaires n’aient une seule arme pour pouvoir défendre le pays et pour pouvoir sécuriser le reste du territoire. Cela a vu l’intervention des troupes étrangères pour nous aider. C’est le cas de la France qui est intervenue pour stopper avec nos forces armées l’invasion des djihadistes. On se rappelle aussi des attaques qui sont venues jusqu’au sein de Bamako, dans nos hôtels, quartiers etc. Tout cela a constitué des troubles majeurs dans notre pays et accentué l’insécurité et le terrorisme dans le pays. Tout cela a constitué une insécurité grave. Ensuite, une autre insécurité est arrivée. C’est celle qui est portée par des guerriers au centre du pays au point où, on n’a pas oublié ce qui se passe à Gao, Tombouctou et Kidal. Mais on a fait un terrible réveil lorsque nous avons vu que dans le centre du pays, Mopti et Ségou sont terrorisés. Ne parlons pas de Nioro et Kayes et aussi du sud du pays vers Kadiolo et consort. A cela, il faut ajouter le problème du referendum qu’on a voulu organiser pour modifier la Constitution. Cette fois, c’est des troubles sociaux, politiques qui ont été créés et qui n’ont pas tenus compte de la fragilité du pays, du tissu social et même de la gouvernance et de la politique de la nation. Tout ceci réuni a constitué un tissu d’insécurité qui s’est établi dans le pays. Cette situation a donné l’impression qu’en vérité nous n’existions pas. On porte des coups partout. Aucun coup n’est rendu. C’est là tout le désespoir pour les populations qui ne comprennent pas comment on peut nous maltraiter à ce point-là sans que nos armées réagissent vigoureusement et remettre les insolents à leur place.  Tous ces voyous qui se promènent dans le pays pour couper les routes et qui empêchent les gens de circuler   ne sont mêmes pas des rebelles. Ce sont des bandits qu’il faut arrêter.  C’est pour cela que nous nous sommes retrouvés dans une situation où personne ne croit en rien, et en personne. Dans ces conditions, le problème est posé particulièrement à partir du premier janvier 2018 jusqu’aux élections. C’est cette période qu’il va falloir gérer heure par heure, centimètre par centimètre sur notre territoire.

En ce qui concerne l’insécurité, je pense que les autorités sont très engagées et déterminées à en découdre avec tous les ennemis de la paix pendant ces mois à venir pour assurer  la sérénité et l’apaisement des populations. Tout a été mis en place pour cela. Les plus hautes autorités sont sur la question. Un nouveau gouvernement vient d’être mis en place. Je pense que c’est un gouvernement de combat. Quel que soit ce qu’on peut penser, personne ne peut douter du professionnalisme du Premier ministre qui a été nommé. Je crois que personne ne peut douter même de sa capacité d’appréhender les problèmes. Mais la solution ne dépend pas que de lui. La solution ne dépend même pas que du Président de la République. La solution dépend de l’union de toutes les forces vives du pays, du ralliement du Peuple malien à sa propre sécurité. Aussi bien au niveau de la défense nationale.  Je crois que l’armée malienne a été aujourd’hui plus préparée que par le passé. Chacun sait qu’elle est en force aujourd’hui et qu’elle apparait de plus en plus déterminée à défendre son honneur et son pays. Les équipements sont là. Les matériels militaires sont là. Tout le monde voit la préparation des forces armées et de sécurité. Maintenant, c’est l’action qui reste. Et l’action n’est pas seulement le militaire sur le terrain. C’est aussi son commandement. Nous avons vu dans le passé que les militaires qui étaient sur le terrain cernent l’ennemi, le prennent. Mais c’est de Koulouba qu’on téléphone pour faire libérer les chefs bandits, les criminels au détriment des militaires qui sont en face d’eux et qui ne peuvent plus opérés comme il faut. Comme dans toutes les armées du monde, lorsqu’on est sur le théâtre de l’opération, ce sont les officiers qui commandent et qui décident et non les politiques dans leurs bureaux. Nous sommes dans une situation extrêmement grave. Il faut que l’armée fasse son travail et qu’on la laisse libre dans son action. On ne peut plus accepter ce qui s’est passé par les années précédentes. Je crois que l’armée elle-même ne devrait plus accepter qu’on l’empêche de faire son devoir sacré de défendre son territoire, ses femmes et ses enfants. On ne peut voir recommencer ce qui s’est passé. On n’avait jamais vu nos hommes en tenues qui quittent leur théâtre d’opération et qui  laissent leurs femmes et enfants à la merci des ennemis. Un homme digne ne peut pas laisser sa femme et ses enfants à la merci de l’ennemi. C’est tout cela qu’il faut rétablir. Je crois qu’on est en voie de le rétablir. Aujourd’hui, je suis convaincu que nos autorités comme nos populations s’attendent à obtenir de meilleurs résultats. On ne doit plus montrer la nuque à l’ennemi. Il faut faire face. Des dispositions sont prises sur le plan sécuritaire. Il reste à les exécuter. Je suis optimiste.

La Lettre du Peuple: Que pensez-vous de la faisabilité des élections prévues pour cette année 2018 ?

Younous Hamèye Dicko

Les Maliens et les autorités veulent qu’il y ait des élections. Sans élections, on n’a pas de régime. Tous ceux qui se sont amusés à perturber le climat social, à empêcher les actions et les préparations des élections doivent s’entendre, s’unir pour aller à ces échéances. Il n’y avait aucune raison objective pour que les élections reportées la dernière fois n’aient pas lieu. Ce qui est intéressant à observer, c’est que la majorité et l’opposition veulent qu’il y ait les élections. Je ne vois pas ce qui empêche  les élections de se tenir. Mais il y a un autre jeu. Tout le monde joue le double jeu. Ceux-là mêmes que ceux  qui crient qu’il faut les élections, ce sont ceux-là mêmes qui sèment l’intoxication dans le pays en disant que le Gouvernement ne peut pas organiser les élections. Officiellement tout le monde soutient les élections, mais en dessous, la plupart des gens sont contre. Ce n’est pas seulement l’opposition. Il y a aussi au sein de la majorité, des gens qui soufflent le chaud et le froid. Le ministre de l’Administration qui a organisé les communales de 2016 occupe aujourd’hui le même poste. Je suis convaincu qu’il peut bien faire les élections aujourd’hui comme en 2016. Il n’y a aucune raison  objective qui empêcherait que les élections n’aient pas lieu. C’est pour cela, que les élections prévues en avril doivent se tenir. Il va falloir que tout le monde s’y apprête. Les gens doivent s’entendre pour barrer la route à l’insécurité. Les gens ne doivent pas aller se cacher pour dire que c’est au Gouvernement d’amener la sécurité. La loyauté veut que nous fassions ce que nous disons. Il ne faut pas intoxiquer le milieu pour dire qu’il est incontournable de reporter les élections. A mon avis, les élections peuvent et doivent avoir lieu. De toutes les façons, comme c’est une compétition, il faut un vainqueur et un vaincu. Mais, il faut comprendre que l’organisation des échéances consacre la victoire de la démocratie. Personne ne perd en réalité. La survie du Mali dépend de la tenue correcte des élections programmées cette année.

 

La Lettre du Peuple : Quel message particulier avez-vous à l’endroit de la communauté internationale et en particulier la Minusma ?

Younous Hamèye Dicko

Ce qu’on observe au niveau national de déloyauté de beaucoup de personnes, on observe la même chose au niveau de la communauté internationale. De tout ce que nous avons vu, il y a un double jeu extrêmement  grave. Pendant que nous nous battons pour qu’il y ait la paix, la sécurité, l’intégrité territoriale, au niveau de la communauté internationale elle-même, il y a des gens qui n’acceptent pas que la CMA ne soit  pas rappelée à l’ordre. Ils la protègent, la nourrissent, l’arment et la financent. Tout le monde le sait. Même la Minusma le sait. Parmi eux, il y a certains qui soutiennent la rébellion. Il y a d’autres qui croient qu’ils sont venus juste pour s’interposer. Or, en 2012-2013, nous leur avons dit qu’ils ne peuvent pas s’interposer. Il n’y a pas là des gens qui se battent pour le pouvoir. Il y a des gens qui se battent pour diviser le pays. C’est une situation de trahison quelque part de la communauté internationale envers le Mali. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. On ne peut pas soutenir la sécession en dessous et venir se présenter comme voulant l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la paix etc. Cela n’est pas possible. Qu’on le veuille ou pas, les uns et les autres ont commencé à comprendre. Le Peuple malien ne se laissera plus faire. Regarder l’autre jour ce qui s’est passé. Une délégation de la CMA s’est rendue à Washington pour aller voir les Nations Unies. Dans ces conditions, il faut que le jeu de double cesse. Si nous voulons faire la paix dans ce pays-là et lui son honneur et sa dignité, on cesse ce petit jeu. Un accord a été signé, il faut l’appliquer. Tout le monde accuse le Mali de ne pas appliquer l’accord. Mais le Mali, c’est qui ?

La communauté internationale nous est utile. Elle est même plus notre amie que notre ennemi. Mais, il faut qu’elle cesse le double jeu. Il faut qu’elle regarde dans la même direction que la nation malienne. Le Mali est Un et Indivisible, de Tessalit à Ambidedi. Il faut que la communauté internationale mette cela dans la tête. Le partage qu’ils veulent ne se fera pas aussi longtemps qu’il y a un Malien digne de ce nom. Même l’endroit où les gens ont donné le nom Azawad n’appartient pas à ceux-là qui se réclament de la CMA. Les propriétaires sont là-bas depuis le temps des empires. Ceux qui se réclament de la CMA sont devenus des maitres dans la zone à travers les armes. Ils massacrent les gens. On connait les vrais Touaregs. Depuis l’empire songhoï, ils vivent aux côtés des autres ethnies. Ils n’ont jamais demandé la séparation du territoire. Le rêve sécessionniste ne peut se réaliser. Nous pensons que la communauté doit revenir en arrière. Le nord n’est pas un territoire touareg, mais c’est une terre qui appartient à la nation malienne. Dans cette nation, il y a effectivement des Touaregs, des arabes, des sonrhaïs, des peulhs, des bambara, des bozos, des sénoufos, des dogons, des Sarakolés etc. Ce pays appartient à tous. Tant qu’on ne se lève pas, on n’aura pas la paix. Je crois que notre pays va toujours gagner. Nos ennemis seront toujours vaincus. Il n’y a pas un seul lâche dans ce pays. Chaque Malien peut se battre pour défendre son terroir. La communauté internationale est venue pour nous aider. Si c’est le cas, il faut qu’elle cesse le double jeu.

Interview réalisée par Jean Goïta

Gendarmerie : 37 éléments arrêtés à Bamako pour abandon de poste

Une folle rumeur s’est emparée de la ville de Bamako ce vendredi 19 janvier 2018. Des publications sur internet et de journaux font état d’une mutinerie de gendarmes déjouée par les forces de défenses et de sécurité du Mali. Après investigation, il a été confié à mali24, qu’il en est rien. Il s’agit plutôt de l’interception et le désarmement, dans la forêt de Faya, de 37 gendarmes mécontents qui ont délibérément quitté leur poste dans la région de Mopti pour rentrer à Bamako. Dans le milieu militaire, on appelle ça de la désobéissance.

