Au Mali, le djihadiste Amadou Koufa pose trois conditions pour négocier avec le pouvoir

Le fondateur du Front de libération du Macina demande notamment le départ de la force française « Barkhane » et de la mission de l’ONU.

Fin mai, deux émissaires d’Amadou Koufa, le fondateur du Front de libération du Macina (FLM), un mouvement djihadiste malien, se sont rendus à Bamako pour apporter un message au professeur Alioune Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale et, surtout, figure emblématique de la communauté peule. « Amadou Koufa les avait chargés de dire au professeur qu’ils ont tous deux en commun de détester le mensonge et les menteurs. Et qu’ils peuvent donc discuter », raconte au Monde Afrique un témoin direct de ces tractations, de passage à Paris.
Selon lui, Amadou Koufa, prédicateur peul actif dans la région de Mopti et figure de proue d’un mouvement qui a revendiqué depuis 2015 nombre d’attaques mortelles et d’attentats dans la zone, pose comme première condition à toute négociation avec le pouvoir le départ de l’opération « Barkhane ». Lancée en août 2014, la force française a notamment pour mission de lutter contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne qui s’étend de la Mauritanie au Tchad en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. « Amadou Koufa estime que tant que “Barkhane” sera au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta ne pourra jamais appliquer les engagements qu’il prendra », détaille un bras droit d’Alioune Nouhoum Diallo.

Deuxième condition posée par le fondateur du FLM : le départ, également, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). « Ce n’est pas surprenant, il a toujours réclamé le départ de toutes les forces étrangères, y compris les casques bleus. Il veut que les Maliens discutent entre eux sans intermédiaires ni témoins », détaille notre source.

« Sans intermédiaires ni témoins »

Enfin, troisième préalable à toute négociation : dans la première phase des pourparlers avec Bamako, Amadou Koufa exige d’avoir comme interlocuteur le professeur Alioune Nouhoum Diallo. Ce dernier a présidé, les 2 et 3 mai à Mopti, des assises destinées à contribuer au retour à la paix dans le centre du Mali. En présence d’environ 180 participants, il a veillé à ce que des personnes se réclamant ouvertement d’Amadou Koufa s’expriment librement.

« C’est au moment de ces assises que l’amorce des négociations s’est produite. Il y avait clairement des lieutenants d’Amadou Koufa dans l’assistance. Ils sont allés, sans doute, lui rapporter les propos du professeur Nouhoum Diallo, qui disait que si Koufa aime la vérité et déteste le mensonge, il doit se rapprocher de lui », analyse un participant à la rencontre de Mopti.

Le chef djihadiste se cacherait dans le centre du Mali, probablement dans la forêt du Wagadou, distante de 70 km de la frontière mauritanienne et difficile d’accès. En dépit des moyens engagés par les forces armées maliennes et l’opération « Barkhane », ce fidèle lieutenant d’Iyad Ag-Ghali, le leader d’Ansar Dine avec qui il a créé le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GISM), continue de se déplacer dans les villages du Macina, où il est plutôt perçu comme un défenseur des droits des Peuls.

Selon une source digne de foi, c’est Amadou Koufa qui a organisé cette année dans le Macina la traversée du fleuve Niger par des éleveurs peuls qui se rendaient en transhumance. « Il n’y avait ni administration ni forces de sécurité maliennes. C’est Amadou Koufa qui a supervisé le passage des animaux en trois endroits du fleuve Niger. Et tout s’est très bien passé », raconte, mi-surprise mi-amusée, une figure respectée de la communauté peule.

Position floue du gouvernement

Sur le principe des discussions directes avec les groupes djihadistes, la position du pouvoir malien reste floue. La plupart des participants à la Conférence d’entente nationale qui s’est tenue en mars à Bamako avaient cru comprendre que le gouvernement était ouvert à la négociation. Mais quelques jours après, Ibrahim Boubacar Keïta avait balayé d’un revers de la main toute possibilité de discuter avec « les terroristes ».

« Actuellement, nous ne sommes pas en capacité matérielle de vaincre par la force ces groupes djihadistes. Le principe de réalité voudrait que nous discutions avec Iyad Ag-Ghali et tous les autres djihadistes, à la seule condition qu’ils soient maliens », a expliqué au Monde Afrique Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena).

Plusieurs personnalités, parmi lesquelles Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil islamique malien, plaident ouvertement pour des négociations avec Iyad Ag-Ghali, Amadou Koufa et les autres. Pour l’heure, le président Keïta et son gouvernement hésitent à franchir le pas. Ils craignent sans doute de se placer dans une position inconfortable vis-à-vis de la communauté internationale, en particulier de la France.

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique)


Un véhicule de la garde nationale saute sur une mine , un mort et quatre blessés

Le lundi 24 juillet 2017, dans l’après-midi, un véhicule de la Garde Nationale du Mali a sauté sur une mine entre Gao-Gossi.

Le bilan fait état d’un mort et quatre blessés. Les intéressés ont été transportés à Gao où ils reçoivent les soins.

Il est à souligner que ce tronçon de route est devenu un champ de mines et de braquages.

Source: Fama

Révision constitutionnelle : Un député RPM exige la démission de Me Tapo

En faveur d’une conférence-débat organisée par la plateforme “An befeka gnèdon” ce samedi 22 juillet dans l’enceinte de la cour d’IJA à Faladié sur le projet de révision de la Constitution, le député élu en Commune VI, Bafotigui Diallo a demandé la démission pure et simple du porteur du projet de révision constitutionnelle Me Kassim Tapo pour déficit de communication avec les différentes couches de la société.

La plateforme “An befeka gnèdon” (nous voulons savoir), créée le 15 Juillet dernier, n’est ni partisan du Oui ou encore moins du Non. Elle se veut un espace neutre pour mieux informer et sensibiliser les Maliens sur le contenu du projet de texte de la nouvelle Constitution.

Pour son baptême de feu, c’est l’honorable Bafotigui Diallo, député élu en Commune VI qui a été choisi pour mieux édifier les habitants de la Commune sur le contenu du projet de révision constitutionnelle qui fait objet de polémique voire de controverse.

D’entrée de jeu, l’honorable Diallo a attribué le problème autour de ce projet de révision constitutionnelle à un déficit de communication, et accuse littéralement le gouvernement de faute politique. Il a remercié les députés de la majorité parlementaire pour le sacrifice consentis en allant expliquer les tenants et les aboutissants de ce projet de révision aux populations à la base, « un rôle que le gouvernement devrait plutôt faire ».

« Mais le problème de ce projet constitutionnel, c’est le porteur même en occurrence Me Kassim Tapo. Et je lui demande de démissionner. Je ne peux pas comprendre comment est-ce qu’un porteur de projet puisse défendre un ” Oui” sans rapprocher la majorité et l’opposition surtout oublier la société civile. Pour convaincre le peuple, il faut d’abord échanger avec lui”, a martelé Bafotigui Diallo.

Pour l’honorable Diallo, le gouvernement devrait rapprocher avant tout les protagonistes opposés à la révision de la Constitution de février 1992 qui, selon lui, aujourd’hui composés des mécontents du régime, des responsables politiques effacés de la scène politique au rang de l’opposition qui veulent « réapparaitre ».

Pour apaiser la tension, le député du parti d’IBK propose le limogeage pur et simple de Me Tapo. ” Il faut qu’il parte. Le problème crucial, c’est de rapprocher les trois couches (Ndlr : Majorité-opposition-société civile) qui marchent ensemble. Je demande au président IBK de prendre le taureau par les cornes ; de demander au Premier ministre de faire un remaniement. Et la première des choses, c’est de dégager Tapo ou lui retirer le poids de ce projet. Sinon, c’est lui seul qui est le problème “, soutient-il.

L’honorable Diallo a invité toute la classe politique, la société civile, à mettre le Mali au-dessus de tout pour sortir le pays de l’impasse politico-sécuritaire.

Ousmane Sagara

Source: L’Indicateur Renouveau

Peur sur Bamako:un activiste social blessé par balles dans sa voiture

Un activiste social est blessé par balles lorsqu'il était au volant de sa voiture vers 1h du matin ce mardi 25 juillet 2017 dans la capitale malienne. Ces agresseurs se sont évaporés dans la nature pendant  que la victime du nom de Madou kante gisait dans le sang dans sa voiture. Il est sous soins intensifs à l'hôpital du Mali après avoir reçu des balles au niveau du thorax. Cet est activiste très connu sur les réseaux sociaux par sa position contre le régime actuel.Il presente un journal appelé "madou ka journal" dans une vidéo dans laquelle il critique sévèrement le pouvoir actuel et ses dirgeants. Hospitalisé à l'hôpital du Mali il reçoit la visite du ministre de la communication mais aussi celui de la sécurité. Ensuite une délégation de l'opposition malienne sm s'est rendue à son chevet.                                                                                                                                                                       Dily kane              

Mali24

Mali : la Banque mondiale approuve un crédit de 64 millions d'euros pour améliorer l’accès routier aux marchés agricoles et aux services essentiels

WASHINGTON, 17 juillet 2017—La Banque mondiale vient d’approuver un crédit de l’IDA* d’un montant de 64 millions d'euros (environ 70 millions de dollars) pour financer le Projet d'amélioration de l'accessibilité en milieu rural (PAAR) au Mali. L’objectif de ce projet est de remettre en état près de 1 700 kilomètres de routes rurales dans les régions de Koulikoro (zone aride) et Sikasso (dans le sud).

Quelque 650 000 personnes, surtout les communautés d’agriculteurs, vivant non loin des routes réhabilitées, en bénéficieront directement. Les femmes en tireront particulièrement profit car elles se consacrent à une part importante des activités agricoles et sont pour l’heure coupées des marchés et des services de base, en raison de la médiocrité du réseau routier.

« L’agriculture est le moteur de l’économie malienne et l’accès routier est un pan de l’approche intégrée qui a été adoptée pour remédier à la faible productivité des agriculteurs en zone rurale. À l’heure actuelle, les populations rurales, essentiellement pauvres, sont coupées des marchés et des services. Cela constitue une entrave importante que ce projet permettra de lever », souligne Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale au Mali.

Le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale au Mali permettra d’accroître la productivité agricole en améliorant le réseau routier. Cela facilitera la distribution d’intrants agricoles aux agriculteurs ainsi que la commercialisation des excédents. Ce projet créera également des emplois pour la construction et l’entretien courant des routes. Il financera en outre des activités de sécurité routière adaptées au milieu rural.

« Le PAAR améliorera aussi l’accès à des services essentiels comme les écoles, les centres de santé et les bureaux administratifs. Il financera de petites installations communes au profit des bénéficiaires directs, telles que des puits d’eau, de petits entrepôts, des jardins potagers pour promouvoir la cohésion sociale et une plus grande autonomisation des femmes », précise Cheick Diallo, chef de l’équipe du projet.

Enfin, le projet contribuera à atteindre les objectifs du Cadre de partenariat avec le Mali qui préconise notamment d’offrir des opportunités économiques aux populations rurales, en particulier aux petits agriculteurs.

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits à faibles intérêts ou sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes vivant dans les pays qui bénéficient de ses concours. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

Source : Banque Mondiale

Révision constitutionnelle : Daba Diawara dit tout !

