Lutte contre le paludisme : Vers l’éradication totale.

En prélude de la 10ème édition de la journée mondiale et la semaine nationale de lutte contre le paludisme, une conférence de presse a été animée à l’organisation mondiale de la santé ce lundi 24 avril 2017  pour informer l’opinion nationale et internationale sur l’importance de l’évènement.

Pour la circonstance, Dr Diakaridia Koné directeur du programme national de la lutte contre le palu (PNLP), le représentante de la direction nationale de la Santé (DNS), de MRTC, de l’OMS et l’ensemble des partenaires techniques et financiers étaient tous présents à la dite conférence.

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale célèbre le mardi 25 avril 2017 à Sangarebougou la journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMLP) couplée à la semaine nationale du même nom. Le thème retenu cette année est « en finir pour de bon avec le paludisme ».

Placée sous la présidence de Monsieur le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pr Samba Sow ministre de la santé et de l’hygiène publique, cet évènement offre l’opportunité au nouveau ministre à travers le PNLP de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre le paludisme. Ensuite il s’agit de renforcer également la sensibilisation à l’endroit des ménages et des communautés sur l’importance de la prévention, ainsi que de la prise en charge rapide et correcte du paludisme.

Ce qui fait dire  Dr Diakaridia Koné directeur du PNLP que  la célébration de la journée mondiale et la semaine nationale du paludisme est aussi l’occasion d’intensifier la communication autour du paludisme avec l’implication de tous les intervenants de la lutte contre le paludisme. Toute chose qui contribue   à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en vue de minimiser son impact au sein de la communauté. Poursuivant son invention, il ajoute  que les vecteurs principaux du paludisme sont les anophèles.

Pour le représentant de MRTC, l’étude de mortalité liée au paludisme est une stratégie qui a fait ses preuves, bien efficace et qui a beaucoup contribué à la réduction de la mortalité due au paludisme.

Par ailleurs le rapport 2016 de l’OMS, les enfants et les femmes enceintes en Afrique subsaharienne ont un plus large accès aux interventions efficaces de lutte contre le palu. Cependant, selon ce même rapport, 212 millions de nouveaux cas de paludisme et 429 000 décès soit 90% des cas de palu et 92% de décès sont enregistrés dans cette région. Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables, représentent environ 70% de l’ensemble des décès dus au palu car un enfant meurt du palu toutes les deux minutes. En fin au Mali, selon le système d’information sanitaire, le palu a constitué 42% des motifs de consultation avec un taux de létalité de 0,47%.

Bourama Camara

Mali24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix-sept partis politiques de l’opposition en conclave : Rencontre de circonstance ou début d’une alliance pour 2018 ?

C’est au moment où la grande muraille de la Convention de la Majorité Présidentielle se fissure avec une crise au sein des deux grands partis que sont le RPM et l’ADEMA, que l’Opposition affiche une certaine cohésion. Pour combien de temps ? Nul ne saurait répondre à cette question. Divisés à la veille de la Conférence d’Entente Nationale, à propos de la participation ou non à cet événement important, ils étaient 17 partis politiques de l’Opposition à prendre part à une rencontre pour débattre des questions concernant la vie de la Nation. C’était le mardi 18 avril 2017, au Cabinet de son chef de file. Cette rencontre était-elle de circonstance ou marquait-elle le début d’une alliance « Tout Sauf IBK » ? La crise au sein de la CMP a-t-elle fini par convaincre les hésitants à rallier le groupe de l’Opposition ?

Bon nombre d’observateurs avertis s’accordent à dire aujourd’hui que le Mali pourrait connaitre une recomposition, voire un chamboulement, de sa classe politique. Ce qui participera de l’ancrage de la démocratie. Avant la composition du Gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga, la CMP affichait une cohésion telle que le Président du RPM n’a pas hésité d’affirmer, lors d’une rencontre, que le Président de la République sera candidat en 2018 pour un second mandat qu’il remportera dès le premier tour. Par ces propos, Bocari Tréta, allié à plus d’une soixantaine de partis politiques, avait semé de l’émoi dans le camp de l’Opposition. Mais, après la composition du Gouvernement, la donne semble avoir changé. Une partie du RPM a été frustrée. L’ADEMA chercherait une porte de sortie, tandis que Yéléma est aux aguets et la CODEM s’interroge. Autant dire que la CMP baigne en ce moment dans une atmosphère électrique. A l’opposé, 17 partis politiques de l’Opposition républicaine avaient pris part à une rencontre. Il s’agit de l’UPS, l’APF, EP Faso, FCD, PRVM-Fasoko, le PARENA, l’AFP, l’ADEPM, l’ADP, ADP-Maliba, le Parti lumière, les Fare An ka Wuli, la SADI, l’URD, le PSP, le PIDS, le PDES.

Ces partis chercheraient à se mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales à venir. La réunion du 18 avril avait l’allure d’un conclave pour non seulement aplanir les divergences, mais aussi et surtout élaborer les stratégies de conquête du pouvoir. Les points à examiner portaient sur la Conférence d’Entente Nationale, la Gouvernance au Mali et la position de l’Opposition sur le projet de révision constitutionnelle. A en juger par cet ordre du jour, on conclurait qu’il y avait un climat d’entente, après les désaccords autour de la participation l’’Opposition à la Conférence d’Entente Nationale.

Finalement, en politique, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la fissure de la CMP va-t-elle profiter à l’Opposition ? La craquelure de la Majorité permettra-t-elle à l’Opposition, embourbée dans une guerre d’égos, de prospérer ? Surtout que la cohésion affichée par elle est plus que fragile.

Youssouf Sissoko

Source: Infosept

Mairie du district de Bamako : La bataille des titans

 

L’élection à la mairie du district de Bamako sera une véritable bataille des titans. Le maire sortant, Adama Sangaré, l’ex-Premier ministre, Moussa Mara, les anciens maires des communes IV et V, Issa Guindo et Demba Fané se préparent activement tandis que l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo hésite encore.

 

Le gouvernement de la République envisage d’organiser les élections régionales et du district de Bamako, le 9 juillet prochain avec le scrutin référendaire. Cette date sera-t-elle respectée ? Difficile de l’affirmer. En attendant, les candidats au poste de maire du district de Bamako, resté la chasse gardée de l’ADEMA-Pasj depuis plus de vingt ans, se préparent activement. Parmi les prétendants à l’hôtel de ville de la capitale, il y a naturellement le maire sortant Adama Sangaré, investi par son parti, l’ADEMA-Pasj. L’ex-Premier ministre Moussa Mara va défendre les couleurs de son parti Yèlèma "Le Changement", renforcé par d’autres partis politiques. Le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir, alignera l’ex-maire de la commune IV, Issa Guindo. Le choix de la principale formation politique de l’opposition, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), portera sur Demba Fané qui a dirigé la mairie de la commune V entre 2004 et 2009. En août 2016, l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo avait fait part aux militants de son parti, la Convergence pour le Développement du Mali (Codem), de son intention de briguer la mairie du district de Bamako.

 

Vers la fin de la gestion des abeilles !

 

Depuis plus de vingt ans, c’est l’ADEMA-Pasj qui gère la mairie du district. Une raison de plus pour les dirigeants de l’ancien parti au pouvoir de tout mettre en œuvre pour conserver les clés de l’hôtel de ville de Bamako. 9ème Vice-président de l’ADEMA et non moins Secrétaire général de la section de la Commune III, le maire du district, Adama Sangaré, travaille d’arrache-pied pour son maintien. Une bataille qui est loin d’être gagnée. Certes, le très controversé maire ne lésinera pas sur les moyens surtout financiers mais l’élection au suffrage universel direct des membres du conseil du district ne le favorise. L’ADEMA-Pasj est en net recul dans le district depuis l’élection communale du 20 novembre 2016. Les abeilles ne contrôlent qu’une seule mairie, en l’occurrence celle de la commune III contre cinq en 2009. Aussi, le bilan d’Adama Sangaré est émaillé de scandales fonciers à répétition. Ce qui a valu au locataire de la mairie un séjour à la maison centrale d’arrêt de Koulikoro. Une réélection du maire sortant n’est pas impossible mais difficile.

 

L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, a caressé pour la première fois en 2009, le rêve de briquer la mairie du district. A l’époque, il a dû mettre en veilleuse ses prétentions face à la grosse artillerie déployée par l’Adema-Pasj pour la réélection d’Adama Sangaré. Entre temps, l’ex-maire de la commune IV a revigoré sa stature d’homme politique. Président du parti Yèlèma "Le Changement", Moussa Mara a été candidat à l’élection présidentielle de 2013 au cours de laquelle il a recueilli 45 227 voix soit 1,53%. Par la suite, il fut ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville puis Premier ministre. Aujourd’hui, Moussa Mara a déjà commencé sa campagne pour la mairie du district. Stimulateur d’idées, ce jeune cadre politique qui sillonne les quatre coins du monde depuis son départ précipité de la Primature, est un homme méthodique et structuré. Il sait ajuster ses tirs pour atteindre ses objectifs. Moussa Mara a des atouts indéniables pour ne pas faire de la figuration même si l’ancrage de son parti n’est pas si fort dans le district. Le Président de Yèlèma met en avant ses idées, sa personnalité et surtout son charisme. Il conscient que cette conquête représente un tournant majeur dans sa carrière politique.

 

Issa Guindo est le cheval que le Rassemblement pour le Mali (RPM) compte aligner sur la ligne de départ, sauf revirement de dernière minute. Ancien maire de la commune IV du district de Bamako, Issa Guindo est très proche du couple présidentiel sur qui il pourra s’appuyer pour se positionner dans la course à la mairie centrale. Le parti au pouvoir s’est débrouillé à contrôler quatre des six mairies de la capitale mais son échec à récupérer la mairie de la commune IV est resté une pilule difficile à avaler pour Issa Guindo. Cette défaite pourra être utilisée contre lui si les tisserands rouvrent le débat sur la candidature à l’élection du district. Si le RPM reste le parti au pouvoir, son probable candidat manque d’envergure et surtout traîne des casseroles.

 

Déploiement des gros moyens en vue

 

Idem pour le porte-étendard de la principale formation politique de l’opposition en occurrence l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Demba Fané puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas laissé une bonne image à la mairie de la commune V qu’il a dirigée entre 2004 et 2009. L’homme a amassé une grosse fortune lors de son mandat mais n’est pas un gage de cohésion pour le parti de la poignée des mains. Si l’URD a réussi à faire élire des conseillers dans toutes les communes du district, son candidat ne part pas avec les faveurs du pronostic.

 

Tout comme l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo, s’il décide à officialiser sa candidature. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment. Bamako n’est pas le bastion électoral de l’ancien député élu à Sikasso. Son parti, la Codem, ne pèse pas lourd dans la ville des trois caïmans. L’officialisation de l’adhésion au parti de la quenouille de l’ancien maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé, pourrait changer la donne. Il n’est pas exclu que la quatrième force politique jette son dévolu Kader Sidibé. Ce qui n’est pas de nature à rassurer le camp du maire sortant, Adama Sangaré.    

 

Entre Adama Sangaré, Moussa Mara, Issa Guindo, Demba Fané, Housseini Amion Guindo ou Abdel Kader Sidibé et les autres candidats, l’élection à la mairie du district de Bamako promet d’être une véritable bataille des titans.

 

 Modibo L Fofana

Source: le challenger

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

Politique : Abdel Kader Sidibé vire à la Codem

Après avoir été exclu de sa famille politique, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-PASJ) en 2014, l’ancien maire de la Commune III du district de Bamako, Abdel Kader Sidibé, a animé samedi 22 avril 2017 au Grand Hôtel, une conférence de presse pour annoncer son          adhésion à la Convergence  pour le Développement du Mali (Codem).

Devant plusieurs responsables de la Codem, l’ex-militant du Parti de l’abeille a précisé : « J’ai quitté l’Adema-PASJ il y a trois ans. C’est pourquoi je suis allé aux élections communales du 20 novembre 2016 comme candidat indépendant ».

Il faut rappeler que Abdel Kader Sidibé a été exclu de l’Adema-Pasj non seulement pour avoir été candidat pour la présidence de l’Association des Municipalités du Mali (AMM) contre le candidat officiel de son parti, mais aussi pour avoir soutenu la candidature adverse au deuxième tour des élections législatives de 2014 dans la circonscription de la commune III du district de Bamako.

Dily Kane

Mali24

 

Mahamadou Diallo secrétaire général du RPM en commune II : Le boxeur du RPM en prison

L’ancien maire de la commune II du district de Bamako, Mamadou Diallo dit Madou Diallo est en prison depuis le jeudi dernier.

Après avoir assené un coup de poing à un de ses camarades de parti, Mamadou Diallo, aurait proféré des injures graves à l’endroit de la femme d’un ministre. Un manque de discipline à l’égard de cette femme notaire qui n’a pas hésité à l’envoyer directement en prison la semaine dernière.

Selon des sources bien informées, Madou Diallo a insulté cette dame lors d’une dispute sans que celle-ci ne pipe un mot. Fier de lui et gonflé d’orgueil, il aurait refusé de présenter ses excuses à la dame qui n’est pas n’importe qui. Elle est l’épouse d’un puissant ministre du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga. Le boxeur du RPM qui a rencontré cette fois-ci plus fort que lui, médite actuellement son sort à la prison centrale de Bamako.

Il faut rappeler qu’au mois de mai 2016, le même cadre et ancien maire de la commune II s’était illustré dans une violence physique. Lors d’une réunion du bureau national du parti RPM à son siège à l’hippodrome,  Madou Diallo a assené des coups de poings à Djibril Dicko, un militant du parti. Le pauvre était ensanglanté et a été sérieusement amoché. Il a dû quitter la salle séance tenante, pour se rendre au commissariat du 3ème arrondissement en vue de porter plainte.

A la suite de cette affaire, le RPM avait suspendu son secrétaire général en commune II qui ne cesse de ternir l’image du parti. Mais fort de son rapprochement avec le fiston national, il est certain que le boxeur ne durera pas en prison.

Modibo L. Fofana

Mali24

Chérif Haïdara, entrepreneur franco-malien en énergie solaire

Lancé dans l’import-export, le jeune diplômé fait fabriquer à Paris des lampes écologiques pour le Mali avec l’ambition de monter bientôt un atelier à Bamako.

Chérif Haïdara reçoit à la table d’un restaurant chinois aux dimensions de salle des fêtes, pas loin de la mairie d’Aubervilliers, en région parisienne. C’est sa cantine. Ses deux téléphones posés sur la table, Chérif, 29 ans, passe commande dans un mandarin fluide, affichant l’air affable mais sérieux d’un fils de diplomate.

Bien implanté dans l’univers d’Aubervilliers où il jongle au quotidien avec quelque 400 fournisseurs et au moins autant de produits venus de Chine, le jeune entrepreneur aurait très bien pu ne jamais sortir de l’import-export et de son train-train rentable.

Mais la volonté de Chérif Haïdara de « faire une transition » remonte à loin. « Beaucoup restent en Europe. Je me suis toujours dit que je retournerais dans mon pays un jour, que je ferais quelque chose », annonce-t-il sans affect.

Des lampes solaires 100 % écologiques

L’idée à l’origine d’Afrika Solar lui vient il y a quelques années, pendant ses études de commerce en région parisienne. Partant du constat que de plus en plus de Maliens vont en Chine avec pour ambition de s’essayer aux affaires, Chérif Haïdara lance Afrikasia, une association basée à Aubervilliers.

Il espère ainsi préparer les Maliens à se confronter à cette culture qu’il a pratiquée, lui, pendant ses années au lycée français de Pékin. Et aussi, pourquoi s’en cacher, de créer un réseau. L’association organise des conférences. Dans une ville où, selon Chérif Haïdara, « les communautés chinoise et africaine ne s’entendent pas toujours très bien », elles sont autant d’occasions de souligner les échanges « gagnant-gagnant » possibles entre les deux continents.

L’une de ces conférences est consacrée aux énergies renouvelables. C’est le déclic. Le jeune entrepreneur a l’idée de créer des lampes solaires 100 % écologiques, réalisées à partir d’éléments recyclés, avec une batterie qui stocke l’énergie et évite aux utilisateurs d’acheter de l’essence. Un produit non seulement coûteux mais à l’origine de nombreux incendies domestiques.

Au Mali, le taux d’électrification est de 55 % dans les zones urbaines, et de 15 % seulement dans les zones rurales, une moyenne inférieure à celle de la région. Alors que le pays bénéficie d’un des potentiels solaires les plus élevés au monde, grâce à ses 7 à 10 heures d’ensoleillement quotidien en moyenne, le taux d’énergie solaire dans le mix énergétique national était de… 0 % en 2012.

Un produit artisanal et local

Aujourd’hui, il a atteint 3,1 % et devrait s’acheminer vers les 4 % d’ici à 2020. L’opportunité de faire des affaires est belle. C’est d’ailleurs l’analyse de Chérif Haïdara : « Le marché est vierge. » Pour prendre de l’avance, il mise sur la valeur ajoutée d’un produit à la fois artisanal et local. Il en est convaincu : « Le nerf de la guerre va se jouer sur le “made in Africa”. Même les Chinois commencent à vouloir fabriquer en Afrique. »

D’un grand sac, Chérif extrait deux modèles de lampes, l’une, de fabrication chinoise, en plastique injecté, l’autre, le modèle Waka Waka de sa marque Afrika Solar. Les deux sont destinées à un usage individuel et peuvent éclairer une pièce de 30 à 40 mètres carrés.


Mais la première, qui se présente sous la forme d’une seule pièce de plastique, a le défaut de ne pas être réparable. Le modèle Waka Waka, composé d’un modeste pot à cornichons, d’un socle en bambou et d’un panneau solaire, permet, lui, d’être réutilisé. L’autonomie est de quatre à seize heures selon les modèles, et le coût varie entre 6 500 francs CFA (environ 10 euros) et 26 000 francs CFA.