Selon une source crédible, c'est une nouvelle unité au sein de la gendarmerie, le FAR GENT, créé pour des interventions rapides au sein de la gendarmerie. Après 3 mois en brousse, les éléments concernés devraient être relevés, mais la relève a tardé à venir. Selon la même source, des éléments admis au Certificat Inter-Armes, ont par ce fait été empêchés d'entrer en formation qui a débuté il y a un mois. Mécontent de cette situation, ces éléments de la gendarmerie ont décidé de ne plus attendre l’ordre hiérarchique et de rentrer à Bamako.  Conséquence : ils ont été interceptés et désarmés dans la forêt de Faya par les forces de défense et de sécurité.

A en croire notre source, il n’a jamais été question de mutinerie. « Ils ont été reçus par le Directeur de la Gendarmerie et des dispositions ont été prises pour leur retour demain à leur poste à Tenekoun », a ajouté notre source.

David

mali24

Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition au PM : «Nous ne prévoyons pas de plan B pour les six prochains mois»

Le tout nouveau Premier ministre a rendu visite le jeudi 10 janvier 2018 au chef de file de l’opposition à son cabinet. L’opposition à travers Soumaïla Cissé a saisi cette occasion pour dire au nouveau Premier ministre qu’elle n’avait pas de plan B pour les six prochains mois à venir.  

Pour le nouveau Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, le chef de file de l’opposition est un interlocuteur institutionnel du gouvernement. Cette visite s’inscrit dans un cadre qui permet de relever les défis unanimement connus.

«Notre mission consiste aujourd’hui à faire de plus larges concertations possibles pour avoir le maximum de soutiens des politiques que nous sommes en train de mener. Je rappelle que ces politiques porteront sur la sécurité et les élections de 2018. J’ai convenu avec l’opposition que sur ces questions, nous aurons des échanges réguliers», a laissé entendre le PM Soumeylou Boubèye Maïga.

Selon Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, le temps est compté face aux défis de la sécurité et de l’organisation des élections. Il est du devoir de tout citoyen d’œuvrer pour la cohésion sociale, a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : «Le pays est en danger, le diagnostic est connu. Aujourd’hui, il faut regarder vers l’avenir, il faut un nouveau cadre de discussion. Nous sommes heureux que le Premier ministre ait abordé ce sujet. Nous voulons le croire mais aussi croire à la réalité dont l’une est la situation d’insécurité. Comment faire en sorte que nous n’allions pas vers la déstructuration de notre pays ? La deuxième chose qui nous préoccupe est de savoir si nous allons sortir des élections unis et sans contestation. C’est pourquoi, nous avons demandé au Premier ministre de cerner les priorités. On ne peut pas tout faire à la fois. Il faut sauver l’essentiel, à savoir le pays et la démocratie».

Et Soumaïla Cissé de conclure en ces termes : «Nous avons affirmé au Premier ministre que nous n’avons pas de plan B pour les six prochains à venir. Notre seul plan est que les élections se tiennent à date de façon crédible et transparente».

Gabriel TIENOU

Source : Le Reporter

 

Mutinerie évitée de justesse à Bamako : Des Gendarmes mécontents armés arrêtés dans la Faya

Dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 janvier 2018, des forces composées de différents corps de la sécurité et de la défense de notre pays ont intercepté presqu’une compagnie de Gendarmes nationaux armés jusqu’aux dents en provenance de la Région de Mopti et du Nord du Mali. Ces Gendarmes, selon des indiscrétions dans les casernes, auraient voulu perpétrer une insurrection armée dans la ville de Bamako pour manifester leur mécontentement de leur échec à l’issue du concours pour la formation du CIA (Certificat inter armes). Des révélations !

Nos informations sont tangibles. C’est au sujet d’un bourdonnement dans les casernes. Bamako vient d’échapper de justesse à une mutinerie planifiée par des Gendarmes mécontents en service dans les Régions du Nord et de Mopti.

Selon nos sources, c’est à peu près, une compagnie des éléments de la Gendarmerie de ces zones mentionnées qui aurait planifié une révolte armée sur la ville de Bamako. Pour ce faire, ils se sont regroupés, armés à bord des véhicules militaires avec pour destination la capitale, Bamako. Ce, avec comme seul objectif : mettre Bamako en feu et en sang ! (chut !). Cette décision a été sue et signalée à qui de droit grâce à l’efficacité des services de renseignements de l’Etat en marche. Alertés, a-t-on appris d’une de nos sources confidentielles, les Départements de la Défense et de la Sécurité ainsi que de la Protection Civile ont du coup élaboré une stratégie d’intervention. Ce, en mettant urgemment en place une force spéciale mixte, composée des éléments de la Garde Nationale, de la Gendarmerie, de la Police Nationale et des FAMA. Toujours, d’après nos informations, c’est cette force spéciale mixte qui a intercepté, la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 janvier 2018, les Gendarmes mutins au niveau de la forêt de Faya, en provenance de Mopti, et des Régions du Nord du pays.

«Ils ont été désarmés, arrêtés avant d’être mis dans des prisons militaires au niveau des différentes casernes de Bamako », nous rassura une source spécialisée.

Selon nos informations, ces Gendarmes auraient voulu manifester leur colère suite à leur échec au concours pour la formation du Certificat Inter armes (CIA). Ils protesteraient contre un éventuel favoritisme dans ce concours. Pourtant, a-t-on appris de certains Gendarmes, «ce sont des éléments de la Gendarmerie qui ont été les plus favorisés lors de ce concours. On avait le même sujet avec les autres corps alors qu’on suppose les Gendarmes ont plus de niveau ou de Diplômés que les autres corps de l’Armée. C’est ce qui explique d’ailleurs le nombre élevé de Gendarmes parmi les participants à cette formation du CIA ».

Cependant, du côté du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, on écarte de revers de la main toute idée de mutinerie. Selon un cadre de ce Département, c’était juste une opération de désarmement des soldats en état de désobéissance qui était question au niveau de la forêt de Faya.

« Ils n’ont pas été interceptés mais désarmés. Non, c’était des éléments qui rentraient de mission. Mais ils sont revenus sans l’autorisation certainement de leurs Chefs hiérarchiques ; donc, ils ont été interpellés et désarmés sans coup férir », soutient cette source proche du dossier.

En tout état de cause, ces Gendarmes répondent actuellement aux interrogatoires des services de renseignements spécialisés. Seulement, à Bamako, il est de notoriété publique qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Affaire à suivre !

Oumar Diakité

Source: Le Combat

Pour travail fractionnel : Me Harouna Toureh exclu de la CMFPR

Dans un communiqué signé Amadou Djittèye, la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR) annonce l’exclusion de Me Harouna Toureh de la Coordination. La décision est justifiée par des actes de division à sa manœuvre.

La Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance traverse une passe difficile. La tension est plus que vive entre le directoire de la coordination et Me Harouna Toureh, récemment porte-parole du mouvement.

Dans un communiqué publié, le mercredi 17 janvier, le coordonnateur de la CMFPR, Amadou Djittèye, n’est pas tendre avec son désormais ex-collaborateur, Me Harouna Toureh. “Comme à ses habitudes, Me Harouna Toureh, fossoyeur devant l’Eternel de sa communauté et des intérêts de ladite communauté, s’est singularisé, cette fois, aussi, dans son jeu favori : émietter, disperser, diviser pour régner”, dénonce la CMFPR.

C’est pourquoi, ajoute-t-elle, encore une fois, la CMFPR porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le maître diviseur, coincé entre ses intérêts multiformes, ayant rompu les amarres avec tous, est en train, pour se donner bonne conscience, au regard du vide créé, autour de sa personne, de susciter la création de crypto-mouvements artificiels, d’une ou deux personnes, généralement, payés, rubis sur ongle, délestés des mouvements authentiques d’origine, et les présenter comme des alter égo à ceux-ci.

“Mal lui en a pris, car ceux-là n’osent même pas relever la tête en face à des mouvements historiques de la communauté sédentaire, connus, reconnus et appréciés par tous. Le mouvement ne se reconnait pas dans ses manœuvres”, indique le communiqué de la Coordination CMFPR.

Bréhima Sogoba

Source : L’Indicateur du Renouveau

Me Mamadou Konate sur TV5 : «La question de la corruption fait partie de la justice aussi bien en Afrique qu'en dehors de l'Afrique»

Justice en Afrique l'impossible indépendance, c'était la question de la semaine sur la page face-book de TV5, pour répondre aux préoccupations des téléspectateurs, Me Mamadou Konaté, l'ancien Garde des Sceaux du Mali.

Vous êtes  l'un des avocats les plus réputés du continent, vous avez été brièvement ministre de la justice, vous avez décidé de démissionner le 27 novembre 2017. Pour vous, il était impossible d'assurer correctement votre mission. Que s'est-il passé précisément ?

Je ne vais pas, sur ce plateau-là, parler spécifiquement des raisons de ma démission. Je me suis rendu compte simplement, en acceptant cette mission de servir l'Etat au niveau de celui qui est le ministère de la Justice, d'apporter ce que j'ai pu avoir, depuis 25 ans, comme expertise en matière de justice et en matière juridique. J'ai fait ce que j'aurais pu faire ; je n'ai pas pu aller loin…

Qu'est-ce qui a été le point de non-retour ?

Le point de non-retour parce que simplement la problématique juridique doit être la mieux appréhendée en Afrique, notamment par les pouvoirs publics, notamment par les dirigeants, notamment par les leaders. Il faut se rendre compte que la justice et le droit ne sont pas des petites allées ; ce sont des instruments qui sont essentiels, nécessaires et utiles pour la survie de nos pays. Bien évidemment, la question du développement ne peut pas être conçue en dehors de la santé, en dehors de l'éducation nationale. Je suis de ceux qui pensent que la justice est aussi utile et nécessaire que l'éducation nationale et la santé.

C'est à cause du pouvoir que vous êtes parti ?

On ne peut pas dire c'est à cause du pouvoir. Vous savez, c'est une divergence de vue fondamentale sur des questions qui sont essentielles, qui peut me permettre de mener à bien ma mission, qui a fait que  j'ai été en rupture. Je l'ai fait savoir et je suis parti.

Pour beaucoup de nos internautes la justice est instrumentalisée. Selon un internaute malien, le président de la République est le président du conseil supérieur de la magistrature. Le cas est très courant en Afrique. Est-ce que ce n'est pas la première réforme indispensable à mener en Afrique ?

Dans l'ensemble de nos Etats, chaque président de la République, qui arrive, vient avec son programme de réforme de la justice. L'on se rend compte que ces réformes de la justice ne concernent pas les points essentiels qui permettent aujourd'hui d'une part, de rendre la justice indépendante, d'autre part, de doter la justice de moyens efficients qui permettent aujourd'hui aux juges sur le terrain de pouvoir travailler. Rendre la justice indépendante aujourd'hui, indépendante de pouvoirs essentiels qui peuvent éventuellement contrarier la justice.

Et l'un des pouvoirs essentiels, c'est bien évidemment le pouvoir exécutif, qui est incarné par le président de la République. Mais ce n'est pas le seul pouvoir, les pouvoirs financier et économique peuvent alénier la justice. Pour ce qui concerne le pouvoir exécutif, le président de la République préside le conseil supérieur de la magistrature, il est le premier magistrat. Il est déterminant aujourd'hui pour la nomination des magistrats d'une part, pour l'affectation et la gestion de la carrière des magistrats.

Un autre internaute va plus loin, tant que les ministres de la justice et les magistrats seront nommés par les politiques, on ne pourra jamais parler d'indépendance. Alors aujourd'hui, est-ce que la fonction de magistrat est indéniablement politique ? 