Daba Diawara, véritable mémoire des réformes institutionnelles au Mali, continuera à s’opposer de toutes ses forces au projet de révision constitutionnelle. Le président du parti pour l’indépendance, la démocratie et la solidarité (Pids) est d’autant plus engagé qu’il a la ferme conviction que « les propositions faites dans ce projet ouvrent la possibilité à aller à la dislocation et à la partition du Mali par des voies détournées ». Dans une interview exclusive accordée à L’Aube, l’ancien ministre de la Réforme de l’Etat et non moins directeur du Centre d’études et de recherches sur les institutions politiques et administratives africaines fait une lecture claire du projet de révision initié par le président IBK. Des incohérences aux mensonges dissimulés dans les articles, en passant par les divergences entre le projet de révision de 2011 et l’actuel texte, la mise en œuvre de l’accord d’Alger, la situation sécuritaire, l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle… On en retient que «certes, en 2011, il était prévu que le président de la République définisse la politique de la Nation, mais il pouvait être destitué par le parlement et privé du droit de briguer, éventuellement, un second mandat par une Haute Cour de justice qui ne comportait de sénateurs nommés». Exclusif !

 L’Aube : Depuis un certain moment, le projet de révision constitutionnelle suscite des débats, parfois houleux. Quelle analyse faites-vous sur le sujet ?

Daba Diawara : Je suis partisan du NON au référendum. Mon parti s’oppose à la révision constitutionnelle envisagée par le pouvoir en place, pour divers raisons que nous avons eu l’occasion de développer. Nous nous allons continuer, comme la démonstration en a été faite lors des marches du 17 juin et du 15 juillet 2017, à mobiliser nos militants pour que le pouvoir puisse comprendre que le moment n’est pas opportun pour organiser une révision constitutionnelle. Et on continuera à dire que le texte présenté est mauvais et qu’il ne peut pas obtenir notre assentiment.

Je crois que l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle nous conforte dans notre démarche. Cet arrêt donne à la fois des réponses politique et juridique aux problèmes qui ont été posés. Quand cette Cour dit que l’article 118 de la constitution  n’est pas violé, il s’agit là d’une décision plutôt politique qui vise tout simplement à corroborer ce que le gouvernement et ses partenaires disent avoir fait pour que le Mali retrouve l’entièreté de son intégrité territoriale. Tout le monde sait que ce n’est pas la réalité. Il est clair que la situation ne permet pas l’organisation d’un référendum dans la mesure où Kidal constitue une entité indépendante et l’Etat n’est présent dans les régions de Ménaka, Gao et Tombouctou que par le bon vouloir des groupes armés. Et on nous avait fait croire que tout rentrerait dans l’ordre et que l’administration retournera à Kidal le 20 juin 2017. Nous sommes aujourd’hui le 22 juillet, Kidal n’est toujours pas dans le giron de la République.

Mais la Cour ne pouvait pas dire la vérité, car elle aurait reconnu qu’il y a un échec patent dans l’application de l’accord d’Alger.

Aussi, la Cour a dit que le gouvernement PEUT, au lieu de DOIT faire le référendum. Donc ceux qui contestent le référendum peuvent continuer à mener des actions pour faire renoncer le gouvernement à ce projet de révision constitutionnelle.

La réponse juridique est que la Cour a indiqué dans son arrêt que le texte adopté par l’Assemblée ne peut pas être soumis à un référendum. Elle rejette donc, purement et simplement, la mouture actuelle. Pas seulement des articles particuliers, mais l’ensemble du texte. Ce qui est une victoire pour l’opposition qui a pu faire renvoyer le référendum, prévu pour le 9 juillet dernier.

Cependant, je trouve incompréhensible que la Cour constitutionnelle dise, dans son avis, qu’il est porté atteinte à l’intégrité territoriale quand seulement les forces étrangères occupent le territoire. On dit que cette disposition a été héritée de la constitution française, mais personne ne dit laquelle. Eh bien, c’est une disposition qui a été prise immédiatement après la deuxième guerre. Elle se trouve dans la constitution de 1946 dont elle constitue l’article 124. Qui dit au cas d’occupation de tout ou partie du territoire métropolitain par des forces étrangères, aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie.

Maintenant, qu’on m’explique si c’est simplement par pure caprice et sans autre conséquence que le constituant de 1958 a préféré substituer à « l’occupation de tout ou partie du territoire métropolitain par des forces étrangères » à « l’atteinte portée à l’intégrité du territoire national » (article 89 de la constitution de 1958). Vous voyez que le constituant ne parle plus de forces étrangères dans la constitution de 1958. Pourquoi ? Je pense qu’il y a des raisons.

Ou mieux encore, qu’on m’explique par quel miracle les groupes armés des Iyad, Algabass et Bilal Ag Chérif, qui étaient des forces étrangères en 2012, sont devenues maliennes aujourd’hui. Le 19 mars 2012, j’étais en campagne pour le referendum à Kidal, en compagnie des ministres Kafougouna Koné et Sidiki N’Fa Konaté. Et nous avons continué sur Gao, Tombouctou et Mopti. Après la tournée, Kidal, Gao et Tombouctou sont tombées après le coup d’Etat du 22 mars et pas avant. Et, quand la Cour constitutionnelle n’a pas peur de dire « qu’ainsi, au constat de l’occupation effective, d’alors, d’une large portion du territoire national par des forces diverses dont certaines d’origine étrangère, cette autre tentative (celle de 2012) n’avait pu être poursuivie ». Je crois rêver !

Du côté du gouvernement et ses soutiens, on prétend pourtant que ce texte est similaire à celui que votre commission a élaboré en 2011. Que répondez-vous ?

Par rapport à ce projet, j’ai été sollicité par la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour donner mon avis. Je les ai indiqués que le travail que j’ai fait est contenu dans la Loi adoptée le 4 août 2011. Et que cette Loi est différente de celle que la présente législature a adoptée. Pourquoi ?

Dans le rapport de ma commission, vous ne trouverez nulle part que le président de la République nomme le tiers des sénateurs. Notre projet prévoyait un sénat qui participait pleinement à l’activité législative du parlement. Or, il se trouve que dans le texte actuel, la part que le sénat doit prendre dans l’activité législative a été ramenée à la portion congrue. Pratiquement, le sénat n’aura à intervenir que sur un très petit nombre de questions par rapport aux matières qui relèvent du domaine de la Loi.

Certes, il y était prévu que le président de la République définisse la politique de la Nation, mais il pouvait être destitué par le parlement et privé du droit de briguer, éventuellement, un second mandat par une Haute Cour de justice qui ne comportait de sénateurs nommés. Et la mise en accusation était votée par chacune des assemblées au scrutin secret et non à main levée, comme le prévoit l’actuel projet. Le caractère secret du vote peut donner plus de liberté aux gens d’exprimer ce qu’ils pensent. Mais quand la mise en accusation est votée par un scrutin à main levée, cela permet de faire jouer certains automatismes qui ne sont pas favorables à la démocratie.

Aussi dans mon rapport, le président pouvait être poursuivi, non seulement pour haute trahison, mais aussi pour les faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de ses fonctions. Ce que la loi IBK a écarté, pour de bonnes raisons, peut-être.

Au-delà, voyez l’article 36 de la loi qui a été adopté par l’Assemblée nationale. Cet article nous renvoie à une situation comparable à celle que vit aujourd’hui la République démocratique du Congo. Puisqu’il permet de renvoyer indéfiniment les élections jusqu’à ce que le pouvoir estime que les conditions sont réunies pour organiser des élections. En clair, il est dit à cet article que l’élection du président de la République peut être reportée à une date postérieure à l’expiration de ses pouvoirs pour cas de force majeure constaté par la Cour constitutionnelle, saisie par le chef du gouvernement. Ce qui peut faire croire que la prolongation du mandat ainsi ouverte ne concerne que le cas de l’intérim, comme on l’a vu après le coup d’Etat du 22 mars 2012. Mais, une autre lecture attentive de l’alinéa 6 dudit article 36 révèle que l’innovation concerne aussi un président en exercice. Cet alinéa est ainsi libellé « Si l’application des dispositions du présent article a eu pour effet de reporter à une date postérieure à l’expiration des pouvoir du président en exercice, celui-ci ou son intérimaire dans les cas prévus aux alinéa 1 et 2 demeure en fonction jusqu’à l’investiture de son successeur ». Laquelle est tributaire d’une élection qui peut toujours être différée pour cas de force majeure.

Il y a également l’article 57 qui ne met pas le statut des collectivités ni dans les matières susceptibles de révision ni dans les matières qui peuvent être révisées par le référendum. Alors que si vous vous rappelez, tout ce qui concernait le statut des collectivités a été rejeté par l’Assemblée nationale. On peut dire que le gouvernement s’est entendu avec la CMA pour enlever cette partie. Qui à les remettre par la voie du congrès, parce que ce sont des textes qui pourront consacrer la dislocation, la partition du Mali.

Fondamentalement, pour ces raisons nous demeurerons opposer à ce projet de révision constitutionnelle.

 Il se dit que cette révision est indiquée par l’Accord d’Alger. Qu’en dites-vous ?

On est en train de faire croire aux chefs religieux et traditionnels que la création leur permettrait d’entrer en politique, sans passer par les élections. Et que l’accord d’Alger prévoirait cela. Il n’en rien. L’article 6 de l’accord d’Alger, qui traite de cela, ne fait aucune allusion à la nomination de chef traditionnel ou religieux au niveau du sénat. La seule disposition de cet accord où il est question de représentants des notabilités traditionnelles, c’est au niveau du Haut conseil des collectivités. Je lis le passage : « à court terme, prendre des mesures dans le sens de l’ouverture du Haut conseil des collectivités, notamment aux représentants de notabilités traditionnelles, aux femmes et aux jeunes ». A propos du Sénat, on dit simplement de « réactiver et dynamiser le processus de mise en place de la deuxième chambre du parlement sous la dénomination de Sénat, de conseil de la nation ou toute appellation valorisante de sa nature et de son rôle et d’en faire une institution dont les missions ou la composition favorisent la promotion des objectifs du présent accord ». Aucune allusion n’est faite aux autorités traditionnelles.

Il se trouve que la Loi de révision supprime justement le Haut conseil des collectivités. D’ailleurs, on peut dire que le gouvernement viole l’accord d’Alger, quand il dit que ces gens doivent aller au Sénat au lieu du Haut conseil des collectivités qui est un organisme consultatif à la différence du Sénat qui est un organe qui fait partie du parlement.

Les divergences sont actuellement énormes entre ceux qui contestent cette révision et le camp présidentiel. À votre avis y a-t-il une solution pour que les partis se retrouvent ? Si oui, laquelle ?

J’ai été l’initiateur d’une révision de la constitution, donc j’estime que la constitution de 1992 doit être révisée. Mais je dis seulement que ce n’est pas le moment, parce que, d’une part, la situation du pays ne le permet et, d’autre part, les propositions qui ont été faites ne servent pas l’intérêt du Mali. Ces propositions ouvrent la possibilité à aller à la dislocation et à la partition du Mali par des voies détournées. Ce que je refuse de cautionner.

Au niveau de l’opposition, on a toujours demandé une grande concertation pour que tout le monde puisse donner son avis sur ce que doit être aujourd’hui l’Etat du Mali. Quel Mali on doit avoir pour faire face à la situation que nous connaissons et qui est tout à fait différente de ce que notre pays vivait en février 2008 quand j’ai fait mon rapport au président de la République ?

