Mali : Voici la liste des victimes de Moussa Traoré : RÉPUBLICAIN SELON CERTAIN

Les premières victimes de la junte : Modibo et ses compagnons :

1- Mahamane Alassane HAIDARA (Pdt de l’Assemblée Nationale)

2- Yacouba MAIGA Vice-Pdt de l’Assemblée Nationale ?

3- Mamadou DIARRAH (Commissaire Politique)

4- Attahier MAIGA (Ministre du Commerce)

5- Ousmane BA (Ministre des Affaires Etrangères)

6- Mamadou DIABATE (Ministre de la justice)

7- Mamadou Madéira KEITA (Ministre de la Justice)

8- Seydou Bac Lian KOUYATE (Ministre du Dévelop. Et du Plan)

9- Colonel Sékou TRAORE (Chef d’Etat Major de l’Armée)

10- Mamadou Famady SISSOKO (Secrétaire Général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali)

11- Gabou DIAWARA (Responsable de la Jeunesse)

12- Koniba PLEAH (Conseiller Présidence République)

13- Amadou TRAORE (Directeur de la Librairie Populaire du Mali)

14- Harouna SOW (Inspecteur de la Jeunesse)

15- Kounandy TRAORE (Député)

16- Jules TRAVELE (Commissaire aux Arts et à la Culture)

17- Mamadou Bari DIALLO (Directeur du Stade Omnisport)

18- Mamadou DIA (Secrétaire permanent de l’US RDA)

19- Alioune DIAKITE (Conseiller à la Présidence)

20- Moussa DIRE (Employé à la Société Malienne d’Import-Export)

21- Samba Lamine TRAORE (Directeur de l’Office du Niger)

22- Koloko SIDIBE (Directeur des Transports Urbains de Bamako)

23- Albassa TOURE (Inspecteur à la Jeunesse)

24- Aliou DIALLO (Responsable à la Jeunesse)

25- Soungalo DEMBELE (Employé à l’Office du Niger)

26- Abdoulaye DICKO (Gouverneur de Ségou)

27- Madame KEITA Mariam TRAVELE (épouse du chef de l’Etat)

28- Mamadou CAMARA (Responsable à la Jeunesse)

29- Kansoro SOGOBA (Chef de cabinet du Ministre de la Défense)

30- Hamidou BA (Directeur du Service Civique)

31- Mamadou TALLA (Conseiller à la presse)

32- Lamine SOW (Ministre de Tutelle des Sociétés et entreprise d’Etat)

33- Mamadou SARR (Député)

34- Mamadou GOLOGO (Ministre de l’Information)

35- David COULIBALY (Responsable à la Jeunesse)

36- Birama CISSOKO (Inspecteur de la Jeunesse)

37- Bongoro COULIBALY (Haut commissaire Adjoint à la Jeunesse)

38- Moussa DRAME (Attaché de Cabinet du Ministre de la Justice)

39- Nama KEITA (Membre du bureau de l’Union des travailleurs du Mali) sont détenus dans les bagnes de Kidal et Taoudénit pour la plupart, sans jugement jusqu’en 1977.

40- Modibo KEITA est mort le 16 Mai 1977 au camp de Parachutistes de Djikoroni dans des circonstances encore non éclairées. Plusieurs de ses codétenus dont Jules TRAVELE, David COULIBALY, Mamadou DIARRAH, Lamine SOW meurent des suites de mauvais traitements.

41- 1969 : Le 17 Avril 1969, une importante grève est déclenchée par l’ensemble des étudiants et élèves de Bamako. Plutôt que de chercher à résoudre les véritables problèmes de l’enseignement, le Comité militaire accuse quelques civils d’être les instigateurs de ces événements.

Il fait arrêter entre le 16 et 20 Avril 1969 :

42- Abderhaman Baba TOURE (Directeur de l’Ecole Normale Supérieure)

43- Bernard SISSOKO (Professeur à l’Ecole Normale Supérieure)

44- Bamba KADARI (Directeur de l’usine d’allumette)

45- Oumar YATTARA (Contrôleur des PTT)

46- Mamadou DOUCOURE (Professeur à l’école Nationale d’ingénieur)

47- Santigui MANGARA (Etudiant à l’Ecole Nationale Supérieure)

48- Monobem OGOGNANGALY (Ingénieur à la SONAREM)

49-

50- Le « Club Militaire » les accuse de :

1- Constitution d’association illégale

2-

3- Offense au chef de l’Etat

4-

5- Diffamation des membres du gouvernement

6- Appel au peuple à le révolte.

Sans jugement, ils sont maintenus au secret pendant cinq mois, humiliés et torturés parce qu’ils sont membres du Parti malien du travail (PMT), leur jugement intervient le 11 Mars 1970 avec la plaidoirie de Me Kaldor, Me Babacar Niang et Me Falilou Diop en présence de Me denis Langlois, avocat à la Cour de Paris, observateur délégué par la Fédération internationale des Droits de l’homme. Les sept militants du PMT sont condamnés à dix huit mois d’emprisonnement. Toujours en 1969, le capitaine Diby Silas Diarra et d’autres militaires sont accusés de tentative de coup d’Etat ; certains d’entre eux n’avaient jamais caché leur attachement au rétablissement d’une vie démocratique normale.

Une bonne partie des membres de ce groupe ont succombé dans les mines de Taoudenit, exploité à ciel ouvert avec des instruments dignes du Moyen-âge. Les détenus y travaillent pieds nus par 40°et plus.

1970 : En Septembre 1970 le comité Militaire tente d’organiser la direction de l’Union Nation des Travailleurs du Mali pour la mettre à son service. La liste favorable au « Club Militaire » est mise en échec. Une direction démocratique élue est mise en place par le congrès de l’UNTM. Le Comite militaire dissout le bureau qui vient d’être formé, annule les décisions du congrès et confisque les biens de la Centrale Syndicale.

1971 : En Janvier1971, la conférence syndicale panafricaine devant se réunir au Caire, le Comité Militaire met en demeure les membres du bureau qu’il vient de dissoudre, de constituer une délégation. Devant le refus des syndicalistes d’obtempérer, les membres du bureau sont arrêtés et torturés à la Compagnie des parachutes et certains déportés à Kidal :

52- Bougouri Diarra ( Secrétaire générale)

53- Zoumana Malga ( Secrétaire générale Adjoint)

54- Boïssé Traoré

55- Gouro Traoré

56- Eugène Dembélé

57- Birama Traoré

58- Germaine Diarra

59- Garan Konaré

60- El Moctar Mama Cissé

61- Niantigui Samaké

62- Yiriba Coulibaly

63- Séga Diallo

64- Ibrahima Coulibaly

65- Lassana Traoré

66- Ibrahima Cissé

67- Idrissa Traoré

Le Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC) déclencha une grève pour revendiquer la libération de leurs camarades de l’UNTM. Elle fut suivie d’une répression barbare, d’arrestations et de tortures inhumaines d’un groupe d’enseignants détenu plus d’un mois dans différents camps militaires

68- Mamadou Sarr

69- Abdoulaye Barry

70- Mamadou Dabo

71- Moussa Fayinké

72- Mamadou Niambélé

73- Amara Cissé

74- Abdoulaye Maïga

75- Bilal Kéïta

76- Sidi Diarra

77- Cheick Traoré

78- Mamadou Bathily

79- Salif Kanté

80- Moussa Coumaré

81- Sory Ibrahima Diakité

82- Diamoussa Kané

83- Amadou Tall

Rentrant le 16 Mai 1971 à Bamako en compagnie d’un contingent d’étudiants maliens expulsés de Dakar à la suite de mouvements de revendications, Cheick Oumar Tangara et ses camarades sont arrêté et incarcérés à la prison militaire de Djikoroni. Ils sont soumis à un régime d’exception.

Malgré les protestations et la production d’un certificat médical attestant son état cardiaque, l’officier attestant son état cardiaque, l’officier chargé de la répression, le lieutenant Soungalo Samaké soumet Cheick Oumar Tangaré aux mêmes conditions rigoureuses que ses camarades ; ce qui lui coûtera la vie.

En Mars 1971, le Capitaine Yoro Diakité, premier chef du gouvernement et le Capitaine Malick Diallo sont arrêtés, dégradés et condamnés aux travaux forcés pour tentative de Coupe d’Etat. Yoro Diakité meurt dans des conditions atroces, tandis que Malick Diallo est libéré en 1978 à l’expression de sa peine.

1974 : le 25 Avril 1974, le Comité Militaire rend public son projet de Constitution « appelle les Maliens à se prononcer le 2 Juin par référendum pour légaliser cette Constitution inique.

Un tract signé « Regroupement des Patriotes Maliens » appelant à voter Non est largement diffusé sur le territoire. Entre le 2 Juin et le 20 Octobre 1974, 18 personnes sont arrêtées et torturées.

Mais au 15 Juin, 15 personnes se trouvaient déjà en détention. Elles sont jugées le 2 Avril 1975 dans la présence de leurs avocats Me Louis Labady, Tierry Mignon, Kaldor et Bacacar Niang, qui n’ont pas été prévenus de la date du procès.