Elle n'est pas politique mais elle est très fortement teintée. Parce que le décret qui nomme tel ou tel magistrat à la tête de telle ou telle juridiction, ou à la fonction de procureur de la République, par exemple, cette décision incombe et émane essentiellement du pouvoir politique. Bien évidemment, il ne s'agit pas de prôner la mise en place d'un gouvernement de juges. Le pouvoir politique doit avoir un contrôle à ce niveau. Mais, au-delà, ce qui est le plus important aujourd'hui, c'est que nos processus de justice doivent nous amener à casser le cordon ombilical entre le politique et la justice. D'un côté, la justice doit être représentée par des professionnels de droit, indépendants et autonomes, et de l'autre, le droit de regard, oui. Mais le moyen de contrôler, tel qu'on le contrôle par le biais de la nomination, par le biais de la gestion de la carrière, ceci peut être un élément de déliement pour une indépendance de la justice.

La nomination est un argument qui revient souvent.  Pour un autre internaute en Afrique, les pouvoirs en place utilisent la justice pour intimider l'opposition ou les hommes d'affaires. Il y a plusieurs opposants dont les procès judiciaires sont contestés, comme le maire de Dakar au Sénégal, Monsieur Sall, ou Soglo le maire de Cotonou au Bénin. Il y a plusieurs autres cas encore. Est-ce que c'est la réalité ?

Bien sûr que c'est la réalité. Chaque fois qu’un individu, un homme ou une femme sont dotés d'un pouvoir, on a tendance à en abuser. C'est pour cela d'ailleurs que Montesquieu avait demandé à ce qu'il y ait une limite, il y ait une séparation des pouvoirs à ce niveau. Mais dans le contexte africain, la justice peut éventuellement représenter un instrument  de pouvoir entre les mains du pouvoir exécutif. Ça peut aller contre les oppositions ; ça peut aller pour éventuellement préserver les intérêts particuliers ; ça peut être éventuellement source de crise à ce niveau. De ce point de vue, nos justices ont besoin d'être fondamentalement réformées.

Un internaute de Bamako pose la question de la corruption qui mine la justice. Il explique que quand on a une affaire en justice au Mali, au lieu que les avocats travaillent sur la défense du dossier, ils demandent à leurs clients de donner de l'argent, d'aller graisser les juges. Vous Maître, vous avez été avocat pendant 25 ans au Barreau du Mali. Est-ce que vous avez connaissance d'une telle pratique ?

Bien évidemment. Vous savez, il y a des brebis galeuses partout où on va : Bamako, Dakar,  Abidjan, N'Djamena, Libreville. Partout, il y a des brebis galeuses. Notre combat consiste à faire aujourd'hui que l'éthique, la morale, la déontologie et les bonnes pratiques professionnelles interviennent en Afrique.

On a déjà tenté de vous corrompre vous ?

Partout en Afrique, on tente de corrompre, ou vous-même, vous tentez de corrompre. Mais entre les deux, il faut se rendre compte simplement   que c'est tellement mauvais, qu'il ne faut pas en faire un point de passage à ce niveau. La question de la corruption fait partie de la justice aussi bien en Afrique qu'en dehors de l'Afrique. Il ne faut pas croire qu'ailleurs, qu'il n’y a pas de corruption, qu'il n’y a pas de tentative de corruption. Mais la question fondamentale c'est que nos justices soient réformées pour prendre en charge les moyens qui permettent aujourd'hui de juguler la corruption.

Ce sont des magistrats indépendants qui donnent à la magistrature son indépendance. Est-ce que, finalement, ce qui pose problème, ce n'est pas la conception de la fonction de magistrat par eux-mêmes ?

D'abord, les hommes et les hommes magistrats doivent être courageux, ensuite bien formés, ensuite capables devant des situations de fait, d'appliquer le droit.

Il manque de l'éthique aujourd'hui ?

Il y a beaucoup de manque d'éthique parce que simplement les moyens de contrôle ne sont pas suffisants à l'endroit des magistrats, qui sont laissés à eux-mêmes devant les justiciables, qui n'ont pas assez de moyens pour pouvoir réagir à ce niveau. C'est pour ça que la réalité du droit doit nous permettre aujourd'hui de mettre en place des instruments efficaces, des instruments qui sont adaptés à notre contexte, qui ne sont pas importés. Des instruments qui nous permettent aujourd'hui, aussi bien de contrôler le juge dans sa fonction de juger, que de donner des moyens au juge de pouvoir juger.

Est-ce qu'il y a un problème de recrutement ?

Bien sûr qu'il y a un problème de recrutement ! Je vous donne juste un exemple. Il y a environ 650 magistrats sur toute l'étendue du territoire national malien. C'est à peu près le même chiffre au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso. C'est beaucoup moins au Gabon par exemple. Dans toute l'Afrique la question du niveau de recrutement se pose. La qualité du recrutement se pose. La question de la formation professionnelle se pose. C'est pour cela que les pouvoirs publics, le pouvoir exécutif justement doit pouvoir prendre éventuellement conscience de cela, et faire en sorte que la réalité de la justice puisse permettre de participer au développement de l'Afrique.

Beaucoup d'internautes rappellent et saluent l'exemple du Kenya. On a constaté l'impartialité de la justice comme à la dernière élection. Est-ce qu'il y a des pays en Afrique où la justice est indépendante, Maître ?   

C'est une colle.

Vous hésitez beaucoup ?

J’hésite beaucoup parce que les situations sont les mêmes d'un pays à un autre. Bien évidemment, il y a des pays qui sont en avance. Quand vous voyez un pays comme le Rwanda, quand vous voyez un pays comme le Cap Vert, quand vous voyez un pays comme le Botswana, quand vous voyez un pays comme l'Ile Maurice aujourd'hui, ce sont des pays qui ont fait des efforts énormes en matière de justice, pour réguler afin que des investisseurs étrangers interviennent.

En dehors de ceux-là, progressivement, quand vous allez vers le Sahel, le grand Sahel, la question de la justice est posée. Parce qu'on est incapable de juguler les crises, parce qu'on est incapable de combattre la corruption, parce qu'on est incapable de rendre la justice convenablement à la satisfaction de justice.

C'est pour cela qu'il faut prendre conscience de tout cela, c'est pour ça qu'ensemble aujourd'hui, il ne faut pas qu'on puisse raisonner simplement en tant que Gabonais, Tchadiens ou Maliens. La dynamique de la justice, comme dans le cadre de l'OHADA, doit nous interpeller tous, et mener à bien des réflexions qui nous permettent aujourd'hui d'être des Etats de droit.

L'indépendance de la justice africaine est tributaire de la démocratisation des régimes. On assiste au recul de la démocratie dans certains pays. Est-ce que ça ne présage pas un recul de la justice ?

Mais parce que la justice est désagrégée complètement, la démocratie ne peut pas se passer de la justice. L'Etat de droit ne peut pas se passer de la justice. La justice c'est quand même cet instrument qui est entre deux personnes pour dire le droit sur la base des faits. Elle ne regarde ni la couleur de leurs yeux, ni l'état de fortune qu'ils ont, ni leurs origines. Il faut aller vers la mise en place de justice forte, de justice indépendante, composée d'hommes et de femmes qui sont courageux, qui sont capables d'aller au-delà des fausses instructions venant des pouvoirs qui n'en sont pas.

Vous avancez souvent que la justice doit s'adapter aux réalités locales. Qu'est-ce que vous entendez par là ?

Quand vous allez dans nos contrées africaines et que vous voyez que les cours d'assises se réunissent encore avec des juges qui sont habillés en rouge, et que dans certaines contrées d'Afrique, le rouge est maléfique. Je vous donne simplement l'accoutrement pour dire le caractère inadapté de la justice, les lois aujourd'hui, notamment les lois sociales. Le contexte dans lequel la justice est rendue, tout cela doit nous interpeller, nous en tant qu'Africains, pour mener des réflexions d'adapter la justice aux attentes des justiciables. De faire en sorte aujourd'hui, que cette justice ne soit pas regardée comme tombant du ciel, alors qu'elle est parmi nous.

Source: TV5

Transcription : Le Reporter

‘’Tiekoroba Wilila’’ : Quand IBK tente de reconquérir le cœur des Maliens

Tombée en désuétude, la cote popularité du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, élu avec plus de 77% en 2013, souffre inéluctablement de son échec sur toute la ligne dans la conduite des affaires du pays.

Réputé être Homme de poigne et de rigueur aux yeux de la majorité des Maliens, le candidat IBK a été plébiscité au scrutin présidentiel de 2013. Il incarnait la solution ou le « Messie » qui pouvait sortir le pays du trou dans lequel, il était plongé en 2012 suite au coup d’Etat suivi de l’annexion des 2/3 du territoire par des groupes rebelles et terroristes. Mais très vite, le Kankélétigui qui avait juré de ne négocier avec aucun rebelle en arme, s’est vite désenchanté.

Face à la réalité du terrain, IBK, le rigoureux s’est plié à quatre devant non seulement les groupes rebelles séparatistes de la Cma, mais aussi et surtout plus surprenant, devant une partie de la société civile dite consciente. Toutes les décisions contestées du Président IBK sont abandonnées sous la pression du peuple. La plus célèbre de cette marche à reculade, est l’abandon en août 2017 du projet de révision constitutionnelle, initiée comme étant la réforme majeure de son mandat. Les marches et les contestations se sont enchainées déviant parfois l’autorité de l’Etat. Tout cela sous le règne du Mandé Massa, l’homme à qui on prête la rigueur et la fermeté.

Pour se faire une bonne santé, une popularité qui est l’une des plus mal, IBK a choisi de jouer à un jeu dangereux. Il s’agit de réendosser le costume d’homme rigoureux et de faire régner l’autorité de l’Etat. D’où le concept « Tièkoroba Wilila »  qui signifie littéralement en français ‘’le vieux s’est réveillé’’. « J’ai trop encaissé, trop c’est trop, je me suis réveillé et je vais sévir ». Voilà ce qu’a laissé entendre IBK lors de la cérémonie de présentation des vœux de la société civile et la majorité présidentielle. En clair, l’homme d’autorité acclamé par le peuple est de retour.

Ce soudain réveil, à quelques six mois de la bataille présidentielle, n’est pas anodin. Il a des visées électoralistes. IBK veut relooker son image de Président affaibli et conquérir à nouveau le cœur des Maliens.

David

mali24

 

 

Politique et religion : Les états d’âme de l’imam Mahmoud dicko

Parmi ceux qui ont appelé le peuple des fidèles à voter massivement pour IBK, l’imam Mahmoud Dicko. Tout porte à croire que le président du Haut conseil islamique ne veut plus signer un banc seing au président sortant.

L’imam Dicko a des états d’âme et semble se reprocher le fait qu’il s’est engagé à fond en invitant la multitude des fidèles croyants à voter pour le candidat du « Mali d’abord ». Dans une déclaration faite sur une radio et qui circule sur les réseaux, le dévot laisse voir ouvertement ses amertumes.

Le président du Haut conseil islamique dont l’absence a été très remarquée à la présentation de vœux des religieux au chef de l’Etat serait-il en rupture de ban avec celui qui était supposé être son ami ?

Il fait des déballages qui expliquent combien il s’est impliqué, combien il n’est pas resté équidistant des candidats et surtout combien il semble regretter cela.

Dans sa déclaration, l’imam Dicko promet qu’on ne l’y reprendrait plus, et mieux, que, jamais, il ne signerait un blanc-seing à un candidat, surtout pas au président sortant qu’il accable au passage, à mot couvert. IBK, de son point de vue, est chargé de tous les péchés d’Israël.

