Suite à un incendie : la fourniture d’électricité connait des perturbations en Commune I ,II , Sirakoro, Niamana Baguineda

Suite à un incendie dans la salle des cellules de Sirakoro la fourniture d’électricité est perturbée à Sirakoro, Niamana, Baguineda, commune 1 et 2 du district de Bamako. Les dispositions sont en cours pour y remédier

Direction générale d'EDM S A

125ème Séance du Conseil d'Administration de la BNDA à Paris : La Banque verte réalise un bénéfice net après impôt de 8,024 milliards

La Banque Nationale de Développement Agricole a réalisé des performances probantes au titre de l’exercice 2016.  Elle conforte ainsi sa place dans le peloton de tête du microcosme bancaire malien.

L’année 2016 aura été une année faste pour la Banque verte du Mali. Elle a réalisé au cours de cet exercice 8, 024 milliards de FCFA de  bénéfice net après impôt. Une augmentation par rapport à l'exercice 2015 qui était de 8 milliards. Mieux, la BNDA  a porté ses fonds propres à 66 milliards contre 57 pour l'exercice 2015,  soit une progression de 9,2%. Au même moment,  le total bilan de la BNDA s’est chiffré en 2016 à 407 milliards contre 369 en 2015. C’est ce qui ressort de la 125ème séance de son Conseil d’Administration tenue à Paris le lundi 22 mai 2017.

 Elle a augmenté les financements accordés au secteur agricole et aux PME/PMI, surtout agricoles.  Au titre de l'exercice 2016, la BNDA a financé à hauteur de 254 milliards de FCFA  l'agriculture et l'agro-industrie. En 2015, ce montant était de 94 milliards. Le financement des petites et moyennes entreprises est passé de 66 à 80 milliards de FCFA. Tout en maintenant sa place de leader dans le financement de l'agriculture, la BNDA diversifie ses activités et s'ouvre davantage aux particuliers. Ainsi en 2016, elle a octroyé 80 milliards de FCFA au financement des équipements et de l'habitat en faveur des particuliers. Ces chiffres augurent des perspectives meilleures pour le leader du développement agricole du Mali d'autant plus que l'exercice qui vient de s'achever était le premier du plan de développement à moyen terme 2016-2020 de la banque.

14,5% des fonds propres du système bancaire au Mali et 22 000 nouveaux clients

En matière de compétitivité, la banque verte du Mali a augmenté le volume de ses activités en s'adjugeant 10, 3% des dépôts, 12,8% des crédits et 14,5% des fonds propres du système bancaire au Mali. En termes d'indicateur de croissance, le nombre de client est passé de 237000 en 2015 à 259000 en 2016,  donc 22 mille nouveaux clients soit 9% de plus.  Dans le souci constant de satisfaire la clientèle, le nombre de point de vente est passé à 50 dont 44 agences et 6 bureaux permanents. La banque dispose désormais de 57 distributaires automatiques de banque, qui ont permis de réaliser 2 370 612 opérations de retrait pour 131 milliards de FCFA. La santé financière et la stabilité croissante de la banque font que les clients lui font davantage confiance. C'est ainsi qu'elle a collecté 250,7 milliards supplémentaires auprès de sa clientèle. Cette prouesse a permis à la banque de poursuivre le développement de son activité de crédit et de s'ouvrir davantage à tous les segments de l'économie malienne avec une attention particulière à l'agriculture qui demeure le cœur de métier de la BNDA. Ainsi la banque a injecté 449, 591 milliards de FCFA dans l'économie nationale une augmentation de  32%.  Le crédit accordé à la clientèle est passé de 274, 767 milliards en 2015 à 337,803 milliards en 2016, soit une progression de 23%.

Le Produit net bancaire a connu un bond de 7%

Pour réussir un tel résultat, il a fallu à la banque d'améliorer ses propres performances afin d'accroitre la création de valeur ajoutée. Le produit net bancaire (PNB) a connu un bond de 7%. Il passe  à 31,883 milliards contre 29,671 l'année précédente. La banque a ainsi pu contribuer à la solidarité nationale en versant à l'Etat au titre de l'impôt  9,644 milliards de FCFA. Il importe de souligner aussi qu’en 2016, la banque a accordé des stages à plus d'un millier de jeunes scolaires, étudiants et diplômés.

Le représentant de l’Etat malien, M. Souaïbou DIABY,  a exprimé toute sa fierté pour la performance réalisée avant de rendre un hommage appuyé à l’ensemble des travailleurs de la banque.  Quant à elle, la représentante de la DEG, la banque allemande, Madame Natalie De WIT, a félicité le PDG et les travailleurs de la banque pour ce résultat hautement satisfaisant. L'administrateur de l'Agence Française de Développement(AFD), M. Pascal COLLANGE s'est dit confiant quant aux perspectives de développement agricole du Mali avec comme partenaire la BNDA. Pour sa part, le Président Directeur Général de la BNDA, M. Moussa Alassane DIALLO, a attribué  ce bon résultat au professionnalisme et à l'engagement constant des hommes et des femmes qui travaillent au service de la banque. Il a adressé une mention spéciale aux clients qui continuent toujours de faire confiance à la BNDA.

Correspondance de Makanfing KONATE  depuis Paris

Nécrologie : décès du journaliste Jean-Karim Fall de RFI/France 24

Le monde de la presse est en deuil. Le célèbre journaliste de RFI et actuel rédacteur en chef de France 24, Jean-Karim Fall, est décédé, ce vendredi 26 mai, au sommet du G7 en Sicile.

De père sénégalais, un ancien diplomate Abdel Kader Pierre Fall et d’une mère française, Jean Karim Fall est né en mars 1958. Il est diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille. Dès sa sortie, l’homme à tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.
 
Grand reporter des théâtres d’opération en Afrique surtout à Radio France Internationale (RFI). Jean Karim Fall a tour à tour couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand en Guinée, c’était du temps de Thomas Sankara, en novembre 1986, ainsi que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou encore la guerre civile au Liberia dans les années 1990.

Chef du service Afrique de RFI, Jean Karim Fall fut l'un des premiers journaliste a annoncé la mort de l'ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993, à l'époque correspondant de RFI en Côte d'Ivoire. 

Après RFI, JKF atterrit en 2012, à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. 

Toute la rédaction de PressAfrik.com présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, ses proches. 

Source: Pressafrik.com

Fin de la grève des routiers -gros porteurs : Le pire évité !

La grève illimitée du syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers -gros porteurs- (SYNACOR MALI), qui était en cours depuis le 22 mai dernier a pris fin après satisfaction des dix points de doléances, selon le procès verbal de conciliation entre les deux parties, syndicat et gouvernement. L’information est tombée aujourd’hui.

Au nombre de ces points de doléances du SYNACOR MALI et qui ont eu satisfaction, figurent ‘‘la relecture de la Convention collective des chauffeurs et conducteurs routiers, l’exigence d’un contrat de travail entre les employeurs et les employés chauffeurs et leurs inscriptions à l’INPS ; l’application de l’arrêté n°001358/MICT-SG du 9 mai 2000 fixant les conditions d’établissement et de délivrance des permis et des autorisations de conduire ainsi que les conditions d’extension, de prorogation et de restriction de validité des permis de conduire’’.

Les deux parties, au-delà de la satisfaction des doléances et toujours selon le procès verbal de conciliation, se sont convenues à se revoir dès le 30 mai prochain au sein d’une commission paritaire de ‘‘relecture de la convention collective des chauffeurs et personnel routiers privés du Mali pour discuter de routes questions relatives au salaire’’. Les parties se sont également convenues de la transmission pour examen des dossiers INPS des travailleurs à la Direction Nationale du travail.

Le pire évité !

Il a fallu que de gros risques s’installent pour que le mot d’ordre de la grève illimitée du syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers -gros porteurs- (SYNACOR MALI), soit levé après. Ce sont les employés de ce secteur qui ravitaillent les stations d’essence en transportant du carburant sous d’autres cieux dans la sous-région. Et au bout d’une semaine d’arrêt de travail par ses hommes, les stocks étaient presque à vide.

Au moment où les parties signaient un procès verbal de conciliation, les populations étaient au bord du gouffre à la suite d’un manque cruel de carburant dans la capitale malienne. Il a fallait bien qu’au terrain d’entente soit retrouvé entre les parties, ou, par contre, le bruissement allaient s’arrêter dans les toutes les prochaines heures. Dans pareilles situations tout le monde sait ce qui pourrait se passer. A Bamako, des populations sevrées de leurs moyens de locomotion étaient prêtes à se faire entendre, d’une manière où d’une autre. Et des messages allant dans ce sens avaient déjà commencé à véhiculer sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas la cherté du carburant qui avait doublé de prix, qui posait problème, mais l’absence du produit dans les pompes.

A l’annonce de la suspension de la grève ce vendredi 26 Mai à Midi, le calme est revenu dans la capitale. Le carburant pourra bientôt retrouver son prix normal qui avait pris de l’ascenseur  dans quelques heures. Beaucoup de camions devant ravitailler les étaient stationnés quelques parts dans Bamako et environnants avec du produit sur eux.

Ce qu’il faut retenir de cette grève, c’est que son impact a été direct sur la population. Cinq jours seulement pour se faire entendre.  Par contre, le syndicat de la santé a récemment constaté 38 jours d’arrêt de travail sans que la population malienne dans sa majorité ne sente concernée. Ce qui laisse à comprendre facilement que le problème énergique est plus urgent que celui de la santé.

Djibi Samaké

Mali24

 

Communiqué du Conseil des Ministres du jeudi 25 mai 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le jeudi 25 mai 2017 dans la Salle de conférence du Gouvernorat de Ségou, sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :
- adopté des projets de texte ;
- et procédé à des nominations.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE :

Sur le rapport du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, le Conseil des Ministres a adopté :

1. un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles en République du Mali ;

2. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office national des Pupilles en République du #Mali.

La loi du 27 décembre 2016 institue les pupilles en République du Mali et leur confère des droits spécifiques, notamment en matière de santé, d’éduction ou de formation professionnelle.

Elle prévoit aussi la création d’un service public chargé de veiller à l’application effective de ces droits spécifiques.

Les projets de texte présentés sont adoptés en application de la loi du 27 décembre 2016.

Le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi du 27 décembre 2016 précise les pièces à fournir pour la constitution du dossier des pupilles et la procédure à suivre auprès des autorités compétentes pour l’acquisition de la qualité de pupille.

Il détermine également les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la procédure de reconnaissance du statut de pupille, de l’identification de l’enfant éligible jusqu’à la délivrance de la carte de pupille.

Il définit aussi les modalités de prise en charge des droits conférés aux pupilles.

Les deux autres projets de texte adoptés créent et organisent l’Office national des Pupilles en République du Mali sous la forme d’un établissement public à caractère administratif.

L’Office sera chargéd’identifier les enfants et de proposer ceux qui sont éligibles au statut de pupille de la Nation ou de pupille de l’Etat.

Il veillera également à la mise en œuvre effective des droits conférés aux pupilles, notamment la prise en charge des frais d’actes médicaux, de soins, de scolarité, d’apprentissage et de formation, l’octroi de bourse d’enseignement supérieur ou le placement des pupilles en institution spécialisée.

L’Office assurera aussi le suivi des pupilles de la Nation et des #pupilles de l’Etat ainsi que la coordination de toutes les interventions concourant à garantir leur prise en charge adéquate.

L’adoption des présents projets de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la solidarité nationale en faveur des couches vulnérables et ouvre la voie à la mise en œuvre effective de la loi du 27 décembre 2016 instituant les pupilles en République du Mali.