« Au départ, je les faisais fabriquer en Chine, se souvient Chérif Haïdara. Mais, aujourd’hui, l’objectif est de produire quelque chose que, nous, les Africains, pourrons faire nous-mêmes. » La production, en 2016, est de quelques milliers de lampes. Elle sera peut-être la même cette année. Pour lui, l’objectif ne consiste pas tant à doubler la production qu’à stabiliser l’activité, dans laquelle il a investi 35 millions de francs CFA (environ 53 000 euros).

Une dizaine de bénévoles

La croissance rapide du secteur au Mali peut faire penser que le business relève là-bas de l’eldorado. Dans la pratique, c’est plus compliqué. « Etre entrepreneur, c’est difficile partout, commence prudemment Chérif Haïdara. Mais, au Mali, je dirais que ça l’est encore plus. »

Selon lui, contrairement aux Chinois, réputés solidaires au sein de leur communauté, la philosophie malienne du « niagoya » peut freiner les ambitieux. « C’est quand tu ne veux pas qu’un de tes proches réussisse », explique Chérif. Il lui a fallu venir à Bamako accompagné d’un associé blanc et plus âgé pour être pris au sérieux. « Peut-être que, pour les affaires, j’ai plus la culture asiatique qu’africaine », s’amuse-t-il.


Chérif Haïdara a commencé à développer ses modèles à Paris, où se trouvait son réseau. Afrika Solar, c’est pour l’instant une dizaine de bénévoles, la plupart retraités, qui travaillent dans le quartier parisien de la place de la Nation, dans un atelier mis à la disposition de Chérif grâce à ses relations tissées dans l’associatif. Lui non plus n’est pas rémunéré.

Il ajoute qu’il offre des contreparties à ses employés, sous la forme de billets d’avion pour le Mali par exemple. « Rien n’est gratuit, mais ce n’est pas forcément avec de l’argent qu’on arrive à faire des choses », explique-t-il.

Des rêves plus grands

En parallèle, le versant malien de l’affaire avance. Au printemps 2016, Chérif Haïdara a lancé un dossier de financement pour l’achat des premiers outillages à Bamako, après avoir annoncé son projet de création d’entreprise au Forum de Bamako, en février.

Ses allers-retours entre la France et le Mali ont eu raison des premières avancées du projet, mais cette difficulté l’a au moins convaincu qu’il fallait passer plusieurs mois d’affilée au Mali pour construire le projet. C’est ce qu’il a prévu de faire cette année. Chérif vient d’y recruter deux jeunes artisans et un assembleur. Il cherche encore un local et espère embaucher jusqu’à cinq personnes.


Mais Chérif Haïdara a des rêves plus grands. Il aimerait se lancer dans l’éclairage collectif, cite ces nouveaux feux tricolores qu’on voit au Mali depuis peu et qui fonctionnent avec des panneaux solaires. Et ne tarit pas d’éloges sur le projet d’électrification du chanteur Akon. « Il a fait des choses extraordinaires dans la sous-région en seulement deux ou trois ans », analyse-t-il. Eternel prudent, Chérif a le sentiment qu’il manque encore quelque chose à son projet. Avec le sourire, il se demande quoi. Prudent et audacieux à la fois.

Isabelle Mayault (contributrice Le Monde Afrique)

 

 

 

 

 

Avis et communiqué à l'attention de la clientèle: ACI 2000 Lafia-Djicoroni Para Samaya

Avis et communiqué à l'attention de la clientèle: ACI 2000 Lafia-Djicoroni Para Samaya

Des perturbations dans la fourniture du courant peuvent survenir dans ces quartiers ce dimanche 23/04/2017 entre 9 h à  18 h. EDM s'excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments survenus.

Direction générale de l'EDM S A

Nord du Mali : La France apporte une aide alimentaire de 653 Millions FCFA aux populations

Le 21 avril 2017, Mme Evelyne Decorps, Ambassadrice de France au Mali, a procédé à la signature de trois conventions de financement dans le cadre de l’aide alimentaire allouée par la France au bénéfice des populations maliennes, pour un montant de 653 000 000 FCFA (soit près de 1 M€). Cette aide alimentaire sera mise oeuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour un montant de 500 000 Euros, l’ONG ACTED pour 250 000 Euros et l’ONG ALIMA pour près de 250 000 Euros.

- Le projet du PAM visera à traiter la malnutrition des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes malnutries et soutiendra également un programme de repas scolaires sous forme d’un filet de sécurité aux enfants des écoles primaires dans les régions de Kidal, de Gao et de Ménaka.

- Le projet d’ACTED contribuera à améliorer de manière durable la sécurité alimentaire et les capacités de résilience des populations vulnérables du Cercle de Tidermène de la Région de Ménaka.

- Le projet d’ALIMA ciblera la réduction de la mortalité maternelle et infantile à travers une assistance alimentaire venant en complément des soins médico-nutritionnels déjà mis en place dans les CSREF de Diré et Goundam dans la région de Tombouctou.

Ces appuis permettront de couvrir trois des cinq régions du nord du pays où la dégradation des conditions de sécurité a conduit à une aggravation de l’insécurité alimentaire. Les activités proposées - nutrition, cantines scolaires et soutien alimentaire à destination des malades et de leurs familles – contribueront, en complément des efforts du gouvernement maliens et de ceux des autres partenaires, à une réponse globale et cohérente en faveur des populations les plus vulnérables.

Le Mali figure parmi les pays prioritaires éligibles à l’aide alimentaire de la France, qui s’est élevée à 15 M€ soit 9,9 milliards de FCFA depuis 2012.

Source: Ambassade de France au Mali

Des années d’arriérés de logements sociaux : Une vaste opération d’expulsion de 358 mauvais payeurs débuté ce jeudi

Ils sont plus de 358 bénéficiaires des logements sociaux dans le viseur du Département Administration des Logements (DAL) de l’Office Malien de l’Habitat (OMH).

Ces personnes bénéficiaires cumulent plusieurs mois d’arriérés de mensualités en violation du cahier des charges signé avec l’Office.  Après les sommations sans effet de  l’OMH, celui-ci a engagé les procédures d’expulsion de ces mauvais payeurs. Ce qui a commencé hier matin aux cités 1 180 et 1551 logements de Tabacoro.  Ceux qui se trouvent sur la liste ne dorment désormais que d’un œil à moins qu’elles ne prennent les dispositions urgentes pour  régulariser leur situation.  Si ce n’est pas trop tard. Initialement prévu pour le mercredi dernier, c’est finalement hier jeudi 20 avril que le Département Administration des Logements (Dal) de l’Office malien de l’Habitat (OMH) a lancé la deuxième phase de  l’opération d’expulsion des mauvais payeurs des logements sociaux. Cette phase concerne 358 bénéficiaires desdites maisons réalisées dans le cadre du programme gouvernemental de logements sociaux. Avant d’arriver à cette ultime phase, les services de l’OMH ont engagé les  voies et recours nécessaires pour amener ces personnes à honorer leurs engagements conformément au cahier des charges signé par chaque bénéficiaire avant de prendre possession de sa maison. D’ores et déjà leurs contrats ont été résiliés et des procédures seront en cours pour recouvrer les impayés.

Pour l’opération d’hier, la mission d’expulsion était composée des agents du DAL, des huissiers et des policiers pour sécuriser l’opération. Pour l’instant l’expulsion a commencé aux 1 180 et 1551 logements et va s’étendre aux autres sites qui abritent les occupants illicites. Le grand constat c’est que la plupart des familles mises dans rue hier n’étaient pas les vrais propriétaires de ces maisons. Certaines sont soit en location ou disent être logées par un parent bénéficiaire. De même, elles reconnaissent avoir reçu les différentes sommations à payer envoyées par le DAL. Ce qui signifie qu’elles ont eu toutes les chances pour régulariser leur situation  avant qu’on arrive à cette solution humiliante. Les responsables du DAL affirment que l’opération d’expulsion ne va pas s’arrêter. « Tous les mauvais payeurs seront mis à la porte et lesdites maisons réaffectées à d’autres qui attendent » assurent-ils. Selon le chef du Département Administration des Logements Salif Kodio, cette opération intervient après qu’on eut épuisé toutes les phases d’avertissement aux mauvais payeurs. D’après lui, cette phase d’expulsion a été précédée de l’envoie à tous les mauvais payeurs des lettres de notification et de relance. Avant de procéder à la notification des impayés par voie d’huissier. « La dernière étape a consisté à la résiliation des contrats location-vente de 358 mauvais payeurs » a-t-il ajouté. Il qualifie cette opération d’expulsion d’étape ultime. A l’en croire, tous les bénéficiaires, qui se trouvent dans la situation de non règlement de payement des arriérés, ont été sommés de prendre des dispositions pour libérer les lieux. Salif Kodio relèvera que la plupart des cas d’impayés sont en sous location. « Les propriétaires même n’habitent pas les lieux. Et ils sont à plus de deux ans de non-paiement de la mensualité pour certains » a précisé Salif Kodio. Aussi, affirmera-t-il que le programme des logements sociaux a été mis en œuvre par les autorités afin de permettre à chaque Malien d’avoir un toît. Et le paiement de la mensualité une obligation contractuelle. « Nous avons cette responsabilité de continuer à loger les Maliens. C’est un système de revolving pour donner la chance à d’autres Maliens d’en bénéficier. Nous ne faisons qu’appliquer le contenu du décret qui gère les logements. Si par sa faute un bénéficiaire perd son logement, on le lui retire et le réattribue à quelqu’un d’autre dans le besoin. Le laxisme ne sera pas permis» a souligné l’orateur. Rappelons que ce n’est pas la première fois que les mauvais payeurs sont expulsés. Antérieurement d’autres opérations avaient été menées avant de connaitre un coup d’arrêt en 2012 avec l’avènement de la crise. Pour cette fois-ci, les services de l’Etat sont décidés à aller jusqu’au bout.

Ramata Tembely

L'indépendant

Les autorités intérimaires enfin installées à Tombouctou et à Taoudeni

Cet évènement qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation a eu lieu ce jeudi 20 avril. Ainsi, c’est m. Boubacar Ould Hama et Hamoudi Sidi Ahmed qui ont respectivement la lourde tâche de conduire les affaires de ces deux régions.

L'installation des autorités intérimaires dans ces deux régions, après Gao, Kidal et Ménaka, complète l’application de ce dispositif important prévu dans la mise en œuvre de l’accord.

mali24

Election présidentielle de 2018 : L’Adema accélère le choix de son candidat

De plus en plus, les nuages se dissipent sur la présentation par l’ancien parti majoritaire d’une candidature propre à l’élection présidentielle de 2018. Hier mercredi 19 avril, la réunion du Comité exécutif de l’Adema/PASJ, qui s’est tenue au siège du parti, aura été décisive.

Vu les divergences sur la question, les débats auront connu des moments très chauds faisant parfois craindre une nouvelle déchirure au sein de la Ruche.

Cette réunion intervient une semaine après la formation du gouvernement pour laquelle l’ancien parti majoritaire n’a pas été consulté dans la procédure de composition du gouvernement.  Face aux critiques, le président du parti de l’abeille, Tiémoko Sangaré s’est défendu n’avoir pas été consulté dans l’absolu. Les membres du CE ont alors décidé de prendre acte de la formation du gouvernement dirigé par Abdoulaye Idrissa Maïga.

Ils ont par conséquent décidé d’accélérer le processus de désignation de leur candidat à la présidentielle de l’année prochaine.  Cette désignation doit intervenir dans les 2 mois à venir conformément aux textes du parti.

Au terme de cette réunion la question n’est plus si oui ou non l’Adéma aura son candidat en 2018, mais plutôt  qui sera le porte étendard du parti de l’abeille solitaire.

Pour répondre à cette question, le parti devra d’abord faire taire les démons de la division et surtout se défaire de l’influence du parti au pouvoir.

Nous y reviendrons prochainement.

Bréhima Sogoba

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

Pour non respect de la loi du 18 décembre 2015 sur le genre… : L’URD saisit la Cour suprême pour l’annulation du décret nommant le gouvernement

L’union pour la république et la démocratie (URD) parti phare de l’opposition présidé par l’honorable Soumaila Cissé, vient de saisir, par une requête déposée hier 19 avril, le président de la section administrative de la cour suprême aux fins « d’annulation du décret 2017-O320/P-RM du 11 avril 2017 portant nomination des membres du gouvernement de la République du Mali ». Motif, selon Me Demba Traoré, le conseil de l’URD qui confirme l’information : « violation de la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives ».

REQUETE AUX FINS D’ANNULATION DU DÉCRET 2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI

 

A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA SECTION ADMINISTRATIVE DE LA COUR SUPRÊME DU MALI

Le Parti Politique  l’Union pour la République et la Démocratie ( U.R.D ) ayant son siège à Badalabougou, Rue 105 Porte 483 ; Tel : 20 22 86 42 / 20 22 86 40 Bamako, représenté par son Président, Monsieur Soumaïla CISSE  et ayant pour conseil Maître Demba Traoré, Avocat à la Cour, Niaréla  Rue 428, Porte 1336, près de l’Hôtel le Campagnard ; Tel : 20 21 01 46 Bamako- Mali ;

A l’Honneur de vous Exposer

Attendu que par décret 2017-0315 P/RM du 08 avril 2017, le Président de la République du Mali a nommé Monsieur Abdoulaye Idrissa Maiga en qualité de Premier ministre, Chef du Gouvernement ; (pièce n°1)

Attendu que par décret 2017-0320 P/RM du 11 avril 2017, le Président de la République, sur proposition du Premier ministre, a nommé les membres du Gouvernement de la République du Mali; (pièce n°2)

Qu'à la lecture dudit décret on se rend compte aisément que le Président de la République a nommé 35 personnes en qualité de membre du Gouvernement dont 8 femmes et 27 hommes ;

Attendu qu’aux termes de l’article 1er de la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives: « A l’occasion des nominations dans les Institutions de la République ou dans les différentes catégories de services publics au Mali, par décret, arrêté́ ou décision, la proportion de personnes de l’un ou de l’autre sexe ne doit pas être inferieure à 30 %. »;

Attendu que l'article  2 du décret  n° 2016-0909/ P-RM du 06 décembre 2016 déterminant les fonctions nominatives et électives pour l'application de la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, stipule que: « La  fonction nominative est toute fonction à laquelle on accède par désignation par un acte réglementaire. »;

Que l'article 3 dudit décret renchérit : «  Les mesures pour promouvoir le genre dans l'accès aux fonctions nominatives sont appliquées dans les Institutions de la République et dans les catégories de services ci- après :.. »;

Attendu qu'aux termes de l'article 25 de la Constitution du Mali du 25 février 1992, le Gouvernement est une Institution de la République ;

Attendu qu'une simple lecture de la liste des membres du Gouvernement fait ressortir que le nombre de femmes est inférieur à 30%  en violation de l’article 1er de la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives;


Attendu que l'article 29 de la Constitution du Mali du 25 février 1992 précise clairement que : « ...Le Président de la République est le gardien de la Constitution ... »;
Que ladite Constitution  en son article 37 stipule que " Le Président élu entre en fonction quinze jours après la proclamation officielle des résultats. Avant d'entrer en fonction, il prête devant la Cour Suprême le serment suivant :

« Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l'intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l'unité́ nationale, l'indépendance de la patrie et l'intégrité du territoire national. Je m'engage solennellement et sur l'honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l'unité́ africaine... »;

Qu'il ressort de cet article que le Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, s'est engagé à respecter et à  faire respecter la Constitution et la Loi; 

Que dès lors, pourquoi a-t-il refusé de respecter la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives lors de la nomination des membres du Gouvernement ?

Attendu qu'aux termes de l'article 55 de la Constitution : « ... le Premier ministre assure l'exécution des lois.. »;

Que s'il est théoriquement évident que le Président de la République nomme les membres du Gouvernement sur proposition du Premier ministre, il est tout de même incontestable que ce dernier, en proposant une liste de 35 personnes dont 8 femmes, soit moins de 30% de l'effectif, a méconnu la loi N°2015-052 en date du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives;
Que mieux, lors de la célébration de la fête du 8 mars 2017, le Président de la

République a solennellement déclaré qu'il respectera la loi précitée lors de la formation du prochain Gouvernement ; 

Que c'était sans savoir que ni la loi encore moins cette promesse n'allaient pas être respectées; 

Que dès lors cet excès de pouvoir doit être sanctionné par l'annulation du décret 2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI; 

 Attendu qu'aux termes de l'article 111 de la loi n°2016-046/ du 23 septembre 2016 portant Loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle: «  La Section Administrative est compétente pour connaitre en premier et dernier ressorts : 

- des recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décrets, arrêtés ministériels ou interministériels et les actes des autorités administratives nationales ou indépendantes... »;

Attendu que le recours pour excès de pouvoir est un  instrument mis à la portée de tous au service de la légalité méconnue;


Attendu que dans le cadre de ce recours, le requérant demande l’annulation d’un acte, qu’il estime contraire aux normes juridiques qui lui sont supérieures. Le juge de l’excès de pouvoir apprécie la légalité de l’acte à la date de son édiction (CE Sect., 22 juillet 1949, Société des automobiles Berliet : Rec  p.264).