J’estime qu’il a lieu de remettre les gens ensemble, d’écouter tout le monde et de prendre les dispositions pour qu’au retour de la paix, nous puissions ensemble avoir un consensus sur un texte.

 Que dire de la mise en œuvre de l’accord d’Alger ?

Comme nous l’avons toujours dit, cet accord n’est pas bon pour le Mali. La preuve est en train d’être donnée que nous ne sommes pas trompés, puisque l’accord n’arrive pas être appliqué. On avait parlé d’une période intérimaire de deux ans, aujourd’hui rien de tout ce qui avait été prévu pour cette période n’a été réalisé.

Les attaques continuent. La Cour constitutionnelle parle d’insécurité résiduelle, mais lors de la marche du 15 juillet, il y avait des affiches qui indiquaient exactement le nombre de personnes tuées depuis le début de l’année. Et même ce matin (ndlr, vendredi), de nouvelles localités ont été attaquées. La présence de la Minusma et autres n’ont pas permis de ramener la paix et la quiétude au Mali. Peut-être qu’il faut un dialogue national pour trouver les vraies solutions.

En réalité, est ce que le président IBK a-t-il le choix d’autant que beaucoup d’observateurs, et même Me Céccaldi, affirment qu’il fait l’objet de pression extérieure ?

Si Céccaldi le dit, c’est qu’il le sait, puisqu’il a participé à l’élaboration de ce texte-là. Le Mali est sous pression, puisqu’il n’a plus la maîtrise de son territoire. C’est ce qui met le pays en difficulté aujourd’hui. Le Mali ne peut plus assurer la sécurité de ses populations, il est obligé de faire appel à la Minusma et aux forces françaises. Il a même été obligé de signer un accord défense avec la France. Toutes choses qui indiquent clairement que le Mali ne jouit plus totalement de sa souveraineté d’Etat indépendant. Même pour aller à Gao, il faut avoir l’autorisation de la Minusma, il faut emprunter ses avions… Dans la lutte contre les terroristes au nord, on parle toujours des forces Barkhane. C’est toujours des opérations françaises qui éliminent les terroristes.  Rarement on entend dire que les forces armées maliennes ont abattu des terroristes dans cette partie.

C’est pour toutes ces raisons que nous disons que le Mali est sous occupation de forces étrangères, même si celles-ci sont venues avec l’accord du Mali. Parce que ce sont ces forces étrangères qui permettent aujourd’hui à l’Etat du Mali d’exister. et c’est de là que peut venir, à mon avis, la pression.

Les pays du Sahel ont décidé de prendre en main leur destin sécuritaire avec la création du G5 Sahel. Est-ce que cela donne de l’espoir?

Cela nous donne de l’espoir, mais ça nous rappelle simplement qu’avant 2011, le président Amadou Toumani Touré avait souhaité que les pays qui sont aujourd’hui dans le G5 se mettent ensemble pour faire face au péril qu’il sentait venir. Et il disait que le Mali seul ne pouvait pas faire face au terrorisme. C’est une bonne chose que les gens aient finalement compris qu’il faut se mettre ensemble contre l’ennemi commun. Je pense que c’est un vieux projet qui doit contribuer à sécuriser l’ensemble du sahel.

 Pour avoir usé de votre droit de réponse à un article publié dans un journal de la place, vous avez fait l’objet de critiques notamment sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce vous en pensez ?

Tout ce qui est excessif est vraiment insignifiant. J’ai joui de mon droit de réponse pour réfuter certains passages d’un article, et toute la réponse qu’on trouve à me faire, c’est de m’injurier, insulter mes parents… On essaye même de me faire passer pour un faux expert. De tel comportement, à mon avis, ne sert pas notre démocratie. Et moi je me mets au dessus de ces choses-là. Qu’ils donnent simplement des arguments qui démontrent que ce que j’ai dit est faux.

En tout cas, je continuerai à m’opposer de toutes mes forces à ce projet.

Réalisée par IBD

 L'Aube

 

Révélation : La partition du Mali, selon Me Ceccaldi, l’avocat francais

« Je vous dis simplement que je ne suis pas pour la partition. Je suis tout à fait hostile à la partition. Je trouve absolument scandaleux d’avoir mis à la charge de l’Etat malien les obligations qui lui ont été imposées par les accords d’Alger. C'est-à-dire c’est un travestissement des faits. C’est un travestissement des causes de l’agitation au Mali. Parce que derrière cette entreprise qu’est ce que vous savez, vous avez les richesses naturelles qui se trouvent au nord, vous avez des grands groupes qui ont intérêt à ce qu’il y ait partition au Mali. Parce qu’il est plus facile de traiter tout de suite avec un Etat qui vient d’être installé, donc par nature nécessairement faible, plutôt que de négocier avec un Etat fort comme l’est la République du Mali. Ce qui est en jeu, c’est cela, c’est l’avenir du Mali ».

Ces phrases sont extraites de l’interview accordée à notre confrère Mahamane Kane de Radio Klédu par l’avocat français Me Marcel Ceccaldi. Celui-ci avait offert ses services de consultant au gouvernement dans le cadre de la révision de la constitution qui ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salives au Mali et ailleurs.

Deux aspects importants apparaissent dans ces extraits de l’entretien de l’avocat français à savoir le financement des engagements contenus dans l’accord par le gouvernement de la République du Mali et la partition du Mali. S’agissant du financement des engagements contenus dans l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, on peut tenter de donner raison au consultant du gouvernement malien. L’argent est le nerf de la guerre, dit-on. En dépit de la tenue d’une conférence à Paris, force est de reconnaître que les financements traînent. Ce qui conduit certainement le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta à solliciter de l’aide auprès des pays arabes. Deux ans après sa signature, les avancées les plus notables sont enregistrées dans la prise de mesures législatives et réglementaires. Les questions de cantonnement, de désarmement, d’intégration et de réinsertion des combattants sont au stade embryonnaire. Les groupes armés refusent de déposer les armes et se livrent à de nouvelles conquêtes territoriales pour mieux asseoir leur pouvoir.  Il ne faut pas se voiler la face. Le gouvernement malien n’a pas la capacité financière de tenir tous les engagements qu’il a pris dans le cadre du processus d’Alger. Mais ni le Président IBK, ni son gouvernement encore moins d’autres officiels maliens, ne peuvent tenir un tel langage.

Quant à la partition du Mali, les plus sceptiques d’entre nous diront qu’elle est programmée par la communauté internationale malgré les beaux discours d’attachement à l’intégrité du territoire national. Les difficultés d’application de l’accord issu du processus d’Alger dont les rédacteurs savaient inapplicables dans certaines de ses dispositions, confortent davantage la thèse de la partition. Comment comprendre les agissements de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) à entreprendre des nouvelles conquêtes territoriales au moment où l’administration malienne était censée retourner à Kidal ? Comment comprendre les soupçons de partialité qui pèsent sur les militaires français de Barkhane quelques jours après le discours de Macron au sommet du G5 Sahel à Bamako ? Comment interpréter les aveux d’impuissance du Président du Comité de suivi de l’accord à sanctionner les auteurs des violations ?

Pour se tirer de cette situation complexe, il faut une gouvernance intelligente et stratégique qui va rassembler tous les fils de la nation afin de sauver la patrie qui court inéluctablement vers une désintégration.

Chaka Doumbia

Mali24  

Fièvre autour de la révision constitutionnelle : Un business florissant pour les opportunistes et autres situationnistes

Le Mali est en ébullition depuis l’annonce de la révision constitutionnelle. Ce projet qui divise les Maliens en deux camps offre des opportunités à certains de se frotter les mains. Autrement dit, c’est un business pour bon nombre de jeunes et d’hommes d’affaires.  

Le camp du NON appelé « An tè, A Bana » est une plateforme qui regroupe une centaine d’associations. A l’opposé, le camp du OUI « An son na » aussi regroupe plus d’une centaine d’associations et de mouvements aujourd’hui. En un laps de temps, des associations ont poussé comme des champignons. Les esprits malins ont saisi l’occasion pour créer des associations et mouvements pour la circonstance dans l’objectif de mettre quelque chose sous la dent. Ils sont généralement des jeunes désœuvrés et des grandes gueules qui veulent se faire une place au soleil à l’occasion de la révision constitutionnelle.

L’argent coule à flot

Le plan d’action de ces ‘’malins des malins’’ qui ne se soucient que d’eux-mêmes, se résume à la mobilisation des jeunes et des enfants, pour remplir des salles de meeting ou participer à  des marches. Les budgets à cet effet ne sont pas négligeables. Frais de mobilisation, carburant, location de minibus et bien d’autres alibis sont bons pour engranger de fortes sommes mises à disposition par l’un ou l’autre camp.

A cela s’ajoutent les perdiems pour certains manifestants qui s’élèvent à 2000 F CFA par manifestant. Certains jeunes témoignent avoir eu des stages grâce à leur appartenance à un mouvement. « C’est grâce à notre mouvement que j’ai eu un stage dans une entreprise. Je me battrai jusqu’au bout », témoigne un jeune leader d’association.

La révision constitutionnelle qui divise la société malienne fait bien des heureux, qui à coup sûr voudront maintenir le statu quo pour bien se frotter les mains. C’est pourquoi,  de nouvelles associations sont créées chaque jour en la faveur du Oui ou du Non.

Il en est de même pour les situationnistes qui récupèrent ces mouvements pour se faire un nom. Pour eux, l’occasion est bonne pour approcher les grandes personnalités afin d’enrichir leur carnet d’adresses. Tapis dans l’ombre, ils récupèrent et financent ces mouvements.

Loin de nous l’idée de jeter l’opprobre sur tous les défenseurs du Oui ou du Non dont certains, au sein de ces plateformes, sont connus pour la défense de la démocratie au Mali.

Modibo L. Fofana

Le challenger

Mali : Arrestation d’un homme suspecté d’être un proche du jihadiste Amadou Koufa

Au Mali, les forces françaises de l'opération Barkhane ont interpellé, il y a une dizaine de jours, un homme suspecté d'être un proche d'Amadou Koufa le prédicateur jihadiste à la tête de la katiba du Macina. Le suspect est désormais entre les mains de la justice malienne.

L'arrestation est presque passée inaperçue. Le 8 juillet, des soldats français interviennent dans un campement près de Ber, dans la région de Tombouctou. Six personnes sont arrêtées, dont Alhousseini Ag Assaley, que les renseignements associent à une des katibas terroristes du Macina.

On en sait encore très peu sur cet homme, présenté selon des sources sécuritaires françaises comme un « gros poisson », avec un rang hiérarchique « possiblement très important » auprès du prédicateur peul Amadou Koufa.

Les organigrammes des katibas présentes et actives dans le centre du pays restent flous. Après avoir été interrogé par Barkhane à Gao, Alhoussein Ag Assaley a été remis aux autorités maliennes. Quant aux autres interpellés, ils ont été relâchés. ... Lire suite de l'article sur RFI

Source: RFI

Secteur Nampala: La prompte réaction des Famas fait fuir des bandits armés

Secteur Nampala: La prompte réaction des FAMa fait fuir des bandits armés

Dans l’après-midi du samedi 22 juillet 2017, deux véhicules à bord des hommes armés ont ouvert le feu sur une mission de ravitaillement / relève de Léré à 20 Kms Nord-Ouest de Nampala. La riposte des FAMa a fait fuir les assaillants qui ont abandonné sur place du matériel de campement et des munitions sur place. Supposés appartenir à la Coordination des Mouvements Azawad (CMA), ils ont indiscutablement violé le cessez-le-feu et ont ensuite tenté de jalonner le convoi et l’entrainer dans un guet-apens.