Les auteurs du tract et les complicités présumés :

84- Ibrahim Ly, Professeur à l’ENSUP

85- Adama Samassékou, Linguiste

86- Mouhamédou Dicko, Professeur au Lycée Askia Mohamed

87- Samba Sidibé, Ingénieur TP

88- Cheick Sadibou Cissé, architecte

89- Seydou Sadibou Cissé, Architecte

90- Seydou Thiero, Directeur du club sportif

91- Bourama Traoré, Urbaniste

92- Oumar Ly, ex-directeur de la Somiex

93- Cyr Mathieu Samaké, Directeur général du Liptako-Gourma

94- Bakari Koniba Traoré, Economiste

95- Jean-Etienne Djendéré, Financier

96- Mamadou Lamine Kouyaté, Directeur du stade omnisport

97- Mani Djénépo, Inspecteur général de la jeunesse et des sports

On ajoute à ce groupe trois jeunes de Dravela, arrêtés pour « avoir perturbé le déroulement des élections » :

98- Moussa Cissé, Infirmier d’Etat

99- Mamadou Kanté, Maître du 1er cycle

100- Fodé Kéïta (libéré avant le jugement)

A l’occasion du 2 Juin, d’autres arrestations eûrent lieu notamment celles de Kari Dembélé Professeur à l’ENSUP et de Victor Sy, Professeur au Lycée Badala qui ont subi comme les autres des tortures aux séquelles souvent irréversibles.

Tous ont connu les dures conditions des bagnes de Kidal ou Taoudénit ou la prison militaire du camp de Djikoroni.

Le roman d’Ibrahim Ly « Toile d’araignée » rend bien compte du sort réservé aux pensionnaires des bagnes du Mali.

1976 : Bamako début Février 1977, un décret gouvernemental modifie profondément les conditions d’accès aux étudiants supérieurs en instituant le concours direct pour tous les étudiants.

Les élèves et étudiants demandent l’abrogation de ce décret.

Ils forment des commissions pour conférer avec les organisations dites démocratiques à savoir :

101- le Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC)

102- l’Union National des Travailleurs du Mali (UNTM)

103- l’association des parents d’élèves

104- l’Union National des Femmes du Mali (UNFM)

Mais les négociations avec le pouvoir échouent.

Le lundi 7 Février, la guère des scolaires est déclenchée à l’échelon national.

De nombreux étudiants et élèves sont arrêtés dont Boniface Diarra, Responsable à l’Ecole Nationale d’Administration.

Le 13 Mars 1977, les élèves et étudiants profitant d’une relative accalmie mettent en place l’Union Nationale des élèves et étudiants du Mali, une organisation indépendante du pouvoir.

Le 21 Avril, les grèves reprennent avec comme mots d’ordre la libération de Boniface Diarra et l’abrogation du décret instituant les concours.

Le gouvernement par décret présidentiel ferme tous les établissements secondaires et supérieurs.

Le lundi 25 Avril, les établissements scolaires sont occupés par la police, l’armée et la gendarmerie.

A partir du 9 Mai, la répression monte d’un cran suite à des manifestations de rue. Les manifestants réclament la libération de Boniface Diarra et scandent les slogans favorables à l’ancien Président Modibo Kéïta, à sa libération et à son retour au pouvoir.

Le Comité militaire en réponse aux exigences et aux mouvements de la jeunesse réprime sauvagement, procède à des arrestations et des limogeages.

Le 16 Mai 1977, à 12 heures, Modibo Kéïta est mort au camp militaire de Djikoroni. Le 18 Mai, des dizaines de milliers de personnes assistent à son enterrement.

Dans les jours qui suivent, 35 personnes sont interpellées et torturées au camp de Djikoroni pendant 6 mois sans le moindre jugement :

– Ténéman TRAORE instituteur en retraite

105- Ataher MAÏGA : Rédacteur d’Administration

106- Bourama SIDIBE Adjoint Administratif en retraite

107- Samba SOUMARE Sous-Directeur INPS

108- Mavillani DIALLO Car Bamako

109- Abdoulaye MACALOU, Transporteur Badialan III Bamako,

110- Yamadou DIALLO, Officier en retraite Ouolofobougou Bamako

111- Mamadou DIARRA, Ingénieur chimiste à la SEPOM

112- Sidi TOURE Commis de PTT à la retraite Ouolofobougou-Boliblma

113- Djigui DIARRA Médecin chef PMI central

114- Bougari SACKO Contrôleur des PTT Bamacko

115- Mahamane TOURE Officier de police en retraite

116- Chieck KEITA Huissier à la Présidence de la République

117- Maître Demba DIALLO Avocat défenseur Demda DIOP Technicien d’aviation AIR MALI

118- Moussa KONATE Rédacteur d’Administrateur Gouvernorat Bamako

119- Amara CISSE Directeur d’école N’tomikorobougou

120- Abdoulaye BARRY Professeur d’Anglais Dar-salam

121- Garan KOUYATE Rédacteur d’Administration

122- Ibrahima DIAKITE, Inspecteur des Finances

123- Mamadou Macalou, Rédacteur d’Administration Dar-salam

124- Seyba Lamine TRAORE, cadre EDM en retraite

125- Tiéblé DAME, Etudiant ENSUP

126- Modibo KOUYATE, Lycée Askia

127- Lamine M’BODJE, Ouvrier Grande Confiserie du Mali

128- Fousséni DIBATE, Contrôleur INPS

129- Mamari DIARRA, Déclarant en Douane

130- Mamadou DIOLLO, Déclarant en Douane

131- Jean-Marie, Me au pair, Lycée Askia

132- Isac DIALLO, Ministère de l’Information

133- Joseph COULIBALY, Employé à l’ITEMA

134- Moctar GAKOU, Contrôleur des prix

135- Moussa DRAME, Agent d’exploitation

136- Abdoulaye SOW, Directeur ENA, Bamako

137- Adama SISSOKO, Directeur ENSUP, Bamako

Durant l’année scolaire 1976-1977, des étudiants sont renvoyés des écoles supérieures du Mali.

Dans son numéro du 12-13 Juin 1977, le journal « Le Monde » indique que sept officiers et hommes de troupes et cinq nom des sont condamnés à mort le Vendredi 10 Juin par la Cour spéciale de Sûreté de l’Etat. Les militaires, poursuit le monde, sont accusés d’avoir tenté un coup d’Etat en 1976.

1978 : Le Février 1978, les rivalités internes au Comité Militaire aboutissent à l’élimination de la fraction de Tiécoro BAGAYOKO et Kissima DOUKARA.

Sont arrêtés, dégradés et déportés en même temps que Tiécoro et Kissima :

138- Ténimba BAGAYOKO

139- Karim DEMBELE

140- Charles Samba SISSOKO

141- Abdoulaye DIALLO dit DAX

142- Mamadou MARIKO

143- Alou TRAORE

144- Sougalo SAMAKE

145- Bacoroba DJIRE

146- Youssouf TRAORE

147- ISAC BALLO

148- Check TOURE

149- Mamadou Belko N’DIAYE

150- Youssouf Balla SYLLA

151- Yacouba COULIBALY

152- Amadou TOURE

153- Ousmane DOUMBIA

154- Ifra N’DIAYE

155- Gaoussou KEITA

156- Bassirou DOUMBIA

157- Moussa KANTE

158- Noumoulé SIDIBE

159- Gassiré KEITA

160- Mahamadou DIARRA

161- Moussa DEMBELE

162- Nafi N’DIAYE

163- Souleymane DIABATE

164- Aboubacar DIARRA

165- Nouhoum DIAWARA

166- Attman DIALLO

167- Bouréima MAÏGA

168- Cheick COULIBALDY

169- Lamine KEITA

170- Toumani SIDIBE

171- Ben CHAMOUD

172- Mamadou Bobo SOW

173- Namory TRAORE

174- Simbo KEITA

175- Abdoulaye Yousouf MAÏGA

Des civils sont également emprisonnés de longs mois sans jugement :

176- Fambougouri DIANE, Directeur Général de la Comatex

177- Seydou KONE, Directeur Général de la Sonatam

178- Amadou Diatigui Diarra, Directeur Général de la Somiex

1979 : Au mois de Mars, lors du Congrès constitutif du parti unique UDPM, un tract dénonce ce parti politique « de type fasciste » et réclame de larges libertés démocratiques.

Ces auteurs présumés :

179- Mamadou GOLOGO

180- Idrissa DIANTE

181- Abdou GATABA

182- Papa Sékou SIDIBE

183- Mamadou TOURE

184- Modibo KEITA, Trésor Bamalco sont arrêtés et mis en prison.

185- Mamadou GOLOGO et Idrissa DIAKITE sont condamnés à 4 ans de prison pour « Offense au Chef de l’Etat ». Les autres seront relâchés après de longs mois sans jugement.

1980 : Au mois de Janvier 1980, l’Union Démocratique du Peuple Malien, interdit l’Union Nationale des Etudiants et Elèves du Mali (UNEEM).

En réponse à cette mesure antidémocratique, les étudiants et élèves organisent des manifestations dans toutes les villes du pays. En Février à Ségou, les forces de l’ordre tirent sur les manifestations, Moulaye DIARRA est blessé par balle et en deviendra aveugle.

Amadou KAN2 est condamné à 6 mois de prison. Au mois de Mars, lors d’une conférence-débats, les professeurs Victor SY, Mamadou DOUCOURE Mamadou Lamine TRAORE, Tiébilé DRAME et les étudiants qui assistent à la conférence sont interpellés à l’Ecole Nationale Supérieure.