Attendu que si l’acte attaqué est effectivement contraire à ces normes, comme c'est le cas dans ce dossier, le juge l’annulera, et ne fera rien d’autre que de prononcer cette annulation; 

C'est pourquoi, il échet d'annuler purement et simplement le Décret 2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI ;

Par Ces Motifs

Et tous autres à déduire ou à suppléer d'office;

En la Forme: Recevoir le recours

Au Fond: Y faisant droit, Annuler le Décret  2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI                              

 

                                                                 SOUS TOUTES RESERVES

                                                                    Bamako, le 18 Avril 2017 

                                                                             Pour l’URD

                                                                            LE CONSEIL

                                

                                                                Maître Demba TRAORE 

 

 Source: mali24

 

 

Remaniement ministériel et la présidentielle de 2018 : Ça bouillonne dans les états-majors politiques de la majorité présidentielle

Au-delà des nombreuses réserves formulées dans l’opinion contre lui, le Gouvernement Abdoulaye Idrissa Maïga est loin de faire l’unanimité dans les états-majors politiques. Le choix des hommes est critiqué par ceux qui sont censés être les principaux soutiens. Il s’agit des partis membres de la majorité présidentielle.

En effet, depuis la formation du nouveau Gouvernement, les critiquent fusent de toute part, en secret au sein des formations politiques de la majorité présidentielle, avec en toile de fond la présidentielle de 2018. Plusieurs partis politiques fustigent le choix de certains membres du Gouvernement et certains départs. Si le RPM est officiellement satisfait du choix du Premier ministre, issu de ses rangs, au contraire de ses barrons n’apprécie pas du tout la sortie du ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Ousmane Koné, le président de la coordination régionale de Sikasso. Ce n’est un secret pour personne, la région de Sikasso est le plus grand bastion électoral de notre pays, une région stratégique donc pour la conquête de Koulouba. Ces cadres du parti présidentiel auraient préférer voir sortir N’Diaye Ramatoulaye Diallo, accusée de ne pas servir le parti dans la région.

Malgré ses 4 ministres dans le Gouvernement Abdoulaye Idrissa, l’ADEMA n’a pas renoncé à sa volonté de présenter un candidat contre IBK en 2018. Des cadres du parti de l’abeille contestent les deux nouveaux ministres choisis pour les représenter dans le Gouvernement. Il s’agit de Adama tiémoko Diarra et Me Kassoum Tapo. Le premier est contesté pour être un proche du ministre Tiémoko Sangaré, donc un ancien du MIRIA. Il ne reflète pas l’aile dur du parti qui demande que l’ADEMA présente un candidat à la présidentielle. Concernant Me Tapo, ils considèrent que ce dernier est un ami personnel du Président de la République dont on conteste le militantisme dans la Ruche. On lui reproche d’être « un traite » qui avait abandonné le parti lors des législatives de 2013 pour se présenter contre son candidat à Mopti. En clair, ces deux entrants ne font pas l’unanimité au sein des Rouge et Blanc. Ce qui fait que les tenants d’une candidature ADEMA à la présidentielle de 2018 n’ont pas encore renoncé à cette ambition. Autre parti mécontent de la majorité présidentielle, c’est bien la CODEM de Houseini Amion Guindo qui estime à raison qu’elle n’est pas traitée à la hauteur de son rang. En effet, depuis bien avant le remaniement ministériel le parti de la Quenouille avait fait savoir qu’il méritait bien plus qu’un portefeuille ministériel. 4e force politique du pays derrière le RPM, l’ADEMA, l’URD, les amis Poulo voulaient être traités en fonction de leur rang comme l’a été l’ADEMA, avec désormais 4 ministres. C’est pourquoi, dans un communiqué, la CODEM a fait des menaces à peine voilées qu’elle évaluera sa participation à la majorité présidentielle, notamment concernant la présidentielle de 2018. Dans le lot des contestations, on retrouve le parti du parti, qui ne clame pas pour le moment sa tigritude et qui compte bondir sa proie en 2018. En effet, au MPR, on ne comprend pas la mise à l’écart de leur parti du Gouvernement. D’autant plus que les militants et les cadres du MPR ne savant pas pourquoi leur président a été éjecté du Gouvernement en septembre 2016. Leur colère est grand surtout que le président de l’UDD, Tièman Hubert Coulibaly, qui avait été limogé pour mensonge d’Etat a signé son retour dans le Gouvernement. Des militants du MPR se disent étonner par ce deux poids deux mesures. Encore que politiquement, l’UDD n’est pas plus fort que le MPR, à en juger par les deux partis lors des dernières élections communales.

C’est dire que majorité présidentielle est désormais. Il suffit qu’un petit problème surgisse pour que ça s’explose.

Youssouf Bamey

 La Lettre du Peuple

Communication gouvernementale : Le nouveau Porte-parole à la manœuvre

Après sa nomination le 11 avril 2017 en qualité de Ministre du Commerce, Porte-parole du Gouvernement, Abdel Karim Konaté a rencontré les hommes de media le 16 avril 2017 pour faire le diagnostic du conseil des ministres extraordinaire, celui du conseil de cabinet et du protocole d’accord entre le syndicat de la Santé et le gouvernement. Il en a profité pour donner sa vision concernant l’accomplissement de ses missions relatives à la communication gouvernementale

Dans un premier temps, Abdel Karim Konaté a tenu à expliquer aux hommes de media le contenu du communiqué du conseil des ministres extraordinaire. Ainsi, il a précisé que le Président de la République a exhorté l’équipe gouvernementale à articuler sa mission autour de quatre axes prioritaires. Il s’agit de parachever la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ; travailler à apaiser le climat social ; mettre en œuvre le programme présidentiel d’urgences sociales et adapter la diplomatie malienne aux exigences des questions régionales et internationales.

En ce qui concerne la levée de la grève illimitée des agents de la santé, le ministre porte-parole a souligné que le Président de la République a salué le gouvernement pour la promptitude avec laquelle il s’est occupé de la situation et les efforts consentis pour aboutir à une solution favorable. « L’augmentation substantielle des primes spéciales et de garde, a été le plus dur à négocier. Mais un accord a été trouvé. De même, concernant l’octroi d’une prime de monture aux travailleurs socio-sanitaires et de la promotion de la femme et, l’intégration des émoluments des bi-appartenant dans le salaire, les accords ont été partiels. Des accords ont été trouvés sur le maintien de l’extension de ristournes à toutes les structures génératrices de ressources ; la prise en charge à 100% des soins médicaux des travailleurs socio-sanitaires assujettis à l’assurance maladie obligatoire ; l’intégration dans la fonction publique des contractuels payés sur fonds propres, fonds PTTE ; le paiement des primes de garde des agents de santé chargés du contrôle sanitaire de la maladie à virus Ebola ; l’abrogation des mutations abusives des syndicalistes en cours de mandat. La synthèse fait état de 8 points d’accord, 1 point d’accord partiel et 0 désaccord », a-t-il précisé.

Abdel Karim Konaté a également souligné que le président IBK a fait savoir que, depuis 2013, il a pour souci, de maintenir le pouvoir d’achat à travers la subvention des produits de première nécessité tels que le sucre, l’huile, le riz et le blé.

Dans un second temps, Abdel Karim Konaté a évoqué la vision du nouveau Premier ministre. « Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga, a pris l’engagement de sortir le pays de la crise. C’est pourquoi, dès le début, il a fait le tour des hôpitaux, rencontré les centrales syndicales pour demander une trêve », a précisé le Porte-parole du Gouvernement. Il a également rappelé que le Premier ministre a insisté sur l’éthique et l’exemplarité.

Rendre dynamique la communication gouvernementale

Avant de dire au revoir aux hommes de media, le ministre porte-parole du Gouvernement a dévoilé sa vision relative à l’accomplissement de ses missions en matière de communication gouvernementale. Il s’agit de créer deux pages, Facebook et Twitter, sur lesquelles les informations gouvernementales seront incessamment publiées ; instaurer un point de presse hebdomadaire pour expliquer aux journalistes les grandes décisions prises lors du dernier conseil des ministres ; initier des visites de terrain ; créer une émission de débats télévisés sur l’ORTM qui pourrait être intitulée "Impact gouvernemental" et organiser chaque mois un déjeuner de presse pour échanger sur les réalisations déjà faites, celles en cours et celles programmées par le gouvernement. Il a toutefois précisé que ces propositions ne sont qu’un projet qui doit être d’abord validé en conseil de cabinet.

Ousmane Ballo

Le challenger

Le nouveau gouvernement d’IBK : Un message fort et symbolique de l’Etat…..

Le tout nouveau Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, homme du sérail, non moins cadre bon teint du RPM, a  nommé cinq ministres touaregs dans l’actuel gouvernement. A travers lui, l’Etat malien adresse un message fort et symbolique à la communauté touarègue, notamment aux Touaregs irrédentistes, de vouloir bien changer de fusil d’épaule, en rentrant dans les rangs.

En dépit de la volonté de la coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) de ne pas figurer dans le nouveau gouvernement, une analyse de cette énième équipe gouvernementale fait ressortir des efforts d’ouverture du Président Ibrahim Boubacar Keïta et de son Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga. Et cela conformément à l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. L’attelage gouvernemental compte cinq ministres appartenant aux communautés touareg et arabe. Ce sont ceux en charge de l’Education Nationale, Mohamed Ag Erlaf, de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Alhassane Ag Hamed Moussa, du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, de l’Artisanat et du Tourisme, Nina Walet Intalou enfin celui de la Réconciliation nationale, Mohamed El Moctar.

A titre de rappel, Mohamed Ag Erlaf, ancien Directeur de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT) et Coordinateur du Programme spécial pour la paix et la sécurité et le développement du Nord-Mali (PSPDN) a fait partie de la première vague des Touaregs nommés ministres après la signature du Pacte national.

Touaregs irrédentistes : changer de fusil d’épaule !

Par ailleurs, dans l’actuel gouvernement, six autres ministres sont des ressortissants du Nord, bien qu’ils ne soient pas Touaregs. Une discrimination positive ! L’Etat malien adresse un message fort et symbolique à la communauté touarègue, notamment aux Touaregs irrédentistes, de vouloir bien changer de fusil d’épaule, en rentrant dans les rangs. Voilà une preuve supplémentaire qu’aucune communauté n’est marginalisée au Mali contrairement aux chants de sirène des responsables du Mouvement national pour la libération de l’azawad (Mnla) qui multiplient les opérations de mauvaise foi.

Car à  décrypter les actes terroristes qui ont émaillé le septentrion et le centre du pays, de janvier à maintenant, on devient sceptique. Depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, le Mali n’a pas été un long fleuve tranquille encore moins un havre de paix, pour ce qui est du septentrion et du centre du pays.

Du coup, nos certitudes s’envolent et la thèse de gage de stabilité qui nous tenait à cœur, fond comme neige au soleil : à l’appui de notre thèse l’attentat à la voiture piégée du 18 janvier 2017 contre le Camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) à Gao fut un véritable carnage, voire une boucherie, le bilan officiel provisoire faisait état de 60 morts et 115 blessés.

A Douentza, notamment dans la localité de Boulikessi, les forces armées maliennes ont subi une attaque. Plusieurs de nos soldats sont morts  et d’autres blessés après une farouche résistance.

La ville de Ménaka a été le théâtre de l’assassinat du chef militaire local du Groupe d’autodéfense touareg Imgad et alliés (Gatia), en la personne d’Almahadi Ag Lengach. C’était dans la nuit du 16 au 17 mars dernier, à son domicile par des inconnus. Deux suspects ont été arrêtés par les forces armées maliennes (les Fama). Pis, nous sommes les impuissants témoins  dans la mise en œuvre du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR). Les patrouilles mixtes se font très timidement avec les autres groupes armés, contrairement aux éléments de la CMA, qui ont toujours renvoyé aux calendes grecques les leurs. Et pourtant, le comité de suivi de l’application des termes de l’Accord est bel et bien présent.

En tout état de cause, une minorité ne peut pas passer toute sa vie à en imposer à la majorité, fut-elle armée. Hélas, c’est l’Etat malien même qui est responsable de cet anachronisme qui prévaut.

Autour de la résolution de cette crise malienne, disons-le sans détour, il y a un halo de tissu de mensonge : comment comprendre que le bras droit de Bahanga,  bourreau d’hier, Hassane Ag Fagaga, déserteur de l’armée malienne, membre influent du MNLA, devienne le président de l’autorité intérimaire de Kidal ? Ça pue la trahison de toute une nation.

Au moment où notre armée est déclarée persona non grata à Kidal, au moment où le drapeau malien et celui de l’Azawad trônaient côte à côte dans une salle à Kidal, lors d’une rencontre, a contrario, à Bamako, les représentants des groupes armés arrivés pour prendre part à la conférence d’entente nationale du 27 mars au 2 avril étaient logés dans un  hôtel luxueux de  la place dans l’un des quartiers huppés de la capitale. Le ridicule ne tue pas !

La démission de la société civile, des partis politiques notamment, nous a fait tomber des nues, quand il nous est revenu qu’il a été demandé de négocier avec les djihadistes maliens, en l’occurrence le gourou d’Ansar Eddine, l’ennemi public n°1, Iyad AG Ghaly, puisque c’est de lui qu’il s’agit. Quelle hérésie !  Au nom de quel principe doit-on négocier avec les fous de Dieu. La vérité ? C’est un aveu de capitulation et de trahison pour tous ces morts. Quel aveu  d’impuissance pour un Etat qui passe pour souverain !  Le capitaine Dibi Syllas Diarra, bête noire des rebelles, va encore se retourner dans sa tombe, à cause de notre attitude, face à la cause nationale.

Qu’une localité s’érige en ville frondeuse, est universel

Kidal est l’exemple malien : ce sont certains Touaregs  de cette localité, à travers le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui ont organisé la guerre sécessionniste en 2012 en vue de la création d’un Etat fantomatique dénommé république de l’Azawad. Ce phénomène n’est pas l’apanage du Mali.

Kidal,  ville frondeuse est encline au séparatisme. Ce phénomène  existe ou a existé ailleurs. Le Sénégal a le sien : la Casamance. Idem pour l’Angola : l’Enclave de Cabinda en est une  parfaite illustration. Le Nigéria  a connu la guerre du Biafra dans les années 1970. Le Cameroun anglophone a tenté de se séparer du reste du pays, en pure perte.  En son temps, la Corse a rendu la vie difficile aux autorités françaises. Idem pour l’armée irlandaise républicaine (IRA) au Royaume-Uni, etc. Mais les hauts responsables de ces pays concernés n’ont pas badiné avec la fermeté vis-à-vis des rebelles. Ces Etats se sont assumés entièrement, en faisant fi de la langue de bois.

Quant à nous, nous continuons à nous leurrer comme si c’est l’idéalisme qui fera bouillir la marmite, en refusant de prendre le taureau par les cornes, en confiant notre destin à la communauté internationale : Minsuma, Cedeao,  Opération Barkhane.

Mohamed Koné

Le Challenger

Primature : Abdoulaye Idrissa Maïga aurait renoncé à ses avantages ?

Si l’ancien Premier ministre Modibo Keïta est parti sur la pointe des pieds à cause du front social, son successeur Abdoulaye Idrissa Maïga se montre de plus en plus l’homme de la situation. Et pour preuve, il a déjà marqué son premier point en mettant fin à la grève illimitée des agents de la santé. Geste qu’il lui a valu les félicitations du Président de la République lors du dernier conseil des ministres.

L’opinion publique a appris avec satisfaction que le nouveau Premier ministre aurait décidé de renoncer à ses avantages une loi instituée par l’Etat. Si cette information s’avère vraie, Abdoulaye Idrissa Maïga pourrait bien sauver la tête de son mentor Ibrahim Boubacar Keïta dont la côte de popularité est en baisse. Les avantages dont il est question concernent le fonds de souveraineté auquel les premiers ministres ont droit. Un montant qui varie de 70 à 75 millions de Fcfa par mois et qui permet au Premier ministre de répondre à des sollicitations sociales et politiques. De sources proches de la Primature nous indiquent que Monsieur Maïga n’est pas à son premier geste patriotique, car il a renoncé à ces mêmes avantages lorsqu’il était à la tête des ministères de la Défense et de l’Administration territoriale.

Avant, la loyauté du Vice-président du RPM a été pour la première fois remarquée par le Président Ibrahim Boubacar Keïta lorsqu’il a tenu à verser le reste du montant de la campagne présidentielle de 2013 dans les caisses du RPM. Un acte qui a fortement marqué IBK, tandis que d’autres s’empressaient d’utiliser ces sous pour se taper des villas somptueuses, des vergers au bord du fleuve et envoyer leurs enfants à l’extérieur du pays.

Par ailleurs, Abdoulaye Idrissa Maïga est considéré comme le seul cadre du RPM qui ne fait pas de considération politique dans le choix des cadres pour les postes de responsabilité. Un cadre de l’opposition malienne n’a pas manqué de faire ses éloges : « C’est un Monsieur qui considère et respecte les cadres brillants sans aucune considération politique. Quand il est venu à la tête de notre département, j’ai commencé à plier mes bagages car nous ne sommes pas du même bord politique. A ma grande surprise, il m’a gardé à mon poste et m’a d’ailleurs renforcé en recommandant de servir le pays avec loyauté », témoigne-t-il.

M L. Fofana

 Mali24

Situation sécuritaire : L’Etat d’urgence prorogé à nouveau pour dix jours

La mesure a été prise lors du conseil des ministres de ce mercredi 19 avril.

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte déclarant l’état d’urgence sur le territoire national. L’état d’urgence, déclaré sur le territoire national par le décret du 30 mars 2017, pour une durée de 10 jours, a expiré le 9 avril 2017.

La situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région reste caractérisée par la persistance de la menace terroriste ainsi que des risques d’atteinte grave à la sécurité des personnes et de leurs biens. En raison de cette situation précaire, l’état d’urgence est déclaré à nouveau pour une durée de 10 jours à compter du mercredi 19 avril 2017 à minuit sur toute l’étendue du territoire national.

La déclaration de l’état d’urgence vise à renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme et d’accroître les capacités opérationnelles et les actions de contrôle des forces armées et de sécurité sur le territoire national. Sa prorogation interviendra si l’évaluation de la situation sécuritaire le justifie.