Un panneau solaire, des batteries, des couchages et des chargeurs de pistolet mitrailleur saisis par les FAMa. Impact de balle sur parebrise camion Man transportant 20 Personnes de la relève montante.
Source: Forces Armées Maliennes

Déclaration politique du comité exécutif de l'Adema

DECLARATION POLITIQUE DU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'ADEMA-PASJ

Le Comité Exécutif de l’Adema-PASJ s’est réuni à l’Hôtel Timbouctou (Commune VI-Bamako), le samedi 22 Juillet 2017 sous la présidence du Professeur Tiémoko Sangaré, Président du parti.

Le Comité Exécutif, au cours de cette importante réunion, a procédé à une analyse approfondie du rapport de la Commission présidée par le camarade Moustapha Dicko relatif à la reconstitution de la Grande famille Adema-PASJ, à la création d’un pôle de gauche et au positionnement du parti, en vue des élections générales de 2018.

A l’issue des débats, le Comité Exécutif a félicité la commission et adopté ledit rapport. Il en outre pris d’importantes décisions concourant à la cohésion du parti, à la réaffirmation de son identité et de son leadership sur l’échiquier politique national et à son engagement à bâtir un Mali un et indivisible, démocratique, laïc et social.

Le Comité Exécutif, en application de la recommandation issue de la 15è Conférence nationale, tenue à Bamako, le 25 mars 2017 « d’enclencher, dans les meilleurs délais le processus de désignation de son candidat à l’élection présidentielle de 2018 », prendra les dispositions en vue d’assurer la participation du parti à ladite élection.

Le Comité exécutif a conclu sur la nécessité d’inscrire ses actions dans le cadre d’une coalition forte de Partis fondée sur une Nouvelle Offre Politique, condition indispensable à toute victoire en 2018. A cette fin, le Comité Exécutif élaborera dans les meilleurs délais, un projet de plateforme politique assortie d’un programme.

Cette plateforme servira de base de négociation autour des conditions de soutien au candidat rassembleur et consensuel issu des rangs du Parti, le cas échéant, du candidat issu de la coalition d'un ensemble de partis politiques.

Le Comité Exécutif en appelle à tous les militants, militantes et sympathisants du parti à plus de cohésion et d’entente dans un nouvel élan de solidarité, de travail et de justice indispensable au rayonnement du parti et aux victoires du parti pour les prochaines élections générales.

Le Comité Exécutif salue l'esprit de sérénité qui a prévalu tout au long des débats.

Fait à Bamako, le 22 juillet 2017

Le Comité Exécutif

CEDEAO : objectif de trois enfants maximum par femme d’ici 2030 (parlementaires)

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d’enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d’ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.
Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (...) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique", a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

"Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation", a martelé M. Diallo.

Selon lui, "il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable".

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de "faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la
survie de l’enfant", a ajouté M. Diallo.

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que "c’est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active".

Il s’agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d’"arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré", a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza.

"La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l’immigration clandestine", a-t-il ajouté.
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Source: AFP

Taoudenit : Le général Ould Meydou installé dans ses fonctions de gouverneur de région

Nommé au Conseil des ministres du 7 juin dernier, c’est seulement le vendredi dernier que le Général Abderrahmane Ould Meydou a été investi gouverneur de la région de Taoudenit. La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance empreinte de sérénité en présence des autorités administratives, politiques et des ressortissants de la 9e région administrative du Mali.

 Il remplace ainsi le premier chef de l'exécutif régional le Dr Abdullah Alkady. Parmi les missions qui lui seront confiées, il s’agira des réunir les conditions nécessaires pour accélérer le redéploiement de l'administration ainsi que le retour de la sécurité dans cette partie du pays.

Pour la réussite de ses missions, il devra également collaborer avec le président du collège transitoire, Hamoudi Ould Sidi Mohamed. Les deux hommes travailleront à créer un environnement devant favoriser le retour des réfugiés et déplacés.

Selon des observateurs avertis, en nommant le général Ould Meydou à ce poste, les autorités espèrent qu’il sera un gouverneur véritablement sur le terrain. Ce, contrairement à de nombreux administrateurs qui, une fois nommés dans des zones où règne l’insécurité, refusent de regagner leur poste abandonnant les populations à leur triste sort.

Il convient de préciser que la région de Taoudenit est considérée comme l’une des plus importantes au nord du Mali au regard des richesses naturelles que son sous-sol dispose. Son érection en région est issue d’une décision prise en Conseil des ministres depuis 2011 et c’est également une disposition phare de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
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Source: kibaru

Présidentielle 2018: L'ADEMA-PASJ aura son candidat

C'est le message plus ou moins clair contenu dans une déclaration issue de la réunion du comité exécutif de L'ADEMA-PASJ tenue hier samedi à l'hôtel Timbouctou.

Nous vous proposons ici l'intégralité de la déclaration

DECLARATION POLITIQUE DU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'ADEMA-PASJ
 
Le Comité Exécutif de l’Adema-PASJ s’est réuni à l’Hôtel Timbouctou (Commune VI-Bamako), le samedi 22 Juillet 2017 sous la présidence du Professeur Tiémoko Sangaré, Président du parti.

Le Comité Exécutif, au cours de cette importante réunion, a procédé à une analyse approfondie du rapport de la Commission présidée par le camarade Moustapha Dicko relatif à la reconstitution de la Grande famille Adema-PASJ, à la création d’un pôle de gauche et au positionnement du parti, en vue des élections générales de 2018.

A l’issue des débats, le Comité Exécutif a félicité la commission et adopté ledit rapport. Il en outre pris d’importantes décisions concourant à la cohésion du parti, à la réaffirmation de son identité et de son leadership sur l’échiquier politique national et à son engagement à bâtir un Mali un et indivisible, démocratique, laïc et social.

Le Comité Exécutif, en application de la recommandation issue de la 15è Conférence nationale, tenue à Bamako, le 25 mars 2017 « d’enclencher, dans les meilleurs délais le processus de désignation de son candidat à l’élection présidentielle de 2018 », prendra les dispositions en vue d’assurer la participation du parti à ladite élection.

Le Comité exécutif a conclu sur la nécessité d’inscrire ses actions dans le cadre d’une coalition forte de Partis fondée sur une Nouvelle Offre Politique, condition indispensable à toute victoire en 2018. A cette fin, le Comité Exécutif élaborera dans les meilleurs délais, un projet de plateforme politique assortie d’un programme.

Cette plateforme servira de base de négociation autour des conditions de soutien au candidat rassembleur et consensuel issu des rangs du Parti, le cas échéant, du candidat issu de la coalition d'un ensemble de partis politiques.

Le Comité Exécutif en appelle à tous les militants, militantes et sympathisants du parti à plus de cohésion et d’entente dans un nouvel élan de solidarité, de travail et de justice indispensable au rayonnement du parti et aux victoires du parti pour les prochaines élections générales.

Le Comité Exécutif salue l'esprit de sérénité qui a prévalu tout au long des débats.

Fait à Bamako, le 22 juillet 2017

Le Comité Exécutif

Source: mali24.info

Communiqués relatifs aux Bourses d'études 2017-2018, en France (bourses d'excellence) et pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie).

Retrouvez sur Malijet les différents communiqués relatifs aux bourses d'études, pour l'année universitaire 2017-2018, en France (bourses d'excellence) et dans les pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie).

 

 

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Source: Malijet

Kidal résume tout notre crise

Le 20 juillet 2017, c’était hier jeudi et c’était la date-butoir pour le retour de l’administration malienne à Kidal. Naturellement, la cité de l’Adrar ne s’est pas réveillée au son de la fanfare nationale et avec le spectacle – devenant de plus en plus surréaliste –  du drapeau malien flottant sur le Gouvernorat de Kidal. Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga semblait pourtant avoir mis toute son énergie dans la négociation avec la Cma et la Plateforme pour le respect de cette échéance et pour la mise en œuvre des autres mesures convenues dont une patrouille mixte de 600 hommes. Ichrach – le nom du Gouverneur de Kidal, résidant pour l’instant hors juridiction- connaissant les tenants et les aboutissants de la crise, ne devait pas, lui, se faire d’illusions. D’abord parce que la normalisation à Kidal demande plus que la simple accolade entre le gouvernement et les mouvements, plus qu’un jour d’évaluation et bien plus qu’un iftar télévisé. Ensuite, il n’y avait pas besoin d’être Einstein pour comprendre que les affrontements Gatia-Cma à quelques jours de l’échéance, allaient servir de prétexte pour tenir encore loin l’Etat malien chassé de Kidal et de plusieurs places fortes de l’Adrar, ce tragique 21 mai 2014.

LA DATE-BUTOIR A ETE DONC BUTEE. Et ce n’est pas Bamako qui est allé à Kidal mais Kidal qui est venu à Bamako et qui s’y trouve encore, pour la nième fois pendant que dans la capitale de l’Adrar, les couleurs du Mnla et les mots d’ordre des marcheuses rappelaient à la communauté internationale à ses « devoirs ». Le retour de l’administration malienne semble même passer pour secondaire par rapport à l’urgence d’un cessez-le feu Cma-Gatia, le Gatia que les communiqués de la Cma continuent de qualifier de force pro- gouvernementale, comme pour mettre en relief une fâcheuse promiscuité.  Plus le Gatia récuse la trêve en discussion, plus le statu quo se renforce dans l’Adrar et moins l’Etat pourrait y faire admettre le bien-fondé de son retour. Cette spirale bien rôdée participe t-elle de la dynamique de dépeçage de l’Etat malien dont la souveraineté et l’intégrité sont aujourd’hui en jeu ? Car pendant que le gouverneur de Kidal dort ailleurs que dans sa juridiction, le Gatia demande qu’Anefis soit une « zone neutre ». Et le tout, dans une situation sécuritaire globale qui laisse à penser que le qualificatif de no-mans land, ou de « zone internationale » au vu des nationalités présentes tant dans les nébuleuses que dans les forces onusiennes, peut s’appliquer à d’importantes parties de Mopti, Ségou, Taoudenit, Menaka, Gao, Tombouctou.                                            

 KIDAL RESTE ALORS L’ENJEU DE LA CRISE MALIENNE, DE TOUTE LA CRISE MALIENNE. Or, tant que l’Etat  n’est pas en mesure d’exercer son pouvoir régalien sur l’Adrar, entre autres parties du territoire sur lesquelles il n’a pas d’emprise aujourd’hui, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation restera, aux yeux de nos compatriotes, comme celui qui aura scellé la partition du Mali. Il y a alors urgence à accélérer la mise en œuvre de cet accord tel qu’il est, pour l’amener à son seuil d’irréversibilité. Car, il ne faut point s’y tromper, cet accord était seulement toléré aux premiers mois de sa signature. Les soubresauts de la révision constitutionnelle sont en train de créer une lame de fond pour son rejet par les citoyens. L’argumentaire du gouvernement ainsi que les révélations de l’avocat sollicité par lui pourraient bien ne pas contribuer à l’apaisement des esprits mais à la radicalisation du front du Non, en donnant l’impression que le projet de révision est exigé par l’extérieur. Revenons à Kidal : l’Etat malien, le cours des choses l’a montré, aura énormément de mal à y retourner, même par ses oripeaux. Or y compris des experts les plus optimistes, les patrouilles mixtes de l’Adrar sont aussi une  vue de l’esprit dans le contexte où Iyad Ag Ali n’est ni neutralisé ni approché pour la négociation. Le chef islamiste Ifoghas est donc la clé. C’est confortable de New-York, Paris ou Bamako, de dire qu’il est hors de question d’essayer par le dialogue de désamorcer les nébuleuses qui prennent d’assaut le Sahel-Sahara. Encore faudrait-il que l’action militaire soit décisive. Or pour l’instant, c’est Ansardine qui tient le bon bout. Le Centre du Mali, le Nord du Burkina Faso et en partie l’Ouest du Niger, c’est bien lui. En plus de la stratégie de sanctuarisation par le salafisme, les espaces désertiques de l’Afrique du Nord et de l’Ouest sont en train de tailler des boulevards sûrs pour le narco-trafic. A cela s’ajoute, ce qu’on ne dit jamais très haut, sauf quand on est Macron qui n’a pas hésité à montrer l’Algérie du doigt et qui a obtenu d’avoir un cadre de dialogue France-Algérie sur le Nord Mali. Sans le Mali.