AU TITRE DU MINISTERE DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA REFORME DE L’ETAT :

Sur le rapport du ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat.

La Direction des Finances et du Matériel d’un département ministériel a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics relevant de ce ministère.

L’adoption du présent projet de décret vise à doter, pour les cinq prochaines années, la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat en personnel nécessaire pour la mise en œuvre de ses missions.

AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE :

Sur le rapport du ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les avantages accordés au personnel du Pôle judiciaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transnationale organisée.

Le Pôle judiciaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transnationale organisée est institué par la loi du 21 mai 2013 auprès du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako en vue de la poursuite et de l’instruction des infractions de nature transnationale, notamment les actes de terrorisme, le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux.

Il comporte un parquet spécialisé, des cabinets d’instruction spécialisés et une brigade de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

Il a compétence nationale et dispose des assistants spécialisés dans les domaines de sa compétence et des officiers et agents de police judiciaire.

Le projet de décret adopté accorde au personnel du Pôle judiciaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transnationale organisée une prime de fonctions spéciales, une indemnité de représentation et de responsabilité, une indemnité de sujétion pour risques et des indemnités pour heures supplémentaires.

Son adoption s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la lutte contre le terrorisme et autres crimes transnationaux organisés et participe de la motivation du personnel du Pôle judiciaire spécialisé au regard des risques encourus et des responsabilités assumées dans la lutte contre ces fléaux.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Ambassadeur Représentant Permanent du Mali auprès de la Confédération Suisse et de l’Office des Nations Unies à #Genève :
- Monsieur Mamadou Henri KONATE, Gestionnaire
Conseillers techniques :
- Monsieur Cheick Oumar COULIBALY, Conseiller des Affaires Etrangères
- Monsieur Alassane DIALLO, Conseiller des Affaires Etrangères
Chargé de mission :
- Madame Fatou Binta DIOP, Juriste
Inspecteur en Chef de l’Inspection des Services Diplomatiques et Consulaires :

- Monsieur Boubacar Gouro DIALL, Conseiller des Affaires étrangères
Inspecteur en Chef Adjoint des Services Diplomatiques et Consulaires

- Monsieur Mohamed Mahmoud BEN LABAT, Conseiller des Affaires étrangères

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DU DESENCLAVEMENT
Conseiller technique :
- Madame DIARRA Assitan KEITA, Ingénieur des Constructions civiles

Ségou, le 25 mai 2017
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

Koulouba : Les raisons de la démission de Racine Thiam

La démission du directeur de la communication à la présidence, Racine Thiam défraye la chronique des medias le début de la semaine même si cette démission n’est pas encore suivie d’une publication scandaleuse sur les réseaux sociaux comme le cas du bouillant Docteur Etienne Fakaba Sissoko. Poussé à la porte, ses détracteurs ont fini par l’abattre

Depuis quelques mois, le jeune  directeur de la  communication de la première institution  brille par son absence.  Au sommet de l’Etat, le clanisme est un sport favori. Si par malheur, vous vous retrouvez dans leur viseur, vous êtes poussés à la porte. C’est le cas de Racine Thiam qui subissait les coups bas d’un clan qui jurait de lui faire partir. Pour certains qui le vomissaient, c’était un imposteur et pour d’autres, il était tout simplement incompétent et incapable de soigner l’image du Président, la première institution. La somme de ces insinuations frissonnait quotidiennement l’ancien patron de la communication d’Orange Mali. Pour dire qu’une machine à destruction massive  était mise en branle pour saboter ses actions.

Selon une source bien introduite, ce clan qui a fini par démolir l’enfant chouchou de Badalabougou, serait piloté par une proche de la famille présidentielle. A en croire notre source, le Président de la République n’écoutait plus son directeur de la communication, Racine Thiam, car il serait convaincu que le garçon n’était qu’un dindon de la farce en communication. La preuve, ces derniers temps, il était écarté toutes les grandes activités du Président de la République comme , la visite d’IBK en Arabie saoudite. Même s'il était à Gao, M Thiam n'avait plus assez de pouvoir lors de la visite du président Macron à Gao.

A noter que le calvaire du jeune Thiam n’a pas commencé aujourd’hui. Il a été contraint d’interrompre le rendez-vous mensuel « Rendez-vous avec Koulouba » qui a été sabotée. On lui a reproché de faire de l’autopromotion et non de vendre l’image du Président de la République. « Il n’est pas dans son rôle de prendre le devant pour porter la parole du Président de la République. Il doit lui conseiller seulement », nous confie une source proche de Koulouba.

Le clan destructeur de Racine avait noué même des connexions avec certains media pour vilipender l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2013. Comme si cela ne suivait pas, Racine Thiam s’est vu heurter à un problème de budget de communication.  Finalement, affaibli, torturé, négligé et vilipendé il a fini par jeter l’éponge. En définitif le clan a fini par l’abattre

Dily Kane

mali24

 

Loi posthume Katio portant sur le statut général des militaires : La prime à la mort pour les sacrifiés du régime

A l’issue du constat d’échec à mi-parcours de la loi de programmation militaire dans notre pays, le régime expérimente un nouveau concept à travers une ordonnance sur le statut général des militaires qui met l’accent sur les morts.

L’un des objectifs de cette nouvelle reforme de notre armée, était de se doter d’ici l’horizon 2019, d’une organisation et d’un plan d’équipement, de disposer d’un outil de défense adapté aux besoins de sécurité, et capable en toutes circonstances de défendre l’intégrité du territoire national tout en contribuant à la consolidation de la démocratie. Deux ans après l’adoption de la loi d’orientation et de programmation militaire (Mai 2015), force de constater que les choses se dégradent de jours en jours. L’hécatombe au sein de nos forces armées s’accentue d’heure en heure. L’équipement tant promis se fait toujours attendre malgré l’urgence. L’argent du contribuable est jeté par la fenêtre à travers l’achat d’avion de commandement et de transports qui ne sont d’aucune utilité sur le théâtre des opérations. A défaut d’admettre publiquement l’échec à mi-parcours de ce projet politique qui allait coûter à terme sur une période de 5 ans, la somme de 1230 Milliards de FCFA, le régime joue à la diversion à travers la loi posthume Katio.

Le tristement désormais célèbre ordonnance adoptée le jeudi 18 Mai 2017 en plénière à l’assemblée nationale est un aveu d’impuissance de la part du régime. Pourquoi avoir sorti aujourd’hui un texte qui a été déposé depuis le 28 septembre 2016 ? Il s’agit ni plus ni moins qu’une volonté manifeste de détourner l’attention du peuple sur les morts évitables de nos soldats.

Après les médailles à titre posthume largement décriées par l’opinion, Katio national innove tristement avec l’argent et les grades à titre posthume. Incitation à la mort ou achat de la dignité des parents des militaires sacrifiés ? A tous les coups, la loi funeste Katio suscite des débats au sein de l’opinion nationale. Pour les uns, ces nouvelles mesures sont de l’insulte à la mémoire de nos soldats tombés sur le champ de l’honneur. Pour les autres, c’est tout simplement le dernier round d’un régime à bout de souffle. Pourquoi se battre pour le confort de la postérité des soldats pendant qu’il est possible de sauver leur vie avec les mêmes moyens ? Veut-il nous faire croire que nos soldats préfèrent de l’argent à titre posthume que des armes qui sauveront leur vie ? A défaut d’édifier le peuple sur ces questions, d’ors et déjà, la manœuvre politique du pouvoir est vouée à l’échec. Quelle sera la réaction des miliaires en dehors de la hiérarchie dont la voix ne porte plus ?

A défaut du sein de sa maman, l’on tête aisément celui de sa grand-mère. Ce dicton est-il compatible avec un secteur aussi sensible que l’armée ? Pour Karim Keita et son père, la réponse est visiblement oui. Le ridicule est devenu un vain mot dans le Mali d’aujourd’hui. Se substituant au chef suprême des armées, au Ministre de la défense et au chef d’Etat-major, le fils du président de la république et non moins président de la commission défense de l’assemblée nationale se donne des libertés qui commencent à irriter les Maliens. A la place des avions de combats, Karim mise gros sur la mort des soldats. Pour les observateurs, cette nouvelle disposition unique en Afrique est un aveu d’impuissance d’un régime qui prépare l’opinion à des morts chez nos militaires. Pour les parents des militaires, cette mesure ne saurait être la bienvenue, sauf si Karim accepte d’aller au front dans les mêmes conditions.

Partout et nul part, Katio est devenu encombrant pour son père et irritant pour la hiérarchie militaire. Si toutes les conditions étaient réunies pour nos Famas, la loi posthume Katio allait être la bienvenue. Malheureusement, cette mesure tardive et inopportune n’est ni plus ni moins que l’officialisation de la prime à l’abattoir. A défaut d’empêcher la mort de nos soldats, le fiston national expérimente une manœuvre de diversion à travers cette ordonnance très généreuse. En déphasage total avec les aspirations des Maliens, Katio tente d’acheter la conscience des parents de nos soldats après celui des jeunes de la commune II.

En substance une partie de cette mesure ridicule prévoit que chaque militaire décédé sur le front est promu au grade supérieur et reçoit dans un délai de 3 mois, l’équivalent de 10 ans de salaire comme capital décès sans compter les autres avantages.

Quand ont sacrifie les soldats vivants, c’est donc logique qu’on transforme les morts en héros, a fulminé un militaire à la retraite juste après l’annonce de la loi posthume par Katio à la télé. Nous reviendrons dans nos prochaines parutions sur l’intégralité de notre entretien avec ce militaire à la retraite qui ne mâche pas ses mots.

Dans les pays ou le respect de la dignité humaine est de rigueur, cette loi serait assimilable à une trahison en temps de guerre. Aujourd’hui, le peuple malien ne veut plus de mort parmi nos militaires. Est-ce difficile à comprendre pour le président IBK et son fils ? Karim ignore-t-il que la vie d’une personne, de surcroit un militaire n’a pas de prix ? Pour les observateurs, cette loi posthume Katio est une insulte pour le peuple, plus encore pour les famas. Dans l’attente de meilleures conditions pour rivaliser avec l’ennemi, l’armée malienne reçoit une prime à la mort. Quel mépris ?

Nous y reviendrons !

Lamine Diallo

Source : L’Espion

 

 

 

 

IBK et la présidentielle 2018 : -Candidat de la CMP ou du RPM ? - Les hommes sûrs d’IBK -Ceux qui s’aligneront contre lui - Les indécis de la candidature unique

A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2018, l’équation de la candidature unique d’Ibrahim Boubacar Keïta est murmurée dans le landerneau politique malien et timidement posée au sein de la Convention de la Majorité présidentielle (CMP). Ce silence relatif des partis qui composent ce regroupement politique s’explique en partie par la réticence de certains d’entre eux à l’option de candidature unique. Par contre, d’autres y sont fortement favorables. Un troisième groupe comprend des leaders politiques qui vont infailliblement s’aligner au starting-block, quoi qu’il arrive. Dans l’un ou l’autre cas, le RPM, parti présidentiel, a besoin d’avoir, le plus tôt possible, une idée précise du topo de ses vrais alliés pour poser les jalons d’une réélection du président IBK, y compris dès le premier tour.

En Afrique, rarement un  président renonce à briguer un second mandat ou échoue à rempiler à ce stade. On explique généralement cette volonté de se maintenir au pouvoir par le désir de consolider les acquis, mais surtout d’achever l’œuvre entamée et les chantiers ouverts.

Au Mali, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré (ATT) ont tous passé le cap du premier mandat, respectivement en 1997 et en 2007.