Dily Kane

mali24

Situation d'insécurité: 10 000 nouveaux déplacés au centre

Selon le bulletin humanitaire de OCHA, ce sont quelques 10.000 personnes qui ont été contraintes de quitter la zone du Macina au centre du pays suite aux violences survenues le 11 février 2017. La même source indique que l’aide du Gouvernement et des organisations humanitaires à ces nouveaux déplacés est en cours. « Les déplacés ont été recensés et des évaluations rapides ont identifié leurs besoins les plus urgents, notamment en matière de nourriture, articles essentiels ménagers, abri, eau, hygiène et assainissement. Les organisations humanitaires ont commencé à distribuer des produits non-alimentaires de base (nattes, ustensiles de cuisine, etc.) Des distributions de produits pour purifier l’eau, produits d’hygiène féminine et de vivres couvrant 3 mois de nourriture pour les 10 000 nouveaux déplacés sont aussi prévues. Des cliniques mobiles ont rejoint les personnes déplacées dans les zones de Tenenkou et Niono. Par ailleurs, le recensement des enfants déscolarisés du fait de leur déplacement est aussi en cours, en vue de leur apporter un soutien en matière d’éducation », précise le bulletin.

Communiqué du Gouvernement suite à l’attaque terroriste contre armée malienne à Gourma-Rharous

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale de l’attaque du détachement des Forces Armées maliennes basé à Gourma-Rharous par un groupe terroriste, ce jour 18 avril 2017, aux environs de 05 heures du matin. L’attaque a occasionné la mort de cinq (05) soldats et une dizaine de blessés.

En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement adresse aux familles durement éplorées, ses condoléances les plus émues et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Gouvernement de la République du Mali condamne énergiquement ces attaques lâches et barbares et réaffirme la détermination des Forces Armées à poursuivre leur mission de protection des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

 

Bamako, le 18 avril 2017
Le Ministre du Commerce, Porte-parole du Gouvernement
M. Abdel Karim KONATE

Mali24

Tribune de Monsieur Aliou Boubacar Diallo, PDG de Wassoul’Or, suite à des allégations mensongères publiées sur internet

J'ai appris ce week-end que le Gouvernement malien et les Syndicats de la santé ont trouvé un compromis qui met fin à une grève qui a été extrêmement éprouvante pour les couches les plus défavorisées du Mali. Beaucoup de nos compatriotes ont malheureusement perdu la vie durant ce mouvement social. Je profite de cette occasion pour présenter mes plus sincères condoléances aux familles de ces innocentes victimes.

Durant cette période si difficile où tout malien consciencieux devait concentrer ses efforts vers une sortie de crise, une certaine presse, agissant pour le compte d’obscurs intérêts, s'est évertuée à accuser tour à tour l'opposition politique puis le secteur privé d'être à l'origine et même de financer le mouvement social des Syndicats.

En effet, dans un article paru sur un site inconnu et peu crédible, des individus sans scrupules et malintentionnés insinuent que je serais impliqué dans le financement du mouvement social des syndicats de la santé. C'est un mensonge éhonté qui n'a aucun fondement. J'apporte par cette tribune un démenti formel et catégorique. Je n'ai jamais été en contact avec les Syndicats de la santé. Ce type d'allégations mensongères fait simplement le jeu de ceux qui privilégient la fuite en avant à l'allégement des souffrances des populations. Ce n'est ni responsable ni propre à apaiser un climat social déjà extrêmement tendu.

D'ailleurs, selon les moteurs de recherche, le site internet à l'origine de cette soi-disant information n'a été créé que ce 1er Mars 2017 dans le seul but de désinformer et de semer la discorde. Ce site n'est connu de personne et n'est signé d'aucun journaliste connu. Je me réserve donc le droit de porter plainte contre le site ainsi que contre les auteurs de cet article insensé pour diffamation. Internet ne doit pas être une zone de non-droit dans laquelle tout serait permis, surtout sur un sujet aussi sensible que la santé.

Pour ma part, mes collaborateurs et ceux qui me connaissent savent que je reste un acteur convaincu que seuls les moyens pacifiques, le dialogue et la solidarité agissante peuvent nous permettre de résoudre nos problèmes.

C'est dans cette dynamique que j'ai lancé la Fondation Maliba qui intervient partout sur le territoire national, dans tous les secteurs, pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. C’est dans ce cadre que nous avons construit plusieurs écoles et centres de santé, des lieux de cultes et des forages d'eau au bénéfice de nos laborieuses populations.

D'ailleurs, le mois dernier, nous avons réhabilité les salles de classe d'une école à Ménaka pour permettre aux jeunes élèves de cette localité très enclavée de reprendre les cours. Les enfants ont également été dotés en matériel scolaire. Je tiens, à ce titre, à profiter de cette occasion pour remercier les autorités politiques, administratives et coutumières de Ménaka pour leur implication désintéressée.

Sachez que je ne cautionnerai jamais la violence ou la déstabilisation de notre cher Mali comme moyens d'action. Au contraire, je crois plutôt qu'il est du devoir de tout malien, à quelque niveau qu'il soit, de s'engager honnêtement pour réduire la pauvreté et les souffrances de nos populations.

Pour ma part, je cherche à apporter à mes compatriotes qui n'en ont pas les moyens, les soins et l'éducation qu'ils méritent tant, et que je ne saurai être impliqué dans des entreprises qui les priveraient de ce droit. Mon seul et véritable terrain d'action, à travers ma Fondation Maliba, est celui de l'aide à ceux qui n'en ont pas les moyens. Celui de la solidarité et de l'entraide. Je n'ai jamais mené et je ne mènerai jamais une action qui puisse priver un malien des soins ou de l'éducation auxquels il a droit.

Je suis très fier de tous les hommes et les femmes qui participent avec moi à la réussite des actions de ma Fondation.

Pour conclure, je lance un appel aux autorités afin qu'elles reprennent le dialogue avec les acteurs de l'éducation en vue de trouver une solution à la grève qui menace des milliers d'enfants d'année blanche. Cela constituerait un drame qui viendrait s'ajouter à la souffrance extrême des maliens. Personne ne peut souhaiter cela.

Qu'Allah bénisse le Mali et apaise les cœurs et les esprits des maliens !

Aliou Boubacar DIALLO

PDG de Wassoul’Or

Président de la Fondation Maliba

Kidal : les ressortissants sur le chemin de la paix

A l’appel de ses responsables, les militants et sympathisants du Collectif des ressortissants de la région de Kidal (CRRK), étaient en conclave, samedi 15 avril 2017, au palais de la culture Amadou Hampathé BA.

Sur initiative  du gouverneur et des cadres ressortissants de la région, cette rencontre avait pour objectif  de dégager des voies et moyens susceptibles pour favoriser  le retour de la paix et de la cohésion  entre les communautés dans l’Adrar des Ifoghas.

A l’issue de travaux, une feuille de route a été élaborée par les participants afin de  favoriser le retour l’administration et des services socio-sociaux de base. Ces ressortissants ont recommandé à l’issue des échanges, les recommandations : mettre en place une commission régionale de réconciliation ; intensifier les rencontres entre les cadres de Bamako pour  servir de modèle pour asseoir la paix et la cohésion dans la région ; multiplier les rencontres intercommunautaires à Kidal.

 De même, les participants à cette rencontre ont préconisé envisagent d’organiser des rencontres entre les groupes armés ; investir les réseaux sociaux pour prêcher les paix et la cohésion sociale.

Aussi, ont-ils préconisé de rendre fonctionnel le MOC afin d’organiser le désarmement et la lutte contre la drogue; renforcer la collaboration entre les autorités intérimaires et administratives (gouverneur) dans la région pour ramener la paix.

Autres recommandations non moins importantes issue de cette rencontre : Il s’agit  d’organiser une rencontre entre les tous les parties prenantes, notamment, les groupes armés, les leaders communautaires, les leaders de jeunes, de femmes, de la région autour de la paix ; favoriser le retour effectif des autorités administratives, des autorités intérimaires, afin de créer les conditions d’un retour des réfugiés à Kidal. 

Enfin, il s’agit de trouver les voies et moyens pour réduction du chômage des jeunes dans la région.

Par ailleurs, le CRRK a invité l’Etat et ses partenaires à initier des actions concrètes de développement comme soubassement pour asseoir la paix.

Aussi, il entend préconiser la création d’une commission technique, multi-acteurs au près du gouverneur pour assurer la mise en œuvre et le suivi  des recommandations formulées lors de cette rencontre. Mais avant il faut rappeler que les travaux de cette rencontre étaient dirigés par le président du CRRK, le Dr Akory AG IKNANE qui avait à ses côtés, le gouverneur de la région, Sidi Mohamed ICHRACH, des honorable, Mme Assori Aicha Belco MAÏGA, députés à Tessalit, et Almoudène Ag IKNASS, député élu à Kidal ; du vice-président de l’autorité intérimaire de Kidal, Abda AG KAZINA.

A l’ouverture des travaux, le président du CRRK, le Dr Akory AG IKNANE, a souligné que ce n’est pas une première fois que son collectif prend une telle initiative en faveur de la paix au Mali. Lors du conflit de 1990, a-t-il rappelé, le CRRK avait pris une initiative similaire en faveur de la paix à Kidal et était même partie prenante dans les accords de Tamanrasset. Par ailleurs il a ajouté que tous les habitants de Kidal ont leur répondant à Bamako, que ce soit les cadres ou les leaders politiques. «Si on nous voit uni ici à Bamako, je pense que ça va ramener nos frères, nos parents qui sont souvent avec de petites divergences, à la paix», a dit le Dr Akory.

L’occasion était bonne pour le président du CRRK, d’inviter le nouveau gouverneur à intensifier de telles rencontres, à créer les conditions de retour des services sociaux de base. «Aujourd’hui, il est extrêmement dommage que nos populations n’ont pas accès à l’éducation, à la santé, à l’eau potable », a-t-il déploré.

De son côté, le gouverneur de la région, Sidi Mohamed ICHRACH, a souligné que c’est une rencontre extrêmement importante. Pour lui, la région se trouve dans situation de dénouement total. «Tout ce qui était débout en 2012 a été cassé», s’est-il lamenté.

Il s’est dit convaincu que la relance,  les questions de développement passent nécessairement par des concertations entre les acteurs au plan régional. «Sans paix, pas de développement », a-t-il reconnu.  

Certes le gouverneur n’a pas une baguette magique, mais «il faut persévérer, conseiller, réunir, consulter, et surtout créer la confiance», a-t-il préconisé.  

Selon Mohamed Ag ALHOUSSENI, l’un des participants à cette rencontre, depuis  2012, beaucoup de choses ont été tentées, que ce soit, au niveau international, national, local avec l’Accord de Ouaga, le processus d’Alger, les accords entre les groupes armés sans parvenir à une stabilité sur terrain.

C’est, a-t-il dit, il était important que les gens de Kidal se rencontrent pour discuter de leurs problèmes afin de les verser dans les propositions au niveau national, est assez intéressante. Cette rencontre, à mon avis, va poser les jalons d’autres rencontres sur des questions plus spécifiques.

 Par A.OUATTARA   

Mali24

 

Prise de fonction de Tièna Coulibaly au ministère de la défense : ‘‘Il faut toujours me déranger !’’

M . Tièna Coulibaly,  nouveau ministre de la défense et des anciens combattants, a pris fonction ce samedi 15 Avril. Le ministre sortant et actuel premier ministre, Abdoulaye I Maiga, n’étant pas présent, c’est le secrétaire général du  ministère de la défense, Gal de brgade Salifou koné,  qui s’est à sa place prononcé lors de cette cérémonie dite passation de service.  Nous vous proposons ici en intégralité ce que  M . Tièna Coulibaly a dit à ces hommes avec qui il va désormais  travailler !

 

‘‘Je voudrais vous remercier vous tous de m’avoir accepté parmi vous, d’être le chef d’orchestre. A travers vous qui êtes les chefs d’unités, je voudrais remercier tous les soldats de notre vaillante armée et ceux de notre sécurité qui ont pris l’engagement de mourir sur le front pour défendre le Mali. L’occasion est aussi bonne pour remercier ceux qui sont venus d’ailleurs pour mourir sur le front pour défendre  le Mali, c'est-à-dire les forces de la MINUSMA et de Barkhane

‘‘Notre pays traverse une situation très difficile depuis mars 2012. Je crois que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, en dehors de l’engagement qu’il a pris et dont lui impose la constitution de défendre notre territoire, est peut être l’homme le plus engagé pour justement donner à notre vaillante armée sa réputation. Je pense que l’engagement du président (de la République NDLR) est sans faille. Je suis ici (au ministère) pour permettre que cet engagement soit réussi. Monsieur le secrétaire général (du ministère NDLR) vient de le dire, à savoir : la reforme du secteur de l’armée, la mise en œuvre de l’accord de paix et de la réconciliation nationale…Tout ça, ce sont des signes pour lesquels il est de mon devoir de faire la jonction entre les besoins de notre ministère et l’engagement du président de la  République

 

‘‘En 2012, j’ai eu l’honneur d’être appelé dans le gouvernement du Mali au moment où notre pays traversait une crise plus profonde que celle que nous vivons aujourd’hui. Comme vous le savez, les partenaires du Mali l’avaient abandonné, les 2/3 du pays  étaient occupés, les besoins pour préparer la riposte étaient énormes. Le très-très difficile rôle du ministre des  finances que j’étais à l’époque, était malheureusement de dire ‘‘non’’, ‘‘non’’,  et des fois ‘‘non’’ encore. Et cela à amener beaucoup de personnes d’avoir beaucoup d’appréhensions. Dans le gouvernement  chaque ministre pensait que le ministre des finances était  confus alors que le ministre  des finances n’avait pas les moyens.

‘‘Aujourd’hui la situation est bien  meilleure qu’en 2012. Vous avez parlé de milliards de FCFA  par rapport à la loi d’orientation militaire ( Revenant sur la déclaration du secrétaire du ministère qui avait évoqué cet aspect. Ndlr). C’est vrai que nous avons à présent les partenaires avec nous, je voudrais que personne n’ait aucun apriori sur mes rapports avec le ministre de la défense avec la mission qui vous est confiée, qui nous est confiée ! Hier j’étais ministre des finances, je jouais ce rôle là, aujourd’hui je suis ministre de la défense , je joue ce rôle là !

 

Je voudrais que vous et moi, nous laissions tomber tout à priori et que nous nous mettions ensemble dans l’objectif de la mission qui nous est assignée. Je pense que cela est dans nos possibilités.  Je voudrais vous dire que ma méthode de travail, c’est l’ouverture totale, la disponibilité totale…tout le monde aura mon numéro de téléphone… Communiquez… Je ne voudrais pas que quelqu’un dise : ‘‘Il faisait tard, je n’ai pas voulu vous déranger’’. Non ! Il faut toujours me déranger. Je suis ouvert 24H/24 H, 7J/7J. Il ne faut pas qu’il y ait une rupture quelque part parce que vous avez pensé que…

‘‘Dans les jours à venir nous allons donc apprendre à nous connaitre. Encore une fois, je vous remercie d’être tous là aujourd’hui, d’être tous disponibles. Que Dieu bénisse notre pays !

’’Transcrit par Djibi Samaké

Mali24

 

De 1960 à nos jours le Mali a eu 18 premiers ministres ! Qui sont-ils et où sont-ils à présent?

Du premier président du Mali indépendant, Modibo Kéïta (de 1960 à 1965) à Alassane Idrissa Maïga, le Mali aura vu défiler 18 Premiers ministres nommés (le poste de Premier ministre s’entendant dans son acception de chef de gouvernement). Le poste de Premier ministre a connu des fortunes diverses en fonction des différents régimes qu’a connus notre pays. Les présidents Modibo Kéïta (sous la 1ère République) et Moussa Traoré (sous la 2è République) ont expérimenté la fonction, qui n’a cependant pas pu prospérer. Ce qui fait qu’en 31 ans (1960-1991), seules 3 personnalités ont occupé le poste, contre 15 ces 26 dernières années. C’est parce que depuis la Transition de 1991 et l’avènement de la démocratie pluraliste en 1992, tous les gouvernements successifs sont dirigés par un Premier ministre. Ces personnalités de l’Etat ont servi la nation malienne autant qu’elles peuvent et plusieurs d’entre elles ne sont plus de ce monde. Notre rédaction a enquêté !

Modibo Keïta, premier président de la République  et en même temps chef du Gouvernement

Modibo Keïta fut le premier président de la République du Mali entre 1960 et 1968, mais aussi cumulativement chef du gouvernement (donc le premier Premier ministre) jusqu’en 1965. Né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, de Daba et Hatouma (Fatoumata) Camara, Modibo a fait un brillant parcours scolaire, tout comme furent impressionnants sa carrière professionnelle, sa lutte et son idéologie politiques ainsi que son leadership d’homme d’Etat.  Après avoir fréquenté de 1925 à 1931 l’école primaire de Bamako, il entre en 1931 à l’école primaire supérieure Terrasson de Fougères (actuel lycée Askia Mohamed). En 1934, il poursuit ses études à l’école normale d’instituteurs, plus précisément l’École William Ponty de Gorée à Dakar. Ses professeurs le signalèrent déjà comme un bon élément, mais comme un agitateur anti-français, à surveiller. Il sort major de sa promotion et en 1936 et devient instituteur. Il enseignera d’abord en brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou. Rapidement, il se signale aux plans associatif et politique. Il fonde avec Mamadou Konaté, l'”Association des lettrés du Soudan” qui deviend par la suite le “Foyer du Soudan”.