Le 17 Mars, le Secrétaire Général de l’Union des Etudiants et Elèves du Mali, Abdoul Karim CAMARA dit Cabral, meurt la compagnie para de Djikoroni. Peu avant la fin de l’année scolaire, au mois de juillet, Sory Ibrahim THIOCARY a succombé à la suite des coups reçus.

Des membres de commission des enseignants sont arrêtés à cette même période. Douze d’entre eux sont jugés le 2 Septembre pour « opposition à autorité légitime ».

Onze sont condamnés à trois mois de prison et l’autre à quatre mois de prison. Ils sont tous conduits à Ménaka dans le Nord pour effectuer des peines de travaux.

Après avoir purgé leurs peines, ils sont à nouveau jugés, assignés à résidence surveillée et rayés de la Fonction Publique :

186- Modibo DIAKITE

187- Dioncounda TRAORE Fiysseyni CAMARA

188- Abdoulaye TRAORE

189- Abdramane DIALLO

190- Kaourou DOUKOURE

191- Harouna KONATE

192- Adama DIARRA

193- Yamoussa COULIBALY

194- Tiéblé DRAME

195- Victor SY

196- Aliou DIARRA

Au même moment, vingt autre membres de la commission sont arrêtés et envoyés à Gao. Il s’agit de :

197- Isac KONATE

198- Oumar Djiguiba

199- DOLO

200- Moussa DIABY

201- Idrissa DIALLO

202- SYLLA Cheick Hamala

203- SYMPARA Daouda

204- ONGOIBA

205- Hamalla BA etc.

206- La même année, un ancien Secrétaire Général du Comité de Défense des Libertés Démocratiques du Mali, Ibrahim Samba Traoré dit Arhi est arrêté et détenu pendant un an sans inculpation. Il lui est reproché d’être en possession des documents du Comité de Défense des Libertés Démocratiques du Mali.

1981 : En Octobre 1982, le Syndicat interdit des étudiants et élèves, l’UNEEM publie un tract pour réclamer le paiement des bourses et des trousseaux de rentrée.

Des membres du bureau de coordinations sont arrêtés et gardés à la gendarmerie de Bamako pendant un mois, puis exclus des établissements scolaires.

Les victimes sont :

207- Moussa Mary KEITA

208- Harouna BARY

209- Kalifa DIAMOUTENE

210- Ossiaka COULIBALY

1984 : En Septembre 1984, à la veille de l’anniversaire de l’indépendance, un tract dénonçât les mesures d’austérité imposées par le FMI et la Banque Mondiale est diffusé à Bamako. Ses auteurs présumés :

211- Yoro DIAKITE

212- Many CAMARA

213- Issa N’DIAYE

214- Mohamed TOUNKARA sont arrêtés puis libérés après 46 jours de détention préventive en l’absence de toute épreuve.

215- 1986 : A la suite de la guerre contre le Burkina Faso, le Général Moussa TRAORE accuse les enseignants d’être soutenus et financés par le Burkina pour mener des activités subversives.

Au même moment la police fouille, à l’aéroport de Bamako, un étudiant burkinabé, Géoffroy Koulediaty, porteur d’une lettre pour un militant de l’Union nationale des étudiants et élèves du Mali, Pérignama SYLLA.

Geoffroy est arrêté, mais Pérignama, informé du danger, a eu le temps d’entrer en clandestinité. La police possède alors à l’arrestation des amis et parents de Pérignama pour complicité et non dénonciation. Ainsi :

216- Oumar MARIKO

217- Madi TRAORE

218- Bakary Dian DIARRA

219- Dahirou DIA

220- Bakary KEITA

221- Soumaïla KEITA

Sont détenus pendant 10 mois à la prison centrale de Bamako et relâchés après un simulacre de procès.

1988 : A la suite des grèves de Janvier et Février 1988, organisés par le Syndicat National de l’Education et de la Culture pour le paiement des salaire en retard de 3 mois, 71 enseignants sont arbitrairement mutés.

Des mesures de suspension sont prises contre le professeur Issa N’DIAYE.

En signe de protestation, les étudiants organisent une marche silencieuse sur le ministère de l’Education Nationale. La police charge brutalement les marcheurs et plusieurs d’entre eux sont gravement blessées.

Deux professeurs de l’Ecole Normale Supérieure :

222- Charles Abdoulaye DANIOKO

223- Komakan KEITA et cinq étudiants, sont arrêtés et détenus à la police.

Les syndicalistes Issa N’DIAYE, Modibo Ganaba TRAORE, sont radiés de la Fonction Publique, tandis que vingt étudiants sont exclus de l’Ecole Normale Supérieure.

En 1988 : Samba DIALLo professeur à l’ENSUP est arrêté sur dénonciation et gardé pendant une semaine à Tombouctou.

Durant les vingt années écoulées, la répression n’a pas été seulement physique au Mali. Elle a été aussi morale par les licenciements collectifs et individuels (la fermeture de la Compagnie Air Mali, celle de la SOMIEX, les compressions successives de personnels à l a BDM), par les mutations arbitraires et le non paiement des salaries, les impositions de toutes sortes pour les paysans et commerçant.

Le 15 Octobre 1990, les initiateurs d’une marche pacifique dont Dramane TRAORE et Moussa KEITA ont été sauvagement battus. Le 3 Décembre la révolte légitime des petits détaillants a été réprimée sans ménagement.

1- Lassina HAIDARA 21 ans

2- Amadou BALAM 50 ans

3- Ba COULIBALY 25 ans

8- Souleymane BERTHE 15 ans

9- Diakaridia KEITA 28 ans

10- Abou DANIOKO 18 ans

11- Mohamed KEITA 14 ans

12- Modibo KAMISSOKO 28 ans

10 Moussa SAMAKE

11 Bakary DEMBELE 61 ans

12 Tamba KEITA 36 ans

13 Aminata SANOGO

14 Lamine KANTE 31 ans

15 Alassane DIALLO 20 ans

16 Moussa DIALLO 18 ans

17 Bakary TRAORE 23 ans

18 Karim KOUHATE 23 ans

19 Diakaridia TRAORE 21 ans

20 Abdoulaye SARR 23 ans

21 Inconnu non identifié, brûlé vif

22 Inconnu non identifié, brûlé vif

23 Inconnu non identifié, brûlé vif

24 Inconnu non identifié, brûlé vif

25 Inconnu non identifié, brûlé vif

26 Inconnu non identifié, brûlé vif

27 Issa COULIBALY 20 ans

28 Moussa FOFANA 18 ans

29 Issiada Ballo 36 ans 30 ans

30 Mohamed KEITA 27 ans

31 Touri MONKORO 17 ans

32 Amara CAMARA 52 ans

33 Soungalo COULIBALY 30 ans

34 Boubacar TRAORE 17 ans

35 Bassala TOURE 30 ans

36 Fodé DANIOKO 18 ans

37 Inconnu, non identifié 22 ans

38 Malade mental

39 Dame GUEYE 12 ans

40 Alassane DIALLO 15 ans

41 Rokia DOUMBIA 45 ans

42 Ramatoulaye DEMBELE 22 ans (Source HGT)

P/S la liste est loin d’être exhaustive. Pour des raisons d’espace et de temps. Nous nous limitions à la présente.
Source: Le 26 Mars

 

Les vérités d’Abdallah Coulibaly : « Un pays dans lequel on achète les diplômes n’a pas de raison d’exister »

Présidé d’une main de fer par Abdallah Coulibaly dont le sérieux et la rigueur sont reconnus, l’Institut des hautes études en management est une école d’excellence de renommée internationale. Fier de ses étudiants, Abdallah Coulibaly a salué les professeurs qui ont été rigoureux avec les étudiants. Et la cérémonie a été une occasion pour Abdallah Coulibaly, le promoteur de l’Ihem, de saluer ses professeurs canadiens pour leur rigueur et asséner ses vérités.

«Nos professeurs viennent du Canada pour enseigner. Ils s’en fichent de la salutation de quelqu’un. Si l’étudiant est bon, il est bon. A l’hem, c’est le mérite. Ayons la culture de mérité. C’est l’occasion de saluer les professeurs. Parce que si on veut avancer dans la vie, il nous faut être rigoureux avec nous-mêmes. Tous les pays dans lesquels on agit avec légèreté sont toujours en bas. La légèreté ne mène nulle part. On ne peut pas arriver avec la légèreté. Je connais les exigences des professeurs canadiens de l’Ihem. Je savais que les étudiants allaient traverser ces exigences. Cette cérémonie me donne l’occasion de parler aux parents des étudiants. Il faut que les parents me comprennent. Un pays dans lequel on achète les diplômes n’a pas de raison d’exister. Acheter un diplôme est criminel. Laisser les enfants dans la facilité en achetant les diplômes pour eux, en achetant des professeurs pour donner des notes aux enfants est criminel. A l’Ihem, nous avons mis des caméras pour éviter les fraudes et les laxismes et instaurer la rigueur. De Paris, je peux suivre tous les mouvements dans les classes et dans la cour de l’Institut. Car, il faut que les choses changent au Mali. Méritons les diplômes, les diplômes doivent être mérités », a-t-il martelé.