Visiblement, les jeux sont ouverts. Les paris aussi. Celui, d’abord, pour les politiciens, de pouvoir séduire cet électorat, et pour le guide religieux, de savoir sérier, entre les fils du bon Dieu, les engagés et sincères des pêcheurs d’électorat. Ce qui n’est pas gagné d’avance !

Alexis Kalambry

Source : Les Echos

 

Comment Yéah Samaké s’est fait piéger par «la page de 25 ans de mauvaise gouvernance au Mali»

Ancien maire de la Commune rurale de Ouéléssebougou, ambassadeur du Mali en Inde, l’homme qui défendait l’émergence d’une nouvelle classe dirigeante est devenu un acteur actif de la «page de 25 ans de mauvaise gouvernance au Mali». Comptable désormais du bilan sombre d’IBK, Yéah Samakédoit défendre en toute honnêteté les contre-performances du régime, quitte à trahir ses propres convictions.  

Nous sommes le 10 juillet 2013, au palais de la culture de Bamako, où ce complexe culturel avait refusé du monde, en raison de l’enthousiasme des militants et sympathisants du Parti pour l’action civique et patriotique (Pacp), qui avaient pris d’assaut les lieux, pour la cérémonie d’investiture de Nianakoro Yéah Samaké, pour briguer la magistrature suprême.

Dans son intervention, Nianakoro Yéah Samaké promettait, quand il sera président de la République, de donner sa dignité à chaque famille au Mali, la santé, le respect, l’honneur. Ainsi seraient tournées les pages de gestions sans résultat, «de 20 ans d’irresponsabilité», «de 20 ans de cauchemar et de mauvaise gouvernance».

«J’accepte la candidature, j’accepte la victoire finale. Nous sommes engagés sur des principes essentiels à savoir : développer le Mali, faire une meilleure éducation pour les enfants, le développement dans l’union qui va à la stabilité du Mali. Nous avons posé des actes concrets, le PACP est un modèle», avait-il souligné.

Il prévoyait la création de zones spéciales de développement économique, dans les régions qui pourraient ainsi bénéficier de tous les investissements nécessaires à un rattrapage du retard accumulé depuis des décennies. Il avait aussi précisé que chaque région serait dotée de sa propre université ; chaque région aurait ses ressources et l’université serait financée par l’Etat malien.

Parlant de la sécurité, l’homme, surnommé l’empereur de Ouéléssébougou, Yéah Samaké, estimait qu’aucun pays ne peut se développer dans la peur, aucun pays ne peut entamer sa marche en avant si les biens et les personnes ne sont pas sécurisés. Il avait promis de rétablir la sécurité sur l’ensemble de notre territoire et d’être le garant de la sécurité de tous les Maliens.

Même si l’ancien maire avait affiché un visage plus rigoureux, le message est passé difficilement auprès du peuple. C’est ainsi qu’il s’est classé parmi les candidats qui ont récolté de maigres scores. Yéah Samaké n’a pas obtenu 1% des suffrages. L’homme avait commercé à inspirer le respect auprès des observateurs de la scène politique. Puisqu’il s’était fait distinguer des opportunistes qui ont vite rejoint IBK au 2e tour.

Conscient d’être animateur d’une politique à la hauteur des défis, Yéah Samaké a défendu ses convictions jusqu’à perdre le contrôle de la prestigieuse fondation américaine. C’est ainsi qu’en 2015, il abandonne officiellement ses convictions pour accepter de participation à une gouvernance qui laisse à désirer.

En tout cas, si Yéah Samaké avait émis des critiques acerbes contre la gouvernance des acteurs du mouvement démocratique, en la qualifiant  «de gestion sans résultat», «de 20 ans d’irresponsabilité», «de 20 ans de cauchemar et de mauvaise gouvernance», il est passé un acteur actif de la «page de 25 ans de mauvaise gouvernance au Mali».

Comptable désormais du bilan sombre d’IBK, l’ancien maire de Ouéléssebougou doit défendre en toute honnêteté les contreperformances du régime, quitte à trahir ses propres convictions. 

Zan Diarra 

Source: Le Soleil Hebdo

 

SBM ou l’ultime recours !

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a nommé le 30 décembre 2017 Souleymou Boubèye Maïga au poste de Premier ministre, chef du gouvernement en remplacement d’Abdoulaye Idrissa Maïga qui avait présenté la veille sa démission et celle de son gouvernement. Le même jour, un peu tard dans la soirée, la liste du nouveau gouvernement a été publiée. Une équipe de 36 membres avec six nouvelles têtes. En somme, une quasi-reconduction de l’ancienne équipe. Le désormais locataire de la Primature semble être l’ultime recours du Président Ibrahim Boubacar Kéïta qui est à son cinquième premier ministre en quatre ans, trois mois et 26 jours de règne. Un record ! Avec ce changement, le Président IBK envoie un énième signe de détresse à l’opinion qui avait massivement cru en 2013, en sa capacité à redresser la situation tragique de la nation. Il ne faut donc pas négliger le sentiment  de scepticisme que l’arrivée du nouveau chef du gouvernement a suscité au sein de l’opinion publique, plongée dans un désespoir total. Il ne faut pas non plus minimiser le fait qu’une grande partie des citoyens n’accorde aucune confiance à l’élite gouvernante de l’ère démocratique.

De nombreux observateurs et analystes perçoivent Souleymou Boubèye Maïga comme le sauveur non seulement du régime d’IBK mais aussi de la République. Réussira-t-il sa mission ? C’est le moins que l’on puisse souhaiter à lui et à son équipe.  De tous les premiers ministres en qui le Président IBK a placé sa confiance pour occuper ce poste stratégique, la mission du successeur d’Abdoulaye Idrissa Maïga est la plus difficile et la plus délicate. De façon caricaturale, le chef de l’Etat voudrait que son nouveau chef du gouvernement fasse pour lui ce que lui-même a fait pour le Président Alpha Oumar Konaré. La gouvernance d’IBK est-elle suffisamment forte pour emprunter certaines voies ? Que reste-il du crédit de l’homme plébiscité en 2013  auprès de ses concitoyens ? Le temps n’est-il pas le meilleur ennemi du nouveau locataire de la Primature ? Voilà quelques interrogations qui pourraient susciter des débats.  

Sans aucun doute, Soumeylou est un homme du sérail qui est censé maîtriser les rouages du service public. Les qualités réelles ou supposées du nouveau Premier ministre peuvent s’avérer être des atouts ou des handicaps dans un contexte marqué essentiellement par des actes de défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat, un grand chantier sur lequel le Président Kéïta était très attendu. SBM était endossé à un appareil ADEMA qui tenait par un ressort puissant capable de résister à certaines secousses. Il n’est pas évident qu’il puisse bénéficier du soutien total et inconditionnel du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti majoritaire dont certains cadres ne digèreront pas facilement l’éviction d’un tisserand bon teint au profit d’un président de parti, fut-il membre de la majorité présidentielle. Les plus grands opposants à la gouvernance du Président Kéïta se recrutent dans les rangs de son propre parti, mais aussi chez ses anciens soutiens notamment ceux qui ont assumé des hautes responsabilités.

Le contexte et le temps ne sont pas trop favorables à la prise de certaines décisions. Il revient maintenant au nouveau Premier ministre de faire usage de son intelligence et de son tact pour se tirer d’affaires et ne pas compromettre la navigation d’un bateau qui semble prendre de l’eau.

C. Doumbia

Source: Le Challenger

 

Gestion des affaires publiques : Le Président IBK sort ses griffes

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a livré dans son discours de nouvel an, ainsi que lors de la présentation des vœux, un message coercitif. A moins de huit mois de la fin de son mandat, le Président IBK sort ses griffes et semble siffler la fin de la récréation.

A la fois sur l’offensive et sur la défensive,  le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a livré un message de fermeté lors de son discours du nouvel an et de la série de présentations des vœux. Cette sortie a été suivie des dispersions sans management, par les forces de l’ordre, de trois manifestations. Celles des femmes des ex-travailleurs de l’Huicoma, des marcheurs du Mouvement ‘’On a tout compris’’ et du Collectif des Amazones contre les violences conjugales.

A moins de huit mois de la fin de son mandat, le Président IBK sort ses griffes. Cette répression des manifestants pacifiques a été dénoncée par les partis politiques de l’opposition, notamment le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), l’Union pour la République et la Démocratie de Soumaïla Cissé et le groupe parlementaire ADP-MALIBA-SADI.  

Le Chef de l’Etat a laissé éclater sa colère contre ses opposants politiques mais aussi tous ceux qui critiquent sa gestion des affaires. Le locataire du Palais de Koulouba a mis en garde, dans son discours de nouvel an, « l’imposteur qui voudrait faire croire qu’il aurait fait mieux s’il avait eu du peuple, un mandat qu’il n’a pas reçu ». Pire, le locataire de Koulouba menace de couper les 500 millions FCFA alloués au chef de file de l’opposition. Ce montant attribué au chef de file de l’opposition, est pourtant consacré par la loin°2015-007/ du 4 mars 2015portant statut de l'opposition politique, pour son fonctionnement. « On donne de l'argent au chef de file de l'opposition, mais il n’arrête pas de nous insulter. On n'a pas 500 millions à jeter par la fenêtre. Ce que la loi a consacré peut être changé par la loi », a-t-il menacé.

Ce ton très agressif du discours présidentiel s’est traduit dans les actes avec la non-invitation de l’opposition à la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation. Contrairement à l’année dernière, le chef de file de l’opposition politique n’a pas eu droit au chapitre alors que le patron de la Convention de la Majorité Présidentielle était aux côtés de la société civile lors de cette cérémonie.

 

Un chef de guerre avec des fantassins hésitants

Le chef suprême de l’armée a envoyé des mises en garde sévères à ceux ou celles qui s’assoient à Bamako pour vilipender les éléments des Fama. De telles pratiques, a-t-il prévenu, ne seront plus tolérées. L’Etat, a insisté le Président de la République, va assumer ses prérogatives régaliennes dans un pays où le laisser-aller a pris le dessus sur tout et où la corruption et le népotisme ont fortement diminué la confiance des administrés en l’élite dirigeante.  

Le timing choisi par le Chef de l’Etat est-il bon ? De telles actions de fermeté n’étaient-elles pas mieux en début de mandat où le chef de l’Etat disposait d’une grande popularité ? Le Chef de l’Etat est-il conscient de l’effritement du capital de sympathie dont il bénéficiait auprès de l’opinion ? Quid de l’équation des préparatifs de son second mandat ? Difficile de répondre à ces interrogations.       

De l’avis de certains observateurs, le Président IBK apparaît comme un chef de guerre dont les fantassins hésitent ou ne veulent pas porter leurs tenues de combat. Le très probable Président candidat qui a procédé à une revue de ses troupes en recevant successivement, le 13 janvier dernier, les femmes et les jeunes du Rassemblement pour le Mali (RPM) et les ténors de la majorité présidentielle, marche sur des œufs.   

Boye Siby

Source: Le Challenger

Majorité présidentielle : Maître Mountaga Tall sur le départ ?

Le Président de la République semble de plus en plus isolé. Les propos tenus par le Président du parti du soleil levant lors de sa présentation de vœux à la presse lèvent le voile sur le divorce entre le CNID et la majorité présidentielle.