En 1937, il fonde avec le Voltaïque Ouezzin Coulibaly le “Syndicat des enseignants d’Afrique occidentale française”. Il devient membre du “Bloc soudanais” créé par Mamadou Konaté. En 1943, il fonde avec son ami, Jean Marie Koné, la revue “L’Œil de Kénédougou” dans laquelle il critique le pouvoir colonial.

Cette même année, est créé à Bamako le Rassemblement démocratique africain (Rda), présidé par Félix Houphouët-Boigny. Modibo Keïta prend le poste de secrétaire général de l’Union soudanaise Rda. En 1948, il est élu conseiller général du Soudan français au titre de la circonscription de Bamako-Kita. En 1953, il est élu conseiller de l’Union française. Le 26 novembre 1956, il devient maire de Bamako et est élu député à l’Assemblée nationale française dont il devient vice-président. Il siègera deux fois comme secrétaire d’État dans les gouvernements français de la Quatrième République.

En 1958, il est élu président de l’Assemblée constituante de la Fédération du Mali qui regroupe le Soudan français, le Sénégal, la Haute-Volta et le Dahomey (ces deux derniers pays quitteront rapidement la Fédération).Le 20 juillet 1960, Modibo Keïta est nommé chef du gouvernement de la Fédération du Mali (qui regroupe le Soudan français et le Sénégal). Après l’éclatement de cette fédération, le 22 septembre 1960, il proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la République du Mali. Il en prend la présidence et met en place un gouvernement que lui-même dirige.

L’histoire ne nous enseigne pas pourquoi la fonction de Premier ministre a été abandonnée, mais toujours est-il qu’en 1965, Modibo Kéïta a purement et simplement aboli le poste. Il dirige le pays sous l’idéologie socialiste jusqu’au 19 novembre 1968, date du renversement de son régime par un coup d’Etat perpétré par le groupe du lieutenant Moussa Traoré. Modibo Keïta est mort en détention au camp des commandos parachutistes de Djicoroni Para à Bamako le 16 mai 1977, à l’âge de 61 ans, dans des circonstances suspectes car jusqu’à présent les causes de sa mort font débat. Modibo Keïta est réhabilité en 1992 à la chute du régime de Moussa Traoré (1968-1991) par le président Alpha Oumar Konaré. Le mémorial Modibo Keïta est inauguré à Bamako le 6 juin 1999. Alpha avait tout d’abord baptisé le stade omnisports de son nom. Son épouse, Mariam Travélé, est décédée en 2014 à 94 ans. En janvier 2016, l’aéroport international de Bamako-Sénou est rebaptisé “Aéroport international Modibo Keita-Sénou”.

 Dr Soumana Sako : après la chute du général Moussa Traoré, il redresse les finances publiques du Mali.

Né à Niamina, région de Koulikoro, en 1950, Soumana Sako est celui par qui le poste de Premier ministre fut définitivement réinstauré au Mali. Il a été nommé Premier ministre par Amadou Toumani Touré le 2 avril 1991 après la chute du général Moussa Traoré et dirige le gouvernement de transition entre le 4 avril 1991 et l’investiture d’Alpha Oumar Konaré en juin 1992.

En son temps, cette nomination de Soumana Sako avait été accueillie très favorablement par les Maliens qui avaient encore à l’esprit son passage comme ministre des Finances sous le régime de Moussa Traoré entre 1986 et 1987.  En un temps record, il avait rétabli les arriérés de salaires des fonctionnaires (six mois) et redressé les finances du pays. Aussi, il fut le premier membre du gouvernement au Mali à démissionner de ses fonctions de sa propre volonté, suite à une affaire de trafic d’or impliquant la Première dame de l’époque. Le Dr Sako a obtenu le DEF en juin 1967 (Centre d’examen de Mopti) et le Baccalauréat en juin 1970 (Lycée Askia Mohamed), se classant dans les deux cas, premier au Mali. Il est titulaire d’une licence de l’École nationale d’administration du Mali ainsi que d’un Master’s en planification de gestion de projets et d’un Ph.D. en économie du développement (avec mention H, la plus haute distinction académique) décernés par l’Université de Pittsburgh, Pennsylvannie (États-Unis). Il a, en outre, suivi des stages et séminaires de formation à la Fondation ouest-allemande pour le développement international, au Gosplan de l’ex-Union Soviétique, à l’Institut de développement économique de la Banque mondiale et au General Accounting Office du Congrès des États-Unis d’Amérique.  (copier sur Maliweb.net) Après son passage à la Primature sous la première Transition, il retrouve l’Acbf (Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique), une fondation créée par les gouvernements africains et leurs partenaires au développement en vue de contribuer à renforcer durablement les capacités humaines et institutionnelles pour la bonne gouvernance et la gestion du développement. Il dirige de main de maître cette noble fondation avant de rentrer au bercail.

Candidat à l’élection présidentielle de 1997, il retire sa candidature comme d’autres responsables de l’opposition pour protester contre les fraudes. Pour les élections présidentielles de 2002 et 2007, il soutient la candidature d’Amadou Toumani Touré.

Plus tard, Soumana Sako pousse son implication politique plus loin et crée la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas Faso-Hèrè). Le 18 décembre 2011, il est investi par ce nouveau parti candidat à l’élection présidentielle malienne de 2012, avortée. Il remet ça à l’élection présidentielle malienne de 2013 qui aboutit à l’élection d’IBK.

Aujourd’hui, il n’est pas avec le pouvoir et ne s’affiche pas non plus avec l’opposition républicaine et démocratique dont le chef de file est Soumaïla Cissé.

 

Capitaine Yoro Diakité : finalement condamné à

la prison, il meurt en détention à Taoudenit

Le capitaine Yoro Diakité fut le deuxième Premier ministre de l’histoire du Mali. Né le 17 octobre 1932, il fut membre du Comité militaire de libération nationale, ce groupe de militaires qui fit tomber Modibo Kéïta. Il est nommé Premier ministre, chef du gouvernement provisoire, par le président Moussa Traoré et exerce sa fonction entre le 19 novembre 1968 et le 18 septembre 1969. C’est lui qui a envoyé la bande à Diby Silas Diarra à Taoudénit où lui-même devait les retrouver plus tard. En effet, après avoir été accusé d’avoir organisé une tentative de coup d’État en 1971, il est condamné à la prison à vie et envoyé au nord. Le chef du gouvernement provisoire meurt dans le camp de prisonniers de Taoudénit, le 13 juin 1973.

 

Le Physicien Mamadou Dembélé : un des principaux artisans de la répression contre les mouvements estudiantins de 1979-1980

Le président Moussa Traoré abolit le poste de Premier ministre le 18 septembre 1969 quand le capitaine Yoro Diakité quitta la tête du gouvernement provisoire. Le poste resta donc inexistant sept longues années durant et pendant lesquelles le président de la République était à la fois chef de l’Etat et chef du gouvernement. Le 30 mai 1986, à la faveur d’un remaniement gouvernemental, Moussa réhabilite le poste de Premier ministre et le confie (le 6 juin) au Professeur Mamadou Dembélé. Ce physicien, né en 1936, avait été l’un des principaux artisans de la répression contre les mouvements estudiantins de 1979-1980. Mais pas pour longtemps. Le 6 juin 1988, le président Moussa Traoré supprime, à nouveau, le poste. Depuis, Moussa n’a plus nommé de Premier ministre et est resté lui-même l’éternel chef du gouvernement.

Il est décédé le 9 octobre 2016 à l’âgé de 82 ans.

 

L’Economiste Younoussi Touré : premier chef du Gouvernement de l’ère du multipartisme au Mali

Il est le premier Premier ministre de l’ère de la démocratie pluraliste au Mali. Il a été nommé Premier ministre le 9 juin 1992 par le président Alpha Oumar Konaré, mais démissionne moins d’un an plus tard, le 12 avril 1993, suite à des mouvements socio-estudiantins.

Né le 1er janvier 1941 à Niodougou (cercle de Niafunké, Mali), Younoussi Touré a suivi ses études primaires et secondaires à Niafunké, à l’École des artisans soudanais, à l’École normale de Sévaré, à l’École normale de Katibougou et au lycée Askia Mohamed, avant d’aller à l’Université de Dakar et à l’École de formation technique de la Banque de France. Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences économiques. Younoussi Touré a travaillé à la Banque centrale du Mali où il a été directeur général avant de devenir conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao).  (copier sur Maliweb.net) Il fut Commissaire de l’Uemoa quand le Sénégalais Moussa Touré en était le président de la Commission. Membre fondateur de l’Union pour la République et la démocratie (Urd), il en fut pendant longtemps le président avant de passer le témoin au parrain du parti, Soumaïla Cissé, dont le mandat prenait fin à la Commission de l’Uemoa.

En septembre 2007, il est élu député dans la circonscription de Niafunké et premier vice-président de l’Assemblée nationale, puis président de l’institution quand Dioncounda Traoré devient président de la République par intérim sous la Transition de 2012. Aujourd’hui, il fait la navette entre Niafunké et Bamako.

 

L’ex-Chercheur Ibrahim Boubacar Keïta: le sauveur du régime  du Président Alpha Oumar Konaré

Ibrahim Boubacar Keïta fut le  sauveur du régime du président Alpha Oumar Konaré. Après avoir “bousillé” deux Premiers ministres, Alpha nomme l’actuel président de la République à ce poste qu’il occupe de 1994 à 2000. Il fut ensuite président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007, puis simplement député de 2007 à 2013, toujours élu dans la circonscription de la commune IV du district de Bamako.

En août 2013, il est plébiscité président de la République du Mali avec 77,6% ; il prête serment le 4 septembre de la même année et est investi le 19 septembre au cours d’une cérémonie grandiose qui a enregistré la présence d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement dont le président français, François Hollande, et Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc.

Ibrahim Boubacar Keïta est né le 29 janvier 1945 à Koutiala. Il a fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia Mohamed de Bamako. Il a étudié à la Faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’université Panthéon-Sorbonne et à l’Institut d’histoire des relations internationales contemporaines (Ihric), rattaché auprès de la même université. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un Diplôme d’études approfondies en politique et relations internationales. Après ses études, il est chargé de recherche au Cnrs et enseigne les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac. De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (Fed), chargé de la mise en œuvre du premier programme de microréalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (Tdhf), Ong française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj), il est le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle en avril et mai 1992. Après son élection, Alpha le nomme en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En novembre 1992, il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger. En novembre 1993, il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Le 4 février 1994, le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en février 2000. Il préside l’Adema-Pasj. En 1999, il devient vice-président de l’Internationale socialiste. À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, alors qu’il souhaite poser sa candidature pour succéder à Alpha Oumar Konaré, des dissensions au sein du parti présidentiel l’entraînent à donner sa démission de Premier ministre le 14 février 2000, puis de la présidence du parti en octobre 2000. Il quitte alors l’Adema-Pasj avec ses partisans pour fonder le Rassemblement pour le Mali (Rpm), formation qu’il préside depuis juin 2001. Il vient d’être d’ailleurs consacré président-fondateur du Rpm. Ibrahim Boubacar Keïta a été président du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine.Candidat à l’élection présidentielle, IBK tombe au 1er tour, conteste les résultats, mais apporte cependant son soutien à Amadou Toumani Touré, qui sera élu lors du second tour, le 12 mai, avec 65,01 % des suffrages exprimés. A l’élection présidentielle de 2007, IBK obtient 19,15 % des voix, se plaçant ainsi en deuxième position derrière le président sortant Amadou Toumani Touré, réélu dès le premier tour. Le 26 juillet 2011, il est désigné candidat du Rassemblement pour le Mali à l’élection présidentielle de 2012 (finalement avortée pour raison de coup d’Etat le 22 mars 2012). Enfin, le 15 août 2013, il est proclamé élu président du Mali. Donc, depuis trois ans, c’est lui qui préside aux destinées du Mali, après avoir gravi tous les échelons au terme d’un impressionnant cursus scolaire et d’un long combat politique.

 

L’Economiste et Banquier Mande Sidibé : frère aîné  du Premier ministre Modibo Sidibé

et économiste hors pair, né à Bafoulabé le 20 janvier 1940, a été Premier ministre du Mali entre 2000 et 2002, en remplacement justement d’IBK. Une lourde responsabilité qu’il a remplie avec bonheur et honneur, avant d’avoir des ambitions présidentielles. Après un séjour au Lycée Terrasson de Fougères de Bamako (actuel lycée Askia), Mandé Sidibé poursuit des études en France, d’abord à Bordeaux où il obtient son baccalauréat, et à Paris où il obtient une licence en sciences économiques en 1965. Il décroche en 1974 un Master of Business Administration (Mba) de l’Université George Washington aux États-Unis. Puis, il entame une longue carrière dans les institutions financières.

Après un court passage à la Banque de la République du Mali (Brm), Mandé Sidibé a travaillé au Fonds monétaire international (Fmi) de 1967 à 1985, essentiellement au département Afrique, où il a occupé les fonctions d’économiste entre 1967 et 1975, d’économiste principal entre 1977 et 1981 et chef de division entre 1981 et 1985. Il a également été représentant résident du Fmi à Ndjamena (Tchad) entre 1975 et 1972.

En 1985, il commence une carrière à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao) où il est successivement conseiller du gouverneur en 1985 et 1986, directeur central des relations internationales entre 1986 et 1990, secrétaire général chargé de la politique monétaire de 1990 à 1992 et conseiller spécial du gouverneur de la Bceao pour le Mali de 1992 à 1952. Mandé a également travaillé dans le secteur privé. Il est ainsi membre des conseils d’administration de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf) basée à Hararé, au Zimbabwe, de la Société malienne de financement (Somafi, actuel Alios-Mali) et de Ecobank transnational incorporated (Eti). Au plan politique, il n’est pas novice. Ainsi, après avoir pris sa retraite de la Bceao, il est nommé en 1996 conseiller spécial auprès du président de la République Alpha Oumar Konaré avant d’être nommé Premier ministre le 20 février 2000. Il est reconduit à ce poste le 23 juin 2001. Le 18 mars 2002, il présente sa démission afin de se consacrer à la campagne pour l’élection présidentielle du 28 avril 2002 à laquelle il est candidat. Bien que membre de l’Adema-Pasj (qui a investi Soumaïla Cissé), il se présente comme candidat indépendant et arrive en 9e position. Pour le second tour, il appelle à voter pour Amadou Toumani Touré et non pour Soumaïla Cissé. Après son échec à cette élection, Mandé Sidibé retrouve en 2003 son siège au Conseil d’administration d’Ecobank International. Le 23 juin 2006, il est nommé président du Conseil d’administration. Le frère ainé de Modibo Sidibé est mort le 25 août 2009 à l’Hôpital américain de Paris à Neuilly-sur-Seine dans la banlieue de Paris, à la suite d’une attaque cardiovasculaire.

 

L’Economiste Ousmane Issoufi Maïga : sa rigueur lui vaut le sobriquet de Pinochet

l incarne le prototype même de grand commis de l’Etat. Réputé, connu et adulé, mais souvent critiqué, pour sa rigueur. D’où son sobriquet de Pinochet. C’est lui qui a remplacé Ahmed Mohamed Ag Hamani au poste de Premier ministre en avril 2004. Le président Amadou Toumani Touré sait de lui qu’il a organisé avec brio la CAN 2002 et a suivi ses œuvres dans les différents postes ministériels qu’il a occupés sous Ag Hamani. C’est pourquoi, il n’a point hésité à jeter son dévolu sur Ousmane Issoufi Maïga qu’il nomme Premier ministre le 29 avril 2004. Le natif de la région de Gao (en 1945) a fait des études supérieures en économie à l’Université de Kiev (Ukraine, anciennement URSS), puis à l’American University à Washington D.C. (États-Unis) où il obtient un diplôme en économie de développement bancaire et financière. Il a travaillé à la Banque mondiale, au ministère des Finances français avant de rentrer au Mali pour travailler au ministère des Finances où il a été notamment directeur général adjoint de la Caisse autonome d’amortissement. En 2002, il devient ministre de la Jeunesse et des Sports et doit organiser la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule au Mali. Après l’élection d’Amadou Toumani Touré à la Présidence de la République, il entre au gouvernement d’Ahmed Mohamed ag Hamani le 14 juin 2002 en tant que ministre de l’Économie et des Finances. Après le remaniement ministériel du 16 octobre 2002, il devient ministre des Transports et de l’Équipement. Le 29 avril 2004, il est nommé Premier ministre et constitue son gouvernement le 2 mai 2004. Ousmane Issoufi Maïga a présenté sa démission et celle de son gouvernement le 27 septembre 2007. Il a été remplacé par Modibo Sidibé.

Nommé président du Conseil d’Administration d’Edm-sa depuis, il est relevé sous IBK et observe une douce retraite dans sa résidence à Niaréla.

Le Notaire Me Abdoulaye Sékou Sow : auteur d’un livre polémique sur la  démocratie malienne

e 13 avril 1993, c’est lui qui remplacé Younoussi Touré à la tête du gouvernement. Mais son séjour fut encore plus éphémère que celui de son prédécesseur, puisqu’en février 1994, Abdoulaye Sékou Sow abandonne le navire, pour quasiment la même raison que Younoussi : les mouvements estudiantins. Né en 1931, Abdoulaye Sékou Sow était un notaire après avoir suivi une très bonne formation juridique. Il a été directeur de l’École nationale d’administration (Ena).

Il est l’un des membres fondateurs de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj). Le président Alpha Oumar Konaré le nomme ministre de la Défense en 1992, puis Premier ministre en 1993, comme nous le soulignons plus haut, avec la fortune que l’on sait. En 2008, Abdoulaye Sékou Sow publie “L’État démocratique républicain: la problématique de sa construction au Mali “, un ouvrage qui suscite des polémiques au Mali quant à la gestion des révoltes de 1993 (qui ont fait tomber deux Premiers ministres dont lui et son prédécesseur).