Il va corroborer ses dires par la projection d’un film sur la corruption d’un professeur dans une faculté de médecine, lequel sera victime de son laxisme. En effet, ayant permis à un étudiant en médecine mal formé d’obtenir son diplôme de chirurgien par des achats de notes, ce dernier tuera sa femme au cours d’une opération. « Cet exemple est un message pour chacun de nous. Et il se passe ici au Mali dans des choses simples comme la conduite des véhicules. Ici au Mali, on délivre des permis de conduire à des gens qui n’ont pas appris à conduire. C’est pour tuer. Celui qui donne le permis est un criminel. On contribue comme ça au dépérissement de la société. Et nous sommes tous responsables. Nous devons changer d’attitude. Et c’est possible. Si nous voulons aller loin, il faut que nous soyons exigeants avec nous-mêmes car nous n’aurons rien dans la facilité. Il est important que nous éduquions nos enfants dans le sens de la bonne conduite, de la persévérance, de la patience, du dynamisme, de la détermination, du leadership. Il faut responsabiliser les enfants, les mettre à l’aise pour qu’ils puissent échanger avec les parents. Il est temps maintenant que les Maliens se donnent la main. Car la division n’aboutit à rien », a-t-il conseillé, avant d’ajouter que tout est dans le leadership. « Tout ce qu’on fait dépend des leaders. La clé de tout ce que nous faisons dépend du leadership des dirigeants qui doivent être des torches, des phares pour éclairer les chemins à emprunter par la société. Il ne suffit pas de bien étudier. Il est essentiel d’avoir du leadership », a-t-il enseigné, avant de souhaiter la sérénité au Mali.

IHEM : une école de rigueur

Au cours de la cérémonie, Abdallah Coulibaly n’a cessé de parler de la rigueur dans son établissement. Il a même fait des confidences sur un cadre supérieur malien qui a échoué, parce qu’il espérait sur l’indulgence à l’Ihem. « Il disait que je ne saluais pas. Je m’en fichais de le saluer. Je n’avais pas besoin de le saluer. A l’Ihem, si tu es bon, tu es bon. Le problème à l’Ihem, c’est de mériter. Je ne tiens pas compte des parentés. Il s’agit de mériter. Ayons la culture du mérite dans tout ce qu’on fait », a-t-il préconisé.

Mme Diarra Raky Talla distinguée

La cérémonie a été mise à profit pour distinguer la ministre du Travail et de la Fonction publique, Chargée des relations avec les institutions, Mme Diarra Raky Talla, pour ses efforts dans la formation des ressources humaines d’Etat au programme MBA. Très émue par cet honneur, la ministre a laissé entendre que ce prix est une très grande surprise car, a-t-elle dit, « je gère un département ingrat. Mais le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a fait de son challenge l’amélioration des conditions de travail des ressources humaines en termes de qualité pour la modernisation de l’Administration. Car, aucune réforme ne réussira sans une ressource humaine de qualité. Le prix est une surprise parce que l’Etat a pris ses responsabilités en fonction des écoles dont l’Ihem qui est une école d’excellence qui forme les ressources humaines de qualité. Nous comptons sur l’Ihem pour que le secteur public évolue avec son temps », a-t-elle déclaré.

Albachar du Fafpa aussi

Le directeur général du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa), Mohamed Albachar Touré, a été la deuxième personnalité à recevoir une distinction. Aux dires d’Abdallah Coulibaly, Albachar Touré a beaucoup contribué à la formation des ressources humaines. « Donc, à ce titre, il faut un plaidoyer pour le Fafpa. Et le prix est pour encourager son directeur, Mohamed Albachar Touré, qui fait beaucoup pour la formation des travailleurs. Ce prix lui est décerné pour l’encourager et pour que ce qu’il fait dans l’ombre soit connu du public », a précisé Abdallah. Très ému, Mohamed Albachar n’a pas pu trouver de mots pour remercier l’Ihem et son responsable. Il dira que le Fafpa continuera à jouer son rôle de formation.

Siaka DOUMBIA

Les étudiants de la promotion 2011-2017 de l’Institut des hautes études en management (Ihem) sont désormais sur le marché du travail. En effet, après 5 ans de dur labeur, ils ont reçu leur parchemin, le samedi 16 septembre 2017, au cours d’une cérémonie à l’hôtel Radisson. C’était en présence des ministres de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ; du Travail et de la Fonction publique ; du Commerce ; de la Sécurité et d’autres personnalités et des parents des étudiants terminalistes. Cette cérémonie a été marquée par des interventions, la remise des diplômes aux récipiendaires et des prix à des personnalités qui se sont distinguées dans la formation et la création d’emplois.

Des diplômés sur le marché du travail

Au cours de la cérémonie, plus d’une cinquantaine d’étudiants en MBA pour cadres et en licence ont reçu leur diplôme des mains des personnalités présentes à la cérémonie. Auparavant, le coordinateur général de l’Ihem, Maha Sanogo, a tenu à féliciter les étudiants, surtout ceux qui étaient en MBA pour cadres, pour leur persévérance. D’une durée normale de 2 ans, les étudiants en MBA ont passé 5 ans avant de terminer leurs études. Et cela, à cause de difficultés dont le coup d’Etat de Sanogo en 2012 et des attaques des terroristes au Nord du pays qui ont perturbé significativement les cours. Toutes ces difficultés ont fait suspendre les cours car les partenaires canadiens qui craignaient pour leur sécurité n’ont pas voulu venir au Mali durant ces périodes. Ce qui fera perdre à l’établissement plus de 300 dollars. Malgré ces obstacles, les étudiants ont tenu contre vents et marées.

Le samedi 16 septembre 2017 était un jour spécial pour ces étudiants en MBA qui ont reçu des professeurs compétents une formation adaptée aux besoins du monde du travail. Et un fait rarissime : quatre femmes sont premières de la promotion 2016 de la licence et une autre est première du MBA. La major de la licence en gestion des collectivités territoriales, Yassa Traoré, était la plus heureuse. Elle aura même droit à une photo de famille avec les ministres présents. Le prix d’excellence a été enlevé par Fatoumata Traoré.

Abdallah Coulibaly de saluer cette promotion féminine qui, à ses dires, est un message fort à l’endroit des Maliens. « C’est un message fort pourquoi ? Parce que tous les pays qui se sont développés dans le monde ont valorisé la femme. Quand la femme n’est pas valorisée dans un pays, ce pays n’avancera pas. Ce n’est pas de la démagogie. Il est temps de mettre nos femmes en valeur. En plus des femmes, nous devons respecter les autorités de nos pays. Malheureusement, au Mali, les autorités ne sont pas respectées. Dans un pays bien gouverné, le fils reste le fils, le père reste le père, le sujet reste le sujet, le souverain reste un souverain. Mais au Mali, tout le monde est souverain, tout le monde est autorité. Cela est une méconnaissance de soi. Une des difficultés du Mali, c’est que tout le monde est connaisseur de tout. Et ce pays ne peut pas avancer. Chacun doit occuper sa place », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il ne cherchera jamais à être une autorité ou un politicien au Mali. « Ce qui me permet d’être à l’aise. Il est important que chacun occupe sa place. Aujourd’hui, il y a autant de projets que de Maliens. Où est ce qu’on va ? On n’ira nulle part. Donc, il est important de respecter les autorités, tout comme les autorités doivent respecter la population. Si un chef de famille se respecte, il sera respecté par les membres de sa famille », s’est-il adressé aux ministres présents avant de les remercier pour leur présence à la cérémonie.

Mohamed Touré, le porte-parole des récipiendaires, de dire que ce jour de remise des diplômes est un jour de grande fierté, un jour symbolique qui sera gravé dans les mémoires des étudiants. « Ce jour est un aboutissement des efforts et de travail d’équipe. C’est notre courage et notre abnégation qui ont eu raison des difficultés qui ont jalonné notre parcours à l’Ihem. Avec les programmes de formation, nous sommes suffisamment outillés pour prendre des décisions dans un monde d’incertitude et dans l’Administration. Les cours de MBA pour cadres permettent d’acquérir le savoir et le savoir-faire et des valeurs qui reflètent la nation malienne », a-t-il déclaré avant d’ajouter que le MBA pour cadres est un programme consistant, d’une importance capitale et incontestable. « Chers collègues, nous pouvons être fiers de nos diplômes et de la formation reçus qui donnent désormais des atouts importants pour notre vie professionnelle. Nous remercions l’Ihem pour nous avoir donné cette opportunité de formation, nous remercions l’Université de Québec à Montréal », a-t-il dit, avant de remercier les professeurs pour leur rigueur et leur accompagnement.

Kassim Thera

Source : Aujourd`hui-Mali

Message du Président de la République, Chef de l'état à l'occasion du 22 Septembre 2017

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

La célébration du 57ième anniversaire de notre pays intervient dans un contexte marqué par la reconnaissance du leadership du Mali sur la scène régionale et internationale.

La réunion de haut niveau du G5 Sahel à laquelle nous avons invité nos pairs et nos partenaires en marge des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies a salué la conduite remarquable par notre pays du processus de consolidation de notre Organisation Commune, notamment à travers l’opérationnalisation rapide de la Force Conjointe du G5 Sahel.

Tous ont reconnu que le Sommet extraordinaire que nous avons tenu ici même à Bamako en juillet dernier a fortement contribué à l’émergence d’une vision partagée des défis communs et a intensifié notre mobilisation pour qu’ensemble nous trouvions une réponse collective à la hauteur de la complexité et de la gravité des menaces liées au terrorisme et à l’extrémisme.