Si le premier président du Mali démocratiquement élu en 1992 a dû batailler seul lors du 1er tour de sa réélection, ATT a lui, bénéficié du soutien d’une coalition de partis politiques importants dont les plus en vue, en 2007. Ce qui lui avait permis de rester à Koulouba, sans coup férir, et dès le premier tour. Un plébiscite !

Le troisième président de l’ère démocratique, Ibrahim Boubacar Keïta vient de confier à la chaine de télévision Al Jazeera qu’il est candidat à sa propre succession. D’ailleurs, sa grande offensive lancée, début mai, en faveur d’importants projets de développement en dit long sur cette logique et légitime ambition.  Mais, auparavant, ses lieutenants au sein du RPM, à l’image du président du parti, Bokary Tréta, avaient déjà commencé à « vulgariser » que leur mentor briguera un second mandat en 2018.

Si cela ne fait l’objet d’aucune ambiguïté, la question est de savoir quelle sera l’équation pour faciliter une nouvelle victoire éclatante de leur candidat? La question est d’autant plus pertinente, que l’on sait qu’IBK a été élu en 2013, certes par les militants et sympathisants du RPM, mais aussi grâce au soutien de plusieurs partis politiques, à la société civile, notamment les religieux musulmans.

Donc en s’installant au pouvoir, le président IBK s’est concocté, après les législatives de novembre 2013, une majorité confortable, avec laquelle il gère le pays, sur le principe du partage du pouvoir.

Naturellement, une telle coalition se construit et évolue avec deux plans de bataille au fur et à mesure qu’approchent les échéances électorales, en particulier la Présidentielle.

Un plan A consiste à former autour du président sortant un boc de soutien à une candidature unique. Un plan B prône plutôt de libérer les initiatives de candidatures, tout en se fixant un objectif global de ralliement massif au candidat qui ira au deuxième tour.

Dans le cas malien, l’année électorale s’approche à grands pas, et pour le moment, aucune option n’est dégagée comme stratégie au sein de la Convention de la majorité présidentielle, même si le débat y est ouvert timidement. Malgré ce silence autour du sujet, des tractations sont en cours pour convenir d’une candidature unique, car, tôt ou tard, il en sera question.

Les fidèles d’IBK

Le RPM de Bokary Tréta, le PS Yeleen Kura de Amadou Koïta, le RDS de Younouss Hameye Dicko, l'APR de Oumar Ibrahim Touré, le MODEC de Konimba Sidibé, la CODEM de Housseini Amion Guindo, l'UDD de Tiéman Hubert Coulibaly, l'UM-RDA Faso Jigui de Bocar Moussa Diarra sont des partis sur lesquels le président peut compter dès le premier tour. Le groupage de ces formations politiques rappelle une certaine complicité depuis 2013, d’une part, et le désir de rester dans les grâces du pouvoir d’autre part.

Le jeune Amadou Koïta ne devrait pas se présenter (pour éviter d’écrire formellement qu’il ne se présentera pas) contre IBK. Rien qu’en analysant la façon dont il a rallié la CMP et la grande considération à lui accordée par le chef de l’Etat avant et depuis qu’il est ministre. D’ailleurs, tout porte à croire que Koïta sera le fer de lance lors des prochaines campagnes présidentielles. Ses atouts : un politicien aguerri, un bon orateur pour haranguer la foule. Younouss Hameye Dicko a déjà clarifié sa position, celle de soutenir la candidature d’IBK. Donc il ne sera pas candidat.

La complicité entre Tiéman Hubert Coulibaly et IBK ne date pas d’aujourd’hui. On se rappelle qu’il fut parmi les premiers à donner son soutien à IBK en 2013. Son rappel au gouvernement pour lui confier le ministère de l’Administration territoriale en dit long sur un probable deal entre les deux hommes.

Au sein de la CODEM, le débat a été reporté. Mais, de l’avis de la majorité d’observateurs, le président du parti de la quenouille ne devrait pas s’aligner contre IBK. Ils en veulent pour unique argument, le soutien inconditionnel du président IBK à son ministre dans les durs combats qu’il a eux dans l’accomplissement de ses missions ministérielles. IB l’a soutenu contre des Premiers ministres, des ministres, certains acteurs du football, des hommes politiques mal intentionnés, bref, tous ceux qui veulent faire tomber son ministre. En plus, le président de la République lui a toujours renouvelé sa confiance depuis avril 2014 à chaque remaniement ministériel. Calcul politique ou pas, « Poulo » est un homme d’IBK.

Cependant, pour tous les cas que nous venons d’évoquer, le dernier mot revient aux instances des partis concernés.

Les adversaires du président en 2018

Membre de  la CMP, le parti  Yelema de Moussa Mara, bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur le sujet, va présenter une candidature à la prochaine Présidentielle. Cela ne saurait souffrir d’aucune ambiguïté. Et pour cause ! Depuis son débarquement de la Primature, et le rapport accablant de l’Assemblée nationale sur sa visite à Kidal, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, semble être dans une logique d’en découdre avec le régime actuel. Il ne cesse de multiplier les sorties médiatiques, pour critiquer la gouvernance d’IBK. Ses fléchettes à l’endroit du régime mettent en évidence sa rage de prendre sa revanche sur celui qui l’« a fait monter sur l’arbre avant de couper le tronc ». Cela passe par son élection à la magistrature suprême. Paradoxalement, son appartenance à la CMP n’a aucune influence sur son comportement discourtois vis-à-vis de la gestion de son ancien mentor. Bref, les hostilités sont lancées  pour 2018 entre IBK et Moussa Mara.

L’Adema et les autres indécis 

A l’Adema règne une atmosphère de confusion qui risque de disloquer encore le parti. Un soutien  à  IBK ou la  présentation d’un candidat divise aujourd’hui le parti de l’abeille. Les avis sont partagés et on se retrouve avec deux tendances. Une première où l’on soupçonne le président du parti, le professeur Tiémoko Sangaré, et certains ministres du gouvernement, d’opter pour le soutien sans faille à IBK dès le 1er tour, comme en 2007 avec ATT.

L’autre tendance n’est pas dans la même logique. Elle a d’ailleurs deux propositions : la candidature de Dioncounda, pur produit de l’Adema, ou à défaut une candidature externe, mais qui portera le maillot du parti de l’abeille. Le choix de ceux-ci porterait sur l’ancien Premier ministre, Oumar Tatam Ly. Qui aura le dernier mot ? Le temps nous édifiera. En tout cas, une divergence pour trouver un terrain d’entente pourrait conduire une fois de plus  à l’effritement du parti de l’Abeille.  

Les chefs des partis  CNID,  MPR, et UM-RDA  n’ont pas été reconduits lors des deux derniers remaniements. C’est vrai qu’ils n’ont pas fait de déclarations officielles  fracassantes, mais toujours est-il que, selon certains, ils ne sauront accepter leur remerciement pour avoir soutenu le président IBK et ils demeurent toujours dans la mouvance présidentielle. Mais, seul le temps reste maître pour dévoiler leurs ambitions.

Soumeylou Boubeye Maïga, secrétaire général de la présidence est un politicien intraitable. Quel que soit son intimité, sa complicité avec quelqu’un, personne ne le maîtrise. Sa position le place parmi le cercle restreint de fidèles autour du président IBK. Certes, son soutien d’emblée à la candidature du président IBK ne serait qu’une reconnaissance à l’égard de son patron, mais sa candidature ne fera que confirmer son statut d’homme politique convaincu de son idéal  que le pouvoir est fait pour être conquis.

Tout cela dénote que la CMP a des difficultés pour parvenir à un (futur) consensus. Le chemin n’est plus long qui conduit à 2018. Alors, une clarification des intentions s’impose.

Housséini Traoré

Source: Info Soir

 

Entrave au processus de paix : La CMA visée par des sanctions internationales

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) est visée par des sanctionnées ciblées allant jusqu’à la suspension, avec effet immédiat, du règlement des indemnités de ses représentants au sein du CSA et des sous-comités thématiques. Hier, mercredi, le président du Comité de suivi de l’accord (CSA), l’ambassadeur algérien, Ahmed Boutache fait part de ses inquiétudes sur la marche du processus de paix.

Dans une correspondance adressée à Brahim Ould Sidatti, représentant de la CMA au CSA, l’ambassadeur algérien dresse un tableau peu reluisant de l’engagement des ex-rebelles de Kidal à avancer dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

A l’issue d’une réunion extraordinaire, tenue hier, regroupant la Médiation Internationale, les représentants du gouvernement malien, il a été ont noté avec inquiétude le non-respect, par la CMA, de l’engagement solennellement pris de libérer le bâtiment qu’elle occupe à Kidal afin de permettre la mise en place du Moc dans la Cité de l’Adrar des Ifoghas.

“Vous conviendriez certainement que l’attitude de la CMA, qui participe d’une volonté manifeste de blocage de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, ne sert nullement les intérêts de la paix dont la construction cristallise tous nos efforts”, écrit M. Boutache.

Selon lui, “la persistance de la CMA dans cette attitude négative, préjudiciable à maints égards à la concrétisation de nos objectifs fondamentaux communs, ne peut que conduire, au bout du compte, à retarder davantage la mise en œuvre de l’accord qui a déjà enregistré un retard notable relevé et pointé du doigt par tous, et, en même temps, priver les populations du Nord d’accéder enfin aux dividendes de la paix et de la réconciliation dont l’attente s’éternise du fait de manœuvres politiciennes aux desseins inavoués condamnables”.

L’ultime avertissement à la CMA

S’adressant au représentant de la CMA au CSA et au nom de la Médiation internationale, “lasse de toutes ces tergiversations et de tous ces rebondissements dénués de tout sens et contre-productifs”, l’ambassadeur Boutache exhorte la CMA à honorer, sans délai, l’engagement pris d’évacuer le bâtiment occupé par vos hommes en armes à Kidal.

“Ce sera là, pour la CMA, la seule possibilité et la chance ultime de garder encore une certaine crédibilité et une certaine respectabilité et de continuer à être un partenaire dans la construction de la paix”.

Le président du CSA, de nature calme, menace : “Si, dans les plus brefs délais, la CMA ne fait pas le geste de bonne volonté attendue d’elle, d’évidence, elle fera l’objet d’une condamnation unanime de la communauté internationale et s’exposera à des mesures contraignantes dont la toute première sera la suspension, avec effet immédiat, du règlement des indemnités de ses représentants au sein du CSA et des sous-comités thématiques”.

 

La bonne foi de l’Etat

Et M. Boutache d’enfoncer les ex-rebelles. “C’est ici le lieu de rappeler que les indemnités, au titre du mois d’avril, ont été prises en charge par le gouvernement de la République du Mali. Ce geste de bonne volonté constitue aussi un sacrifice pour le gouvernement malien, au regard de ses contraintes financières. Il était donc attendu qu’il soit compensé, à tout le moins, par un autre geste de bonne volonté de la CMA qui a plutôt choisi, une fois de plus et une fois de trop, de ne pas honorer ses engagements”, a déploré l’ambassadeur algérien face au comportement peu orthodoxe de la CMA.

Cette sortie, première de l’Algérie face à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), est un signal fort. Reste à savoir si la communauté aura le courage de prendre une position commune pour contraindre la CMA à respecter ses engagements.