 

L’Inspecteur Général de Police Modibo Sidibé : un parcours Impressionnant

C’est le 28 septembre 2007 que le président Amadou Toumani Touré nomme Modibo Sidibé, alors secrétaire général de la Présidence, comme Premier ministre, soit le lendemain de la démission de son prédécesseur Ousmane Issoufi Maïga. Il joue franc jeu avec ATT, conduit les affaires de la nation, mais se fait discrètement une assise politique, avant de dévoiler ses ambitions présidentielles en 2011 et se voit éjecter de son fauteuil par le Président. Le parcours de l’homme est impressionnant. Né le 7 novembre 1952 à Bamako, il fait ses études primaires dans la capitale, à l’École de Bolibana de 1958 à 1969. Ses études secondaires le conduisent au lycée Prosper Kamara de 1970 à 1972. Après avoir décroché son bac, Modibo entreprend des études supérieures (1972-1976 et 1978- 1983).

Il est bardé de diplômes. Il est ainsi titulaire d’un brevet de parachutiste (1977), d’un brevet d’arme (1978), d’une maîtrise en droit public (1976, Perpignan France). Il est détenteur d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) en sciences pénales et criminologie (1979 à Aix en Provence en France), d’un DEA en théorie politique (1983 Reims, France), d’un doctorat en sciences pénales et criminologie (1983 Aix-en- Provence, France), d’un diplôme de l’École nationale de police du Mali (1977), d’un certificat de droit des conflits armés (1985, San Remo, Italie). Modibo Sidibé a été successivement commissaire de police adjoint à la brigade de police du 1er Arrondissement de Bamako (1978), commissaire de police intérimaire de l’aéroport de Bamako-Sénou. Il a occupé des fonctions à la division exploitation à la Direction nationale de la police, et a été chef de bureau au Cabinet militaire du ministre de la Défense nationale (1984). Deux ans plus tard, on le retrouve conseiller technique au ministère délégué à la Défense nationale (1986-1989). Quand il quitte cette responsabilité, il est nommé chef de Cabinet du ministre délégué à la Défense nationale (1989-1991). En 1991, Modibo Sidibé est directeur de Cabinet du ministre délégué à la Sécurité intérieure. La même année, il hérite du poste de directeur de Cabinet de Amadou Toumani Touré, alors président du Comité de transition pour le salut du peuple (Ctsp). A ce poste, il a rang de ministre. Modibo Sidibé entame ensuite une longue carrière ministérielle. C’est ainsi qu’en avril 1993, il est nommé ministre de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées. Il est reconduit à ce poste dans trois gouvernements successifs (7 novembre 1993, 7 février 1994, 22 juillet 1996). Quand il quitte ce département, c’est pour devenir ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le 16 septembre 1997 sous la deuxième législature de la 3è République. Il conserve le même poste dans différents gouvernements successifs (21 février 2000, 23 juin 2001, 19 mars 2002) jusqu’en juin 2002. Après l’élection du président Amadou Toumani Touré à la magistrature suprême, Modibo Sidibé est nommé secrétaire général de la Présidence de la République avec rang de ministre au lendemain de l’investiture du président Touré. Précisément le 9 juin 2002. Il occupe cette fonction jusqu’à sa nomination comme Premier ministre.

De cette position de collaborateur direct du président de la République, Modibo Sidibé, déjà familier du fonctionnement gouvernemental, a acquis une excellente connaissance des grands dossiers nationaux. Cette expérience alliée à sa grosse capacité de travail, à son exigence de qualité et à son goût pour les approches systémiques, sont d’un grand apport à cet homme courtois et discret dans ses fonctions de Premier ministre. Quand il fut relevé en cette approche d’élection, il crée un parti : les Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare An ka Wuli) et se présente à l’élection présidentielle de juillet 2013. Il cale au 1er tour et reprend la vie du bon côté. Aujourd’hui, il est membre de l’Opposition où il a créé le nouveau Pôle de gauche qui regroupe plusieurs formations politiques se réclamant de l’opposition politique.

L’Astrophysicien Cheick Modibo Diarra : Le Premier ministre aux pleins pouvoirs

L’histoire de Premier ministre de l’astrophysicien de la Nasa et non moins homme politique est rocambolesque. Suivez ! Le 17 avril 2012, Cheick Modibo Diarra est nommé Premier ministre du Mali. Un “Premier ministre aux pleins pouvoirs” afin de mener un gouvernement d’union nationale de transition, rétablir l’intégrité du territoire malien, sortir le Mali des troubles insurrectionnels dans le Nord du pays et organiser des élections transparentes. Il est donc le premier chef du gouvernement nommé après la chute d’ATT en mars 2012. Le 25 avril, il forme son gouvernement, loin de faire l’unanimité. En août 2012, il forme un nouveau gouvernement d’union nationale. Ce nouvel attelage a l’assentiment de ses concitoyens.

Malheureusement, moins de quatre mois plus tard, soit le 11 décembre 2012, il est arrêté par les putschistes du capitaine Amadou Haya Sanogo qui l’oblige à présenter sa démission, sous les projecteurs d’une équipe de la télévision nationale. Il est placé en résidence surveillée, pour sa propre sécurité, dit-on. Les putschistes l’accusent de manque de respect au président de a République par intérim et de mettre ses ambitions politiques au détriment des tâches qui lui incombent en tant que chef du gouvernement. Libre de ses mouvements plus tard, il se présente à l’élection présidentielle de 2013 sous les couleurs du Rpdm (Rassemblement pour le développement du Mali), parti qu’il a créé le 6 mars 2011. Il appelle à voter IBK au second tour. Mais depuis, Cheick Modibo Diarra semble s’éclipser de la scène politique où on ne le voit que lors de visites de terrain et déclarations sporadiques. Qui est-il ? Cheick Modibo Diarra est né en 1952 à Nioro du Sahel ; il est citoyen américain. Il est aujourd’hui président de Microsoft Afrique.

Après avoir obtenu son baccalauréat au Mali au lycée technique de Bamako, Modibo Diarra étudie les mathématiques, la physique et la mécanique analytique à Paris à l’université Pierre-et-Marie-Curie (grâce à une bourse), à l’École centrale, puis l’ingénierie aérospatiale aux États-Unis à l’université Howard (Washington D.C.). Débarqué en 1979, c’est par hasard qu’il intègre cette dernière université où il sera ensuite professeur.

Modibo Diarra est recruté en 1984 par la Nasa où il participe à différents programmes : Magellan vers Vénus, Ulysses vers les pôles du Soleil, Galileo vers Jupiter et Mars Observer et Mars Pathfinder vers la planète Mars. En 1996, il développe avec son équipe le site Internet de la Nasa. En 1999, il obtient de la Nasa de travailler à mi-temps, ce qui lui permet de se consacrer au développement de l’éducation en Afrique en créant notamment une fondation, la Fondation Pathfinder pour l’éducation et le développement. En 2002, il prend un congé sabbatique afin de développer au Mali à Bamako un laboratoire de recherche sur l’énergie solaire. Il est “ambassadeur de bonne volonté ” pour l’Unesco. Il a été le premier président de l’université virtuelle africaine basée au Kenya, qu’il a quitté en 2005 pour cofonder l’Université numérique francophone mondiale. Le 20 février 2006, Microsoft annonce la nomination de Cheick Modibo Diarra au poste de président de Microsoft Afrique ; ses bureaux sont à Bamako et Johannesburg (Afrique du Sud). Le 6 mars 2011, Cheick Modibo Diarra présente à Bamako la formation politique qu’il vient de créer en vue de l’élection présidentielle de 2012, le Rassemblement pour le développement du Mali (Rpdm). Les observateurs politiques lui donnent alors peu de chance de remporter le scrutin. Mais le putsch mené par le capitaine Amadou Haya Sanogo peu avant l’élection change la donne politique. Vous savez le reste. Mais aussi bon à savoir : Cheick Modibo est le gendre du président Moussa Traoré.

Mariam Kaïdama Sidibé : première femme à occuper le poste de chef du Gouvernement au Mali

Elle est le dernier Premier ministre du régime d’Amadou Toumani Touré et la première femme chef du gouvernement de l’histoire institutionnelle du Mali.

Mais, celle qui est née le 4 janvier 1948 à Tombouctou est arrivée au plus mauvais moment du régime. Les défis étaient nombreux et énormes. Entre autres, la maîtrise de la rébellion et du terrorisme qui gagnait du terrain, l’organisation de l’élection présidentielle, la gestion des fronts social, politique et militaire. Ces défis étaient-ils au-dessus des compétences de l’ancienne ministre sous la Transition de 1992 ? Toujours est-il que Mariam Kaïdama n’a pas pu prévenir ni suffisamment, ni à temps les dangers, pour éviter le coup d’Etat et l’occupation du pays. L’histoire retiendra qu’elle le seul Premier ministre qui a enregistré un coup d’Etat.

Pourtant, Mme Cissé Mariam Kaïdama n’est pas dénuée de compétences. En témoigne sa carrière professionnelle précédée de brillantes études.

Elle a fait ses études primaires à Goundam (Région de Tombouctou) avant d’obtenir son diplôme d’études fondamentales dans la même ville en 1966. Elle entre ensuite au Lycée des jeunes filles pour décrocher son baccalauréat en 1970. Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé achève ensuite ses études supérieures à l’Ecole nationale d’administration (ENA) avec un diplôme d’Administrateur civil. Elle justifie d’une riche carrière professionnelle : ministre du Plan et de la Coopération internationale (d’août 1991 à juin 1992 pendant la Transition) ; ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, cumulativement avec le portefeuille du Plan et de la Coopération internationale (mai 1992-juin 1992) et ministre du Développement rural (mars 2002-juin 2002).

Mariam  a ensuite connu une longue carrière internationale (août 1993-novembre 2000) comme secrétaire exécutif du Cilss (Comité Inter-états de lutte contre la sécheresse au Sahel) basé à Ouagadougou. Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé était depuis 2003 jusqu’à présent, la présidente du Conseil d’administration de la Sonatam (Société nationale des tabacs et allumettes du Mali).

Elle a suivi plusieurs formations spécialisées, notamment en gestion des entreprises à l’Ecole internationale de Bordeaux en France (1976), en contrôle interne à l’Institut international d’administration publique de Paris (1979), en relations professionnelles au Centre de perfectionnement professionnel de Turin (Italie) en 1983. Toujours au niveau des formations spécialisées, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a été formée en restructuration des entreprises publiques à l’Institut belge de formation de Bruxelles (1986), en ménagement à l’Ecole nationale d’administration publique (Enap) du Québec au Canada (1988), une formation sanctionnée par le 1er prix d’excellence.

En 1993, elle était au Centre de formation de la Bceao en programmation financière et ajustement. Comme expérience professionnelle, on peut retenir son passage au service du Contentieux du ministère de tutelle des sociétés et entreprises d’Etat (1974-1975). Elle a également été inspecteur des sociétés et entreprises d’Etat chargé du contrôle de la gestion des sociétés et entreprises publiques (mars 1980-juin 1987), conseiller technique au ministère de tutelle des sociétés et entreprises d’Etat (juin 1987-juillet 1998). De juin 1989 à mars 1991, elle était affectée au Bureau des entreprises au ministère du Plan. Elle a été également chargée de missions à la Présidence de la République (mars 1989-mars 1991) et conseiller technique (mai 1991- août 1991). Entre août 2001 et mars 2002, elle est à nouveau conseiller technique à la Présidence de la République.

Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est membre de plusieurs associations dont le Réseau des femmes ministres et parlementaires du Mali (Refemp), l’Alliance contre la faim (Acf-Mali), l’Association pour la sauvegarde de Tombouctou (Assaut).

 

Dr Diango Cissoko : le grand artisan de la présidentielle post-crise de 2013

Diango Cissoko a été nommé Premier ministre de transition par le Président Dioncounda Traoré le 11 décembre 2012, après l’arrestation suivie de la démission de Cheick Modibo Diarra. Il s’est acquitté dignement de sa mission, notamment en réussissant à rétablir l’intégrité du territoire national (y compris Kidal qui revient dans le giron du Mali avec un gouverneur dûment installé) et à organiser des élections propres qui aboutissent l’avènement d’IBK. Aujourd’hui, il jouit de sa retraite à son domicile, sis à Djélibougou.

Agé de 67 ans dont 40 ans passés au service de la Nation, Diango Cissoko est entré dans la fonction publique en 1971 en qualité d’administrateur civil. Après son baccalauréat obtenu au Lycée Askia Mohamed de Bamako en 1967 et le diplôme de l’ENA (Section administration générale) en juin 1971 (il est major de sa promotion), il poursuivra ses études en France où il obtiendra successivement un DEA en droit international et relations internationales à la Faculté de droit et de sciences politiques de l’Université de Caen en juin 1980, le diplôme de l’Institut international d’administration publique de Paris en juillet 1981, un doctorat de 3ème cycle de Droit public, à la faculté des Sciences économiques de l’Université de Rouen en décembre 1981. En octobre 1985, toujours à l’université de Rouen, il obtient un doctorat d’Etat en droit avec la mention ” très honorable “, et les félicitations du jury. Sa thèse sur “La fonction publique en Afrique Noire – Le cas du Mali” a été publiée en novembre 2006, dans la collection des Publications de l’Université de Rouen.  Diango Cissoko n’a pas mis de temps à se frayer un chemin dans l’Administration malienne qu’il avait intégrée dès août 1971. Il a été directeur des services pénitentiaires et directeur de la prison centrale de Bamako, directeur national de la Fonction publique et du personnel, directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et membre de la Commission nationale de réforme administrative. En décembre 1984, il fait son entrée au gouvernement au poste de ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Un poste qu’il quitta pour devenir secrétaire général de la Présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre (février 1988-juin 1989) et ministre secrétaire général de la Présidence de la République (juin 1989-mars 1991). Entre septembre 1988 et mai 1990, il a assuré simultanément pour le compte du Mali, les postes de Gouverneur suppléant du Fmi, de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque africaine de développement (Bad), du Fonds africain de développement (Fad), et Gouverneur de la Banque mondiale.  Après mars 1991 et l’avènement de la Troisième République, il exercera ses fonctions d’administrateur civil au Ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales et accomplira ainsi de nombreuses missions d’expert-consultant à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. Il opère son grand retour dans les deux premières institutions de la République, le 13 novembre 2002, comme directeur de Cabinet du Premier ministre avec rang de ministre, avant de retourner en janvier 2008 à la Présidence de la République comme secrétaire général, toujours avec rang de ministre. Administrateur chevronné et grand serviteur de l’Etat, il devint 4ème Médiateur de la République après Me Demba Diallo (1999 -2001), Mme Diakité Fatoumata N’Diaye (2002- 2009) et Me M’Bam Diatigui Diarra (2009- 2011). C’est de là qu’il va pour la Primature, avec les résultats énumérés plus haut.

L’Agrégé d’Histoire et Banquier, Oumar Tatam Ly: Démission pour “divergences de vues”

C’est par le décret n° 2013/720/PR du 5 septembre 2013 que le président Ibrahim Boubacar Kéïta a nommé au poste de Premier ministre, chef du gouvernement, l’économiste Oumar Tatam Ly. Soit le lendemain de la prestation de serment d’IBK. Il forme un gouvernement que lui impose IBK, en attendant les élections législatives de novembre de la même année. Mais, à l’issue de celles-ci, “une divergence de vues “ oppose les deux hommes. Oumar Tatam Ly rend le tablier le 4 avril 2014 ; une démission acceptée par IBK qui nomme dans la soirée Moussa Mara. Aujourd’hui, l’ancien Premier ministre serait retourné à sa dernière ” maison “ avant sa nomination : la Bceao. Mais, que de travail accompli ! Que d’humilité !

Né le 28 septembre 1963 à Paris, l’ancien directeur de la Bceao est titulaire d’une agrégation en histoire (1986), d’un DEA en histoire économique de la Sorbonne et du diplôme de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de Cergy-Pontoise (1990). Oumar Tatam Ly a acquis sa première expérience professionnelle à la Banque mondiale (1990), puis au Secrétariat général de la Présidence de la République où il a été successivement chargé de mission (1992-1993), puis conseiller technique (1993-1994). Il a intégré la Banque centrale en 1994 en qualité de fondé de pouvoirs à la Direction centrale des études et de la prévision (1994-1996). Il est nommé en 1996, adjoint au directeur des études, avant de devenir directeur des opérations financières de 2000 à 2006.

Une année après, Oumar Tatam Ly est promu directeur du département de l’émission, de la comptabilité et des finances, fonction qu’il assumera jusqu’à sa nomination le 1er janvier 2009 au poste de directeur national de la Bceao pour le Mali. Après 4 ans à la tête de la Banque centrale au Mali, il est nommé conseiller spécial du gouverneur de la Bceao et directeur des opérations, responsabilités qu’il assumera jusqu’en août 2013.

 

L’Expert-comptable Moussa Mara: une lourde responsabilité au sujet de la situation délicate à Kidal

Le nom de Moussa Mara renvoie inexorablement à une page noire de l’histoire du Mali : la reprise de Kidal par les rebelles.En effet, le 17 mai 2014, sa venue à Kidal provoque une reprise des combats entre l’armée malienne et les rebelles du Mnla, du Hcua et du MAA. Le bilan est très lourd : des administrateurs civils égorgés, des dizaines de militaires tués et Kidal soutiré du contrôle de l’Etat malien.De retour à Bamako le soir du 18 mai 2014, Mara est acclamé à l’aéroport par plusieurs centaines de manifestants. Le 21 mai, les militaires maliens lancent une offensive avec près de 2 000 soldats pour reprendre Kidal, mais ils sont mis en déroute par les rebelles qui reprennent le contrôle total de la ville et s’emparent de plusieurs autres villes du nord.Le 8 janvier 2015, Moussa Mara est remercié par le président IBK, et présente sa démission. Depuis, il est fondamentalement actif sur le terrain politique, pour l’implantation de son parti, Yelema ” Le changement “, avec notamment des visites de terrain à la base, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.  (copier sur Maliweb.net)  Son parti est dans la majorité présidentielle. Au-delà, on ne retient rien de potable de son passage à la Primature, contrairement à son (jeune) passé politique très brillant.Né le 2 mars 1975 à Bamako, Moussa Mara est un expert-comptable. Président du parti Yéléma, créé en juillet 2010, il est candidat à l´élection présidentielle 28 juillet 2013 et appelle à voter pour IBK au second tour. Le 5 avril 2014, à 39 ans, il est nommé Premier ministre par le président IBK, devenant ainsi l’un des plus jeunes Premiers ministres de l’histoire du Mali.En 2004, il présente une liste indépendante de jeunes aux élections communales dans la commune IV de Bamako, liste invalidée.