Depuis le débarquement de Maître Mountaga Tall du gouvernement, des signaux indiquaient un malaise de son parti dans la majorité présidentielle. Pour preuve, le parti s’est désolidarisé de la majorité présidentielle en demandant la relecture du projet de reforme constitutionnelle. Cette position inflexible du parti contrairement aux autres formations de la majorité présidentielle était déjà les prémices d’un désaccord. Deuxième signe, le parti du soleil levant a décliné l’offre de participer au gouvernement du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.

Il est évident que le départ du CNID-FYT est imminent lorsque Mountaga Tall  prône une sanction du peuple contre la gouvernance actuelle aux élections présidentielles du juillet 2018. « La gouvernance en cours sera alors soumise à la sanction du peuple qui aura bien évidemment le dernier mot », a martelé le président du CNID non moins ancien ministre du régime IBK. Une élection qui verra sans doute la participation du CNID FYT. Selon son mentor, le parti ne sera pas absent des débats des élections présidentielles. C’est pour cela qu’il en appelle à chacun, à la place qui est la sienne, à s’impliquer pour la bonne tenue et à bonne date des élections démocratiques et transparentes.

Des sources bien concordantes nous indiquent que le parti CNID annoncera son retrait définitif de la majorité présidentielle dans les mois à venir pour choisir un candidat interne qui devra affronter le Président Ibrahim Boubacar Keïta dans les urnes.

Modibo L. Fofana

Source: Le Challenger

 

 

 

 

Coup de tonnerre à Koulouba : IBK perd les soutiens du Cherif de Nioro et de Mahamoud Dicko…

Entre Ibrahim Boubacar Kéita, le chérif de Nioro, son mentor et « guru » et le président du Haut Conseil Islamique, l’imam Mahmoud Dicko que d’aucuns considèrent comme son binôme, rien ne va plus. L’absence très remarquée du Président du Haut Conseil Islamique, Mahamoud Dicko, à la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à Koulouba, une première depuis quatre ans et l’incident qui s’y est produit entre clans de religieux sont illustrateurs du malaise qui règne entre le chef de l’Etat et ses désormais ex-alliés. A six petits mois de la présidentielle de 2018, IBK risque gros au cas où il serait candidat à sa propre succession, surtout quand on sait que les leaders religieux du pays ont activement contribué à l’arrivée au pouvoir du candidat Ibrahim Boubacar Keita en 2013.  De quoi s’agit-il ?

 

Entre le président IBK et les leaders religieux du Mali (Chérif de Nioro, l’Imam Mahamoud Dicko, Ousmane Chérif Madani Haidara) c’est la fin d’un deal. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, plébiscité à la présidentielle de 2013, grâce notamment à l’appui de l’armée et des leaders religieux, fait l’objet de nos jours de critiques acerbes de la part de ses anciens alliés. Pour sa réélection pour un nouveau quinquennat, IBK doit changer de fusil d’épaule ou renoncer à sa candidature. Cette immixtion des religieux dans la sphère politique a beaucoup influencé la présidentielle de 2013.

Le Cherif Cheick Bouyé Haidara s’est mobilisé personnellement pour battre campagne pour son protégé de candidat qu’était Ibrahim Boubacar Keita. Mahmoud Dicko, bien que critique à l’égard de son ami, lui était resté fidèle. Quatre ans après, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les amis d’hier se regardent désormais en chiens de faïence. La confiance a pris un coup.

Le Chérif de Nioro : IBK m’a trahi en 2002…

Les raisons de la brouille entre IBK et celui avec qui il entretient une relation de maître à disciple sont nombreuses. En 2013, avant de jeter son dévolu sur le candidat IBK, le Chérif de Nioro avait émis des réserves sur la loyauté d’IBK. Lors d’une rencontre privée à son domicile de l’Hippodrome avec certains leaders religieux et des mouvements de la société civile venus le solliciter pour soutenir la candidature d’IBK, il confie n’avoir pas faire confiance au candidat du RPM. « Je n’ai pas confiance en Ibrahim, mais si vous pensez qu’il est l’homme de la situation pour réunifier le pays, restaurer l’autorité de l’Etat et mettre de l’ordre, on va l’aider. Sinon, je vous préviens qu’IBK m’a trahi en 2002… »  Plusieurs signes avant-coureurs du divorce entre le chérif de Nioro et IBK étaient déjà là. Mais les choses vont s’accélérer après une rencontre entre le chérif de Nioro et l’imam Mahmoud Dicko, le dernier leader qui lui est véritablement resté fidèle.

Selon une source bien introduite la semaine dernière, le Cherif de Nioro a convoqué l’Imam Mahamoud Dicko, non moins président du Haut Conseil Islamique du Mali, chez lui pour lui faire part de sa grande déception de la méthode de gouvernance d’IBK et du mépris que celui-ci a pour lui et pour les religieux. Selon le guide religieux, ils ont choisi IBK en 2013 sans contrepartie aucune : l’objectif pour tous étant de mettre de l’ordre et de récupérer Kidal. Mais, aux dires du  chérif, le constat est plus qu’alarmant.  De Kidal, la crise s’est transportée jusqu’à Macina voire à Nara et l’autorité de l’Etat s’est irrémédiablement effritée sous le règne d’IBK.

La goutte d’eau qui fera déborder le vase est le folklore avec lequel l’ancien président, ATT, a été accueilli le 24 décembre dernier et qu’il considère comme une provocation et la nomination de Soumeylou Boubeye Maiga comme Premier ministre le 31 décembre 2017. Très en colère, le Cherif de Nioro dira qu’IBK n’a aucun respect pour les leaders religieux dont lui-même en personne.

Sur le retour au pays d’ATT, le chérif ne pouvait jamais imaginer un seul instant qu’IBK oserait mettre en prison ses protégés Amadou Haya Sanogo et ses compagnons et accueillir ATT en grande pompe. Aller jusqu’à le chercher à Dakar à bord de l’avion présidentiel alors que lorsque lui, le chérif de Nioro était tombé malade, pour son évacuation sanitaire au Maroc en 2016, c’est le Roi Mohamed VI qui lui a envoyé son aéronef et l’a pris totalement en charge. Pour son retour au Mali après quelques mois passés à Casablanca, IBK lui a rendu visite et est intervenu auprès du Roi pour lui demander la permission de s’occuper du retour de Bouyé. Au lieu d’envoyer l’avion présidentiel, IBK a loué un avion privé pour ramener le Cherif à Bamako. Pire, à sa descente d’avion, aucun officiel ne l’a accueilli. Le fait que le président IBK envoie son avion privé pour chercher ATT et loue un avion pour le transporter l’amène à se demander en quoi l’ancien président ATT valait-il mieux que lui aux yeux d’IBK.

L’absence d’officiels maliens aux obsèques de l’imam de Djenné…

Autres motifs de désaccord entre l’érudit de Nioro et IBK : lorsque l’archevêque de Bamako Monseigneur, Jean Zerbo, a été promu cardinal par le Pape François 1er au Vatican, IBK a fait tout pour agrémenter l’événement. Le chérif de Nioro ne comprend pas pourquoi Jean Zerbo, fut-il devenu cardinal, mériterait-t-il plus d’égard d’IBK que les religieux musulmans.

Il ne comprend pas non plus pourquoi la dépouille mortelle de Mgr Georges Fongoro, Archevêque de Mopti, mériterait plus d’attention d’IBK et de son régime que celle de l’Imam de la sainte mosquée de Djenné, aux obsèques de qui l’Etat et ses représentants ont brillé par leur absence.

Le fait qu’IBK offre publiquement 150 hectares à Ançar Dine du chérif de Tamani alors qu’il n’a rien fait pour les autres regroupements religieux irrite aussi Bouyé Haïdara, qui pense qu’IBK n’a fait que semer les gaines de la discorde entre les différentes confessions religieuses du pays et entre ses animateurs principaux.

A toutes ces raisons sont venues s’ajouter la nomination de Soumeylou Boubèye Maiga comme Premier ministre du Mali. Le chérif de Nioro avait déconseillé à IBK, qui envisageait de faire de l’enfant de Gao son premier PM dès 2013. S’il ne l’avait pas fait en 2013, IBK n’aura pas tenu parole longtemps. Aujourd’hui en effet, Soumeylou Boubèye est bien PM et, aux dires du fils de Cheickna Hamaoullah, « un PM de pleins pouvoirs » qui n’hésite pas à le narguer.

Est-il besoin de rappeler que la plupart des proches (disciples) du chérif de Nioro ont souffert du régime d’IBK ? D’Aliou Boubacar Diallo à Diadié Ba, en passant par Abdoulaye Daffé, IBK fait de la chasse aux proches du chérif.

Le PDG de la société minière Wassoul’Or, neveu et protégé du chérif, Aliou Boubacar Diallo, également fondateur du parti ADP-Maliba, avait sacrifié sa candidature au profit de celle d’IBK en 2013 sur conseil de Bouyé. Aujourd’hui, il est violemment persécuté par le régime.

Diadié Ba de Niono, disciple du chérif et PDG de la société de fabrication et de commercialisation d’intrants agricoles, Gnoumani-Sa, a perdu tous ses marchés d’intrants entre 2014 et 2016 alors que la liste où il figurait avait miraculeusement perdu les législatives à Niono face à la liste du RPM en 2013.

Le chérif rappelle à qui veut l’entendre qu’il n’avait pas soutenu IBK pour en recevoir quelque chose en retour. « L’argent que j’ai mobilisé et investi pour la campagne d’IBK, moi Bouyé, je n’en ai jamais autant économisé de toute ma vie pour moi-même ! », confiera-t-il, amer.

Non seulement IBK, considéré comme le sauveur n’a pas pu résoudre la crise au nord du pays, mais au contraire, il nargue ses soutiens de Kati et les oulémas du pays d’où la rupture avec ses alliés d’hier. Pour toutes ces considérations qu’il qualifie de «manque de respect », le Cherif de Nioro a informé le Président du HCI, Mahmoud Dicko, qu’il ne renouvellerait pas son soutien au pouvoir en place et préférerait rester dans son coin et sans rien attendre d’IBK. Pour preuve à deux reprises, il refuse les cadeaux d’IBK.

Comme un malheur ne vient jamais seul, l’ami personnel du président IBK qu’est Mahamoud Dicko l’abandonne. IBK est plus que jamais isolé. Esseulé. Le divorce est consommé entre les deux compères d’antan.

Les leaders religieux boudent IBK…

Des proches d’IBK ont fait répandre des rumeurs selon lesquelles Mahmoud Dicko voudrait prendre sa succession à la faveur d’une transition qu’il préparerait. Mahmoud Dicko en est déçu. Il préfère alors prendre ses distances avec le régime qu’il a tenté en vain de sauver. Lors de la traditionnelle présentation de vœux du nouvel an aux forces vives de la nation, le Haut conseil Islamique n’a pas été invité comme par le passé, par courrier un mois avant la cérémonie.

Cette fois-ci, le Président du HCI a été informé de la rencontre de Koulouba par les familles fondatrices de Bamako, au travers de leur coursier du nom de Chaka. Pour réagir à un tel mépris, une réunion d’urgence du bureau du HCI est convoquée à son siège au cours de laquelle l’imam Dicko informe de sa décision de décliner l’invitation pour se faire représenter par son 1er vice-président, Ousmane Cherif Haidara, non moins président du Groupement de leaders religieux. Ce dernier, à son tour, refuse de s’exécuter si son patron n’y va pas. Idem pour le 2è vice-président Oustaz Konaté, également président de l’IMAMA. Au finish, par ordre de préséance, le 3è vice-président, Cheick Soufi Bilaly Diallo devrait représenter le HCI à Koulouba. Mais, sur les lieux de la cérémonie, le protocole de la Présidence lui a préféré le 4è vice-président, Thierno Hadi Thiam pour des raisons que l’on ignore encore.