A. M. C.

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

Négocier avec les djihadistes maliens : Le président IBK se fourvoie

«IBK est dans le déni des réalités». Ces propos de l’ancienne ministre Mme Sy Kadiatou Sow traduisent à suffisance, aujourd’hui, l’incompréhension des Maliens après les sorties médiatiques du président de la République sur les conclusions de la Conférence d’entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 2 avril 2017. IBK a, en effet, réfuté lors de ces récentes interviews le souhait des participants de négocier avec les djihadistes maliens. C’était d’ailleurs l’une des recommandations fortes des assises qui a été relayée par la presse, même si le chef d’Etat vient de déclarer qu’elle n’était pas actée dans aucun document.

Ibrahim Boubacar Kéïta multiplie, ces derniers temps, les sorties médiatiques. Une question revient régulièrement lors de ces sorties : la recommandation de la Conférence d’entente nationale invitant les autorités maliennes à dialoguer avec les djihadistes maliens. Lors du déplacement à Gao d’Emmanuel Macron, le président de la France, IBK a accordé une interview à la Radio France Internationale(RFI) au cours de laquelle  le journaliste rappelle : «Il faut dialoguer avec les extrémistes religieux du Nord-Mali, en l’occurrence Iyad Ag Ghali », dit l’une des recommandations de la Conférence d’Entente Nationale du 27 mars dernier. Qu’est-ce que vous en pensez ?».

La réponse du président du Mali est sans équivoque : «aucune recommandation de la Conférence d’entente n’a dit cela. La Conférence d’entente nationale n’a pas été actée. Un des participants à la Conférence d’entente nationale a tenu de tels propos. C’est son souhait, sa liberté mais cela n’a pas été acté comme résolution de la Conférence d’entente nationale… ».

A quelques jours d’intervalle de ses propos, le président malien  récidive. Dans une interview sur la chaine Qatari, Al-Jazira, en marge du Sommet Islamo-arabo-américain, le journaliste lui pose la question suivante : Qu’en est-il de la résolution de la Conférence d’entente nationale qui prescrit de négocier avec Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa ?

Et la réponse d’IBK est toute sèche : «Non ! La Conférence n’a pas réclamé cela. C’est les propos d’un intervenant, cela n’a pas été acté ou suggéré par la Conférence. On ne peut pas considérer cela comme un acte de la conférence».

Mais le président IBK a tout faux. La recommandation de négocier avec les djihadistes maliens, un souhait exprimé à maintes reprises par l’ancien ministre malien Tiébilé Dramé et l’imam Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil Islamique (HCI),  a été bel et bien actée.

Il suffit juste de lire les recommandations générales de la conférence pour s’en rendre compte. Il est écrit, noir sur blanc, dans «le Chapitre 6.6 portant sur la paix et la réconciliation nationale à la page 89 ; Alinéa  12 (négocier avec les belligérants du centre en l’occurrence Ahmadou Kouffa tout en préservant…..). Mieux, l’alinéa 13 du même document revient sur la requête de dialoguer en invitant à «négocier avec les extrémistes religieux du Nord notamment Iyad Ag Ghaly tout en préservant le caractère laïc de l’État».

De nombreuses personnalités se demande à quoi joue le président Ibrahim Boubacar Kéïta en niant des faits irréfutables, surtout qu’ils se sont déroulés devant les yeux du monde entier. Mme Sy Kadiatou Sow a bien fait de dire : « c’est une insulte à l’endroit des participants à la Conférence d’entente nationale…On est en droit de se demander si cette conférence était si importante pour le président de la République».

Madiassa Kaba Diakité

Source: Le Républicain

Présidence : Racine Thiam démissionne de son poste à la communication

Racine Thiam démissionne de son poste de conseiller à la communication de la Présidence de la République du Mali . L'information est tombée ce mardi 23 mai 2017. Pour le moment, nous cherchons les raison de son départ de la président.

Nommé le mois de novembre 2015 directeur de la Cellule de communication de la présidence, Racine THIAM  a claqué la porté de la présidence âpres la démission fracassante docteur Etienne Fakaba Sissoko conseiller en Economie.

Mali24

Visite du Président Macron à Gao : le Général Didier Dakouo, désavoué !

Que s'est-il passé ? La question mérite d'être posée au vu du comportement de certains militaires à l'égard du général Didier Dakouo, qui, de surcroît, est actuellement le chef d'état-major général des armées maliennes. Certainement que beaucoup d'eau a coulé sous le pont Wabaria de Gao. Des soldats aux hauts gradés en passant par les sous-officiers, lors de la visite de Macron, les soldats passaient devant le général Didier Dakouo sans le saluer. Certains sont même montés sur ses pieds sans savoir que c’était leur chef. D'autres l’ont fait sciemment. Il connaît les réalités du terrain ; il sait combien les soldats souffrent sur le terrain. Mais, pour certains, il ne fait rien pour l'amélioration des conditions des soldats ; il ne les rend visite quand il y a le ministre ou le président. Tout le contraire des discours qu'il tenait quand il évoluait avec eux sur le terrain. Aujourd'hui, certains hommes au front n'ont aucun respect pour le général Didier Dakouo. Pourtant, il était leur chouchou et les hommes lui faisaient entièrement confiance. Son silence face à certaines dérives au sein de l'armée n'est pas apprécié, et les soldats ne le lui ont pas caché le vendredi 19 mai à Gao. Mon général, vous avez le temps de rectifier le tir.

Le Reporter

Kidal : Zahabi Ould Sidi Mohamed explore l’opération de désarmement des ex-rebelles

Une délégation de haut niveau conduite par le président de la Commission Nationale du Désarmement, de la Démobilisation et la Réinsertion, Zahabi Ould Sidi Mohamed et du Président de la Commission Nationale d’Intégration, le Général Gabriel Poudiougou, est arrivée, ce lundi 22 mai, à Kidal.

A sa sortie du camp de la MINUSMA, la délégation a été accueillie par le président en exercice de la CMA, Algabass Ag Intalla et le président de l’autorité intérimaire, le Colonel Hassan Fagaga ainsi que de nombreux officiers issus des rangs des ex-rebelles.

Cette visite de l’ex-ministre de la réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, à Kidal bastion de la rébellion, vise à étudier  les voies et moyens pour mieux accomplir la tâche qui lui est confiée relative au désarmement des groupes armés au Nord du pays et l’intégration au sein de l’armée malienne conformément aux dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Il convient de préciser que le camp de l’armée devant accueillir le MOC chargé de prendre en charge les patrouilles mixtes est encore occupé par la CMA. De plus, les ex-rebelles n’ont toujours pas fourni la liste de leurs combattants devant être concernés par cette opération.

Source: kibaru

2 Casques bleus tués dans une attaque dans le Nord

Bamako - Deux Casques bleus ont été tués au Mali et un troisième blessé mardi dans une embuscade tendue aux environs d'Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies (Minusma).

Ils effectuaient une patrouille à pied vers 06H30 GMT à 5 km d'Aguelhok, a précisé la force de l'ONU dans un communiqué, sans révéler leur nationalité. Une source militaire au sein de la force de l'ONU a affirmé à l'AFP qu'ils appartenaient au contingent tchadien.

"Cette attaque s'ajoute à une vague de violences qui, au cours des dernières semaines, a ciblé sans distinction les populations civiles, les forces armées maliennes et les forces internationales", a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le texte.

"Ces violences ne visent qu'à ébranler les efforts du camp de la paix pour ramener la stabilité et l'unité au Mali", a-t-il estimé, réaffirmant le soutien de la Minusma aux "efforts du gouvernement malien et des autres parties signataires ainsi que du peuple du Mali dans la mise en oeuvre de l'accord" de paix.

Un Casque bleu libérien avait été tué le 3 mai dans une attaque contre le camp de la force de l'ONU à Tombouctou (nord-ouest).

Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées ces dernières semaines au Mali, avait été revendiquée par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", alliance jihadiste récemment créée, sous le commandement du chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, a exhorté le 19 mai toutes les parties prenantes et les pays voisins à "accélérer" le processus de paix, lors d'une visite de la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

"On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner", a-t-il lancé, en présence de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta.

A l'approche du deuxième anniversaire de cette signature, les progrès "ont jusqu'à présent été inégaux et nombre de dispositions importantes de l'accord, y compris des mesures prises à titre provisoire essentielles d'ordre politique et sécuritaire, ne sont toujours pas appliquées", regrette le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali.


(©AFP / 23 mai 2017 17h35)

Source: Romandie

 

Eglise catholique du Mali : L’archevêque Jean Zerbo nommé cardinal

La bonne nouvelle a été accueillie dimanche dernier avec joie par les chrétiens de l’église catholique du Mali. Il s’agit de la nomination de l’archevêque de Bamako Jean Zerbo en qualité de cardinal au Vatican. L’annonce a été faite par le Pape François à l’issue de la prière « Regina Coeli ».

« Je désire annoncer la tenue d’un consistoire le mercredi 28 juin pour la nomination de cinq nouveaux cardinaux dont Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako. Leur provenance de diverses régions du monde montre la catholicité de l’église présente sur toute la terre, en d’autres termes l’universalité de l’église », a rappelé le souverain pontife.


Désormais, le cardinal Jean Zerbo pourra participer au conclave, la réunion au cours de laquelle un nouveau pape est désigné. La cérémonie officielle au cours de laquelle les ecclésiastiques seront élevés au rang de cardinaux, aura lieu le 28 juin prochain en présence des nouveaux cardinaux. L’archevêque de Bamako qui y prendra part cristallisera l’admiration de la communauté chrétienne voire nos autres compatriotes d’autres religions parce que c’est une première dans l’histoire de notre pays de voir un prélat élevé au grade de cardinal au Vatican. Des messages de félicitations adressés au nouveau cardinal fusent de partout. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a ainsi  adressé un message de félicitation à l’archevêque de Bamako pour cette marque d’estime et de confiance placée en lui par le pape François. Selon le chef de l’Etat, cette nomination à l’ordre de cardinal est un grand honneur pour toute l’église catholique d’Afrique mais plus encore pour celle du Mali.


Originaire du diocèse de Ségou, Monseigneur Jean Zerbo  est né en 1943 à Ségou. Il a été ordonné prêtre en 1971 avant de s’envoler pour des études à Lyon (France) quatre ans plus tard. D’abord évêque auxiliaire de Bamako en 1988, il en devient archevêque titulaire dix ans plus tard, en 1998. Mgr Jean Zerbo devient ainsi le premier cardinal du Mali nommé pour son engagement dans le dialogue islamo-chrétien


En plus de Mgr Jean Zerbo, sont également nommés cardinaux Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne), Mgr Anders Arborelius, archevêque de Stockholm (Suède),  Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, archevêque de Paksé au Laos et enfin Mgr Gregorio Rosa Chávez, archevêque de San Salvador.

Anne-Marie KEITA

Source: Essor

 

FOCUS: Surprise à l’aéroport de Gao: IBK sans son tapis rouge

Qui aurait cru que le président IBK pouvait se déplacer sans son tapis rouge ?

Et pourtant, c’est ce qui est arrivé vendredi dernier à Gao. Il a été accueilli à l’aéroport de la cité des Askia sans son tapis rouge qu’il admire tant. Les raisons nous les ignorons. Mais depuis que IBK a été élu président, il a fait du tapis rouge sa religion. Partout où il se rend à l’intérieur du pays, on lui déroule son tapis rouge. Comme on le dit l’exception confirme la rège. C’était le cas de Gao.

Il est important de signaler que dans les cités antiques grecques, le tapis rouge était d’origine païenne et était déroulé devant les combattants chaque fois qu’ils remportaient une victoire éclatante. C’était là une tradition visant à saluer le courage et la bravoure de ceux qui se battaient pour l’honneur et la dignité des cités grecques. Dans le pays des Gaulois, le tapis rouge signifiait la monarchie. C’est bien cette pratique séculaire qui a toujours cours en France pour accueillir avec dignité et honneur les hôtes et même les principautés nationales.