En 2007, Moussa Mara se présente avec une liste indépendante aux législatives et met en ballottage la liste d’Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali. Il est battu au second tour en obtenant 48,5 % des voix.Lors des élections communales du 26 avril 2009, Moussa Mara présente une liste indépendante dans la commune IV de Bamako qui arrive en tête avec 14 sièges sur 41.Le 30 juillet 2009, le tribunal administratif annule les élections dans la commune IV. L’annulation du scrutin est confirmée le 26 novembre 2009 par la Cour suprême.Lors de l’élection partielle du 6 février 2011, la liste du parti Yéléma conduite par Moussa Mara arrive largement en tête et obtient 19 des 41 sièges à pourvoir.Le 7 mars 2011, il est réélu maire de la commune IV par le conseil municipal.Du 5 septembre 2013 au 5 avril 2014, il est ministre de l’Urbanisme et des Politiques de la ville. Puis est nommé Premier ministre.En juillet 2010, Moussa Mara créé son parti politique, dénommé Yelema et qui occupe tout son agenda aujourd’hui.

 

L’Enseignant Modibo Keïta : un come-back après 13 ans d’hibernation

Ce n’est autre que le désormais ex Premier ministre qui avait déjà fait une première expérience entre le 18 mars et le 9 juin 2002 devenant le cinquième chef de gouvernement sous le président Alpha Oumar Konaré. Il remplaçait en son temps Mandé Sidibé, alors candidat à l’élection présidentielle de 2002.

D’ailleurs, c’est lui, Modibo Kéïta, qui a organisé ce double scrutin qui a abouti à l’avènement de Amadou Toumani Touré à la magistrature suprême.

Treize ans plus tard, Ibrahim Boubacar Kéïta le rappelle pour conduire son gouvernement après de bons et loyaux services rendus comme Haut Représentant du président de la République pour le dialogue inclusif inter-malien. C’était le 9 janvier 2015, suite à la démission de Moussa Mara.

Tout laisse à croire que le Président IBK est entièrement satisfait de sa collaboration avec Modibo et de l’action de celui-ci à la tête du gouvernement car son départ de la Primature a été plusieurs fois annoncé (souvent avec imminence, notamment depuis la signature de l’Accord de paix en mai-juin 2015), mais autant de fois reporté. Parmi les hauts faits d’arme du natif de Koulikoro (où il vit le jour le 31 juillet 1942), figure en bonne place la conduite du processus de dialogue et négociations ayant abouti à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Bien d’autres actes positifs sont à mettre à l’actif de son bilan.

Modibo Keïta a fait ses études primaires à Koulikoro entre 1950 et 1957. Ses études secondaires l’amèneront à l’école normale secondaire de Katibougou. En 1965, Modibo Keïta entame les études supérieures à l’Ecole normale supérieure qui furent sanctionnées par une maîtrise en lettres modernes en 1969.

Au titre des stages pédagogiques, le grand commis de l’Etat a fréquenté Montrouge-Montpellier, Marly-Le Roi et Saint-Cloud en France. Au titre de sa carrière professionnelle, l’ancien Premier ministre a occupé de nombreuses fonctions dans l’administration.

De 1963 à 1979, Modibo Keïta est instituteur à Kéniéba, professeur à l’Ecole normale secondaire de Bamako, directeur du Centre de recherche pédagogique et de production audiovisuelle, directeur général de l’Institut pédagogique et directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale. Sa carrière ministérielle débute en 1982 quand il fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Emploi et de la Fonction publique. De 1986 à 1989, il est ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Durant sa carrière diplomatique, Modibo Keïta a été ambassadeur du Mali en RFA, de la Suisse, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, de la Norvège et auprès des organisations du système des Nations unies à Genève et à Vienne. Rentré au bercail en 1992, il occupe successivement les postes de conseiller pédagogique à l’Institut pédagogique national, conseiller à l’éducation au Secrétariat général de la Présidence de la République, secrétaire général de la Présidence de la République.

En 2002, il est nommé Premier ministre. Il est revenu au poste le 9 janvier 2015 et il vient tout juste de quitter pour être remplacé par Abdoulaye Idrissa Maïga, le 8 avril 2017.

 

Abdoulaye Idrissa Maïga: une mission commando pour affronter les multiples problèmes qui secouent le pays

Père de 5 enfants, passionné de lecture et de scrabble, Abdoulaye Idrissa Maïga était le directeur de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la présidentielle 2013. Ingénieur des sciences appliquées, il est né le 11 mars 1958 à Gao où il a occupé son premier poste en 1982, en qualité de chef de l’antenne pastorale du ministère de l’Elevage et de la Pêche, directement après sa sortie de l’IPR de Katibougou. Son professionnalisme lui vaut la confiance de ses supérieurs qui lui confient en 1998 la charge de directeur général du projet “Elevage Mali nord-est Gao“. Un an après, il prend du galon et devient coordinateur des projets d’élevage de la région de Mopti puis chef département ” Étude et suivi des milieux “ à l’Agence pour bassin du fleuve Niger (Abfn) de 2003 à 2008. Depuis cette date, il officie comme consultant auprès d’organismes internationaux après un bref séjour en qualité de conseiller technique au ministère de l’Elevage et de la Pêche.

Nommé ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement dès le premier gouvernement sous IBK, Abdoulaye Idrissa Maïga se retrouve ensuite à la tête du ministère de l’Administration territoriale, puis se voit confier le département très stratégique de la Défense et des anciens combattants, avant d’être nommé Premier ministre en remplacement de Modibo Keïta.  Depuis quelque temps on l’annonçait à ce poste de chef du gouvernement et certainement que les analystes se fondaient sur la grande confiance que lui accorde le chef de l’Etat et en témoigne la promotion dont il ne cesse de bénéficier avec la bénédiction du président IBK. Le nouveau Premier ministre maitrise l’outil informatique. Un atout important dans la gestion des affaires publiques.

Mais il ne se prévaut pas que d’une expérience professionnelle et administrative car sur le plan associatif, il est très connu pour avoir été rapporteur de la coordination régionale des organisations et associations démocratiques de Gao entre 1991 et 1992 et secrétaire général adjoint de l’Association malienne des Droits de l’Homme (Amdh) de1990 à 1999. Plus récemment, il a accepté d’être le président d’honneur du Centre d’études, de formation et de recherches en développement participatif ” Sony Ali Ber “.

Engagé depuis 1983 dans  un processus de formation continue, il s’en tire avec des diplômes de maitrise, DEA et DESS en ingénierie, notamment dans la pratique du management, l’analyse des projets et les approches participatives. Il est l’auteur d’une trentaine publications techniques et a collaboré à la rédaction de l’ouvrage collectif récent “Mali: entre doutes et espoirs” (Editions Tombouctou) sous la direction de l’historien Doulaye Konaté.

Abdoulaye Idrissa Maïga arrive à la Primature à un moment très important du mandat du président IBK qui voit son régime faiblir avec le front social en ébullition, la crise du football qui perdure, l’insécurité toujours ambiante au centre et au nord du pays. A quelques encablures de la fin du mandat et aussi de l’échéance de la Présidentielle de 2018 à l’occasion de laquelle le président IBK cherchera à renouveler son bail avec Koulouba, l’on mesure l’ampleur de la tâche qui attend le nouveau Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga. Mais même si la tâche est immense, sa réalisation n’est pas impossible. Attendons donc de le juger aux actes.

 

La liste des Premiers Ministres du Mali

– Modibo Keïta (1960-1965)

– Yoro Diakité (1968-1969)

– Mamadou Dembélé (1986-1988)

– Soumana Sako (1991-1992)

– Younoussi Touré (1992-1993)

– Abdoulaye Sékou Sow (1993-1994)

– Ibrahim Boubacar Kéïta (1994-2000)

– Mandé Sidibé (2000-2002)

– Modibo Keïta (2002)

– Ahmed Mohamed ag Hamani (2002-2004)

– Ousmane Issoufi Maïga (2004-2007)

– Modibo Sidibé (2007-2011)

– Cissé Mariam Kaïdama Sidibé (2011-2012)

– Cheick Modibo Diarra (2012)

– Diango Cissoko (2012-2013)

– Oumar Tatam Ly (2013-2014)

– Moussa Mara  (2014-2015)

– Modibo Kéïta (2015 – 2017)

Source: Aujourd'hui

IBK est sûr de gagner la présidentielle de 2018 dès le premier tour

C’est un conseiller très proche du président malien Ibrahim Boubacar Keita qui parle. « IBK va bien se présenter aux élections présidentielles de 2018. Il est sûr de sa popularité et il aime le pouvoir », nous confie ce conseiller lors d’une discussion quelques semaines avant le nouveau gouvernement de Abdoulaye Idrissa Maiga « Aujourd’hui, il est l’homme politique le plus riche au Mali pour financer sa campagne et il a les institutions de la république de son coté. IBK est sûr de gagner la présidentielle de 2018 dès le premier tour », ajoute le même conseiller. Pourtant, beaucoup de maliens s’interrogent sur l’état de santé de Ibrahim Boubacar Keita. Durant ce quinquennat, la polémique sur sa santé est revenue plusieurs fois.

Remontant

« Le président IBK a subi trois opérations qui nécessitent une prise des médicaments durant toute la vie. Il a été opéré de prostate en Turquie (avril 2015, Ndlr), puis d’une tumeur bénigne d’une glande en France (avril 2016Ndlr), détail le même conseiller. La troisième fois, il a été opéré de goitre en France janvier 2017 ». Ibrahim Boubacar Keita, 72 ans, a été donc opéré trois fois durant ces trois dernières années, mais pour son conseiller, ces opérations ne peuvent pas lui empêcher de se présenter aux élections présidentielles de 2018. « C’est vrai que compte tenu de son âge, et des opérations qu’il subit, il est fatigué, mais il est bien suivie médicalement. En plus de ses médicaments qu’il prend, il reçoit d’autres doses de remontant pour l’aider à tenir ses obligations présidentielles », nous confie le conseiller du président malien. Le dernier remaniement ministériel donne plus de précision sur les objectifs du président IBK pour 2018. D’abord le maintien de Housseini Amion Guindo au gouvernement malgré le scandale avec la FIFA, puis le maintien de Soumeylou Boubeye Maiga au secrétariat de la présidence, puis le retour au gouvernement de Tieman Hubert Coulibaly et d’autres cadres de l’Adema.

Mêmes soutiens de 2013

« Le président veut tout faire pour maintenir le maximum des partis politiques qui lui avaient soutenu lors des élections de 2013 », nous confie une autre source proche de la présidence malienne. « Tieman Hubert Coulibaly est le président de l’UDD, Housseini Amion Guindo est le patron de la CODEM, le professeur Tiemoko Sangaré, de l’Adema et Soumeylou Boubeye Maiga de l’ASMA. En maintenant tous ses hommes au gouvernement et dans des postes clés, le président espère leurs soutiens aux élections présidentielles de 2018 », nous confie la même source. Sur la colline de Koulouba, les alliances ont déjà commencé à se faire et le président Ibrahim Boubacar Keita met toutes les chances de son côté pour briquer un second mandat. Dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique datant de mai 2014, le président malien avait déclaré à ses concurrents de l’opposition: «  IBK est imperturbable. Et il connaît mieux que vous la musique ». Le bal est donc ouvert !

Nord Sud Journal

Gestion foncière et épanouissement du monde paysan : Vers l’immatriculation des terres

Cette nouvelle recette du ministre Bathily, permettra de donner des titres de propriété aux paysans.

Le président des Associations pour le Mali (APM), Mohamed Ali Bathily, non moins ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières du Gouvernement sortant, a été accueilli, samedi dernier, par la population de la ville frontalière Mali-Côte d’Ivoire, Zégoua. L’objectif de cette visite était de s’entretenir avec ses hôtes sur leurs préoccupations et trouver ensemble des solutions durables aux problèmes posés. Si dans cette localité, il n’a été signalé une question de spéculation foncière majeure, il n’en demeure pas moins que ses habitants attendent du Gouvernement, plus de visibilité, d’emplois pour les jeunes, de développement de leurs secteurs d’activité…

Le ministre était accompagné des responsables de son association qui se bat pour expliquer la vision du président, Ibrahim Boubacar Keïta aux Maliens : le changement, la restauration de l’honneur et de la dignité des Maliens, bafoués par plusieurs années de gouvernance démocratique.

Jeunesse orpheline ? Par sa grande mobilisation, la population de Zégoua a prouvé au ministre et à sa délégation, son adhésion à ses idéaux. Sur les lieux de la cérémonie, regnait une véritable ambiance festive avec des animations folkloriques du terroir dignes des grands jours. Malgré la foire hebdomadaire de la localité qui se tenait, ce samedi, le ministre et sa délégation ont eu droit à tous les honneurs.

Du président des APM de Zégoua à la jeunesse, en passant par la porte-parole des femmes, il est ressorti qu’il n’y a pas un problème foncier majeur dans la localité. Les différents intervenants ont plaidé pour des appuis en faveur des différents groupements locaux (la jeunesse et les femmes qui se sentent aujourd’hui orphelines dans leur pays) en vue de faire face au chômage et à la pauvreté ambiante.

Pour le ministre, président des APM, notre pays traverse un des moments les plus délicats de son histoire, à cause de la politique de gouvernance qui nous a été servie par les dirigeants, depuis les premières heures de la démocratie. Cette situation aussi, a poursuivi le ministre, n’est pas tombée du ciel. Elle est la résultante d’une gouvernance sur la base du mensonge et de la tromperie. « Aussi longtemps que cette méthode se poursuivra, le pays demeura dans la crise », a mis en garde le ministre.

Et Mohamed Ali Bathily de s’interroger, si les Maliens ont jusque-là compris la philosophie du président de la République qui leur a promis aux « l’honneur et la dignité ». Selon Mohamed Ali Bathily, ce combat se mènera et se gagnera avec l’ensemble des Maliens ou il ne se gagnera pas. En effet, pour restaurer à quelqu’un son honneur, sa dignité, il faut impérativement l’implication de la personne elle-même. Pour lui, « il faut un changement de comportement pour chacun d’entre nous. Chacun doit s’interroger quotidiennement : qu’ai-je fait ? Qu’avons-nous fait pour l’avènement du changement ? » Il ne s’agit pas d’élire le président et lui tourner immédiatement le dos, a-t-il dit.

Des titres fonciers aux paysans : Pour l’emploi des jeunes, le président des APM a été on ne peut plus clair : « les emplois offerts par le Gouvernement sont insignifiants par rapport à la masse de Maliens qui souffrent et il est bien conscient de cet état de fait ». C’est pourquoi la solution envisagée est le développement du secteur privé. Pour ce qui concerne son département, il a son idée à lui. Pour Me Bathily, les agriculteurs, les éleveurs ont eu suffisamment d’appuis de la part du Gouvernement, pour leur développement, il faut aider maintenant le secteur (l’agriculture). La future stratégie à développer par le département consiste à donner à la terre sa valeur : l’Europe est passée par là depuis le 14e siècle ; les États-Unis ont terminé avec la politique d’immatriculation des terres au 18e siècle.

Au Mali, le département de tutelle envisage dans les jours, mois et années à venir d’immatriculer toutes les terres pour donner des titres de propriété aux paysans. La mesure, a dit le ministre, a non seulement l’avantage de sécuriser les exploitations paysannes, mais aussi de leur permettre de faire des emprunts dans les banques pour envisager des activités génératrices de revenus pour les paysans. Selon le président des APM, l’immatriculation donne accès au crédit. Pour preuve, rien qu’en 2015, les titres fonciers créés par les services des domaines, d’après le rapport de l’Union des banques du Mali, ont pu permettre l’hypothèque de 1 534 milliards de FCFA. Cette nouvelle initiative permet également à l’État d’avoir des fonds sans avoir recours à la dette souvent coûteuse et compliquée.

« … On n’a pas besoin de la coopération pour avoir de l’argent que la terre peut nous donner. Parce qu’on ne nous donne quand même pas plus de 1 500 milliards  en coopération et voilà ce que les hypothèques ont permis d’avoir en 2015 », a martelé le ministre.

Selon le président des APM, « si la fiscalité foncière fonctionne, les services d’enregistrement, d’immatriculation, de fonctionnaient, quel qu’en soit le coût qu’on y mette au départ, même à zéro franc, et qu’une fiscalité spécifique s’y attache, je vous assure que vous êtes les plus riches au Mali. Encore, faudrait-il le comprendre et encore faudrait-il sortir des sentiers battus, battus par qui ? Par la routine ».