Tous ont reconnu également que nous avons su faire accepter notre outil de sécurité collective comme une composante majeure du dispositif international contre les groupes terroristes et les réseaux mafieux et qu’à ce titre nous sommes en mission du monde en terre sahélienne.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Il me plaît de rappeler que la confiance et la solidarité de la Communauté internationale nous ont valu l’honneur d’abriter en début d’année le 27ième Sommet Afrique-France. Le Sommet de Bamako a été un moment de témoignage et de soutien des Etats Frères et Amis à nos efforts collectifs de redressement et de reconstruction.

De l’avis unanime, ce fût non seulement un grand rendez-vous politique et diplomatique mais aussi un moment de mobilisation exceptionnelle, de communion et d’engagement de l’ensemble de notre peuple pour relever le défi de l’organisation et de l’hospitalité pour offrir à nos hôtes et amis un espace privilégié de convivialité et d’échanges porteurs de nouvelles perspectives.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

J’ai fait ce rappel pour souligner avec force et conviction que le Mali qui fête aujourd’hui le 57ième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale est une Nation qui s’est remise debout avec une conscience plus aigue des efforts à accomplir, des compromis à accepter et de la vigilance à observer pour consolider davantage sa stabilité, préserver ses valeurs fondamentales et pour fédérer l’énergie de tous ses enfants afin de tirer le meilleur profit de notre formidable capacité de résilience.

Comme vous le savez, j’ai fait du retour à la paix, de la réhabilitation de la cohésion sociale, de la reconstruction de la confiance et de l’espérance ainsi que de la refondation de l’Etat les axes prioritaires de mon mandat.

Pour ce faire, je n’ai eu de cesse de mettre au cœur de mon action l’écoute de mes concitoyennes et de mes concitoyens afin de trouver dans chaque situation, les réponses les plus idoines pour préserver notre tissu national, rassembler autour de l’essentiel tout en restant vigilant et intransigeant quant à mon devoir de fidélité aux attentes sincères et profondes de notre peuple.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Il vous souviendra, à cet égard, que la Conférence d’Entente Nationale a été un des moments privilégiés de réflexion collective, de concertation approfondie sur la succession des crises que notre pays a connue et sur la meilleure manière de revitaliser notre vivre-ensemble.

Il vous souviendra aussi qu’en cette occasion, si les voies de sortie de crise proposées, sans antagonismes irréductibles, par les uns et les autres étaient multiples, la destination est restée la même pour tous, à savoir restituer à notre pays sa grandeur de nation debout.

Il vous souviendra enfin qu’il s’est exprimé à l’unanimité une forte exigence d’amélioration de la gouvernance dans notre pays. Cette juste revendication m’oblige aujourd’hui plus qu’hier pour créer le socle de confiance indispensable dans notre relation avec les citoyens.

La Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale, qui a parachevé les travaux de la Conférence d’Entente Nationale, m’a conforté dans ma foi en la Paix qui est une option stratégique à laquelle il n’y a aucune alternative crédible et pour laquelle je suis, pour ma part, prêt à toutes les concessions.

En effet, seule la Paix peut garantir la pérennité de la stabilité, de la cohésion et de la capacité de notre nation à retrouver sa grandeur, son dynamisme et son apport qualitatif au monde.

La Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale met à notre disposition une vision au service d’une communauté de destin fondée sur un socle de valeurs partagées, des principes et des mesures pour consolider la paix, reconstruire l’unité nationale et conforter la réconciliation.

Il me plaît, à cet égard, de saluer la mise en place effective à ce jour des Autorités Intérimaires et des Collèges Transitoires, deux éléments clés de l’Accord, dans les cinq régions du Nord. De même, je me réjouis de la dynamique de retour définitif de l’administration à Kidal, grâce aux efforts nationaux propres avec la facilitation de la Médiation Internationale et l’appui de la MINUSMA.

J’exprime la même satisfaction quant aux efforts de stabilisation de la situation socio-sécuritaire dans le Centre entrepris par le Gouvernement et des leaders de la société civile.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Je demeure convaincu que nos Forces Armées et de Sécurité sont pour nous, comme pour tout Etat, notre principal outil de préservation de la sécurité de nos concitoyens, de défense de notre territoire et de protection de la paix.

C’est pourquoi je continuerai de veiller sans relâche au réarmement moral des FAMAs, au renforcement de leurs capacités opérationnelles et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Aujourd’hui les FAMAs, pleinement mobilisées, assument avec honneur et confiance leurs missions au service de la nation. Avec la finalisation prochaine du processus de DDR, les FAMAs reconstruites deviendront plus que jamais le creuset de l’unité nationale, incarnant à la fois notre ambition et notre fierté mais aussi le symbole de la cohésion retrouvée de notre Nation, l’outil de notre autonomie d’appréciation et de décision.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Le 22 septembre est un moment de célébration, de réflexion et de communion. Nous devons continuer de puiser dans l’hommage rendu à l’esprit de sacrifice et d’engagement héroïque des pères fondateurs encore plus de volonté, de détermination et l’énergie pour surmonter les épreuves et les obstacles de toutes natures qui ne nous ont jamais été épargnés mais que nous avons toujours su surmonter.

Depuis le 22 septembre 1960, et même avant, le parcours de notre Nation a été une succession de défis assumés et relevés. Nous avons forgé tous nos grands acquis dans l’effort et la solidarité, nous armant ainsi d’une capacité de résilience qui nous est fortement enviée.

Dans la fonction de Président de la République que j’ai l’honneur d’assumer grâce à votre confiance, je n’ai jamais perdu de vue que ma responsabilité est de fédérer autour d’une vision commune de notre destin, convaincu que c’est l’addition de nos différences et de nos talents qui renforcera la démocratie et créera les meilleures conditions d’épanouissement pour tous.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Le Gouvernement du Mali, sous mon impulsion, a fait preuve d’une grande détermination à booster l’économie grâce aux investissements structurants dans le domaine de l’énergie, des infrastructures routières, de la protection de l’environnement et de l’agriculture à travers l’allocation de 15 % du budget national au développement rural.

Cette performance économique, je la veux durable et inclusive. Je veux m’assurer que chaque malienne et chaque malien puissent en percevoir les dividendes.

Ainsi, je m’attèle constamment à la satisfaction d’une part substantielle de la demande sociale, à travers la mise en œuvre effective du Programme Présidentiel d’Urgences Sociales qui vise à réaliser des investissements de proximité, de faire plus en faveur des couches les moins favorisées, de réduire les inégalités et de préserver autant que possible le pouvoir d’achat des populations.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Comme je l’ai rappelé il y a quelques jours, je me suis imposé comme ligne de conduite l’écoute permanente de mes concitoyens avec comme seul objectif de protéger les Maliennes et les Maliens, de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale, de promouvoir un cadre d’opportunités créatrices d’emplois et génératrices de revenus en particulier pour les jeunes. Car je sais que vous aspirez par-dessus tout à la sécurité et à la paix.

C’est pourquoi j’ai décidé de ne jamais permettre l’éclosion de périls nouveaux au moment même où nous avons tant de défis à relever.

Mes Chers compatriotes
Amis et Hôtes du Mali,

Nous devons être fiers de la renaissance de notre pays. Il nous appartient à présent, à nous tous, d’œuvrer en conscience à redonner confiance et espérance, en plaçant le Mali au-dessus de toute autre considération.

Vive le Mali Uni et Solidaire

Qu’Allah bénisse le Mali

Source: Mali24

PRESIDENTIELLE 2018 :MARA MARCHE VERS KOULOUBA

A 10 mois de la présidentielle de 2018, Moussa Mara se prépare. Il multiplie les tournées, à l’intérieur et surtout à l’extérieur. Le président de Yéléma peaufine sa stratégie de conquête du pouvoir. Ainsi, il s’est rendu à Paris du 11 au 15 septembre dernier. L’ancien Premier ministre a été reçu à l’Élysée par Franck Paris, le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron et Rémi Maréchaux, directeur du département Afrique au ministère français des Affaires étrangères.

Ce n’est plus un secret: Moussa Mara est un potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2018. En effet, depuis son départ de son poste de Premier ministre, Mara est demeuré très actif sur le terrain. Surtout, ces derniers temps. Pas une semaine ne passe sans qu’il soit à un évènement… Depuis son départ du gouvernement, nombreux sont les évènements auxquels il prend part soit comme parrain, invité d’honneur ou conférencier. Mara occupe le terrain. Il sillonne le pays afin d’être au plus près des Maliens, et des jeunes en particulier. C’est dans ce cadre qu’il s’est rendu dans plusieurs localités de l’intérieur où il a rencontré les populations et les militants de son parti. Lors de ses déplacements, il profite aussi pour mettre en place des comités ou autres représentations de son parti dans les localités où il n’est pas encore implanté.

Dans certaines localités, il procède à des dons de matériels didactiques dans des écoles etc. En plus du Mali, il effectue plusieurs déplacements à l’extérieur où il a rencontré ses militants, la diaspora, notamment en France, aux Etats-Unis, en Côte D’ivoire, en Chine et au Congo-Brazzaville. Par ses multiples visites à l’extérieur, Mara tente de renforcer sa stature internationale en vue de la présidentielle de 2018.