Malgré, l’insistance du ministre des Affaires religieuses et d’autres proches d’IBK, l’imam Dicko a boudé la cérémonie et dit avoir respecté les consignes de son maitre, le Cherif de Nioro, qui invite tous ses disciples à s’éloigner du régime d’IBK. Cette tension est si mal venue pour le régime en place que le chef de l’Etat devra batailler dur pour se faire réélire dans l’éventualité d’une nouvelle candidature à sa propre succession. L’avenir nous édifiera à suivre…

A.B.D

l'enqueteur

                                                         

Dette intérieure du Mali : Chaude empoignade en perspective entre le ministre Boubou Cissé et les fournisseurs de l’Etat

Malgré une communication verbale du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, lors d’un conseil des ministres courant le dernier trimestre de l’année 2017, sur la dette intérieure du Mali, le dossier suscite encore des interrogations. Pour preuve, les députés ont voulu savoir toute la réalité sur cette dette intérieure le 11 décembre 2017, lors de l’adoption du budget d’Etat de 2018. Dans ses éléments de réponse, le ministre Boubou Cissé affirme avoir payé les sous que l’Etat doit aux fournisseurs. Par ailleurs, le Secrétaire général de l’Association des fournisseurs et opérateurs du Mali, Mohamed Bah affirme le contraire. Des sociétés étrangères ont été privilégiées aux fournisseurs maliens. Le système mis en place par le ministre Boubou a fait que la dette de beaucoup de fournisseurs n’a pas été payée, indique le Secrétaire général de l’Association dont les ressorts semblent toujours répondre. Chaude empoignade en perspective ?

Devant les honorables députés, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé a fait savoir qu’un bureau d’étude a fait son travail sur la dette intérieure. Résultat : la dette était à 80 milliards de FCFA, sur lesquels 50 milliards de FCFA ont été payés par l’Etat. Le reste qui n’est pas payé, ajoute le ministre n’est bâti sur aucune pièce justificative. « Je n’ai aucun moyen de payer cette dette intérieure à moins que je ne viole la loi votée par l’Assemblée nationale. Parce que les 30% qui ne sont payés ne sont adossés sur aucune pièce justificative. Le gouvernement s’engage à payer toute dette sincère et régulière », a-t-il souligné.

Le Dr Boubou Cissé n’entend pas s’arrêter là. Selon lui, des sanctions sont prévues à l’encontre des agents de l’Etat et des fournisseurs qui se sont rendus coupables de faux et usage de faux, constatés dans le dossier de la dette intérieure. Au ministère de l’Economie et des Finances, nous apprenons que le département envisage de transmettre ces dossiers à la justice. Selon nos sources, 42 milliards de FCFA sur 80 milliards de FCFA ont été payés sous Mme Bouaré Fily Sissoko, puis Mamadou Igor Diarra, avant l’arrivée de Boubou Cissé à la tête du département. Ces sources précisent que plus de 5 milliards de FCFA ont été payés sous le ministre Boubou Cissé. La dernière tranche concernant des milliers de dossiers, serait payée très bientôt, indique-t-on. « Les dossiers ont été transmis à qui de droit pour le paiement. Tout ce que l’Etat doit payer sera payé. On a travaillé selon les textes…42 sur 80 milliards de FCFA ont été payés avant nous. Plus de 60% des dossiers ont été payés. Des dossiers ont été rejetés pour un montant de 30 milliards de FCFA », selon un interlocuteur au département. Du coté de l’Association des fournisseurs et opérateurs du Mali, on affirme avoir reçu quelques sous mais pas la totalité. Selon le Secrétaire général de l’Associationdes fournisseurs et opérateurs du Mali, Mohamed Bah, une société indépendante avait validée la totalité de leurs dossiers (projet et Établissement Public à caractère Administratif - EPA) parmi lesquels, les ministres Mme Bouaré Fily Sissoko et Mamadou Igor Diarra ont beaucoup payé. Selon lui, le ministre Boubou Cissé a changé les termes de référence de l’étude précédemment effectuée par la société indépendante, qui avait validée la totalité des dossiers des fournisseurs. « C’est ainsi qu’ils ont invalidé beaucoup de dossiers », a-t-il déploré. « Dans le payement de la deuxième phase coûtant 4 milliards de FCFA, nous n’avons eu que près d’un milliard de FCFA, le reste appartenait aux sociétés étrangères. Le ministère a fait savoir que 4 milliards de FCFA seront payés dans la troisième phase. Sur 51 milliards de FCFA, le ministère n’a trouvé que 4 milliards seulement. Le système mis en place par le ministre Boubou a fait que la dette de beaucoup de fournisseurs n’a pas été payée… nous sommes sûrs d’une chose, c’est le paiement intégral de ce que l’Etat nous doit et qui a été d’ailleurs financé par les bailleurs de fonds », a-t-il conclu.

A .Dissa

Les Secrets Bancaires

 

Investiture de George Weah au Liberia : Soumaila Cissé, l’invité spécial

Le nouveau président démocratiquement élu du Libéria, George Weah, sera investi le 22 janvier prochain à Monrovia, la capitale libérienne. A cet événement heureux, Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition malienne est invité spécialement à prendre part. Selon des sources concordantes,  le nouveau président libérien, non moins premier joueur africain Ballon d'or, évoluant en Europe, n’a pas caché son estime pour l’enfant de Nianfunké.

Dily Kane

mali24

Tombouctou: Journée ville morte

Pour attirer l’attention des plus hautes autorités sur l’insécurité à Tombouctou, caractérisée par les assassinats ciblées, les enlèvements et toutes sortes de vols de véhicules, les populations ont décrété ce mercredi 17 janvier 2018, journée ville morte. L’initiative a été suivie avec succès. Commerces, banques, les services d'état et organisations internationales sont restés fermés dans la ville sont tous fermés. La ville tourne au ralenti.

mali24

Provocation du mouvement séparatiste : Le Parena invite le mnla à respecter ses engagements…

En réaction à l’attitude provocatrice du mnla, qui, dans une lettre circulaire, annonce la célébration du 6è anniversaire du déclenchement de la rébellion prévue ce 17 janvier, le Parena réagi dans un communiqué et prévient que toute complaisance vis-à-vis de cette annonce encouragerait les projets indépendantistes en violation de toutes les résolutions de l’UA et de l’ONU.

Communiqué du PARENA sur la célébration du 6ème anniversaire du déclenchement de la rébellion du MNLA

Après sa visite en Amérique, profitant de l’affaiblissement de l’État malien, de l’effacement et de la déconsidération des autorités maliennes sur la scène internationale, le MNLA a annoncé dans une lettre circulaire la célébration du 6ème anniversaire du déclenchement de la rébellion qui a entraîné l’effondrement du Mali en 2012.

Cette annonce est une provocation de la part d’un groupe qui a reconnu l’intégrité du territoire à Ouagadougou (juin 2013) et à Alger (juin 2015) et qui a, de ce fait, renoncé à son projet séparatiste.

Le PARENA invite le MNLA à respecter les engagements pris dans le cadre des accords de Ouagadougou et d’Alger.

Il demande expressément à la CÉDÉAO, à l’Union Africaine,  à l’Union Européenne, aux Nations Unies et aux puissances témoins et garants de ces accords de rappeler le MNLA à l’ordre.

Toute complaisance vis-à-vis de cette annonce encouragerait les projets indépendantistes en violation de toutes les résolutions de l’UA et de l’ONU.

Si le monde reste passif vis-à-vis de la célébration de l’anniversaire d’un événement armé dont les graves conséquences sont connues, pourquoi le MNLA ne célébrerait t-il pas l’anniversaire du massacre d’Aguel-Hoc au cours duquel plus de 150 militaires et élèves-maîtres ont été exécutés le 24 janvier 2012, soit une semaine après le déclenchement de la rébellion?

Malgré les gesticulations verbales du pouvoir,  le Mali est bien la risée du monde.

Dans son message de nouvel An, le président de la République, dans une autosatisfaction en décalage avec la réalité, a dit que le drapeau malien était respecté partout dans le monde.

Nous en avons la preuve éclatante aujourd’hui.

Jamais ce pays n’avait été autant déconsidéré et aussi mal défendu.

Le président IBK doit en tirer les conséquences.

Bamako, le 16 janvier 2018.

Le Comité Directeur du PARENA.

 

Présidentielle 2018 : Me Mountaga Tall prône une sanction du peuple contre la gouvernance d’IBK

Le président du parti CNID Faso Yiriwa ton, Maitre Mountaga Tall surprend avec une déclaration fracassante contre le pouvoir en place. Il prône une sanction du peuple contre la gouvernance d’IBK. C’était lors de la présentation des vœux à la presse que cette révélation a été faite ce mardi 16 janvier 2018.

Les élections présidentielles en 2018 ont été les points forts du discours de meilleurs vœux à la presse. Selon maitre Tall, les élections locales et régionales qui devaient se tenir dans notre pays le 17 décembre 2017 ont été reportées au mois d’avril 2018. Le gouvernement a justifié cette décision par sa volonté d’organiser des élections inclusives et apaisées qui répondent aux préoccupations de tous les acteurs engagés dans le processus électoral.

Sur ce même sujet, Maitre Tall dira que certains ont déjà exprimé leur crainte pour un éventuel report pour les mêmes raisons, des élections prévues en 2018. D’autres, en revanche, compte tenu de l’insécurité croissante dans le pays et de l’absence des représentants de l’Etat dans une grande partie du Nord et du Centre du pays, prônent le report de toutes les élections de 2018, y compris l’élection présidentielle ou mettant en doute la capacité de l’Etat à les organiser. Ils recommandent alors une transition.Quant au gouvernement, rappelle le patron du CNID, il rassure que toutes les élections prévues seront tenues à bonne date.

Et d’ajouter : pour notre part, nous pensons que, chacun, à la place qui est la sienne, s’implique pour la bonne tenue et à bonne date d’élections démocratiques et transparentes. « La gouvernance en cours sera alors soumise à la sanction du peuple qui aura bien évidemment le dernier mot », martèle Mountaga Tall, président du parti CNID non moins ancien ministre du régime IBK. Enfin, il a révélé que le CNID ne sera pas absent dans les débats présidentiels en 2018. Dans les jours à venir, Me Tall a promis que le congrès du parti définira la position du parti du soleil levant.

M L Fofana

mali24

 

L’imam Mahmoud Dicko serait-il au chômage ?

Le très célèbre imam et non moins président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, pourrait avoir été  réduit à l’oisiveté avec l’avènement de Soumeylou Boubeye Maiga à la Primature. Il faisait jusque-là office de conseiller sous le couvert d’une commission de médiation mis en place par le Pm Abdoulaye Idrissa pour régler l’équation de la rébellion du centre-Mali, un organe à tous points de vue très budgétivore et sans réel impact sur la crise. Il n’aurait de ce fait pas résisté aux vagues du coup de balai déclenché par SBM dès son arrivée. En tout cas, à la différence du chef de l’Etat, l’ancien ministre de la Défense ne paraît point s’accommoder d’un rôle prépondérant des religieux dans les affaires de l’Etat. Du coup, l’Imam Dicko, qui a pu brasser en un laps de temps une bagatelle de 250 millions, pourrait connaitre le chômage. Il officiait jusqu’alors les prières collectives à Koulouba où il avait fini par élire domicile. Cela après s’être jadis illustré par une fréquence similaire auprès de Moussa Mara tout le temps de son séjour à la Primature comme chef du gouvernement.