Sentiment d’accomplir un devoir : Face aux préoccupations soulevées, le ministre a expliqué, qu’en entamant cette mission, il était animé d’un sentiment d’accomplir un devoir. M. Bathily a fait savoir : «le  plus important pour nous, moi comme le président de la République et le commun des citoyens, est que le souci que nous pouvons développer est de prendre en charge la recherche de solutions aux réelles préoccupations de notre pays, de prendre conscience de notre responsabilité quant à la mise en œuvre de ces solutions, parce que personne d’autre ne le fera à notre place, nous autres Maliens. Ou nous le faisons et le Mali s’en sort ou nous ne le faisons pas et le Mali s’enfonce. C’est une évidence aujourd’hui et c’est une réalité que nous devrions nous réarmer pour prendre tout notre courage et affronter la réalité. Nous n’avons pas le choix. La société, la réalité ne nous donnent pas le choix et je crois que Dieu aussi ne nous donne pas le choix. La question maintenant : Est-ce que nous serons écoutés ? »

À travers ce déplacement, a-t-il expliqué, c’est une volonté d’aller voir les autres, pour leur dire : « nous sommes dans le même bateau et pour leur dire que toutes les difficultés, nous les partageons, les préoccupations, nous les partageons et c’est le moment de leur proposer, de partager les solutions aussi. Les solutions ne peuvent pas venir d’ailleurs. Personne ne détient la solution miracle, elle sera trouvée ensemble », a averti le ministre.

Victimes résignées ?: La meilleure appropriation des textes par rapport aux litiges fonciers, c’est de ne pas baisser les bras, a martelé le ministre Bathily. Quand on baisse les bras, on est une victime résignée. Un cas réel : « A Guana (commune de Kalaban-Coro) quelqu’un a créé un titre foncier sur un site habité par 140 familles. Il est allé voir les tribunaux qui ont dit à ces familles-là, si vous n’avez pas de papier, dégagez. Il avait une grosse, on peut dire alors que conformément à la grosse, il est propriétaire des lieux. Mais les familles ont refusé de partir.

Les familles ont dit, nous ne partons pas ! Et lui, il a dit à l’État, viens dégager, donne-moi la police, je vais dégager. L’Etat lui a dit : je ne le fais pas, je ne veux pas de problème. Il a attaqué l’Etat devant la justice et les tribunaux ont condamné l’Etat à lui payer sept milliards de FCFA, pour la valeur du terrain et trois milliards de dommages et intérêts.

Il est venu me voir au ministère des Domaines de l’État pour lui payer ça (paye-moi 10 milliards de francs CFA). Je lui ai dit que je n’ai pas ces dix milliards. La preuve, toi qui as eu ce terrain-là, j’ai regardé les documents, au moment de la création du titre, tes droits ont été liquidés à 149 millions de francs. Ce sont les droits liquidés, moi je n’ai même pas vu la preuve que tu as payé ces droits et tu me demandes de te payer 10 milliards pour 149 millions ?

Le lendemain, je l’ai appelé pour lui dire, dis-moi où tu veux avoir des terrains, je vais te faire la compensation pour que tu laisses ces familles en paix. Il me dit qu’il veut sa compensation dans le domaine aéroportuaire ! Je dis non, c’est une aberration et une ignorance au point d’être contre soi. Parce que l’aéroport a été créé par un décret pris en Conseil des ministres. Quel que soit le titre que vous avez là-dessus, dans la norme juridique, c’est en dessous du décret. Cela veut dire, si tu construis ta maison là-bas, le jour où tu meurs, tes enfants vont venir avec ton document pour dire que notre père est mort, nous on est les héritiers, on veut vendre cette maison.

Nous (gouvernement), on va dire que non, on ne va pas faire la mutation en votre nom, parce que ce titre n’aurait jamais dû être créé ici. Il ne peut pas violer le titre créant l’aéroport, ta maison n’est pas censée être là. Donc, ton titre est faux. Il m’a répondu qu’il ne veut nulle part d’autre si ce n’est l’aéroport. Je lui ai dit, tu as acheté ce terrain avec l’État à 149 millions, laisse-moi te rembourser cela. Il me dit, pas question ! En conclusion, si les 140 familles avaient baissé le bras et accepté de partir, est-ce qu’il y aurait eu une justice ?

Le titre a été créé sur du faux. Sinon, s’il y avait eu une enquête, elle allait révéler l’existence de ces familles. Si on va créer le titre comme s’il n’y avait rien, cela veut dire que la procédure de création du titre est entachée de faux. Et la loi dit que les lois de procédures sont d’ordre public. Personne n’a le droit de les violer. En les violant, les actes issus sont nuls et non avenus.

Sur le chemin du retour à Bamako, le ministre et sa délégation ont eu des entretiens avec les populations de Sikasso qui sont venues lui présenter des dossiers fonciers qui les préoccupent. À chacun des cas, le président des APM a donné une solution satisfaisante aux intéressés qui l’ont remercié pour son pragmatisme et son sens de la justice.

Par Sidi DAO

Source: 22 Septembre

Régularisation des médias : Bientôt 47 radios fermées par la HAC

Fodié Touré, le président de la Haute autorité de la communication(HAC) a annoncé la fermeture prochaine de 47 radios. C’était à l’occasion de la première session ordinaire de la HAC tenue le 13 avril 2017 au gouvernorat du district de Bamako. Par ailleurs, cette session prendra d’autres mesures rigoureuses pour « assainir » le secteur de la communication.

La session actuelle va surtout chercher à mettre en œuvre les résolutions de la session précédente de la HAC, a fait savoir Fodié Touré. Il s’agit, entre autres mesures, de la définition des modalités d’action pour assainir le secteur des radios privées ; de l’adoption des textes de régularisation des services privé de radio et de télévision et de la signature de conventions avec les services de communication.

L’assainissement du secteur de la communication nécessite, selon Fodié Touré, la prise de mesures rigoureuses, surtout des sanctions contre les services qui ne respectent pas la loi. Des mises en demeure de fermeture ont été ainsi envoyées à des radios qui ne respectent pas les règles, selon Fodié Touré. Depuis mars 2017, 47 radios privées ont reçu l’ordre de fermer.

La HAC s’attaquera aussi à la règlementation de la presse en ligne, car ce secteur évolue au Mali sans être encadré par la loi. La publicité aussi fera l’objet d’une réglementation, étant donné que les agences de communication se sont multipliées à hauteur de plusieurs centaines alors que seulement une dizaine répond aux critères.

Seront prises également des mesures relatives à la carte de presse, à l’aide à la presse et à la convention collective pour les journalistes. Toutefois, Fodié Touré a déploré le fait que le gouvernement ait adopté récemment des textes sur la communication sans l’avis de la HAC qui est pourtant créée pour veiller sur ces questions-là.

Soumaila T. Diarra

Source: Lerepublicainmali

Commune II : Coup de filet de la police à ‘‘Moussobougou’’ (cité des femmes)

Ce coin situé en commune II du district de Bamako, entre le marché de Médine et le flanc de la colline du quartier ‘‘Point G’’, est habité en majorité par des femmes. D’où l’appellation ‘‘Moussobougou’’.  Les quelques personnes de sexe masculin qui y sont logés, sont  eux aussi en partie des bandits de grands chemins. Ils ont reçu le lundi 6 avril vers 11 h (dans la journée), la visite des éléments du commissariat de police du 3ème arrondissement.

Selon l’hebdomadaire ‘‘Reflet d’Afrique’’ qui donne l’information dans sa parution de ce jeudi 13 Avril, la brigade de recherche (BR) du commissariat de police du 3ème arrondissement a démantelé, lors de sa visite surprise à ‘‘Moussobougou’’, un réseau de ‘‘bandits de grands chemin’’ qui avaient ces derniers temps couper le sommeil  aux populations  voisines du  quartier ‘‘Hippodrome II’’.  

Au quartier ‘‘Hippodrome II’’, toujours en commune II, une série de cambriolages avaient récemment été dénoncés. Plusieurs familles ont été victimes. Les bandits opéraient  la nuit et passaient la journée à se reposer dans des zones isolées à l’image de ‘‘Moussobougou’’.

En plus des bandits arrêtés, les éléments du 3ème arrondissement ont saisi à ‘‘Moussobougou’’  des armes automatiques et leurs munitions (Voir photo). Des complices ayant félicité l’acquisition de ces armes ont été aussi arrêtés. Des enquêtes sont en cours. D’ores et déjà, parmi les malfrats arrêtés, beaucoup ont reconnu avoir ‘‘opéré’’ au quartier ‘Hippodrome II’’, rapporte l’hebdomadaire ‘‘Reflet d’Afrique’’.

A noter que ‘‘Moussobougou’’ est un coin très célèbre pour sa mauvaise réputation. Les femmes y vivent entre prostitution et libertinage.

Djibi Samaké

mali24

Mali : le principal parti de l’opposition (URD) traite le nouveau gouvernement d’une dynastie régnante pour satisfaire des intérêts sordides.

Communiqué de l'URD sur la nomination du nouveau Premier ministre et la composition de son Gouvernement
 
 L'URD a pris bonne note de la nomination de Monsieur Abdoulaye Idrissa Maiga en qualité de Premier ministre. L'URD le félicite et lui souhaite chance et réussite.
 L'URD le remercie pour la visite de courtoisie qu'il a rendue aux partis politiques de l'opposition dès le lendemain de sa nomination.
 L'URD prend acte de la formation du Gouvernement et déplore le refus par le Président de la République et le Premier ministre d'appliquer la loi N° 2015-052 du 18 décembre 2015 « instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives », et ce, en violation de leurs obligations constitutionnelles.
 Comment comprendre qu'au moment où notre pays est dominé par la précarité et dangereusement affaibli par la crise sécuritaire et les revendications légitimes de certains syndicats, les plus hautes autorités du pays décident de porter le nombre de ministres de 32 à 35 grevant du coup le budget national de charges supplémentaires ?
 Quel signal donnent-elles au peuple si ce n'est du mépris et de l'arrogance quand des ministres qui ont brillé par leur incompétence se promènent en touristes de département en département et pour quel objectif ?
 Comment engager le véritable combat contre l'insécurité, l'impunité, la corruption, la mal gouvernance, la précarité avec une équipe constituée essentiellement pour des besoins électoralistes et politiciens ?
 Comment les autorités sont-elles incapables de mettre en place un gouvernement inclusif aux parties signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation après avoir clamé haut et fort le succès indéniable de la conférence d'entente nationale tenue d'il ya moins d'une dizaine de jours?
 Hélas avec un tel Gouvernement notre Pays, le Mali n’est pas en réalité en voie de relever les nombreux défis, n’en déplaise aux pleutres et aux hypocrites qui se persuadent que le peuple approuve leur politique et les encourage à l’amplifier !
 Aveuglement suicidaire, autisme contagieux, persévérance dans le déni, surdité aggravée, insouciance chronique face à une terrible réalité : notre pays se meurt.
 Aujourd'hui la crise est multiple mais la gouvernance s'en éloigne de plus en plus, campée sur ses certitudes d’avoir raison, agrippée à ses privilèges et acharnée à en poursuivre son amélioration au détriment des vrais problèmes qui continuent de paralyser tous les secteurs vitaux du pays.
 Non, notre république n’a pas vocation à se transformer en dynastie régnante pour satisfaire des intérêts sordides.
 C'est pourquoi l'URD met en garde contre toute velléité de tripatouillage des échéances électorales à venir.
 L'URD invite le Gouvernement à trouver une solution à tous les problèmes du moment liés entre autres à l'insécurité, à la mal gouvernance, aux revendications du personnel de la santé, de l'éducation.
 L'URD continuera à être vigilant et critique dans le respect des lois républicaines.
 Bamako, le 12 avril 2017
 

Le secrétaire général

 
Madani TRAORÉ

Gestion de la grève du syndicat de la santé : Vers un front commun UNTM et CSTM

Après plus d’un mois de grève illimitée du Syndicat de la santé et face à la « mauvaise foi » des autorités à résoudre le problème, l’option front commun des deux centrales syndicales, Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), pour gérer la situation, se précise.

La grève illimitée du Syndicat de la santé prend de plus en plus de l’ampleur. Après les « petit-meeting » d’interpellation des associations pour revendiquer le droit à la santé, l’option front commun de l’UNTM et de la CSTM se profile à l’horizon pour trouver une solution à cette préoccupation nationale. Telle a été la proposition du secrétaire général  de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, invité de par son camarade homologue de l’UNTM à la conférence de presse de l’UNTM sur la gestion de ladite grève. « Je pense que ensemble depuis quelque années déjà, nous essayons de nous donner la main par rapport aux préoccupations sociales de nos mandants. Il est temps qu’on se donne la main et qu’on agisse ensemble », a-t-il souhaité.

Cette sollicitation de la CSTM est la suite d’une lettre déjà adressée à l’UNTM pour l’union sacrée au tour de la question. « Comme vous le saviez depuis un certain temps nos syndicats affiliés, notamment ceux de la santé, sont en grève illimitée. Chacun de nos centrales a joué le rôle qui est le sien auprès de son syndicat. Aussi nous venons aujourd’hui par le présent de bien vouloir accepter que nous-nous retrouvions dans le cadre d’une synergie d’actions pour trouver une issue heureuse à cette situation ou dans le cas contraire face à l’Etat, assumer nos responsabilités pour prendre en charge nous-mêmes la gestion de la crise », sollicitait la lettre.

Selon le secrétaire général de la CSTM, la grève illimitée du syndicat de la santé est non seulement une grève légitime, mais justifiée.

Tout comme la CSTM, l’UNTM a renouvelé son soutien au Syndicat de la santé dans sa grève illimitée et menace de prendre le relai. « Il faut gérer à temps ce qui est en cours où la gestion risquerait de changer de main au lieu que ça soit le Syndicat de la santé c’est l’UNTM qui prendrait les choses en main. L’UNTM, en prenant le relai, ne se limitera plus aux seules revendications de la santé, nous avons encore des doléances en souffrances qui pour une raison ou une autre, nous avons accepté à un moment donné de faire de sacrifices parce que nous voyons l’Etat et la Nation.  Au moment venu si ça ne va pas nous allons le faire savoir. Nous demandons à ce que des dispositions soient prises pour gérer intelligemment cette situation. Le gouvernement étant déjà mis en place, nous observons d’ici la semaine prochaine », a prévenu le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé.

On ne peut pas comprendre qu’un mois durant le Syndicat de la santé est en grève illimitée. Nous avons tenu à informer l’opinion nationale et internationale par rapport à la contribution que l’Union nationale des travailleurs du Mali a apportée de part et d’autre depuis le début de cette grève.

Les deux centrales syndicales n’ont pas  caché leur amertume quant à l’état d’avancement des négociations.  À les en croire, « rien n’a bougé »  depuis le début de cette grève illimité jusqu’à nos jours.

Youssouf Coulibaly

Source: L'Indicateur du Renouveau

AMATEURISME À LA BANQUE INTERNATIONALE POUR LE MALI (BIM.SA) : Un caissier s’en va avec une valise pleine d’argent

S’il était auparavant très malheureux d’être un client  de la Banque Internationale pour  Mali (BIM-sa), aujourd’hui les choses ont beaucoup détérioré.  Il n’est pas du tout conseillé d’avoir un compte dans cet établissement  bancaire qui  souffre  actuellement d’un sérieux manque de sécurité dans la gestion des fonds. L’auteur du mal n’est autre que l’employé lui-même. M. Abdoulaye Sanogo, ancien caissier à la Banque, s’en va encore avec les quelques 100 millions qu’il a récemment dérobés  sur les comptes des clients.

 

On en a moins parlé dans les médias, mais c’est un fait  pourtant. M. Abdoulaye Sanogo caissier à la BIM. Sa s’est enfui avec une grande somme d’argent ; l’argent  qu’il a prélevé sur les comptes des clients de la Banque. M. Sanogo se serait en volé avec une bagatelle de plus de 100 millions de FCFA. Comment ?

De sources ben introduites, le fugitif qui n’est plus présent sur le sol malien était longtemps dans cette manœuvre. Gérant de la caisse VIP, la  technique de M. Sanogo consistait a prélevé de l’argent sur le compte des clients de la Banque sans que ces derniers ne se rendent comptent de rien. Chaque fois  que le client VIP s’y rendait à la banque pour vérification de ses relevées il ne trouvait rien d’anormal, seul le caissier avait ce secret. D’aucuns soutiennent qu’il procédait à des transactions momentanées  entre les différents comptes, juste le temps que le client VIP se retire.

En  fin mars, les soupçons de la direction de la Banque ont porté sur M. Sanogo. Ses opérations malsaines de longues dates  avaient laissé  un trou de plus de 75 millions à la douleur des clients sans ces derniers  ne doutent de rien. La direction (de la banque) demande alors  des explications immédiates à M. Sanogo qui  profitent des quelques minutes qui lui avaient été accordées pour apporter les éléments justificatifs pour prendre la tangent. Avant de partir, il vide sa caisse qui contenait 25 millions de FCFA mis à sa disposition pour l’approvisionnement du jour des clients.  Aux dernières nouvelles, des témoignages disent avoir aperçu le fugitif chez le voisin burkinabé.

Cependant la question que l’on se pose est de savoir comment les recrutements sont faits à la BIM.sa pour ne pas pouvoir identifier le mauvais employé ?  Combien d’employés à la moralité douteuse reste-t-il encore à la BIM. Sa après le départ de M. Sanogo. L’on se demande surtout à savoir comment le  client de la BIM. Sa peut se faire prélever de l’argent sur son compte sans être alerté en ce 21ème siècle où toutes les banques sérieuses du monde  émergent  avec  l’évolution numérique. En réponse, tout ce que l’on  peut retenir de cette situation, c’est que l’amateurisme longtemps décrié de la filiale du groupe marocain ‘‘Attjariwafa Bank’’  au Mali a atteint son seuil.

Il nous revient par ailleurs que même les cadres de la BIM. Sa ne sont pas à l’abri de cette insécurité financière. Ce qui s’est passé au domicile de ce haut cadre de la banque à la cité du Niger en dit long.

Nous y reviendrons !

La Sirene

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