Adam Thiam

Présidentielle de 2018: La candidature de Me Bathily se précise !

L'excellent avocat Me Mohamed Aly Bathily prépare minutieusement sa candidature pour la présidentielle. Même si sous d'autres cieux, il jure la main sur le cœur que ces informations sont des on dit.

Dans tous les cas, le temps ne ment pas. Cependant, il trace en filigrane ses intentions à travers le reportage de notre confrère "L'Indicateur du Renouveau". Lisez plutôt !

"Bilan du régime IBK : Mohamed Bathily n'y voit pas d'un bon œil

Dans un franc parlé dont lui seul a le secret, Mohamed Ali Bathily, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Affaires foncières, président des Associations pour le Mali (APM) dépeint un tableau peu reluisant du bilan du régime d'IBK dont il est lui-même comptable. Pour le président des APM, malgré quelques avancées enregistrées çà et là, beaucoup de problèmes de l'époque n'ont toujours pas trouvé un début de solutions.

Répondant à la question des journalistes sur son regard du bilan de la gestion du régime IBK lors du cadre d'échange sur le contenu de la Constitution qu'il a instauré avec les militants de l'APM à la Maison de la Presse, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily n'est pas allé avec le dos de la cuillère.

Pour le titulaire du 17 ème rang du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maïga et ministre des gouvernements successifs du régime actuel, le ministre Mohamed Ali Bathily ne voit pas forcement d'un bon œil le bilan du régime d'Ibrahim Boubacar Keita. "Les problèmes du Mali de l'époque n'ont toujours pas été résolus, on est loin de leur solution et qu'il faut s'atteler à chercher toutes les solutions pour les résoudre ", a-t-il clamé.

En revanche, il a relevé des avancées sur le plan du recouvrement de l'intégrité du territoire. " Nous avons tous le devoir de constater que nous avons traversé une période difficile de notre histoire, une période qui a induit des violences d'un niveau qu'on n'avait jamais atteint, qui a même mis en cause l'existence de notre pays ", a-t-il rappelé. Avant de poursuivre qu'au bout de quatre ans, la violence n'arrive plus à remettre en cause l'intégrité du territoire. Pour le président des APM, cela constitue un acquis.

En outre, sur le sujet de la révision constitutionnelle qui crée de vives tensions entre la plateforme An tè A Bana, Touche pas à ma Constitution et celle du Oui An Sona, le ministre Bathily se dit ne prendre position pour aucun camp. Mieux, il condamne les campagnes prématurées auxquelles les deux plateformes se livrent."

Ousmane COULIBALY

Source: Zénith Balé

Attaque terroriste à KORO: Le Préfet sauvé par ses chiens

Essayant d’escalader son mur, les terroristes qui ont attaqué mercredi, la ville de Koro ont été dissuadés par les chiens de l’administrateur civil. C’est ainsi qu’ils se sont dirigés vers le camp des gardes où il y a eu des échanges de tirs pendant des minutes.

Une attaque terroriste a visé la ville de Koro ce mercredi 19 juillet, aux environs du 21h. C’est le préfet du cercle qui était la cible principale des assaillants. N’eurent été ses chiens, Adama Coulibaly et ses gardes rapprochés allaient être surpris par les djihadistes.

« J’étais assis chez moi avec les deux éléments qui me sont affectés. Subitement, mes deux chiens ont commencé à bruyamment aboyer. Ils rentraient et sortaient. J’ai été tiqué, parce que les chiens n’ont pas l’habitude de faire ça. J’ai été tenu de sortir pour voir ce qui ce passe. Quand je suis sorti, j’ai vu des hommes armés derrière ma maison. Ils voulaient passer par chez moi pour avoir accès au camp de la garde nationale qui se trouve à 10 mètres de ma maison. Ils ont été dissuadés par les chiens », a témoigné le sous préfet par téléphone.

« Ils sont se positionné au bout de la maison et commencé immédiatement à tirer vers le camp des gardes. La sentinelle a riposté. Il y a eu des échanges de tire. Finalement ils ont pris la tangente en direction de Kiri, un village situé à 12 Km de Koro », a affirmé le chef exécutif local. 

Atteint par les balles de nos forces de sécurité, un assaillant a été retrouvé mort jeudi avec « deux kalachnikovs en bandoulière »,  a ajouté le préfet de Koro. Le même jour, cinq présumés terroristes de l’attaque de Koro ont été aperçus dans le village de Ojokourou sur trois motos, lourdement armés.

L’administrateur civil a salué les forces de sécurité qui ont réagit avec « professionnalisme ». Il a informé que le dispositif sécuritaire a été renforcé dans la ville.

Sept  présumés complices des assaillants ont été interpellés par la gendarmerie le jeudi.

Maliki Diallo

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

Retour de l’administration à Kidal : Les raisons du blocage

Le gouvernement a expliqué que la date du 20 juillet n’a pu être respectée à cause des affrontements entre les groupes armés signataires de l’Accord. Il a été annoncé l’installation d’un observatoire indépendant et d’une commission d’enquête internationale qui se pencheront sur les facteurs qui entravent la mise en œuvre de l’Accord et détermineront les sanctions qui s’imposent

Si le retour définitif de l’administration malienne à Kidal avait pu se concrétiser hier, cela aurait été très déterminant dans la marche vers la paix dans notre pays. Mais hélas. Des évènements imprévus ont venus mettre en échec cette bonne initiative du gouvernement et des groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le gouvernement a tenu hier une conférence de presse à la Primature pour exprimer son regret face à cette situation et donner quelques explications sur ce qui s’est passé.

C’est le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiénan Coulibaly, coordinateur du groupe de souveraineté, qui a animé ladite conférence. Il avait, à ses cotés, le ministre porte-parole du gouvernement, Abdel Kader Konaté, le ministre des Droits de l’homme et de la Reforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté et celui de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a expliqué que le retour de l’administration à Kidal n’a pu avoir lieu à la date du 20 juillet 2017 à cause des conflits entre les mouvements armés signataires de l’Accord (la Coordination des mouvements de l’Azawad et la Plateforme). Cette attitude, a dit Tiénan Coulibaly, est révoltante pour l’Etat malien qui fait preuve de beaucoup de disponibilité pour l’application intégrale de l’Accord. Il a invité les mouvements belligérants à trouver les moyens de gérer leur différend, étant entendu que tous les deux affichent leur volonté d’aller vers la paix.

Par ailleurs, Tiénan Coulibaly a rappelé le long processus ayant abouti au choix des dates du 20 juin et du 20 juillet depuis l’avènement du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maïga à qui le président de la République a instruit de donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. C’est dans ce cadre que le Premier ministre a initié une série de rencontres avec les mouvements armés qui ont réaffirmé leur volonté de ne plus faire entrave à la mise en œuvre de l’Accord.

En effet, ces mouvements avaient décidé de se joindre au gouvernement pour donner le même point de vue sur les décisions à soumettre aux partenaires. Ce qui a été salué par la communauté internationale. C’est ainsi qu’un premier chronogramme a été mis en place avec comme point d’orgue le retour de l’administration à Kidal le 20 juin (date symbolique qui marque le deuxième anniversaire de la signature de l’Accord de paix). Cette date allait également consacrer l’installation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) constitué de 600 éléments, dont 200 soldats de l’armée malienne, 200 éléments de la CMA et autant de la Plateforme.

Pour le ministre de la Défense et des Anciens combattants, si le gouverneur, les Autorités intérimaires et les services techniques arrivaient à s’installer à Kidal et qu’ils y étaient libres de leur mouvement et que les citoyens maliens, de tous bords, pouvaient entrer et sortir de cette ville comme il se doit, cela permettra de faciliter l’exécution des autres aspects de l’Accord comme par exemple le développement économique du Nord.

Tiénan Coulibaly a clairement indiqué que la date du 20 juin n’a pu être respectée pour le retour de l’administration à Kidal à cause de la situation sécuritaire qui s’est dégradée avec des affrontements communautaires. Il a ajouté qu’après la reprise du dialogue le 23 juin et la nomination de Mahmoud Dicko comme coordinateur de la mission de bons offices, les négociations ayant impliqué toutes les parties et la MINUSMA ont abouti à la date du 20 juillet pour le retour de l’administration à Kidal et pratiquement tout était fin prêt pour cela.

Au regard des récents affrontements entre les éléments de la Plateforme et de la CMA à Anéfis, le gouvernement et ses partenaires ont initié des négociations pour la signature d’un cessez-le-feu préalable à la date du 20 juillet.

A ce propos, le ministre Tiénan Coulibaly a indiqué que tout était fait pour que le document soit signé, mais à la dernière minute la Plateforme s’est rétractée car elle exige que la CMA abandonne ses positions à Anéfis pour plus de garantie sécuritaire. Pour le moment, c’est le blocage en attendant la reprise des pourparlers.

Le ministre du Commerce, Porte-parole du gouvernement, en réagissant aux questions des journalistes sur le blocage de l’Accord, a rappelé les avancées notoires accomplies grâce aux efforts du gouvernement. Il a cité entre autres, la création des régions de Ménaka et de Taoudénit, la mise en place des Autorités intérimaires et des MOC ou encore la réforme du secteur de sécurité. Tout en reconnaissant qu’il y a des difficultés, Abdel Kader Konaté dira que le gouvernement travaille d’arrache-pied pour l’application de l’Accord.

De son coté, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a annoncé que bientôt seront institués un observatoire indépendant et une commission d’enquête internationale tel que prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ces organes se pencheront sur les facteurs qui entravent la mise en œuvre de l’Accord et détermineront les sanctions qui s’imposent, a précisé Me Mamadou Ismaël Konaté.