Chaque jour que Dieu fait, IBK ne cesse de surprendre mais surtout négativement. En tout cas, son attachement à son tapis rouge qui n’est nullement l’expression de nos us et coutumes exprime si besoin en était son penchant inavoué pour le pouvoir monarchique.

Source: L'Inter de Bamako

Niamina-Toukouni : L’ADEMA bat le rappel des troupes à Koulikoro

Avec des conseillers prêts à descendre au fin fond de la brousse, l’Adema peut compter sur la commune de Niamina et celle de Toukouni où s’était rendu Abdoul Baki Cissé le 21 mai 2017. Routes défoncées, manque d’adductions d’eau et difficultés d’accès à la carte NINA sont, entres autres, des problèmes qui préoccupe la population locale.

Dans la délégation se trouvait également Cissé Zeinab Haïdara, membre du bureau national des femmes Adéma et celui de la section de Koulikoro. Cette dernière avait passé la nuit dans le village de Niamina, discutant avec les villageoises prêtes à faire peser la balance du côté du parti de l’abeille lors des élections locales à venir.

Membre du Comité exécutif (CE), Cissé est aussi le président de la section Adéma de Koulikoro dont relève administrativement les communes rurales de Niamina et Toukouni, toutes deux situées dans la vallée du fleuve Niger, au Nord-ouest de la ville de Koulikoro.

Devant les habitants du village de Niamina, réunis sur la place publique, Abdoul Baki Cissé s’est réjoui de l’engagement politique des villageois en faveur de l’ADEMA. La sous-section du parti de l’abeille est une force politique dans la localité, selon Cissé qui a d’ailleurs été surpris par les particularités des acteurs politique.

C’est ainsi que malgré leur chance d’avoir la mairie, les conseillers Adema de Niamina ont accepté de composer avec un conseiller du RPM pour permettre à ce dernier de devenir maire. «L’Adéma est la première force politique à Niamina, mais le parti a accepté de se mettre à terre pour donner la chance à d’autres», a rappelé Abdoul Baki Cissé.

Cet édile qui doit presque son poste aux militants de l’Adéma était aux premières loges pour accueillir la délégation venue de Koulikoro. L’entente politique à Niamina, symbolisée par la présence du maire RPM à l’accueil de la délégation de Koulikoro, pourrait être déterminante dans les élections locales à venir.

L’esprit de corps qui a prévalu entre l’Adema et les autres partis pour donner la mairie au RPM est appelé à jouer en faveur du parti de l’abeille lors de l’élection des présidents des conseils de cercle et les présidents des régions. Mais en attendant, Abdoul Baki Cissé a invité les militants du parti à travailler d’arrache-pied.

Pour ce faire, le président de la section de Koulikoro a offert une moto à la sous-section de Niamina dont certains membres avaient souhaité avoir de quoi pouvoir sillonner les villages. L’objectif étant de remercier les comités pour leurs soutiens lors des communales passées où l’Adéma a obtenu 5 conseillés à Niamina.

Quant à Cissé Zeinab Haïdara, elle a tenu à faire savoir aux militants que la raison d’être d’un parti politique est la recherche du pouvoir. Cela nécessite beaucoup d’efforts en termes de mobilisation et de sensibilisation auprès des zones les plus reculées dont l’accès devient difficile pendant l’hivernage qui s’approche.

Mais aucune date n’est encore retenue pour ces élections, ont expliqué des membres de la délégation aux habitants de la commune rurale de Toukouni. Toutefois, la section de Koulikoro a battu le rappel des troupes dans ce village dont la sous-section a également été dotée d’une moto par le président de la section de Koulikoro.

Les réalités de Toukouni ne sont pas différentes de celles de Niamina, les deux localités étant liées par une piste boueuse pendant la saison des pluies. Selon Tenin Diarra, une habitante du village, le plus difficile est la corvée d’eau dont souffrent particulièrement les ménagères qui souhaitent voir un des bas-fonds transformée en retenue d’eau, en plus des forages.

Des militants de Toukouni ont voulu aussi en savoir plus sur l’élection des présidents des conseils de cercle et ceux des régions. Les membres de la délégation ont expliqué que pour la première fois, ces représentants de l’Etat seront élus au suffrage universel direct, donc de simples citoyens auront à les choisir dans un bureau de vote.

Le problème est que beaucoup de militants ont souhaité avoir leur carte NINA, mais ne savent pas comment s’y prendre. Pour résoudre ce problème, les mairies sont invitées à dépêcher des émissaires afin d’accélérer les formalités nécessaires avant le début de l’hivernage.

Soumaila T. Diarra

Source: Lerepublicainmali

 

Visite de SEM WANG YI, Ministre chinois des Affaires étrangères : Confirmation de l’engagement d’un pays ami aux côtés du Mali

Le Ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine SEM WANG YI a effectué le dimanche 21 mai 2017, une visite de 24 h à Bamako.

Cette visite qui s’inscrit dans le cadre du raffermissement de  la coopération bilatérale entre le Mali et la  Chine a débuté  à 11H00 par l’accueil du Chef de la diplomatie chinoise et de sa délégation par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, S.E.M Abdoulaye DIOP en compagnie de plusieurs hauts cadres du Département dont l’Ambassadeur du Mali  à Beijing, S.E.M  Lansina KONE. 

Après un bref entretien au salon d’honneur, les deux personnalités ont eu un autre tête à tête au Cabinet du Ministre Abdoulaye DIOP avant la traditionnelle séance de travail bilatérale regroupant les deux délégations.

Cette réunion a enregistré la participation de plusieurs membres du Gouvernement dont le Ministre de l’économie numérique et de la communication ; le ministre de l’énergie et de l’eau ; le ministre du développement industriel et les représentants de plusieurs départements ministériels : économie et finances, commerce, défense, etc. 

Au cours de la séance de travail coprésidée par les deux ministres des Affaires étrangères, MM. DIOP et YI, les deux parties ont discuté des sujets d’intérêt commun et des projets prioritaires soumis par le Mali au gouvernement chinois dans le cadre de la mise en œuvre des résultats du Sommet de Johannesburg. A l’issue de laquelle, les deux Chefs de la diplomatie malienne et chinoise se sont adressés à la presse. Il ressort de leurs déclarations, la volonté ferme du partenaire chinois de poursuivre et de renforcer sa coopération avec le Mali autour de plusieurs axes dont : le développement des infrastructures y compris les investissements industriels et agricoles, le renforcement des ressources humaines ; la paix et la sécurité.

Sur le plan régional et international, la Chine et le Mali ont réaffirmé leur convergence de vues sur la lutte contre le terrorisme et la réforme du conseil de sécurité en faveur de la représentativité de l’Afrique à travers deux postes permanents.

Les deux parties ont également réaffirmé leur ferme volonté de veiller à la mise en œuvre des résultats du Sommet de Johannesburg dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine tenu en décembre 2015. L’examen de nombreux projets et programmes sera approfondi  à l’occasion de la prochaine commission mixte Mali-Chine, qui aura lieu à Beijing (Chine), dans les prochaines semaines.

La Partie malienne a attiré l’attention de la Partie chinoise sur les difficultés rencontrées par les ressortissants maliens pour l’obtention des visas d’entrée en Chine. La Partie chinoise a exprimé toute sa disponibilité à travailler avec les autorités maliennes pour trouver une issue favorable à cette question. Dans ce cadre, il a été convenu que les deux parties procèdent dans les meilleurs délais à des consultations consulaires en vue de régler le problème. A cet effet, une mission interministérielle se rendra  prochainement en Chine.

Le Chef de la diplomatie chinoise s’est dit très honoré de venir au Mali et d’avoir des rencontres avec le personnel diplomatique chinois, les techniciens et les casques bleus engagés au sein de la Minusma.

 Après ce point de presse et un  déjeuner offert à la délégation chinoise, l’hôte de marque a été reçu en audience par Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Abdoulaye Idrissa MAIGA. 

Source : BIP - MAECI

 

En un mot : IBK confirme sa candidature en 2018

La candidature à sa propre succession du président de la République IBK en 2018 a été maintes fois annoncée par ses partisans. L’intéressé ne s’était jusque-là pas prononcé. Eh bien, la donne a changé depuis quelques semaines. Dans une interview à des chaînes de télévision arabes, le locataire de Koulouba ne fait plus mystère de sa volonté de briguer un second mandat. Si cette information n’a pas été trop vulgarisée sur le plan national, elle fait pourtant le buzz sur la toile.

Une telle annonce a tout de même le mérite de mettre fin aux hypothèses sur la candidature du chef de l’Etat en 2018. En précisant ses intentions pour la présidentielle de l’année prochaine, IBK faisait taire ceux qui évoquaient jusqu’ici sa retraite politique. Certains estimaient qu’IBK allait s’inspirer de l’exemple de son camarade de l’International socialiste, le désormais ancien président français, François Hollande. Candidat en 2018, Ibrahim Boubacar Kéita se doit néanmoins d’appuyer sur le champignon du développement pour espérer avoir de nouveau la confiance de ses compatriotes.

DAK

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général de la CPA: «La paix est la candidate à chercher et à élire…»

C’est la déclaration du secrétaire général de la Coalition des Peuples de l’Azawad (CPA, mouvement signataire de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger) M. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun lors de la clôture des travaux de la rencontre intercommunautaire du cercle de Goundam ce dimanche 21 mais 2017.

Pour lui, la paix constitue la candidate à élire. Il a déclaré également que son mouvement ne laisserait «personne prendre le Mali en otage.»

«Nous sommes interpellés et nous avons un devoir de soutenir et de supporter toute œuvre qui nous parle de paix. C’est ça notre candidate à chercher et à élire. Toute personne qui parle de paix, le minimum est d’apporter sa modeste contribution et de répondre à l’appel de la paix à construire. Celui qui n’en pourra pas doit garder le silence et prier Dieu pour que ça marche. Dans la paix, chacun a un bénéfice que le contraire n’en portera jamais. C’est à ce titre que nous avons pris le risque et le courage sur nous d’engager notre région (Tombouctou, ndlr) et notre pays le Mali le 15 mai dans la paix. Nous avons pris cette responsabilité. Nous l’assumons avec courage et nous continuerons à l’assumer tant qu’Allah nous en donne le courage et la capacité de le faire. Cela est un devoir pour chacun de nous. Un devoir pour les hommes, les femmes, les jeunes, l’administration, les services techniques et pour tous. Depuis deux (2) ans, nous avons signé l’accord pour la paix et la réconciliation. Chaque fois qu’il n’y a une initiative de paix, il y’a des oppositions. Quoi de beau de voir des hommes en armes de la CMA, la Plate Forme, à Goundam s’embrasser, prendre le thé ensemble et causer? Quoi de plus paix de voir également la CMPFR1 et 2, le MNLA, la CPA, le CJA, le HCUA, le MSA sont entrain de boire du thé ensemble ? Que peut-on faire de mieux pour ces filles et garçons que ça? Cela n’est-il pas mieux aujourd’hui? Cette action a été soutenue par le Général Didier Dako, chef d’Etat-major général des armées qui a donné instruction aux FAMA de donner la main à tous ses frères armés qui sont épris de paix pour faire du Mali un havre de paix. Nous sommes transparents et nous ne ferons rien en cachette. La MINUSMA et BARKHANE sont restées en coordination avec nous car nous sommes des hommes crédibles qui travaillent pour la paix et nous assumons nos actes quand nous le posons exactement comme nous les avons toujours assumés.