En outre, le leader de Yéléma occupe l’espace médiatique, il rebondit sur tous les sujets qui font l’actualité. En termes de sujets sensibles, on pourrait citer entre autres l’utilisation du franc CFA par les pays de l’espace Uemoa et l’accord de paix d’Alger, sur lesquels, il se positionne comme l’homme de la rupture et du changement.

Lors d’une conférence débat qu’il a animé récemment à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg) de l’université de Bamako, Moussa Mara a dénoncé les faiblesses du franc CFA et inviter les pays de la Cedeao à se doter d’une nouvelle monnaie. « A un moment ou l’autre, il va falloir abandonner le Franc CFA et d’aller vers une monnaie unique Cedeao. Il faut que nous nous orientions vers une monnaie unique Cedeao »,

Au sujet de la situation sécuritaire délétère au Mali en général et dans les régions du nord en particulier, il a confié : « Il est normal que l’accord de paix connaisse des difficultés d’application, en raison de la profondeur de la crise. Le plus important est d’en avoir conscience et d’accélérer le rythme dans les reformes», plaide l’ancien premier ministre.

Mais les écueils sur la route de Koulouba pour Moussa Mara demeurent nombreux : sa visite controversée à Kidal reste dans les mémoires, son mensonge d’Etat sur les prix du Boeing Présidentiel et des équipements militaires et autres scandales financiers, alors que le président IBK avait décrété l’année 2014 comme celle de la lutte contre la corruption. Que va-t-il proposer de nouveau ? Il lui faudra réussir à convaincre les maliens qu’il est le candidat de la rupture… Même s’il doit assumer une partie du désastreux bilan de IBK, notamment le fiasco de Kidal.

Mémé Sanogo

L’ Aube

 

Taxation systématique du répondeur : Les opérateurs de téléphonie mobile volent leurs clients

La machine d’extorsion des clients mise en branle par les opérateurs de téléphonie mobile, Orange Mali et Malitel, est sans pitié pour les consommateurs. Selon que le client soit facturé à la seconde ou à la cadence, une fois que l’appel émis tombe sur le répondeur, il est systématiquement facturé aux prix d’une communication jamais effectuée… sans son consentement. Une pratique abusive et mafieuse qui tranche avec la Recommandation D.104 des Principes généraux de tarification de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

En procédant à des prélèvements systématiques et extracontractuels sur les crédits téléphoniques des usagers lorsque l’appel est renvoyé sur le répondeur, les sociétés Orange Mali et Malitel, violent un principe consacré. Elles brisent impunément un garde-fou, sensé protéger les consommateurs, établi par l’UIT. N’en déplaise au client.

 

Lorsqu’un usager lance un appel, mais n’arrive pas à joindre son correspondant, une annonce verbale déclare pour le service Orange « Désolé, la personne que vous avez appelée n’est pas disponible en ce moment, veuillez laisser un message après le bip sonore ».Pour le service Malitel : « Votre correspondant n’est pas joignable pour le moment, veuillez laisser votre message après le bip sonore ». Ce message vocal qui parait anodin (puisse que ne venant de l’opérateur lui-même) est bel et bien facturé au dépens du client sans son consentement.

Enrichissement illicite sur le dos de la clientèle

La pratique mafieuse qui avait été dénoncée par le Réseau Malien des Consommateurs de la Téléphonie Mobile (Remacotem), avait valu aux deux opérateurs de téléphonie mobile, une assignation en justice en 2012, aux fins de réparation de préjudice causé aux consommateurs. En effet, le Remacotem que dirige Dr Adama Traoré, accusait les sociétés Orange et Sotelma-Malitel d’enrichissement sans cause.

Selon le président du Remacotem, suivant les principes légaux relatifs à la nécessité du consentement des parties à un contrat, l’usager ne devrait être facturé que s’il accepte la proposition, faite par la société, de laisser un message à son correspondant. S’il ne laisse pas de message, il est réputé n’avoir pas accepté la proposition et ne devrait pas être facturé, faute de contrat. « Ce n’est pas le cas. Ici au Mali, les sociétés facturent leurs propres annonces et s’enrichissent sans cause au détriment des usagers », commente le président du Remacotem Dr Adama Traoré qui ajoute que c’est une violation du régime général des obligations selon lequel « le contrat se forme par une offre ou sollicitation suivie d’une acceptation ».

Ce sont, selon le Remacotem, plusieurs centaines de milliards de nos francs qui sont soutirés aux clients par les sociétés chaque année sans aucun service rendu.

Violation de la recommandation D.104 des principes généraux de tarification de l’UIT

Pour bien comprendre le système de vol mis en place par les sociétés de télécommunication, il faut juste se référer aux principes généraux de tarification de l’UIT notamment la recommandation D.104 (extrait du livre bleu) relative à la taxation des communications avec un poste d’abonné renvoyé au service des abonnés absents ou connecté à un appareil se substituant à l’abonné en son absence.

Il est indiqué que « lorsque la ligne de l’abonné est renvoyée au service des abonnés absents ou connectée à un appareil se substituant au poste téléphonique pour répondre à la place de l’abonné en l’absence de celui-ci (et éventuellement enregistrer un message équivaut à une personne répondant au téléphone en ses lieu et place. En conséquence, la communication est établie et taxée normalement.

Dans ce cas d’espèce, la recommandation de l’UIT précise que le demandeur est informé du renvoi de la ligne au service des abonnés absents ou de sa connexion à un appareil se substituant à l’abonné en son absence. S’il accepte la communication, la conversation est taxée selon la durée, et la taxe spéciale de conversation personnelle est perçue. S’il n’accepte pas la communication, aucune taxe n’est perçue.

Où est donc l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications et des Postes (AMRTP) ? L’AMRTP est-elle complice des opérateurs de téléphonie mobile ? Pourquoi le régulateur laisse donc les sociétés fouler aux pieds les textes de l’UIT ?

Il est grand temps que l’Etat du Mali à travers l’AMRTP et les associations de défenses des droits des consommateurs se mobilisent pour une observation stricte de la RecommandationD.104 des Principes généraux de tarification de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) au grand bonheur des clients.

Zénabou Konaté

Mali 24 avec L'Investigateur

 

RASSEBLEMENT POUR LE MALI : A qui profite un congrès extraordinaire ?

Petit à petit, le quinquennat  du Président Ibrahim Boubacar Keïta tire vers sa fin. Au même moment, se profilent à lhorizon de nouvelles élections présidentielles. A un an de ce scrutin crucial pour le régime, les calculs vont bon train. Le Rassemblement Pour le Mali est attendu de pieds fermes par ses adversaires.

 

Un véritable challenge pour les tisserands. Au lieu de s’unir pour  défendre le bilan d’IBK, selon des informations crédibles, certains barrons du parti s’agitent dans l’ombre pour l’organisation d’un congrès extraordinaire. Pourquoi un congrès extraordinaire ? Si ces informations s’avèrent vérifier, la grande famille des tisserands risquera de voler en éclat. Selon des informations, dun coté, il y a les militants originels, fortement ancrés dans le parti et fidèles à ses principes et idéaux et de lautre camp, des opportunistes réunis en groupuscules pour semer le désordre. A qui profite l’implosion du RPM ?

 

Selon nos sources, ce sont certains proches de la famille présidentielle qui veulent à tout prix imposer un changement à la tète du parti. Deux noms circulent sur les lèvres indiscrètes. Il sagit de lactuel locataire de la Primature et le ministre Abdrahamane Sylla, des Maliens de lextérieur  qui se seraient en train  de tirer les ficèles. Ils se disent proche et se tapent la poitrine d’avoir confiance du Chef de lEtat. Pour mettre ce plan machiavélique en œuvre, ils envoient des missions et mènent des tournées secrètes à l’intérieur du pays pour bénéficier pour tenter de dissuader les sections.  Le RPM a tout intérêt à consolider sa cohésion acquise à lissue de son 4ème congrès ordinaire avant les enjeux majeurs qui les attendent. C’est cette force qui l’a permis de conforter sa suprématie politique lors des communales de 2016. Cette cabale politique au sein du RPM qui ne dit pas son nom est dirigée contre le Dr Bocari Tréta, Président du Parti. En effet, d’après nos informations, le Premier ministre et d’autres cadres seraient prêt à tout pour débarquer Tréta de la tête du parti. Ils le reprochent son absence dans lors des débats importants comme celui du référendum où Tréta a été moins entendu. Selon les meneurs, le RPM ne joue pas son rôle dans la majorité présidentielle.  Affaire à suivre

 

Jean Goïta                 

        La Lettre du Peuple                     

Insécurité dans le Delta central du Niger : Amadou Koufa lâché par ses lieutenants du « Fulbe Toloobe »

Coup dur pour le chef terroriste, Amadou Koufa, qui sévit dans la région de Mopti et une partie de celle de Ségou. Il vient d’être abandonné par ses lieutenants les plus fidèles du « Fulbe Toloobe », les peulhs des frontières, qui constituent sa force la plus redoutable.