Lougaye ALMOULOUD

Source: L'Essor

 

Processus de paix : L’Algérie et la France en consultations sans le Mali

Processus de paix : L’Algérie et la France en consultations sans le Mali

Officiellement, on parle de rencontre normale entre l’Algérie et la France. Mais le fait que l’ordre du jour est consacré au processus de paix sans le Mali inquiète et laisse la place à la suspicion.

Dans le cadre des consultations périodiques entre l’Algérie et la France sur l’état d’avancement du Processus de mise en œuvre de l’accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, et la situation dans la zone du Sahel, Alger a abrité, le 19 juillet 2017, la deuxième session de consultations bilatérales.

Dans ce cadre, il a été procédé à un échange approfondi sur un large éventail de questions relatives, notamment, aux derniers développements intervenus au Nord du Mali, en particulier, la recrudescence des tensions intercommunautaires qui impactent négativement l’application de l’Accord.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de leurs échanges marqués par une convergence de vues sur les problèmes posés et les voies et moyens appropriés pour leur trouver les solutions adéquates.

Elles sont convenues de poursuivre ces consultations utiles et productives et de les renforcer par des contacts et rencontres à différents niveaux de responsabilité, l’objectif ultime étant d’aider le Mali et les pays du voisinage du Sahel à asseoir les bases d’une paix et d’une stabilité pérennes.

La délégation française composée de hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay, du ministère des Armées, de l’état-major des Forces armées et de M. l’ambassadeur, haut représentant de la République française à Alger s’est vue accorder une audience par Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, qui, à cette occasion a réaffirmé les positions de principe sur certaines questions d’importance et réitéré la disponibilité et la volonté de l’Algérie à ne ménager aucun effort en poursuivant sa contribution à la stabilité et à la sécurité du Mali et de ses voisins dans la région.

 Un duo qui irrite

Certes, les deux pays interviennent dans la crise malienne mais les questions essentielles sur lesquelles le Mali mise, n’ont jamais été traitées avec sincérité.

D’abord, le gouvernement du Mali avait émis le souhait de voir le retour de l’administration à Kidal mais il n’a jusqu’ici pas bénéficié du soutien de l’Algérie et de la France. Peut-on parler de consultations entre ses deux pays sur le processus de paix alors que  rien n’a été entrepris pour apaiser la tension. Pis, l’Algérie qui a une forte influence sur certains groupes armés n’a pas montré de signe de fermeté. Et les rares fois où son représentant également président du comité de suivi de l’accord (CSA) donne de la voix, la situation n’a pas évolué d’un iota sur le terrain. Que dire de la France qui pouvait jouer le rôle d’arbitre entre la CMA et la plateforme en conflit autour de la gestion de Kidal ? Elle est accusée par certains belligérants de partialité.

Des raisons suffisantes qui irritent sur la rencontre entre l’Algérie et la France sur la situation de notre pays sans associer le gouvernement.

A. M. C. avec dia-algerie.com

 

 

Quand la FORSAT prouve ses preuves à l'opinion nationale et internationale

Quand la FORSAT prouve ses preuves à l'opinion nationale et internationale

La force spéciale antiterroriste (FORSAT), une unité créée sur initiative du ministre de la sécurité et de la protection civile, Le général Salif Traoré et composée de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale vient de prouver ses capacités d'intervention rapide aux Maliens lors de l'attaque de l’hôtel campement.

C'est pourquoi lors des festivités du 14 juillet (Fête de la prise de la Bastille) plusieurs éléments de la FORSAT ont été décorés par l'ambassade de France au Mali pour leur dévouement, leur engagement et leur disponibilité à protéger le citoyen Malien.

Le ministre de la sécurité n'entend pas se limiter là, le général Traoré veut étendre la FORSAT dans toutes les régions du Mali partout où il sent que le Malien se sent inquiet.

Bravo à la FORSAT

Source: ALI24

 

 

Grève des enseignants de l’enseignement supérieur : L’épineuse question d’heures supplémentaires qui divise les grévistes et le doyen de la FSEG

Sur l’état d’heures supplémentaires du 1er semestre 2017, le Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg), Pr Ousmane Papa Kanté et le vice Doyen Georges Hady Kéita se sont octroyés 540 heures, soit 5.400.000 FCFA en un semestre. C’est scandaleux qu’un tel arrêté soit signé par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique», déplore Dr Abdou Mallé, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement du supérieur et de la recherche scientifique (Snesup)

Parmi les points de revendication actuels du Syndicat national de l’enseignement du supérieur (Snesup) figure la brûlante question du payement immédiat de deux mois d’heures supplémentaires effectuées par les enseignants permanents de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion Fseg). Lors de sa conférence de presse du 19 juillet 2017, à l’Ensup, le secrétaire général du Snesup Dr Abdou Mallé et ses camarades ont pointé du doigt la grande magouille qui prévaut autour des heures supplémentaires. Ce qui justifie, selon eux, la mise à l’écart des militants Snesup et de surcroit des enseignants permanents au profit des vacataires.

Selon Dr Mallé, la Fseg compte 104 enseignants permanents dont 56 (54%) sont délibérément exclus de l’état des heures supplémentaires du premier semestre 2017 suivant l’arrêté n°2017-2134/MESRS-SG du 30 juin 2017, malgré l’alerte du secrétaire général du Snesup (moi-même) auprès du secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique. Il se trouve que les enseignants exclus des heures supplémentaires, explique Dr Abdou Mallé, sont surtout les militants du Snesup qui ont suivi le mot d’ordre de grève illimitée déclenchée le 4 avril 2017.

«Nous dénonçons l’abus de pouvoir sur nos militants et la violation de la liberté syndicale par le Doyen de la Fseg, Pr Ousmane Papa Kanté par l’exclusion de la majorité des enseignants permanents des heures supplémentaires du premier semestre 2017», déclare Dr Mallé. Cependant, poursuit-il, ces camarades ont effectué deux mois de cours en dégageant des heures supplémentaires avant le déclenchement de la grève illimitée du Snesup le 4 avril 2017, qui demeurent impayées.

Pire, poursuit le secrétaire général du Snesup, sur l’état d’heures supplémentaires du 1er semestre 2017 le Doyen Pr Ousmane Papa Kanté et le vice Doyen Georges Hady Kéita se sont octroyés 540 heures, soit 5.400.000 FCFA en un semestre. «C’est scandaleux qu’un tel arrêté soit signé par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique», déplore Dr Abdou Mallé.

Et de conclure, « en conséquence, le Snesup exige l’annulation de cet arrêté d’heures supplémentaires et le payement immédiat des 12 semaines d’heures supplémentaires du 1er semestre dues aux 56 enseignants permanents de la Fseg». La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique gagne-t-elle quelque chose dans ces heures supplémentaires si elle refuse de signer la révocation du Doyen Ousmane Papa Kanté de ses fonctions? S’interroge le secrétaire général du Snesup.

Le Snesup, dit Dr Abdou Mallé, s’est battu pour que l’heure supplémentaire qui était en dessous de 5000 FCFA soit augmentée à 10000 FCFA aujourd’hui. Mais le Snesup constate avec regret la manipulation des heures supplémentaires aujourd’hui par les responsables des facultés, etc. Si l’on ne prend garde, dit-il, l’heure supplémentaire est en train de détruire l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous réfléchissons, déclare Dr Abdou Mallé, s’il ne faut pas transformer les heures supplémentaires en indemnités pour libérer l’enseignement supérieur. Comme ce fut le cas du taux d’encadrement des mémoires en indemnités qui a fait gagner au trésor public malien plus 1.500.000.000 FCFA.

Et son secrétaire aux revendications, Pr Oumar Ba d’ajouter, «les facultés ont une autonomie de gestion. Les textes les autorisent à recruter les vacataires, mais il n’y a aucun texte qui les autorise d’exclure les professeurs permanents des heures supplémentaires. Nous sommes contre cette pratique illégale».

Hadama B. Fofana

Processus de révision constitutionnelle : Me Hassane Barry met Tièman Hubert Coulibaly dans une situation très inconfortable

Dans une interview exclusive, parue dans l’édition d’hier du quotidien ‘’L’Indépendant’’, le président d’honneur de l’UDD et ancien ambassadeur du Mali en Guinée, Me Hassane Barry, met les pieds dans le plat de la révision constitutionnelle. Il met surtout dans une situation très inconfortable, le parti de l’UDD, Tièman Hubert Coulibaly, ministre de l’administration territoriale, chargé de l’organisation du scrutin référendaire. Me Hassane Barry tacle sèchement le ministre Tièman, lequel a confirmé récemment le soutien de son parti à la tenue du référendum.

Ce quiproquo au sommet de l’UDD est le témoignage du malaise ambiant au sein du parti de la colombe par rapport à la révision constitutionnelle. C’est aussi révélateur du fait que le président Tièman ne contrôle plus son parti. Si comment expliquer une telle divergence entre les responsables du parti par rapport à un sujet aussi sensible que la révision constitutionnelle et dont le président est un acteur clé dans le Gouvernement. Dans sa sortie médiatique, le président d’honneur du parti développe les arguments mis en avant par les opposants à la tenue du référendum. En effet, tout d’abord estime que « les Maliens sont divisés et je ne vois pas le Gouvernement se mettre dans une posture pour régler le problème, de sorte que marches et meetings se tiennent à un rythme inquiétant pour la cohésion nationale. Le Président IBK, initiateur du projet ayant abouti au vote par l’Assemblée nationale, devrait tout de même se souvenir qu’en 1999, il présidait au palais des congrès, en qualité de chef de Gouvernement, le forum politique national en vue de la relecture de nos grands textes fondamentaux, dont la Constitution du 25 février 1992 ». Dans son interview, l’avocat explique tout le processus qui a abouti à la tenue de ce forum politique nationale, à travers la tenue dans toutes les capitales régionales, des concertations inclusives pour recueillir les avis de toutes les couches du pays : partis politiques, société civile, confessions religieuses, bref toutes les couches socioprofessionnelles. A l’en croire, les recommandations issues du forum politique ont fait l’objet de projet de loi soumis à l’Assemblée nationale.

Dans cette interview, Me Hassane Barry, prend carrément à contre pieds le président actif de son  parti en mettant l’intégrité territoriale du pays malmenée par l’insécurité :  « Je voudrais dire la situation actuelle est pire que celle qui a prévalu en 2012. Les mêmes groupes armés qui ont occupé Kidal sont les mêmes qui occupent encore et aujourd’hui Kidal. Ils n’ont jamais été ni cantonnés ni désarmés. Tous ont en leur sein des Libyens, des Afghans, des Syriens, des Soudanais, des Mauritaniens, des Burkinabés, des Irakiens, etc. Ils disposent chacun en ce qui le concerne d’armement et de moyens financiers octroyés en grande partie par une monarchie du Golfe aujourd’hui mise sur le banc des accusés par l’Arabie Saoudite et ses alliés ». Il va plus loin en argumentant que: « Personne ne peut contester aujourd’hui que l’Etat du Mali n’a aucun contrôle sur Kidal en dépit de la signature d’un accord dit de « paix » avec ces groupes armés. Kidal a cessé d’être sous la souveraineté malienne depuis 2012 et aucun attribut de la souveraineté du Mali n’existe dans la région de Kidal. Il faut éviter de se perdre dans la bataille des concepts souveraineté et intégrité… Prenez la route de Kidal et vous verrez le reste. Je dis pire qu’en 2012 car aujourd’hui c’est moins les ¾ du pays qui échappent au contrôle de l’Etat : ni maire ni sous-préfet dans presque la totalité des cercles du centre. Aucune mission de l’Etat ne peut se permettre de se mettre en direction de Niono, de Macina, Tenenkou, Youwarou, Djenné, Bankass, Koro, Douentza, Hombori, Goundam, Rharouss, sans une escorte conséquente de l’armée.