En tant que mouvement armé signataire d’un accord et qui a des engagements pour relever des défis de paix et de sécurité dans cette région, tant que nous le pouvons personne ne prendra en otage notre cercle, ni notre région, ni notre Mali  pour ce qui est de la paix. Je vous encourage à mutualiser l’ensemble de vos efforts et de vos mouvements pour que l’année prochaine scolaire nous puissions ouvrir nos écoles et les centres de santé partout. Nous sommes à votre disposition en tant que mouvement armé signataire de l’accord dans la mesure de nos possibilités parce que nous n’existons pas également sans vous. C’est vous qui êtes nous, c’est nous qui sommes vous. Vous devez vous mobiliser en cela pour faire de cette région un havre de paix. Nous n’avons pas d’autre agenda en dehors d’un Mali refondé, uni dans lequel toutes les diversités sociales et culturelles se retrouvent en symbiose, un Etat arc-en-ciel dans lequel tout le monde est à l’aise.»     

Propos recueillis par

A.M.Bangou dit ECRIVAIN

Mali24

Le président IBK sur RFI :« L’Etat malien ne recule pas »

Emmanuel Macron, pour son premier voyage présidentiel en Afrique, a passé la journée du vendredi 20 mai 2017 sur la base militaire de Gao, dans le nord du Mali. Il est allé à la rencontre des militaires français postés sur place dans le cadre de l'opération Barkhane. Il a été reçu par son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, avec lequel il s'est entretenu. Envoyé spécial sur ce déplacement à l'étranger pour RFI : Christophe Boisbouvier. Le président malien lui a accordé un entretien après sa rencontre avec le Chef de l'Etat français.

RFI: Monsieur le Président, c’est votre premier entretien avec le nouveau Président français, Emmanuel Macron. Comment cela s’est passé ? Quelle est la différence avec François Hollande ?

Ibrahim Boubacar Keïta : D’abord, je me félicite que le Président Macron ait choisi de venir au Mali, même si ce n’est pas une visite officielle - c’est une visite aux troupes au Mali -, ce geste nous est allé droit au cœur et c’est pourquoi nous avons tenu à l’accueillir, personnellement, ici à Gao. Très, très bonne impression. Très bon entretien. Très bon contact.  Le Président Macron est un homme d’une exquise courtoisie, en possession absolue des dossiers. Il sait de quoi il parle. Il n’y a pas de comparaison à faire. Je pense que le Président Macron l’a dit lui-même, c’est la suite d’une continuation de belle facture de ce qui a été entrepris, en janvier 2013, par le Président Hollande.

En même temps, il y a un langage de vérité chez Emmanuel Macron quand il dit : « Au Mali, les islamistes se regroupent, se renforcent et sont en train de se fédérer. » Est-ce que vous êtes d’accord avec lui ?

Absolument. On l’a vu, un certain leader - dont je ne dirai pas le nom pour ne pas qu’on lui fasse de la publicité - a dit que désormais tout le monde est réuni sous son panache et a osé revendiquer l’odieux attentat qui a eu lieu, ici à Gao, le 18 janvier. Chacun s’en souvient. Ce fut l’horreur !

Oui, mais cette vidéo d’Iyad Ag Ghali avec ses comparses, cette extension des embuscades dans le centre du pays, n’est-ce pas le signe que l’Etat malien est en train de reculer ?

Non, l’Etat malien ne recule pas. L’Etat malien, comme tous les Etats du monde, est sous cette menace-là et je crois que, quand il y a un attentat sur le pont de Londres, quand il y a un attentat sur la promenade des Anglais, ce n’est pas un signe de recul de l’Etat français ou de l’Etat anglais. L’Etat malien ne recule pas.

Voilà deux ans que l’Accord d’Alger a été signé et les forces rebelles ne sont toujours pas intégrées à l’armée malienne. On sent une certaine impatience chez Emmanuel Macron quand il dit qu’il faut « accélérer ».

Nous en avons parlé et je lui ai dit ce que je pense sur ce sujet-là. Il n’y a aucune volonté de traîner le pas, côté malien. Nous serions les plus sots du monde de le faire. Il faut que nos frères acceptent d’avancer au même pas que nous. Mais beaucoup a été fait. Il y a eu la mise en place des autorités intérimaires, de nouvelles zones ont été créées comme la région de Taoudénit ou encore la région de Ménaka. Tout cela va avancer et le Président Macron semble déterminé et décidé à nous aider, avec beaucoup de force.

Avec le Président Macron, on croit comprendre qu’il faut accélérer aussi le G5 Sahel. C’est vous qui présidez justement ce groupement. Mais pour l’instant, on ne voit rien sur le terrain.

Ah si ! Ah si, cher ami ! Hier seulement, nos chefs d’état-major généraux étaient encore en conclave. La force conjointe est en train de devenir une réalité sur le terrain.

Dans la zone des trois frontières ?

Absolument et donc j’ai eu le souci également d’en parler avec lui - au nom de mes collègues, de mes pairs - et j’ai noté le souhait du Président Macron pour que nous nous réunissions, dans les meilleurs délais, avec lui, pour connaître les affaires du G5 Sahel et qu’il voit concrètement comment la France pourrait aider à son impulsion.

Un sommet G5 à Bamako, d’ici la fin du mois de juin avec Emmanuel Macron, c’est possible ?

Il l’a souhaité. Il l’a souhaité et nous ferons en sorte que oui. Je vais en parler avec mes collègues dans les jours qui viennent, m’entretenir avec eux et selon les agendas des uns et des autres, nous verrons quel est le moment qui sera le plus idoine pour que nous nous réunissions avec le Président Macron.

A Bamako, puisque c’est vous qui présidez ?

Absolument.

« Il faut dialoguer avec les extrémistes religieux du nord Mali, en l’occurrence Iyad Ag Ghali », dit l’une des recommandations de la Conférence d’entente nationale du 27 mars dernier. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Aucune recommandation de la Conférence d’entente nationale n’a dit cela. La Conférence d’entente nationale n’a pas été actée. Un des participants à la Conférence d’entente nationale a tenu de tels propos. C’est son souhait, sa liberté mais cela n’a pas été acté comme résolution de la Conférence d’entente nationale. Aujourd’hui, vu le rôle que joue le monsieur dont vous avez parlé, ce n’est pas une mission de paix, ce n’est pas une mission au service des peuples mais une mission de terrorisme absolu, d’assassinat des gens. Une telle éventualité est à exclure. C’est clair.

Monsieur le Président, vous refusez de signer, avec l’Union européenne, un accord de réadmission, dans votre pays, de vos compatriotes qui sont en situation irrégulière en Europe. Mais pendant la campagne française, le candidat Macron nous a dit qu’il était pour ce type d’accord et que la situation actuelle des sans-papiers était à ses yeux « un marché de dupes ». Est-ce que vous en avez parlé, ce vendredi ?

Je crois que nous allons l’évoquer. Nous avons suivi la campagne française et nous savons que ce dossier a été un enjeu. D’aucuns ont voulu en faire un fonds de commerce, à la petite semelle. Je n’entre pas dans le débat franco-français mais j’ai le souci des miens. Je ne souhaite pas qu’une mauvaise solution à cette question-là puisse leur réserver un sort très funeste dans certains pays où ils pourraient être transportés, par décision européenne. Donc, nous allons examiner la question et voir avec les autorités françaises et européennes, laquelle sera la meilleure pour nous, les nôtres. C’est l’intérêt des Maliens qui m’intéresse et m’importe le plus. Je ne méconnais pas pour autant les contraintes qui sont celles faites aujourd’hui à nos amis européens.

Source : RFI

Modibo Sidibé, Président des FARE : « Il faut une transition…. »

Le candidat des FARE à l’élection présidentielle de 2018, Modibo Sidibé, estime qu’il faut une transition économique, institutionnelle, sociale, éducative et sanitaire au Mali.

Depuis quelques mois, l’ancien Premier ministre sous Amadou Toumani Touré, Modibo Sidibé, Président des Forces alternatives pour le renouveau (Fare An ka willi), est dans l’arène politique et mène une campagne de proximité à l’endroit des électeurs potentiels. Modibo Sidibé se rend régulièrement dans les ‘’grins’’ pour échanger avec les citoyens sur son projet de société « Mali horizon 2030 ». Le 18 mai dernier, il était dans un ‘’grin’’ à Hamdallaye. Le patron des FARE était accompagné par certains de ses lieutenants comme le jeune Amadou Cissé et Me Alfousseini Kanté.

Le porte-étendard des FARE à la présidentielle de 2018 a évoqué de nombreux aspects de son projet de société « Mali horizon 2030 ». Il est convaincu qu’il faut reconstruire l’armée. « L’armée, c’est les citoyens. On n’est pas militaire », a-t-il souligné. Modibo Sidibé accorde une importance particulière aux valeurs de citoyenneté dans la construction de l’édifice nationale. Il propose d’instaurer chaque année une journée dite « fête du citoyen ». Le patron des FARE s’interroge sur les augmentations de salaire à hauteur de 20% faites par le gouvernement et les récurrentes revendications des syndicats. A ce rythme, a-t-il dit, « on risque,  d’avoir un budget de salaire ».

S’agissant de l’initiative Riz, Modibo Sidibé est visiblement satisfait du succès enregistré. Il a cité certains pays comme le Sénégal, le Niger qui sont venus s’inspirer de cette initiative dont le financement a été rendu possible grâce à une coupe de 5% sur le budget de fonctionnement des services publics. Il a détaillé les résultats obtenus dans l’augmentation de la production. L’ex-premier ministre rassure ses interlocuteurs, la Primature n’a pas géré un franc de l’initiative riz. L’inspecteur général de police qui a pris sa retraite anticipée pour se consacrer à la réalisation de son rêve présidentiel, a une conscience claire et nette de toutes les potentialités dont le Mali dispose en matière d’agriculture, d’élevage et de pêche.  « Notre pays peut nourrir l’Afrique de l’ouest », a-t-il affirmé. En plus de l’office du Niger, il a cité le système Faguibine dans le cercle de Goundam. « A partir de l’aéroport de Tombouctou, vous pouvez transporter des haricots verts produits dans le système Faguibine vers l’Europe », a fait savoir Modibo Sidibé. Il a parlé des avantages liés à la réalisation du barrage de Taoussa pour les régions du nord. « Nous voulons une croissance économique régionale. Si les Maliens ne s’occupent pas de leur territoire, d’autres viendront l’occuper », a ajouté Modibo Sidibé.

Pour lui, il faut une transition économique, institutionnelle, sociale, éducative, sanitaire au Mali. S’il est élu, Modibo Sidibé ambitionne d’organiser un dialogue national refondateur et d’élaborer un pacte de stabilité et de croissance pendant  cinq ans afin de mettre en veilleuse toutes les revendications salariales et se concentrer sur l’essentiel.

L’initiateur principal du nouveau pôle de gauche (NPP) émet de sérieuses inquiétudes sur la gouvernance actuelle du pays. « Si on continue comme ça, notre pays n’aura pas de développement, notre pays sera le théâtre d’opérations pour d’autres », a-t-il lancé.

Devant les membres de ce grin, Modibo Sidibé lance sa profession de foi : « Je crois au pays. J’ai vu mes limites. Je sais que je ne peux rien faire sans les autres ».

Prenant la parole, son jeune lieutenant Amadou Cissé a tenu des propos rassurants et demandé la mise en place des clubs de soutien à Modibo Sidibé. « Aujourd’hui, le changement s’impose à nous, la jeunesse. Notre victoire, c’est 2018 », a-t-il souligné. Selon lui, Modibo Sidibé est un homme de parole. « On va mettre IBK à la retraite en 2018 », a lancé Amadou Cissé.