En effet, au début du mois dernier, un grand nombre des peulhs des frontières qui constitue l’essentiel des hommes en arme du terroriste, Amadou koufa, l’ont lâché. Ils ont pris une destination inconnue. Cette situation a déboussolé carrément le bras droit d’Iyad Ag AGhali qui ne sait plus à quel saint se vouer. Visiblement très atteint par cet abandon de ses éléments combattants, Amadou Koufa a oublié sa foi en Dieu pour supplier ses guerriers, dans un message audio pathétique, afin qu’ils reviennent dans ses rangs. Dans cet enregistrement audio, il a fait appel au sens d’honneur et de dignité des peulhs. Il en appelle à la réputation du Peulh pour le respect de sa parole donnée. Dans son enregistrement, il dit même si les Toloobés ne font pas à cause de lui, ils n’ont qu’à revenir à cause de leur dignité peulh. En réalité, Amadou Koufa sait qu’il risque gros avec le départ de ces gens. Car, d’après nos informations, ils sont partis avec l’essentiel de ses armes, les armes lourdes notamment. En plus, lui-même ne sait pas où sont partis ces peulhs des frontières. Ont-ils rejoint Daesh à la frontière entre le Mali et le Burkina ou entre notre pays et le Niger, en allant vers le Tchad ?

Notre pays doit profiter de cette situation pour réinstaller l’administration dans les zones inondées de la région de Mopti et dans le reste du Macina et faire occuper ces zones par l’armée nationale du Mali. Il reste maintenant à savoir si la puissance libératrice, devenue occupante, la France, va laisser faire. Car, la France et son complice, la Minusma sont en train de tout faire pour transporter l’insécurité dans cette partie de notre pays qu’ils appellent maintenant le « Centre du Mali ». Cette appellation n’est qu’une pure invention de la communauté internationale pour diviser notre pays davantage. En effet, le Mali est devenu un gâteau, pardon, un enjeu pour la communauté internationale, qui entretient le secret le espoir de voir notre pays devenir comme le Soudan. En réalité, la France crée l’insécurité au « Centre du Mali » pour faire oublier son occupation de la région de Kidal. Mais diable, pourquoi la France tient tant à la 8e région administrative du Mal ? La Minusma se plait dans cette situation. Parce que c’est une raison de plus pour elle de rester au Mali et bénéficier encore et encore des rentes que ses travailleurs bénéficient.

Après avoir créé de toute pièce le Front de libération du Macina, la France a trouvé un autre nom pour le Delta central du Niger, en l’appelant le centre du Mali. Quelles sont les limites géographiques du centre du Mali ? Personne ne le sait. En effet, Amadou Koufa dit n’avoir pas créé le Front de libération du Macina. Mieux, d’après nos confidences, il dit que c’est « une invention de la France et qu’il n’a rien avoir avec ce front ».        

Pendant ce temps, à Bamako, nous nous sommes dans des querelles de positionnement pour le pouvoir. Au lieu de faire l’union sacrée autour du pays, la classe politique s’entredéchire dans des clivages opposition-majoirté. Le peuple est manipulé par une opposition aigrie et une majorité incapable de faire face aux problèmes réels du pays. L’une cherche à récupérer le pouvoir et l’autre à le consolider. Comment dans cette situation on peut faire face à nos ennemis ? A chacun de méditer sur ce qu’il a fait pour que le Mali sorte de cette situation.

Youssouf Bamey

La Lettre du Peuple

PRESIDENTIELLES 2018 : Forts doutes sur la candidature D’IBK, Comment Dioncounda se prépare sans l’Adéma/PASJ

Il ne l’a pas dit avec certitude et les derniers événements dans le pays l’ont rendu encore plus hésitant. IBK, candidat à sa propre succession, ce n’est pas forcément une certitude. Les observateurs bien avertis sont unanimes sur la question.

interrogé à deux reprises sur le sujet, le président IBK a toujours répondu "s’en remettre à  la volonté de Dieu" sans confirmer ni infirmer sa candidature à la présidence de la République en 2018 :"En tant que croyant, je m’en remettrai à Allah SoubhanaWatallah (Dieu). Sa volonté sera faite. Je ne suis que l’humble instrument de sa volonté", assurait-il sur la chaîne Al-Jazeera en mai passé. Ce sont les mêmes réponses qu’il a servies sur la question lors de l’entretien qu’il a accordé à la télévision nationale ce 4 septembre, 4e anniversaire de son accession  à la magistrature suprême.

Normal que l’on s’en remette à Dieu puisque c’est Lui qui a toujours le dernier mot avant tout. Mais, dit-on, en politique les plus sceptiques trouvent hésitantes ces déclarations, surtout quand elles viennent d’un président de la République en fin de mandat avec un bilan plus ou moins catastrophique.

Les doutes sur la candidature d’IBK à la présidentielle de 2018 sont nourris à travers 3 grands constats : le bilan catastrophique de 4 ans au pouvoir, les différents scandales financiers et surtout l’échec du projet constitutionnel. Ce dernier point était un test et son échec prouve   à suffisance qu’il y a désormais un divorce du régime d’en place d’avec le peuple. IBK l’a bien compris et selon des indiscrétions il faudrait s’attendre très prochainement une déclaration annonçant sa non-participation à la présidentielle de 2018.

Au RPM, on soutient toujours le contraire, mais la surprise risque d’être grande car, il a toujours martelé, qu’il ne doit pas son accession à la présidence du pays à sa formation politique, mais à la confiance que le peuple a placée sur lui. Hélas, cette confiance s’est effritée. Ce n’est pas seulement la confiance du peuple qu’IBK a perdue. Les nombreux scandales financiers et la crise sécuritaire qui perdure ont prouvé à la communauté internationale que les gouvernants actuels du Mali ne sont pas à la hauteur des attentes.

 Comment Dioncounda se prépare sans Adéma/PASJ ?

"Il est candidat", assure une source parlant de l’ancien président de la République Dioncounda Traoré. Mais, ajoute-t-elle, cette candidature ne se fera pas sous la bannière de l’Adéma/PASJ, mais sous les couleurs d’un mouvement dont le nom, encore en secret, sera dévoilé au moment opportun.

Il nous revient par ailleurs que la candidature de l’ancien président de la transition est largement soutenue par l’actuel président de la République qui, avant de se retirer, voudrait laisser le pays entre de bonnes mains pouvant le sortir du gouffre. Et Dioncounda semble être la personne idéale pour lui.

 

La Sirene

Cadre de concertation ministère de l’administration-Partis politiques : L’opposition de retour avec des conditions / * Les élections communales et régionales : le 3 décembre prochain

Le cadre de concertation Ministère de l’administration territoriale-partis politiques s’est réuni le mardi 19 septembre 2017 dans la salle de conférence dudit ministère sous la présidence de Tièman Huber Coulibaly, ministre de l’administration territoriale. Ordre du jour : adoption du procès-verbal de la dernière rencontre, agenda électoral 2017. La date du 3 décembre 2017 retenue pour les élections (communales et régionales) sera examinée par le gouvernement. Par ailleurs, l’opposition républicaine et démocratique qui avait suspendu sa participation au cadre de concertation revient tout en interpellant le ministre de l’administration territoriale. Elle veut que ses préoccupations soient prises en compte dont la résolution dans la transparence des 900 000 cartes NINA, l’utilisation de la biométrie pour garantir la transparence des élections et bien d’autres.

Hier matin, l’ensemble de la classe politique (majorité-opposition) a répondu à l’invitation du ministre de l’administration territoriale, Tièman Hubert Coulibaly. Dans ses mots de bienvenu, le ministre a mis l’accent sur l’ordre du jour à savoir : l’adoption du procès-verbal de la dernière rencontre, agenda électoral 2017. Puis, le représentant de l’opposition, Hamé Traoré, président du parti AFP bèdièfanga (Alliance des forces panafricanistes) a souhaité faire une déclaration au nom de l’opposition. Chose qui sera autorisée par le ministre lors de la rencontre à huis clos qui durera plus de trois heures de temps. A l’issue du huis clos, le ministre a donné une interview à la presse dans laquelle, il s’est réjoui non seulement de la participation de l’opposition à la rencontre, mais aussi, il a évoqué la date du 3 décembre 2017 qui sera examinée par le gouvernement pour la tenue des élections.

« Nous avons fait le point des conclusions de nos dernières sessions et puis un entretien assez long sur l’agenda électoral. Nous sommes d’accord pour tenir les élections avant la fin de l’année. Il y a 59 communes dans lesquelles les élections n’ont pas pu se tenir en 2016. Il y a les élections locales que nous devons tenir à savoir les élections des conseillers de cercle, il y’ a l’élection des conseillers régionaux. Il était prévu que ces élections se fassent le dernier dimanche d’octobre et le dernier dimanche de novembre. Il ne nous a pas échappé que le code des collectivités qui était en relecture a été adopté la semaine dernière et que certaines dispositions de la loi électorale elle-même étaient en relecture. Le processus que nous voulons conduire a pour objectif la stabilité du Mali », a déclaré le ministre. Avant d’ajouter que des hypothèses de date ont été examinées par la réunion et le principe de coupler les élections a été retenu pour des questions d’économie.

Selon lui, le gouvernement va examiner l’hypothèse d’une date, le dimanche 3 décembre 2017 pour tenir les élections. « La question de 59 communes sur lesquelles nous n’avions pas pu tenir des élections fera l’objet d’une étude par les services techniques pour que d’ici la fin de l’année nous terminons avec le cycle des élections. Nous devons faire en sorte que les élections que nous allons tenir puissent être les moins contestées », a souligné le ministre Tièman H Coulibaly. Au cours de la rencontre, l’opposition a interpellé le ministre de l’administration sur plusieurs points.