Que mijotent SBM et Isaak ?

L’interrogation est loin d’être fortuite. Elle repose notamment sur une scène pour le moins intrigante, qui s’est déroulée dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.  Aussitôt après sa désignation en remplacement d’Abdoulaye Idrissa Maiga, le nouveau chef du gouvernement s’est précipité chez le président de l’institution parlementaire où il a été accueilli avec tous les honneurs et en présence de certains collègues et membres du cabinet d’Isaak Sidibé. Mais coup de théâtre : le ballet de collaborateurs du président Sidibé n’a eu à jouer aucune partition dans l’entretien entre les deux chefs d’institution. Et pour cause, ils ont choisi un tête-à-tête sans le moindre témoin et sans même couverture administrative. Malin qui peut donc dire ce qu’ils se sont dit, mais la discrétion a pu servir de terreau fertile pour les supputations et interrogations les plus fantaisistes sur l’entretien entre deux personnalités appelées à gérer l’Etat en cas de vacance du poste de président de la République.

IBK insulte tous azimuts

Le président de la République étonne de plus en plus par une agressivité qu’on ne lui connaissait qu’à son plus jeune âge. Il s’est d’abord illustré par une telle posture lors de son adresse de nouvel an au peuple. Il est de notoriété publique que l’événement est une occasion de souhaiter le meilleur à tous – y compris aux ennemis – et de prier pour qu’un bon esprit règne dans le pays. Au lieu de quoi, le chef de l’Etat malien a choisi de jeter l’opprobre sur ses adversaires politiques en les traitants «d’imposteurs». Les téléspectateurs, en plus d’être médusés, sont ainsi restés sur leur faim quant à l’obligation d’inventaire du président vis-à-vis du peuple. Le locataire de Koulouba n’a point adopté une posture différente en recevant les vœux des institutions de la République. Il en a profité pour jeter l’opprobre sur les États-Unis, pays où séjournait en même temps une délégation de la rébellion touareg dans le cadre de leur plaidoyer international pour l’autodétermination.

L’heure des comptes à la majorité présidentielle

A quelques encablures du rendez-vous électoral de 2018, le temps de la clarification semble sonner à la Coalition de la Majorité Présidentielle. Le Gouvernement SBM a été certes composé sans considération des ambitions électorales des différentes composantes de la CMP, mais cela n’a point empêché son président d’étaler la question sur la table des discussions, la semaine dernière. Il nous revient, de source bien introduite, que Bocari Treta a clairement demandé aux partis alliés du régime IBK de clarifier leurs positions par rapport à sa réélection. Il faut dire que le soutien à un second mandat du président sortant ne figure point dans le contrat d’accompagnement qui lie les formations de la CMP, mais beaucoup n’ont vu aucun mal à répliquer à l’interpellation du président du RPM. C’est le cas, à en croire nos sources, de son homologue de l’Adema-Pasj, le ministre Tiemoko Sangaré. Il aurait signifié que son parti ne peut lever les équivoques sur la question avant deux mois.

 

Que sont devenues les armes maliennes au large du Sénégal

On se rappelle que l’histoire avait fait couler beaucoup de salive en son temps. Il s’agit de cette cargaison d’armes à destination du Mali,  qui a bizarrement coulé au large des côtes sénégalaises, au port même de Dakar selon certaines sources. L’arsenal, explique-t-on, est une commande discrète des autorités maliennes qui ont voulu déjouer les attentions et directives de la communauté internationale sur leurs options militaires dans le règlement de la crise septentrionale. Il se susurre d’ailleurs que les mêmes partenaires internationaux du Mali sont à l’origine du coulage, en réplique notamment à l’indiscipline martiale des hautes autorités, à leur témérité à se procurer subtilement de l’arsenal militaire en étant sous tutelle. Le hic est que le voisin sénégalais se serait rendu complice de la manœuvre des grandes puissances, quitte à en faire les frais auprès de l’entreprise malienne à laquelle la commande a été discrètement confiée.

La Rédaction

Source: Le Témoin

 

 

 

Processus de paix en panne : Le déplacement de la CMA aux USA confirme la belligérance

Une provocation de trop, c’est la signification que l’on peut donner au déplacement des leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) aux USA. Le président IBK, qui critique ouvertement la visite, tente de cacher également la belligérance.

C’est vrai que la signature d’un accord est loin d’être la fin d’une rébellion mais elle devrait laisser une marche de manœuvre à l’accalmie. Pourtant, les ex-rebelles sont convaincus que l’accord n’a aucune valeur à leurs yeux. Et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le séjour d’une délégation de la CMA aux Etats-Unis, à l’invitation de l’ONG “Independant Diplomat”.

Ce déplacement a de si particulier qu’il brise la confiance avec les signataires. Et le président de la République, qui avait gardé jusqu’ici son sang-froid, s’est finalement emparé du séjour, vendredi 12 janvier, en dénonçant des “comportements parallèles”.

IBK s’est interrogé sur ce qu’une telle action peut apporter à la paix. “Au moment même où nos parents des groupes armés font l’effort de se retrouver face au gouvernement et quelque fois avec le gouvernement, on invite la CMA à New York, à Washington, non pas par le gouvernement américain mais par une ONG dont nous savons le rôle qu’elle a joué dans certains événements africains. Est-ce comme cela que l’on conforte la paix au Mali ? Non. Il faut que les comportements parallèles désobligeants cessent aussi”, lancera-t-il sur le ton menaçant.

Cette forme de diplomatie parallèle, que dénonce le chef de l’Etat, est perçue autrement. “La visite des membres la CMA à New-York n’est pas une visite aux Nations unies ni une visite organisée par les Nations unies”, rappelle la porte-parole de la Mission de l’ONU au Mali, Myriam Dessables. Mais l’on continue à se demander si IBK est sur la même longueur d’onde que  le gouvernement américain qui, visiblement, ne semble pas en tout cas offensé par ce déplacement puisqu’il devrait recevoir prochainement des émissaires de la CMA à la Maison Blanche.

Ce qui frustre dans la démarche, c’est bien le zèle que développent les leaders des groupes armés. En témoigne, Bilal Ag Cherif qui a participé, le jeudi 11 janvier, à une conférence sur le contre-terrorisme en présence de responsables américains du département de la Défense, de responsables d’ONG et d’ambassadeurs. Une autre défiance vis-à-vis de l’autorité de Bamako.

Avant, c’est bien l’attitude du chef du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), Alghebass Ag Intallah, qui confirmait le peu d’intérêt des groupes signataires pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Sa récente tournée dans la région de Ménaka est la preuve que les ex-rebelles sont entrés dans la belligérance même si, pour l’heure, il n’y a pas d’affrontement avec les FAMa sur le terrain.

Alpha Mahamane Cissé

Mali : le président IBK menace de retirer les 500 millions de l’opposition

 

Le président de la république Ibrahim Boubacar Keita semble être irrité aux critiques de l’opposition contre sa gouvernance à la tête de l’Etat à tel point qu’il a menacé  de retirer le montant alloué au fonctionnement du bureau de chef de file de l’opposition. C’était sur l’ORTM lors de la présentation des vœux de 2018.

 

Connu de son coup de pique à l’endroit de ses adversaires, Ibrahim Boubacar Keita, président de la république du Mali n’a pas raté l’occasion en ce début de l’année 2018 d’exprimer sa colère noire contre l’opposition. Selon lui, la critique de l’opposition contre sa gestion des affaires publique est à la limite de l’insulte.

 

Dans sa réponse aux vœux du nouvel an de la société civile et des partis de la majorité présidentielle, le président IBK sur un ton fâcheux fustige ainsi : "On donne de l'argent au chef de file de l'opposition, mais il n’arrête pas de nous insulter, de dénigrer tout nos efforts. On n'a pas 500 millions à jeter par la fenêtre. Ce que la loi a consacré peut être changé par la loi".

 

Il s’agit d’une menace d’un Chef de l’Etat qui se croit être au dessus de la loi. Sinon comment un chef de l’Etat peut oser parler comme s’il achète le silence des uns et des autres avec l’argent qui ne vient d’ailleurs pas de sa poche mais du Trésor public.

 

Dily Kane

 

Mali24

 

 

 

 

 

 

 

Prétendants à la présidence 2018 : Faut-il les croire après le miel à la bouche ?

Les prétendants à la présidence du Mali se multiplient et se diversifient. De ceux-là qui, pendant des années, n’ont pas abdiqué et qui ont passé 4 ans à dénoncer le régime aux nouveaux messies ayant goûté au miel du pouvoir et qui veulent nous faire croire au Père Noël. Tout y passe en prenant les Maliens comme des ignares. Ne sont-ils pas des brebis galeuses ? Faut-il les croire ? Ont-ils du crédit ?

Au fur et à mesure que nous nous approchons des élections générales, le bateau d’IBK prend de l’eau et de toute part. Il se vide de ses occupants notamment les chassés, les déçus et les opportunistes.

Beaucoup de Maliens estiment qu’IBK aime le Mali mais reconnaissent qu’il a échoué. Nous ajouterons que connaissant plus le Malien que quiconque, il est à l’origine de ses déboires. Puisqu’il s’est mis dans la peau d’un revanchard qu’en constructeur. Finalement, tout a basculé et à quelques six mois de la fin de son mandat, il est impossible de rattraper 4 ans de désinvolture. Sauf un miracle supranaturel sinon les carottes sont presque cuites. Alors, comment ceux qui ont participé à cette déconvenue ou déculottée, si c’est le cas, peuvent décider de revenir en sauveurs ?

N’étant point dupe, le peuple malien va décider de son sort si les élections ont eu lieu. Il doit alors mettre au pilori tous ceux qui ont goûté au miel. C’est-à-dire qui ont participé à la déconvenue du pays sans demander de quitter le bateau ivre. Mais, déçu d’eux, le président IBK les a débarqués. Parmi ceux-ci, seuls Me Mountaga Tall a du crédit. Sorti, il n’a pas hésité à faire son propre bilan en indiquant ses hauts et ses bas. Bien qu’il soit appelé à revenir, il a décliné l’offre pour de bon. Et les autres ?

Comme des carpes dans l’eau chaude, débarqués, ils sont tous restés muets jusqu’à ce qu’ils soient poussés par la presse à dire du mauvais du régime. Ne sont-ils pas comptables du bilan, rien que par honnêteté ? Certainement que oui. Alors, ils auraient pu se taire ou avoir d’autres arguments plus solides et plus convaincants pour chercher à séduire le peuple meurtri. Sinon, nous estimons qu’ils sont nombreux à n’avoir aucun crédit pour demander au peuple de voter pour eux. Ils ne méritent pas confiance après avoir aidé le président IBK à l’échec. Nous ne pourrons pas les croire ou ne devrons pas les croire après avoir été débarqués du bateau pour diverses raisons. Qui sont-ils ?

Il s’agit bien de Mamadou Igor Diarra, Kalfa Sanogo, Modibo Koné, Me Mohamed Ali Bathily, Gal Moussa Sinko Coulibaly, entre autres qui n’ont rien à nous dire. Ainsi, il est important pour le peuple malien de se pencher doublement sur les actes posés par IBK au niveau de la primature. Qui, parmi les Premiers ministres sortants a démissionné excepté officiellement Oumar Tatam Ly ? Le cas Abdoulaye Idrissa Maïga restant encore ambigu.