Ces échanges ont permis de briser le mur entre le candidat des FARE et ses interlocuteurs. Ceux-ci sont rentrés à la maison avec une autre image de Modibo Sidibé.

B. Siby

Le challenger

Diplomatie : Le ministre chinois des affaires étrangères attendu ce dimanche à Bamako

Le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi effectuera une visite officielle au Mali, le dimanche 21 mai 2017. Cette visite s’inscrit dans le cadre du raffermissement de la coopération bilatérale entre nos deux pays ainsi que de la mise en œuvre des résultats du Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine, tenu en décembre 2015.

Au cours de son séjour, Wang Yi sera reçu en audience par le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga. Une séance de travail réunira les délégations chinoise et malienne sous la coprésidence des deux ministres des Affaires étrangères, Wang Yi et Abdoulaye Diop. Les deux parties discuteront des sujets d’intérêt commun et des projets prioritaires soumis par le Mali au gouvernement chinois dans le cadre de la mise en œuvre des résultats du Sommet de Johannesburg.

La présente visite du ministre chinois des Affaires étrangères au Mali s’ajoute à la liste des échanges de délégations de haut niveau qui se sont multipliés ces derniers temps. On peut citer entre autres, la visite de travail du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta à Tianjin en septembre 2014 ; la participation du président Ibrahim Boubacar Keïta au Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine, du 4 au 5 décembre 2015 ; forum en marge duquel il a eu des entretiens bilatéraux avec Xi Jinping, président de la République populaire de Chine ; la visite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en juillet 2016 à Pékin dans le cadre de la réunion des coordinateurs de la mise œuvre des résultats du Sommet de Johannesburg.

La Chine constitue un partenaire historique et stratégique du Mali. De l’Indépendance à nos jours, la coopération sino-malienne compte à son actif la réalisation de nombreux projets de développement dans les domaines les plus variés (agriculture, hydraulique, infrastructures, travaux publics, industrie, transports, éducation, santé, etc). Parmi les réalisations les plus récentes, on peut citer la construction du 3ème pont de Bamako ; la construction de l’autoroute Bamako-Ségou (phase 1) ; la construction de dix Maisons de la femme et de l’enfant, la construction du campus universitaire de Kabala, la construction de l’hôpital du Mali, la réhabilitation en cours du CICB et l’appui logistique considérable (20 véhicules limousines offerts par la Chine) pour le 27ème sommet Afrique-France, tenu à Bamako, les 13 et 14 janvier 2017.

(Source : BIP-MAECI)

 

IBK sur RFI : «Le président Macron semble déterminé à nous aider avec force»

Emmanuel Macron, pour son premier voyage présidentiel en Afrique, a passé la journée du vendredi 20 mai 2017 sur la base militaire de Gao, dans le nord du Mali. Il est allé à la rencontre des militaires français postés sur place dans le cadre de l'opération Barkhane. Bien sûr, il a aussi été reçu par son homologue malien Ibrahim Boubakar Keïta, avec lequel il s'est entretenu. Envoyé spécial sur ce déplacement à l'étranger pour RFI : Christophe Boisbouvier. Le président malien lui a accordé un entretien après sa rencontre avec le chef de l'Etat français.

RFI: Monsieur le président, c’est votre premier entretien avec le nouveau président français, Emmanuel Macron. Comment ça s’est passé ? Quelle est la différence avec François Hollande ?

Ibrahim Boubacar Keïta : D’abord, je me félicite que le président Macron ait choisi de venir au Mali, même si ce n’est pas une visite officielle - c’est une visite aux troupes au Mali -, ce geste nous est allé droit au cœur et c’est pourquoi nous avons tenu à l’accueillir, personnellement, ici à Gao. Très, très bonne impression. Très bon entretien. Très bon contact.

Le président Macron est un homme d’une exquise courtoisie, en possession absolue des dossiers. Il sait de quoi il parle. Il n’y a pas de comparaison à faire. Je pense que le président Macron l’a dit lui-même, c’est la suite d’une continuation de belle facture de ce qui a été entrepris, en janvier 2013, par le président Hollande.

En même temps, il y a un langage de vérité chez Emmanuel Macron quand il dit : « Au Mali, les islamistes se regroupent, se renforcent et sont en train de se fédérer. » Est-ce que vous êtes d’accord avec lui ?

Absolument. On l’a vu, un certain leader - dont je ne dirai pas le nom pour ne pas qu’on lui fasse de la publicité - a dit que désormais tout le monde est réuni, sous son panache, et a osé revendiquer l’odieux attentat qui a eu lieu, ici à Gao, le 18 janvier. Chacun s’en souvient. Ce fut l’horreur !

Oui, mais cette vidéo d’Iyad Ag Ghali avec ses comparses, cette extension des embuscades dans le centre le pays, n’est-ce pas le signe que l’Etat malien est en train de reculer ?

Non, l’Etat malien ne recule pas. L’Etat malien, comme tous les Etats du monde, est sous cette menace-là et je crois que, quand il y a un attentat sur le pont de Londres, quand il y a un attentat sur la promenade des Anglais, ce n’est pas un signe de recul de l’Etat français ou de l’Etat anglais. L’Etat malien ne recule pas.

Voilà deux ans que l’accord d’Alger a été signé et les forces rebelles ne sont toujours pas intégrées à l’armée malienne. On sent une certaine impatience chez Emmanuel Macron quand il dit qu’il faut « accélérer ».

Nous en avons parlé et je lui ai dit ce que je pense sur ce sujet-là. Il n’y a aucune volonté de traîner le pas côté malien. Nous serions les plus sots du monde de le faire. Il faut que nos frères acceptent d’avancer au même pas que nous. Mais beaucoup a été fait. Il y a eu la mise en place des autorités intérimaires, de nouvelles zones ont été créées comme la région de Taoudéni ou encore la région de Ménaka. Tout cela va avancer et le président Macron semble déterminé et décidé à nous aider, avec beaucoup de force.

Avec le président Macron, on croit comprendre qu’il faut accélérer aussi le G5 Sahel. C’est vous qui présidez justement ce groupement. Mais pour l’instant, on ne voit rien sur le terrain.

Ah si ! Ah si, cher ami ! Hier seulement, nos chefs d’état-major généraux étaient encore en conclave. La force conjointe est en train de devenir une réalité sur le terrain.

Dans la zone des trois frontières ?

Absolument, et donc j’ai eu le souci également d’en parler avec lui - au nom de mes collègues, de mes pairs - et j’ai noté le souhait du président Macron pour que nous nous réunissions, dans les meilleurs délais, avec lui, pour connaître les affaires du G5 Sahel et qu’il voit concrètement comment la France pourrait aider à son impulsion.

Un sommet G5, à Bamako, d’ici la fin du mois de juin avec Emmanuel Macron, c’est possible ?

Il l’a souhaité. Il l’a souhaité et nous ferons en sorte que oui. Je vais en parler avec mes collègues dans les jours qui viennent, m’entretenir avec eux et selon les agendas des uns et des autres, nous verrons quel est le moment qui sera le plus idoine pour que nous nous réunissions avec le président Macron.

A Bamako, puisque c’est vous qui présidez ?

Absolument.

« Il faut dialoguer avec les extrémistes religieux du Nord-Mali, en l’occurrence Iyad Ag Ghali », dit l’une des recommandations de la Conférence d’entente nationale du 27 mars dernier. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Aucune recommandation de la Conférence d’entente nationale n’a dit cela. La Conférence d’entente nationale n’a pas été actée. Un des participants à la Conférence d’entente nationale a tenu de tels propos. C’est son souhait, sa liberté mais cela n’a pas été acté comme résolution de la Conférence d’entente nationale. Aujourd’hui, vu le rôle que joue le monsieur dont vous avez parlé, ce n’est pas une mission de paix, ce n’est pas une mission au service des peuples mais une mission de terrorisme absolu, d’assassinat des gens. Une telle éventualité est à exclure. C’est clair.

Monsieur le président, vous refusez de signer, avec l’Union européenne, un accord de réadmission, dans votre pays, de vos compatriotes qui sont en situation irrégulière en Europe. Mais pendant la campagne française, le candidat Macron nous a dit qu’il était pour ce type d’accord et que la situation actuelle des sans-papiers était à ses yeux « un marché de dupes ». Est-ce que vous en avez parlé, ce vendredi ?

Je crois que nous allons l’évoquer. Nous avons suivi la campagne française et nous savons que ce dossier a été un enjeu. D’aucuns ont voulu en faire un fonds de commerce, à la petite semaine. Je ne rentre pas dans le débat franco-français mais j’ai le souci des miens. Je ne souhaite pas qu’une mauvaise solution à cette question-là puisse leur réserver un sort très funeste dans certains pays où ils pourraient être transportés, par décision européenne. Donc, nous allons examiner la question et voir, avec les autorités françaises et européennes, laquelle sera la meilleure pour nous, les nôtres. C’est l’intérêt des Maliens qui m’intéresse et m’importe le plus. Je ne méconnais pas pour autant les contraintes qui sont celles faites aujourd’hui à nos amis européens.

Source : RFI

Macron au Mali: quels projets de développement ?

Le Président Français se rend au Mali pour donner une nouvelle dimension de l'engagement de la France, présente sur place depuis 4 ans. Il est accompagné du directeur général de l'AFD, et compte compléter la stratégie militaire par une stratégie d'aide au développement. Laquelle?

Premier déplacement du président sur un théâtre militaire. Emmanuel Macron est au Mali, accompagné de sa ministre des Armées, Sylvie Goulard, mais aussi de Rémy Rioux, le directeur de l'Agence Française de Développement. Cette présence illustre la nouvelle dimension que veut donner Emmanuel Macron à l'action française dans ce pays. C'est ce qu'indiquait en tout cas son entourage avant son départ. Emmanuel Macron voudrait inscrire l'engagement militaire français au Sahel, dans une coopération renforcée avec l'Allemagne, et il voudrait aussi compléter cette action militaire par une stratégie d'aide au développement.

C'est ce que réclament les organisations humanitaires. Leur analyse est confortée par celle du chercheur Serge Michailof, interrogé par notre consœur de France Info Isabelle Labeyrie. Il est chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

Les troupes françaises ne vont pas régler les problèmes de sécurité au Sahel. Elles vont à court terme éteindre les incendies de ci de là, mais le problème fondamental de sécurité est lié à l'effondrement économique d'une partie de ces régions. C'est lié au fait que les jeunes n'ont pas de boulot, et ça ce n'est pas l'armée française qui va leur en donner.

Comme tous les pays d'Afrique quasiment, le chômage des jeunes est l'un des problème majeur du Mali. On estime que 81% des demandeurs d'emploi ont entre 15 et 39 ans.

Après avoir été en récession en 2012, du fait des troubles qui ont poussé la France à intervenir, la croissance est repartie à la hausse, mais ce n'est pas suffisant par rapport à la croissance démographique. En outre, le pays est soumis à une sécheresse endémique, qui favorise l'exode rural, et renforce la pauvreté.

Selon l'Indice de développement humain de l'ONU, le Mali est 176ème, sur 187 pays classés.
Le taux de pauvreté, c'est à dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à subvenir à ses besoins de base atteint 47.2% de la population en 2015.
L'espérance de vie est de 52 ans.

Comment la France aide le développement du Mali?