Comment dans ces conditions mobiliser les populations pour le vote référendaire ou même les élections locales et régionales annoncées pour fin octobre et novembre 2017 ? Il ne s’agit pas pour l’Etat d’aller se mettre à genou et supplier les ténors des groupes armés l’autorisation d’organiser le vote dans telle ou telle région du nord et du centre ».

Moussa Koné

La Lettre du Peuple

Koro (Mopti): Un assaillant abattu par les FAMa

Suite à l’attaque d’une unité de la Garde Nationale hier soir vers 21h 50mn, à Koro dans la région de Mopti, le corps d’un assaillant vient d’être retrouvé à 70 mètres du lieu de l’attaque. Il a été abattu par les tirs de la sentinelle. Il avait un pistolet mitrailleur (PM) à côté de lui.

Par les FAMa

Source: FAMa

Renouvellement de la licence d’Orange-Mali : L’Etat obtient 100 milliards F CFA pour une durée de 15 ans

L’opérateur téléphonique "Orange-Mali" vient de renouveler sa licence afin de passer de la 3ème génération (3G) à la 4ème génération (4G) des services de transmission de données et des services de télécommunications internationales au Mali. L’enveloppe financière de cette nouvelle licence s’élève à 100 milliards de Francs CFA pour une durée d’exploitation de 15 ans.

Cette information a été donnée par Arouna Modibo Touré, ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, lors du 12ème point de presse du Porte-parole du Gouvernement, Abdel Karim Konaté. C’était hier, 19 juillet 2017 au département du Commerce. En plus de Arouna Modibo Touré, le ministre porte-parole du Gouvernement avait comme second invité, Gal Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Après les mots introductifs d’Abdel Karim Konaté, les deux ministres se sont entretenus avec les hommes de média sur les projets de décret portant approbation du cahier de charges pour l’octroi à Orange Mali d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunication fixe et mobile de 2ème, 3ème et 4ème générations, des services de transmission des données et des services de télécommunications internationales au Mali et la création d’une Direction générale de la police technique et scientifique.

En ce qui concerne le renouvellement de la licence d’Orange-Mali, le ministre Arouna Modibo Touré a rappelé qu’une commission d’experts pluridisciplinaires a été mise en place pour étudier la question. « Les négociations ont été rudes avec l’opérateur téléphonique. Mais finalement, le Gouvernement et Orange-Mali se sont mis d’accord sur une enveloppe de 100 milliards de Francs CFA pour une durée d’exploitation de 15 ans. Comparé au Sénégal où la licence a coûté 100 milliards F CFA au même opérateur téléphonique pour 17 ans  et  100 milliards F CFA en Côte d’Ivoire pour 16 ans, nous pouvons dire que le Mali est sorti gagnant de ces négociations », a-t-il ajouté.

Selon Arouna Modibo Touré, ce renouvellement a été fait sur la base d’un cahier de charges qui oblige l’opérateur téléphonique à préserver l’environnement et à favoriser un meilleur cadre de vie. Pour le ministre Touré, dans le même cahier de charges, Orange-Mali a l’obligation de rendre un service de qualité  et de couvrir 3 mille axes routiers qui seront proposés par le Gouvernement. Le cahier de charges interdit également à l’opérateur téléphonique l’installation de centres d’écoute sans autorisation de l’Etat aussi bien que l’organisation des jeux de hasard. « La mise en œuvre effective de ce cahier de charges sera suivie par le Gouvernement à travers l'Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes (AMRTP) », a-t-il promis.

Bientôt une Direction générale de la police technique et scientifique

La communication du Gal Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile a porté sur la création d’une Direction générale de la police technique et scientifique. Dans son intervention, le ministre Traoré a précisé que la création de cette Direction permettra d’aider les juges à prendre des bonnes décisions dans les enquêtes, suite à des attaques et autres formes d’agression. « Les structures qui font ce travail se trouvent aujourd’hui au sein de la Police et de la Gendarmerie et les moyens sont très limités pour faire bien le travail. Pour rendre efficace la structure, nous avons jugé nécessaire de les regrouper au sein d’une même Direction. Il n’y aura pas que des officiers de Police et de la Gendarmerie, mais aussi des techniciens d’autres domaines, comme des chercheurs », a-t-il précisé.

Selon le ministre Salif Traoré, la formation des agents est déjà en cours et les matériels de travail seront bientôt installés pour permettre l’ouverture de ladite Direction dans un bref délai.

Ousmane Ballo

Le challenger

Débats sur la révision constitutionnelle au Mali : Soumaila Cissé veut avoir en face IBK ou Abdoulaye I. Maïga

Prévu le 18 juillet dernier, le débat Mikado FM et Studio Tamani sur le projet de révision constitutionnelle devant opposer  le Ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’État, Me Kassoum Tapo à l’opposition représentée par le président du PARENA, Tiébilé Dramé a été reporté à une date ultérieure. Les raisons !    

Le ministre des droits de l’homme et de la réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo a refusé de débattre avec le Président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA). L’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats détrôné par Me Fanta Sylla voulait débattre avec le chef de file de l’opposition démocratique et républicaine, l’honorable Soumaïla Cissé, non moins Président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). L’élu de Nianfunké, candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle en 2013 ne veut pas être face au ministre Kassoum Tapo. Soumaïla Cissé ne refuse pas de débattre mais veut avoir en face le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta ou à défaut le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga (AIM).

Les initiateurs de ce grand débat dont « la diffusion était prévue sur le réseau des radios membres de l’URTEL et sur les ondes de la radio des Nations-Unies » n’ont pas réussi à trouver un consensus. Ce qui a conduit au report de ce forum.

B Siby

Source : Le Challenger

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 19 juillet 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 juillet 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Abdoulaye Idrissa MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de texte ;

- procédé à des nominations ;

- et entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction générale de la Police technique et scientifique.

La Police technique et scientifique regroupe les services et les activités liés à la recherche et à l’identification des auteurs, des victimes et parfois des témoins d’infractions, par des moyens techniques et scientifiques.

Elle a toujours été exercée au Mali par le service de l’identification judiciaire de la Police nationale et le service d’investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale.

L’évolution du contexte sécuritaire est marquée par de nouvelles formes de criminalité pour la gestion desquelles les services suscités se révèlent inadaptés, à cause des lacunes et insuffisances dont :

- l’insuffisance de ressources humaines qualifiées et adaptées dans les domaines, notamment de la biologie, de la balistique, de la chimie, de la toxicologie, de la reconnaissance faciale et vocale et de la cybercriminalité ;
- le manque de fichier national automatisé des empreintes digitales pour comparer les empreintes trouvées sur les scènes de crimes avec celles qui sont enregistrées dans le fichier automatisé des empreintes digitales afin de savoir si la personne suspectée l’est à tort ou non ;
- l’absence d’une base de données dactyloscopiques étoffée relative à la systématisation de l’activité de signalisation des suspects arrêtés dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, nécessaire pour lutter contre les cas de récidive.

S’inscrivant dans le cadre de la nécessaire adaptation des moyens aux nouvelles formes de criminalité, la création de la Direction générale de la Police technique et scientifique apporte aux investigations judiciaires plusieurs innovations en prenant en compte entre autres la délinquance financière, l’escroquerie, les faux documents, le vol et le viol.

La Direction générale de la Police technique et scientifique, représentée aux niveaux central et régional, jouera un rôle important dans la coordination et la planification de toute l’activité de la criminalistique et des sciences médico-légales à travers le territoire national.

L’adoption des présents projets de texte permettra d’insuffler un souffle nouveau à l’activité de police technique et scientifique qui est un élément essentiel de la procédure pénale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Un projet de décret portant organisation de la gestion budgétaire en mode budget-programmes.

La budgétisation par programme est une démarche de performance dans la gestion budgétaire qui consiste à passer d’une logique de gestion axée sur les moyens à une logique de gestion axée sur les résultats.

Ce mode de gestion repose sur des principes et démarches novateurs essentiels, à savoir :

- la définition de façon participative des objectifs ;
- la responsabilisation des gestionnaires pour atteindre les objectifs ;
- la flexibilité dans la gestion ;
- le pilotage sur les objectifs et non plus seulement par ligne de moyens ou de dépenses ;
- l’élaboration du budget de l’Etat par « programmes » correspondant aux grandes priorités de l’action publique.

Le projet de décret adopté s’inscrit dans le cadre de l’application de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances.

Il définit le rôle des principaux acteurs de la chaine de gestion budgétaire d’un programme.

2. Projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diésel dans six (06) localités (Badinko, Sébékoro, Kassaro, Kolokani, Nionsombougou et Didiéni) en République du Mali

Le marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diésel dans ces six (06) localités est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement SAGEMCOM ENERGY&TELECOM/SAGEMCOM pour un montant de 2 milliards 154 millions 590 mille 65 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 365 jours.

3. Projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diésel dans six (06) localités (Kéléya, Loulouni, Garalo, Mafélé, Fourou et Yorobougou).

Le marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diésel dans ces six (06) localités est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement SAGEMCOM ENERGY&TELECOM/SAGEMCOM pour un montant de 2 milliards 396 millions 830 mille 814 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de quarante-sept (47) semaines.

La réalisation de ces deux marchés s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme du Fonds d’Investissement Climat de Valorisation des Energies renouvelables à grande échelle.

Ce Programme vise à améliorer l’accès des populations desdites localités à des services énergétiques de base qui permettront d’atteindre les objectifs de croissance économique et de réduction de la pauvreté.

Le financement de ces marchés est assuré à hauteur de 100% par le Crédit IDA.

4. Projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de protection de 4,230 km de berge sur 5 sites incluant murs en gabion, escaliers de descente, rampes d’accès, enrochement et seuils de sédimentation dans le cercle de Kayes.

Le marché relatif à ces travaux est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Nouvelle Société des Mines et Travaux publics pour un montant de 2 milliards 807 millions 230 mille 655 francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de six (06) mois hors saison de pluies.

Les sites des travaux sont situés dans le cercle de Kayes et les communes de Samé Djombana, Kémèné Tombo, Bangassi et Somankadi.

La réalisation des travaux du présent marché s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet de Gestion intégrée des Ressources en Eau et de Développement à buts multiples du Bassin du Fleuve Sénégal, Phase II de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal.

Elle contribue au renforcement des activités génératrices de revenus et à l’amélioration des moyens de subsistance des populations du bassin du fleuve Sénégal.

Le financement du marché est assuré à hauteur de 100% par la Banque mondiale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée en Pédagogie universitaire.

Créé en 1981 sous la forme d’un établissement public à caractère administratif, l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée avait pour mission la formation et le perfectionnement des professeurs de l’enseignement supérieur et des chercheurs, l’exécution de toutes les études ou tous travaux de recherche susceptibles de promouvoir le développement économique et social du Mali et également la collecte, la conservation et la diffusion de l’information scientifique et technique.