Primo, déçu des uns et des autres, il peut les faire débarquer pour insuffisance de résultat. Secundo, on peut dire qu’il n’a fait que deux changements à la primature. Il s’agit du départ de Oumar Tatam Ly et de Modibo Kéïta. Tous les autres sont des ministres de son gouvernement : Moussa Mara, Abdoulaye Idrissa Maïga et Soumeylou Boubeye Maïga. Peut-on dire qu’ils n’ont pas répondu à son attente ? Certainement qu’il y a un flou à ce niveau. Alors, réfléchissons et choisissons ceux qui ont du crédit comme Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé, Soumana Sacko, Modibo Sidibé, Aliou Boubacar Diallo et d’autres qui peuvent nous faire rêver d’un autre Mali.

 

Boubacar DABO

Source: Zénith Balé

IBK: « Nous ne laisserons plus personne troubler ce pays »

« Ces derniers temps les débats pollués nous parviennent, on parle d’une transition, nous sommes sereins et inshallah les élections se tiendront en Avril et en Juillet. Elles se tiendront dans la transparence et nous allons nous en tenir à la volonté des Maliens, nous ne laisserons plus personne troubler ce pays impunément, notre peuple est mûr, notre peuple est averti. Le Mali en ce moment n’a n’en soucis aucune transition, nous sommes un pays de dignité malgré ce qu’ il a traversé, nous sommes troisième de la zone UEMOA »

Source: La Dépêche

Visite d’Etat à Alger : le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga rencontre Bouteflika

Le Mali continuera à bénéficier de la solidarité, de l’accompagnement et du soutien de l’Algérie pour relever les défis auxquels il fait face. Tel est la conclusion de l’audience que le président de la république algérienne démocratique et populaire SEM Abdel Aziz Bouteflika a accordé au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga ce dimanche en fin d’après midi en marge de la visite d’amitié et de travail qu’il a effectué ce week-end à Alger.
A l’issue de cette audience qui s’est déroulée en présence du ministre de la défense, Tienan Coulibaly et celui des affaires étrangères Tieman Hubert Coulibaly, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a expliqué qu’il a eu l’honneur d’être reçu par le président Bouteflika qui est « le plus malien des algériens ».
A cet grand ami de notre pays et de notre peuple, le Premier ministre a transmis les sentiments d’amitié et de fraternité du président de la République et du peuple malien. Soumeylou Boubèye Maïga lui a fait le point des échanges avec son homologue Ahmed Ouyahia et bénéficié de ses conseils et orientations.
A sa sortie d’audience, le Premier ministre Maïga se dit assuré de la confirmation de la volonté de l’Algérie d’accompagner notre pays dans la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger mais aussi la confirmation que nos frères algériens vont user de leur influence pour aider le Mali à franchir les derniers pas qui lui reste pour finaliser cet Accord.
Enfin Soumeylou Boubèye Maïga se réjouit de la totale convergence quant à la volonté commune des président IBK et Bouteflika d’élargir et diversifier nos relations notamment au plan économique et faire en sorte qu’elles soient à la hauteur de celles historiques et institutionnelles solidement tissées entre nos deux pays.

Source: Primature 

Répression des manifestants au Mali : le parti principal de l’opposition URD condamne ces pratiques barbares

L’URD constate avec inquiétude la recrudescence de la répression par les autorités du Mali des manifestations pacifiques des organisations de la société civile : Ainsi la manifestation des femmes HUICOMA de Koulikoro du 4 janvier 2018 ,la marche du mouvement « On a tout compris « du 10 janvier 2018 ,le sit in des femmes contre les violences conjugales devant l’Assemblée Nationale le 12 janvier 2018 , ont été violemment dispersés à coups de gaz lacrymogène et de matraques faisant de nombreux blessés .

L’URD condamne avec la dernière rigueur ces pratiques barbares d’un autre âge et exige qu’elles cessent immédiatement.

En outre l’URD condamne les restrictions imposées au mouvement « plate forme du changement « empêché par les autorités de tenir son meeting le 20 janvier 2018 au stade du 26 mars de Bamako .

L’URD interpelle le Président de la République garant de la Constitution et son gouvernement sur ces dérives intolérables et leur rappelle que les libertés démocratiques chèrement conquises au prix du sang des martyrs au Mali sont de nature constitutionnelle et ne sauraient être remises en cause par qui que ce soit .

L’URD exige que les autorités se ressaisissent pour ne pas imposer à notre pays de nouvelles crises dont il se passerait bien en cette période trouble d’insécurité et de précarité.

L’URD restera vigilante et exigeante quant au respect de la liberté d’expression et de manifestation de toutes les maliennes et de tous les maliens.

Le secrétaire à la communication

Maître Demba Traore

Chevalier de l’Ordre National

 

Péril de 48 migrants maliens en mer méditerranée : l’URD rappelle que des conditions de vie descentes peuvent éviter la jeunesse au drame.

L’URD a appris avec consternation le drame survenu le 7 janvier 2018 en mer Méditerranée au large des côtes libyennes et qui a causé la perte de 48 de nos compatriotes

L’URD s’incline pieusement devant leurs dépouilles et prie pour le repos de leur âme .

Aux familles éplorées le Parti adresse ses sincères condoléances et sa solidarité.

L’URD rappelle à tous que seules des conditions de vie et de travail décentes au Mali peuvent éviter à notre jeunesse de tels drames de l’expatriation.

L’URD souhaite une bonne santé aux rescapés et un retour rapide au pays , il exhorte les autorités à s’y engager sans tarder .

Le secrétaire à la communication

Maître Demba Traoré

Chevalier de l’Ordre National

 

Baco-Djicoroni: un arsenal de guerre découvert chez un député !

Le 17 décembre dernier, les policiers du 11ème arrondissement ont arrêté 7 jeunes gens à Sabalibougou dont l’un d’eux détenait un pistolet et cherchait un client pour le vendre. Leur arrestation a conduit les polices à perpétrer une perquisition chez le député, un certain honorable Mohamed Mahamoud Amaha, à Baco-Djicoroni

ACI. Là ils ont découvert un arsenal de guerre. Mais le député en question n’a pas été arrêté.

En effet, les jeunes dont il s’agit était tranquillement assis dans leur « grin » à Sabalibougou, en commune VI du district de Bamako quand un jeune est venu les voir pour trouver un preneur à un pistolet.

Ainsi, pendant ce temps, un flic était garé à côté faisant semblant ne rien entendre. A leur grande surprise, il a appelé les limiers du 11ème arrondissement qui sont aussitôt arrivé sur les lieux pour embarquer les jeunes qui ne se doutaient de rien. C’est ainsi que l’enquête a prouvé que l’arme appartenait à un parlementaire de la région de Kidal, membre de la CMA.

Une descente à son domicile a fait découvrir un arsenal de guerre composé d’innombrables fusils militaires, des munitions, des grenades, entre autres. Les flics ont été intimé de ne toucher à un seul cheveu du sieur Mohamed Mahamoud Amaha.

Il faut signaler que c’est le gardien du député incriminé qui est sorti avec le pistolet. Il dit avoir obtenu l’arme par l’intermédiaire du neveu de son patron depuis environ une année. De ce fait, il voudrait se rendre au village c’est pour cela qu’il voudrait la vendre pour avoir un peu de fric. Le dossier fut ainsi transmis au tribunal de grande instance de la commune V, entre les mains du juge d’instruction du 2ème cabinet, Boubacar Coulibaly. Le 27 décembre dernier, les 7 jeunes ont été déférés à la maison centrale d’arrêt de Bamako où ils séjournent. Selon une source, les jeunes gens sont accusés de détention illégale d’armes de guerre et complicité.

En réalité, ils ont été des victimes expiatoires d’un système qu’ils ignorent purement. Car, avec la découverte de l’arsenal de guerre au domicile du député, l’affaire a pris une autre tournure. En attendant de voir clair, les « robeux » préfèrent rester prudents, c’est d’ailleurs pourquoi ils ont gardé les jeunes de Sabalibougou sous leur contrôle.

A suivre !

Source: Le Dénonciateur

L'ONU juge "racistes" les propos injurieux de Trump sur Haïti et l'Afrique

L'ONU a jugé que les propos, rapportés par des médias, de Donald Trump à l'encontre de plusieurs nations africaines et de Haïti, qu'il a qualifiés de "pays de merde" lors d'une réunion à la Maison-Blanche, étaient "choquants", "honteux" et "racistes".
"Si c'est confirmé, il s'agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n'y a pas d'autre mot que +racistes+", a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.
"Ce n'est pas seulement une question de vulgarité du langage", a-t-il relevé, indiquant qu'il n'était pas tolérable de dénigrer de la sorte des nations et des continents entiers en les appelant "pays de merde" et de considérer que leur "population entière, qui n'est pas blanche, n'est pas la bienvenue".
Ces propos montrent le "pire côté de l'humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie", a-t-il asséné.
Le milliardaire républicain recevait jeudi dans le Bureau ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l'accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l'accord permettrait d'éviter l'expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux Etats-Unis.
"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?", a demandé le président Trump lors des discussions, selon Washington Post qui cite plusieurs sources anonymes.
Selon elles, l'homme d'affaires devenu président faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre la veille.
Source: VOA Avec AFP

 

Commune rurale de Markala : L'attaque de Point ‘’A’’ ne visait pas le Barrage de Markala

Le poste de contrôle de la gendarmerie de point "A" à une dizaine de kilomètres de Markala a été objet d'une attaque armée, ce jeudi 11 janvier vers 21 heures. Dès individus armés non identifiés ont tiré sur le poste. Malheureusement pour eux les gendarmes qui ne passent plus la nuit à ce niveau, étaient déjà rentrés à Markala. Non content de trouver le poste vide, lesdits bandits mirent du feu au poste. C'est après avoir incendié le poste qu' ils se sont alignés de l'autre côté du fleuve, entre la route de Dougabougou et Sarkala, pour tirer sur les militaires à Sarkala. Vu la lourdeur des tirs des militaires, les bandits finirent d'abandonner les tirs et s'enfuient.

Vu le mode opératoire des bandits et leur méconnaissance du mouvement des gendarmes, il est facile de comprendre que cette minable attaque qui n'à fait aucune perte en vie humaine, ne visait pas le barrage de Markala. Depuis très longtemps, les usagers et les populations des villages aux alentours de point "A " savent que les gendarmes ne passent plus la nuit à ce poste. Donc les bandits du soir méconnaissent le coin. Aussi leurs positions éloignés de l'autre côté du fleuve, direction Dougabougou démontrent à suffisance qu' il s'agit juste de petits bandits venus se mesurer aux militaires de Sarkala. S'ils étaient réellement venus pour le barrage, ils seraient venus du côté de Sansanding. D'ailleurs à la hauteur de Sarkala, il ya trois postes avancés de militaires avec un effectif considérable. Ceux ne sont pas quelques 4 bandits qui peuvent vaincre ces militaires là bas avec tout un arsenal de guerre.

Il faut comprendre que ces bandits ont agi juste pour créer la psychose. Une façon pour eux de marquer les esprits et de semer la terreur. Il faut dire que l'attaque de point "A" est beaucoup plus communicant que sérieux.

Néanmoins c'est une alerte comme pour dire qu' il faut être vigilant et d'accentuer la surveillance dans les alentours du barrage de Markala.

Source: Douba Dembélé 

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