La France agit par le biais de l'Agence Française de Développement, qui a repris ses activités dans le pays en 2013, après les avoir interrompu un an, en 2012. Beaucoup de projets d'infrastructures, d'aménagement du territoire, eau, énergie photovoltaïque, des projets pour la santé aussi, pour la diffusion des technologie numériques.

Des projets qui sont pour plus de la moitié des prêts et non des dons.

C'est une critique récurrente des ONG sur la mise en œuvre de l'aide au développement. Les dons restent portion congrue, même pour les pays les plus pauvres.

Les derniers chiffres de l'aide au développement publiés par l'OCDE montrent que si les pays riches ont augmenté de 9% leur aide et prêt au développement en 2016, pour les pays pauvres, où ce sont surtout des dons, leurs contributions ont diminué.
Les engagements d'Emmanuel Macron

Comme les autres candidats, Emmanuel Macron avait été interpellé par l'ONG One pendant la campagne présidentielle pour son opération "CAP ou pas CAP".

En avril, j'avais consacré un billet économique à cette campagne d'interpellation: Aide au développement: des candidats moins généreux. Les engagements du candidats d'En Marche n'était pas alors publiés, voici donc l'occasion de les communiquer.

Selon, cette ONG, le candidat d'En Marche avait été considéré CAP! pour avoir pris plusieurs engagements.

Le premier c'est de faire passer la part de l'aide au développement française dans le PIB de 0.38 à 0.55%. On est pas encore au chiffre de 0.70% auquel s'étaient engagés les pays riches dans les années 70, mais Emmanuel Macron promet d'y arriver en 2025... Il faudra donc lui accorder un second mandat pour cela.

Le deuxième, c'est d'augmenter les dons, notamment vers l'Afrique francophone. On pourra vérifier s'il prend la direction de cet engagement très bientôt, à l'occasion du projet de loi de finance 2018.

Le troisième c'est de ne pas conditionner cette aide à la politique migratoire, c'est à dire aux actions que mènent les pays d'émigration pour empêcher leur ressortissants de partir. Pour mémoire, c'était au contraire dans le programme de François Fillon et Marine Le Pen.

"Les migrations seront accentués par le dérèglement climatique", écrit Emmanuel Macron dans la lettre de 9 pages envoyée à Friederike Röder, directrice de ONE France en mars 2017. Il promettait alors, entre autre (reportez vous à sa lettre pour avoir l'ensemble de ses propositions) un nouveau partenariat avec le continent africain. Le voilà, en quelque sorte au pied du mur.

A moins qu'il n'attende le sommet Union Européenne Afrique prévu en novembre pour prendre de nouveaux engagements. Européens cette fois.

Marie Viennot

Source: France tv info

 

Visite de Macron auprès des forces barkhane au Mali : Quand le nouveau président français évite Bamako !

Le président nouvellement élu de la France se rend  ce vendredi 19 mai auprès des troupes françaises de l’opération Barkhane à Gao.

Le candidat de « La France en Marche » est venu directement à Gao sans passer par Bamako. Et le président IBK  effectue le déplacement en 7ème région pour accueillir son hôte. Les deux chefs d’Etat  s’entretiennent  deux fois dans la journée. 

Ce qui frustre biens des Maliens qui estiment qu’Emmanuel Macron devait inéluctablement entamer sa visite en passant par Bamako. Les commentaires fusent de partout. Selon plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux, pour l’honneur du Mali, IBK ne devrait pas effectuer le déplacement de Gao.

A voir dans la forme de cette visite, l’on a peut être l’impression que le nouveau président aurait maille à partir avec Bamako. Que non ! En effet, cette visite n’est pas une visite d’Etat où Bamako se verrait dégainer la flamme de l’hospitalité qu’on lui connait.

Le président français avait en effet prévu de dédier ses premiers jours de pouvoir aux militaires français sur les théâtres de combat.

Gao est actuellement la plus importante base française sur un théâtre extérieur, avec 1600 soldats. 

Par D. Demb

Mali24

Emmanuel Macron est arrivé à Gao au Mali

Gao (Mali) - Le président français Emmanuel Macron est arrivé vendredi à la base militaire française de Gao, dans le nord du Mali, a constaté une journaliste de l'AFP.

Il a été accueilli par son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, au début de ce premier déplacement hors d'Europe depuis sa prise de fonction dimanche, pour lequel il a choisi Gao, pivot de l'opération française Barkhane contre les jihadistes au Sahel, qui mobilise 4.000 soldats dans cinq pays.

Les deux chefs d'Etat ont ensuite passé en revue les troupes présentes.
Le président français doit passer environ six heures sur place, suivant un programme très chargé.

En janvier, son prédécesseur François Hollande n'avait pu rester que deux heures sur la base, où il s'est rendu trois fois en tout depuis le lancement en janvier 2013 de l'opération Serval pour chasser les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali.

"Il veut rencontrer des gens, parler avec des soldats. Il a beaucoup d'admiration pour l'esprit de dévouement de ces jeunes", a expliqué le porte-parole de l'opération Barkhane, qui a pris en août 2014 le relais de Serval, le lieutenant-colonel Patrick Simo.

(©AFP / 19 mai 2017 12h17)

Source: Le Figaro

 

Persistance de l’insécurité au Nord et au centre : Jouer la montre pour reporter les présidentielles de 2018 ?

Autant le gouvernement malien fait des efforts financiers et des concessions énormes (des réformes sérieusement discutables comme la révision constitutionnelle qui crée un Sénat), les dirigeants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) se calent confortablement dans leur fauteuil de “chouchous” de la République et de la France, porte-drapeau de la communauté internationale. Ce qui explique le blocage du processus de paix et de réconciliation. A ce rythme, il faut craindre un report des élections (présidentielle et législative) de 2018 pour des raisons d’insécurité.

Chaque fois qu’il y a un grin de sable dans le mécanisme de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, c’est vers Bamako que la France se tourne : en exigeant la prise en compte de l’exigence des autres parties à l’accord.

Et curieusement, le pouvoir actuel joue docilement le jeu. Ceux qui attendent que les autorités maliennes tapent du poing sur la table et dénoncent cette attitude partisane de la communauté internationale ne sont pas encore au bout des leurs surprises et de leur désillusion. Pourquoi Bamako est si résignée ?

Sans aucune volonté d’être machiavélique, nous pensons quelque part que le retard dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation arrange le locataire de Koulouba. Cela peut être le prétexte tout trouvé pour reporter la présidentielle de 2018 au motif de l’insécurité empêchant l’organisation des scrutins en question sur l’ensemble du territoire malien.

En effet, à presqu’un an de la présidentielle, il serait difficile de circonscrire cette insécurité qui a mis presque tout le Centre du pays hors du contrôle de l’administration en plus du Nord. D’ailleurs en novembre 2016, les communales n’avaient pu être organisées dans de nombreuses localités du Centre et du Nord Mali à cause l’absence de l’administration ou des menaces directes des bandits armés inféodés à des composantes de la CMA.

On se rappelle du refus de la classe politique malienne et d’une grande partie du peuple de participer à des élections qui ne sont pas organisées sur l’ensemble du territoire national. C’est l’accord de Ouagadougou (signé le 18 juin 2013 dans la capitale du Burkina Faso entre le Mali, d’une part, le MNLA et le HCUA, de l’autre côté) qui avait finalement permis la tenue de l’élection présidentielle à Kidal, donc dans tout le pays.

Aujourd’hui, le pays est loin d’être sorti de l’auberge par rapport à la situation de Kidal par exemple. Sur les cinq régions du Nord du Mali, hormis Gao, il est impossible d’organiser (à l’heure actuelle) des élections dans toutes les collectivités. Situation presque identique au centre et au centre-nord du Mali.

Le retard dans l’agenda de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation peut donc politiquement profiter à Ibrahim Boubacar Kéita et à la majorité qui le soutient au pouvoir. Et cela d’autant plus que, même s’il prenait le risque de se présenter, il n’est pas évident qu’il puisse convaincre ses compatriotes de lui renouveler son bail.

Et un report de la présidentielle serait de nature à prolonger le bail actuel en attendant des jours meilleurs. Et cela au risque d’entraîner le Mali dans une nouvelle zone de turbulence car ce report ne se fera pas sans remous politiques.

IBK a tout à perdre et tout à y gagner d’autant plus qu’il peut miser sur “la compréhension” de la communauté internationale (la France d’Emmanuelle Macron) qui a aussi beaucoup à se reprocher dans ce report pouvant entraîner le report du scrutin ! Sans compter que celle-ci n’a aujourd’hui aucun intérêt à voir à Koulouba un président sur lequel elle aura peu d’emprise.

C’est dire que, à ce rythme de la mise en œuvre de l’accord et la détérioration progressive de la situation sécuritaire au nord et au centre du pays, nous sommes encore loin d’être sortis de l’auberge.

Hamady Tamba

Source: Le Reflet

Le programme d’Emmanuel Macron au Mali

Moins d’une semaine après son entrée en fonctions, Emmanuel Macron fait ses premiers pas de président en Afrique par une visite express au Mali où il était attendu dans la matinée de vendredi. Le président avait pris l’engagement dans la campagne de se rendre immédiatement auprès des forces françaises engagées contre le terrorisme.

« Gao est un choix logique : c’est la plus importante base des forces françaises envoyées en opérations extérieures et le centre géographique de l’opération Barkhane », explique-t-on à l’Elysée. Mille six cents soldats sont déployés à Gao, « ville symbole de la lutte contre le terrorisme », théâtre en janvier d’un attentat meurtrier.

Le président est accompagné du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, de la ministre de la défense Sylvie Goulard, du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et du directeur général de l’Agence française du développement, Rémy Rioux.

Il devait être accueilli à Gao par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avec lequel il s’entretiendra. Au programme : la sécurité alors que la situation se dégrade dans le centre du pays, le renforcement des armées du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad), l’application des accords d’Alger de 2015 qui ont mis un terme à la guerre du Mali.

Source: Le Monde

 

Place de la République : La loi portant statut général des militaires adoptée à l’unanimité

Lors de la plénière du jeudi 18 mai 2017, les députés à l’unanimité ont voté la loi portant ratification de l’ordonnance numéro 2016-020 / P-RM du 18 août 2016 portant statut général des militaires. Au total, 109 députés ont voté pour, zéro contre et 0 abstention.

Le statut général des militaires est un instrument qui doit intégrer toutes les missions des forces armées maliennes. C’est en raison de cette nécessité qu’a été la relecture de la loi n02-055, relecture qui s’inscrit dans le cadre des textes impactés par la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Cette loi complète les grades de la hiérarchie générale dans l’armé et précise les conditions de recrutement, les règles d’exercice des droits civique et politique, les obligations et responsabilités, les modalités de rémunération, de couverture des risques et de notation, la discipline, la formation, les modalités de nomination et d’avancement ainsi que les positions statutaires des militaires.

En plus, cette loi permet de renforcer le dispositif institutionnel de prise en charge des militaires ainsi que leurs familles en temps de crise. Le présent statut contribue à améliorer davantage les conditions de vie et de travail du personnel dans Forces Armées.

Une occasion pour le nouveau ministre de la défense Tiena Coulibaly de faire son baptême de feu devant les députés tout en rassurant les élus que cette loi sera appliquée à la lettre. Il a précisé que cette loi n’est pas rétroactive dans la mesure où elle ne prend pas en compte les militaires tués avant l’adoption de la loi.

Le président de la commission de défense, l’honorable Karim Keita, déclare qu’il y a 26 ans après la chute du régime militaire, que les Maliens n’avaient pas donné la place à l’armée. « La République consacre désormais la place à l’armée malien grâce à ce statut général des militaires ».

Modibo L Fofana

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