Avec les réformes de l’enseignement supérieur, marquées par la création des universités, l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée est rattaché à l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako.

L’avènement des universités et les changements institutionnels subis par l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée ont affaibli ses capacités de fonctionnement et réduit ses activités.

La nécessité de donner à l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée un meilleur ancrage dans le paysage universitaire en mutation s’impose.

Les présents projets de texte sont adoptés dans ce cadre et visent essentiellement à :

- créer un cadre formel d’enseignement et de recherche en pédagogie universitaire permettant aux enseignants d’acquérir des compétences en pédagogie afin de répondre aux défis d’un enseignement supérieur de qualité ;
- doter la structure d’un statut d’établissement public à caractère scientifique et technologique pour plus d’autonomie ;
- clarifier les missions de l’Institut supérieur de Formation et de Recherche appliquée dans le nouvel environnement universitaire du Mali.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA COMMUNICATION

Sur le rapport du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du cahier des charges pour l’octroi à Orange Mali d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications fixe et mobile de 2ème, 3ème et 4ème génération, des services de transmission de données et des services de télécommunications internationales au Mali.

Au Mali, l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence a été consacrée par l’Ordonnance n°99-043/P-RM du 30 septembre 1999.

Elle a abouti à l’octroi de la licence à Orange Mali SA (Ex Ikatel) en 2002, à la privatisation de la SOTELMA en 2009 et à l’octroi de la licence à Alpha Télécommunication Mali (ATEL-SA) en 2013.

Les réformes engagées ont permis d’améliorer de façon considérable aussi bien la couverture géographique du territoire national que l’accessibilité de nos concitoyens aux services de télécommunications à moindre coût.

La licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications de l’opérateur Orange Mali SA couvre les services de téléphonie fixe, les services cellulaires GSM-Technologies de la 2ème génération « 2G », les services de transmission des données ou d’images et les services de télécommunications internationales. Elle couvre, depuis le 22 février 2010, l’exploitation des réseaux et services des technologies de la 3ème génération « 3G ».

La licence de l’opérateur Orange Mali SA, à laquelle sont annexés un cahier des charges adopté par Décret n°02-376/P-RM du 24 juillet 2002 et un contrat d’exploitation en date du 1er août 2002 signé par les parties, a été octroyée pour une durée de quinze (15) ans, qui arrive à terme le 31 juillet 2017.

Le projet de décret adopté vise, dans ce contexte, à renouveler la licence 2G et 3G de l’opérateur Orange Mali SA conformément à la réglementation nationale relative aux télécommunications.

Il étend également la licence de l’opérateur Orange Mali SA à l’exploitation des réseaux et services des technologies de la 4ème génération « 4G ».

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

- Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de la Décentralisation et de la Fiscalité locale :
Monsieur Boubacar GANO, Inspecteur des Services économiques.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE

- Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille :
Monsieur Ayouba GOUANLE, Administrateur civil.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a entendu une communication relative aux résultats enregistrés par le Mali dans le cadre de la 7ème Revue du programme économique appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit.

Cette approbation permet au Fonds monétaire international d’effectuer un décaissement immédiat en faveur du Mali de 31,65 millions de Droit de Tirage spéciaux, soit environ 43,96 millions de dollars ou 25,3 milliards de francs CFA sous forme d’appui budgétaire direct en vue de couvrir une partie du déficit du budget d’Etat 2017.

Le Conseil d’Administration du FMI a également autorisé la prolongation de la revue jusqu’en décembre 2018 et l’augmentation de l’accès du Mali aux ressources du FMI pour un montant de 88,6 millions de Droit de Tirage spéciaux, soit 70,8 milliards de francs CFA.

Les principaux résultats du programme ont porté sur le cadre macroéconomique, la performance du programme et la politique budgétaire.

Bamako, le 19 juillet 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

Source: Présidence

Ménaka : Des victimes et des dégâts matériels suite à des affrontements aux relents communautaires

Depuis un certain temps, la situation sécuritaire dans la région de Ménaka s’est nettement détériorée. Un fait obligeant les autorités nigériennes à fermer une partie de leur frontière avec le Mali.

 

Ces affrontements opposent notamment une coalition composée du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et le Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) à une communauté peul, soupçonnée de complicité avec les terroristes de l’ex-MUJAO.

Il faut dire que cette situation s’est aggravée depuis les menaces proférées récemment aux leaders du GATIA et du MSA, respectivement le Général Elhadji Gamou et Moussa Ag Acharatoumane par Walid Abou Adnan Sahraoui.

 

Lequel était d’abord le porte-parole de l’ex-MUJAO qui a ensuite adhéré à Al-Mourabitoune suite à la fusion opérée en 2013 avec le groupe des « Signataires par le Sang » de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar avant de prêter allégeance à Daesch pour devenir son émir au Grand Sahara.

 

Depuis, Walid Abou Adnan Sahraoui est devenu la bête noire des forces qui luttent pour la sécurisation de la région. Dans la mesure où de nombreuses attaques qui sont menées dans cette partie du territoire malien lui sont attribuées.

Ainsi, la coalition composée du GATIA et du MSA ont lancé une opération baptisée « Agala » visant à protéger et sécuriser les personnes et leurs biens dans la région de Ménaka. Cependant, cette initiative est perçue par certains comme une chasse aux sorcières puisque la communauté peul se sent particulièrement viser. C’est ainsi que plusieurs ressortissants de cette communauté soupçonnés de complicité avec les terroristes ont été tués.

Selon une source bien introduite, la situation s’est aggravée le mardi 11 juillet lorsque des éléments de la coalition GATIA/MSA ont enlevé 7 personnes, toutes ressortissantes de la communauté peule, au marché d’Anderaboukan. Depuis ce jour-là, il n’y a plus aucune nouvelle de ces personnes.

Selon l’association Kisal qui ambitionne de promouvoir la culture peule, cette expédition de la Coalition GATIA/MSA a duré 5 jours à l’issue desquels une soixantaine de personnes ont été tuées, toutes des Peulhs. Avant que leur bétail ne soit emporté.

Par ailleurs, dans la journée d’hier mardi 18 juillet, un convoi de ladite coalition est tombé dans une embuscade qui aurait été tendue en représailles à l’expédition punitive contre les Peuls. Bien que le bilan soit encore flou, on déplore néanmoins quelques victimes ainsi que des dégâts matériels avec la destruction de plusieurs véhicules de la coalition. Cette attaque s’est déroulée à Tidimbawen, localité située à 15 km de Inkadagotan. Celle-ci située à 60 km de Ménaka avait été le théâtre d’une embuscade tendue à un convoi de l’armée malienne, le 9 juillet dernier, au cours de laquelle huit militaires ont perdu la vie. S’y ajoute la destruction de quatre véhicules appartenant à l’armée malienne.

Il faut noter que ces affrontements prennent de plus en plus des allures communautaires. Ce que certains redoutent c’est une explosion de la radicalisation ethnique. D’où la nécessité d’une intervention rapide avant que la situation ne dégénère.

 Source: kibaru

 

Résultats des examens du Baccalauréat, Session Juin 2017

Veuillez trouver ci-joints, les résultats des examens du Baccalauréat, Session Juin 2017.

ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE BAMAKO RIVE DROITE

BAC CLAS 2017 ADMIS TAL RD

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL RD

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE RD

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO RD

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP RD

BAC CLAS 2017 ADMIS TSS RD

BAC TECH 2017 ADMIS TCF RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGC RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGCO RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGEL RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGEN RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGM RD

BAC TECH 2017 ADMIS TGMI RD

 

BAC TECH 2017 ADMIS TCF (TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGC(TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGCO(TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGEL (TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGELN (TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGEN (TOUTES LES REGIONS)

BAC TECH 2017 ADMIS TGMI(TOUTES LES REGIONS)

 

ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE BAMAKO RIVE GAUCHE

BAC CLAS 2017 ADMIS TAL RG

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL RG

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE RG

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO RG

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP RG

BAC CLAS 2017 ADMIS TSS RG

BAC TECH 2017 ADMIS TCF RG

BAC TECH 2017 ADMIS TGC RG

BAC TECH 2017 ADMIS TGCO RG

BAC TECH 2017 ADMIS TGELN RG

BAC TECH 2017 ADMIS TGM RG

BAC TECH 2017 ADMIS TGMI RG

 

ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE KAYES (AE KAYES, AE KITA, AE NIORO)

BAC CLAS 2017 ADMIS TAL

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP

BAC CLASS 2017 ADMIS TSS

BAC ARABE 2017 ADMIS TLL 

BAC ARABE 2017 ADMIS TSECO

 

 ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE KOULIKORO (AE KOULIKORO, AE KATI, AE DIOILA)

BAC CLAS 2017 ADMIS TAL

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP

BAC CLASS 2017 ADMIS TSS

 

 ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE SIKASSO (AE SIKASSO, AE KOUTIALA, AE BOUGOUNI)

BAC CLAS 2017 ADMIS TOUTES SERIES (TAL,TLL,TSE,TSECO,TSEXP,TSS)

 

 ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE SEGOU (AE SEGOU, AE SAN)

ADMIS BAC 2017 TAL

ADMIS BAC 2017 TLL

ADMIS BAC 2017 TSE

ADMIS BAC 2017 TSECO

ADMIS BAC 2017 TSEXP

ADMIS BAC 2017 TSS

 

 ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE MOPTI (AE MOPTI, AE DOUENTZA)

 

BAC CLAS 2017 ADMIS TOUTES SERIES (TAL,TLL,TSE,TSECO,TSEXP,TSS)

 

 

 ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE TOMBOUCTOU (AE TOMBOUCTOU)

BAC CLAS 2017 ADMIS TAL

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP

BAC CLAS 2017 ADMIS TSS

 

ADMIS BAC 2017 POLE DE CORRECTION DE GAO (AE GAO)

 BAC CLAS 2017 ADMIS  TAL

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL

BAC CLAS 2017 ADMIS TSE

 

BAC CLAS 2017 ADMIS TSECO

 

BAC CLAS 2017 ADMIS TSEXP

 

BAC CLAS 2017 ADMIS TSS

 

ADMIS BAC 2017 BASSIKOUNOU (CAMP DE M'BERRA EN MAURITANIE)

 

BAC CLAS 2017 ADMIS TLL

Le Mali obtient 16,303 milliards FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

L’Etat du Mali a obtenu ce mardi 16,303 milliards FCFA (environ 26,084 millions de dollars) sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à l’issue de son émission de bons assimilable du trésor à 91 jours, a appris APA auprès de l’agence UMOA-Titres basée à Dakar.

L’émetteur recherchait 17 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar). A l’issue de l’opération, le montant global des soumissions s’est établi à 23,926 milliards FCFA, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication de 140,74%. Le trésor public malien a finalement retenu un montant de 16,303 milliards FCFA. Ce qui donne un taux d’absorption de 68,14%.

Le taux moyen pondéré est de 5,82%.

A l’instar des autres pays de l’UEMOA, le Mali est un acteur régulier de ce compartiment du marché financier de cette zone depuis la fin, au début des années 2000, des avances statutaires de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui permettaient aux Etats d’obtenir de l’institut d’émission 20% de leurs recettes fiscales.

MS/od/APA

Source: APA News

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