« Nous avons quitté le cadre de concertation après avoir déposé une déclaration le 12 Avril 2016, faisant état d’un certains nombres de préoccupations dont certaines demeurent d’actualité : la résolution dans la transparence des neuf cent milles cartes NINA qui selon le vérificateur sont de trop ; l’utilisation de la biométrie pour garantir la transparence des élections, comme c’est le cas dans la plupart des pays de la sous-région ; l’audit du fichier électoral ; la création d’une autorité unique et indépendante de gestion des élections ; la question de la prise en compte des nouveaux majeurs sur la liste électorale ; la mise à disposition des cartes NINA non distribuées aux ayants droit », a martelé le représentant de l’opposition, Hamé Traoré, non moins président du parti AFP.

L’Opposition républicaine et Démocratique, par la voie de son représentant, réitère son attachement à la résolution de ces questions pour reprendre sa place dans le cadre de concertation. Le ministre Tiéman dit avoir rassuré le représentant de l’opposition sur la prise en charge de ces points par la délégation générale aux élections et par le cabinet du ministre de l’administration territoriale.

« Nous allons travailler sur ces points qui méritent un traitement rapide et contributif. Je me satisfais de cette participation de l’opposition républicaine », a conclu le ministre. Dans une interview qu’il nous a accordée, Hamé Traoré précise que le ministre a dit que les élections vont se tenir le 3 décembre 2017. « Nous prenons acte et nous allons analyser cette date. Ce que l’opposition réclame est faisable. Nous ne demandons que la transparence des élections…», a-t-il dit.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

IBK à l’ONU : « Je suis venu pour porter le message fort du G5 Sahel»

L’agenda du président de la République à New York prévoit plusieurs réunions et audiences, notamment avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres et le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques des Etats-Unis d’Amérique, Thomas Shannon.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, est arrivé, samedi soir, à New York où il prendra part aux travaux de la 72è session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies. La cérémonie d’ouverture du débat général aura lieu ce mardi à partir de 10 heures. Après le président du Brésil, Michel Temer, celui des Etats-Unis, Donald Trump et d’autres présidents, Ibrahim Boubacar Kéita sera accueilli à la tribune le même jour aux environs de 15 heures pour prononcer son discours devant nombre de ses homologues ayant fait le déplacement dans la grande métropole américaine.

Dès son arrivée samedi, le président Ibrahim Boubacar Kéita a annoncé à la presse que sa présence au siège des Nations unies avait pour but de faire avancer les choses au niveau du G5 Sahel, notamment le redéploiement de la force conjointe. « Je suis venu ici pour porter le message du G5 Sahel. Je viens de faire une tournée dans les pays frères pour dire au monde entier que nous sommes en train de mener le combat contre le terrorisme. Mais nous ne menons pas cette lutte au nom de l’intérêt de nos pays. Nous sommes engagés dans un enjeu qui nous dépasse. Il ne s’agit pas de gens qui tendent leur sébile. Il ne s’agit pas de mendicité. Il s’agit simplement d’un effort de solidarité bien compris, dans l’intérêt bien compris du monde entier. Il ne s’agit pas seulement de l’Afrique, de la sous-région Sahel, du Mali mais du monde entier », a déclaré le chef de l’Etat.

En réponse à une question de relance sur sa tournée au Tchad, au Niger et au Burkina pour accélérer la cadence en prélude à l’Assemblée générale des Nations unies qui doit se pencher sur la question du G5 Sahel, le président Keita a indiqué : « Je n’ai pas cette prétention. Il s’agit simplement de m’assurer que mes frères du G5 Sahel seraient autour de moi ici pour que nous disions d’une voix unique notre projet et en quoi ce projet sert le monde entier aujourd’hui. Il ne s’agit pas de faire la réclame auprès de l’Assemblée générale des Nation unies qui n’en a pas besoin. Il s’agit pour moi de porter le message fort du G5 Sahel aujourd’hui. La menace qui sévit là-bas dépasse la seule région du Sahel. C’est de dire également que nous portons aujourd’hui un projet qui est en quelque sorte une digue par rapport au terrorisme. Si la digue cède, le monde entier sera emporté. Donc c’est aussi simple que ça ».

Accompagné de son épouse, Mme Kéita Aminata Maïga et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le président de la République a un programme très chargé à New York.

Aujourd’hui, il rencontrera le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Ensuite, le chef de l’Etat présidera une réunion du G5 Sahel en sa qualité de président en exercice de cette organisation. Dans la même journée, Ibrahim Boubacar Kéita est invité à un dîner organisé par l’UNESCO et le « Global hope coalition » au cours duquel il recevra une distinction du « Leadership in courage award », destinée à récompenser ses efforts pour la paix au Mali, en Afrique et dans le reste du monde. Auparavant, le président Ibrahim Boubacar Keita participera à une réunion sur le Franc CFA, initiée par le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara.
Mardi, après son intervention à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat recevra en audience Thomas Shannon, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques des Etats-Unis d’Amérique. Sa participation au Global citizen awards, organisé par Atlantic council, est à confirmer.

Mercredi avant de regagner Bamako, le président de la République participera à une rencontre sur les enjeux et défis pour le développement économique du Mali. Il est également invité au « Bloomberg global business forum », organisé par l’homme d’affaires Michael Bloomberg, ancien maire de New York.

Le président Keita pendra part aussi à une réunion de haut niveau de l’Union africaine sur la « Feuille de route du thème de l’année de l’UA sur le dividende démographique : de l’engagement à l’action ».

Cette réunion sera présidée par le président guinéen Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine.

Ensuite, Ibrahim Boubacar Kéita coprésidera avec le secrétaire général des Nations unies l’ouverture de la réunion ministérielle sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Après l’ouverture des travaux de cette importante réunion, le président Kéita animera une conférence de presse au siège des Nations unies. Enfin, il rencontrera les représentants de la communauté malienne de New York et New Jersey, à Marriott Hotel où il a pris ses quartiers.

Envoyés spéciaux
Madiba KEITA
Aliou SISSOKO

 

Carte d'identité nationale biométrique : Aucun marché n'a été attribué et ne le sera dans l'irrégularité

L'Etat malien n'est pas disposé à faire des cartes d'identité biométriques dont l'unité reviendrait à 6000 Fcfa pour le malien moyen. Au moment où Cissé Technologie ne veut rien céder. Et  remue ciel et terre pour avoir ce marché. Mais, au niveau du ministère des Finances et de l'Economie, l’on affirme que les moyens dont dispose l'Etat ne peuvent satisfaire ce marché.

Parce que Cissé Technologie court derrière ce marché, il ne rate aucune occasion pour affirmer en être l’adjudicataire. À cette fin, il cherche à faire ami-ami avec certains ministres, et même le chef du gouvernement !

Sa dernière trouvaille fut une campagne médiatique d'intoxication, bien élaborée dans certaines officines de communication afin de manipuler l'opinion en sa faveur. Or, selon nos informations, le marché de confection de la carte d'identité nationale biométrique n'a pas été attribué et ne le sera dans des conditions confuses et d'irrégularités.

Cissé Technologie continue de démarcher d'autres personnes, pour qu'elles  puissent l'aider et plaider sa cause dans l'attribution du marché de la carte d'identité biométrique. Le hic dans cette affaire, c’est le fait que tout le monde connaît Cissé Technologie, dont le promoteur est réputé pour ne jamais respecter ses engagements et sa parole.

Pourtant, les techniciens et spécialistes au niveau du ministère des Finances et de l'Economie ont clairement fait savoir que leur position, pour ne pas dire celle du gouvernement malien : la carte à  6000 FCFA, et point de couplage possible ! Toute chose que le ministre Salif Traoré de la Sécurité ne veut pas comprendre. La raison : c'est lui qui avait demandé, dès le début, et sans appel d'offres, que le marché soit attribué par entente directe à Cissé Technologie.

Le même général-ministre vient d’adresser une lettre à Cissé Technologie pour lui demander d'accepter de faire à 6000 FCFA la carte  couplée. Feignant d’ignorer que c'est un certain Soukouna, un de ses agents, qui a donné une fausse notification provisoire à Cissé Technologie. Pourquoi s’est-il permis de le faire, sans l'aval de son ministre ? Mystère et boule de gomme !

D’ailleurs, cela est une faute très grave, d’autant qu'il n’y a pas eu d’approbation du rapport de dépouillement dûment signé par la Direction générale des marchés publics (DGMP).

Alors, question : l’étourderie de Soukouna est-elle susceptible d’engager la responsabilité de l’Etat malien ? Évidemment, non ! Dans ce marché, certains acteurs avaient beaucoup de choses à cacher. Par conséquent, il est en proie aux irrégularités. Une autre question : comment un ministre de la République, de surcroît général de son état de l'armée malienne, peut-il cautionner une telle faute ? 

 

Par ailleurs, dans l'une de nos précédentes parutions, on émettait de sérieux doutes sur la sincérité du directeur général des marchés publics. Cet intime ami de M. Cissé, depuis qu'il était payeur, change de couleur comme sait le faire un caméléon. Au départ, il s’était opposé à ce que le marché soit attribué dans l'irrégularité totale. À cette date, Cissé Technologie l’ayant menacé, lui comme d'autres fonctionnaires dont il se permettait d'enregistrer les conversations, le directeur général du marché public est subitement devenu son supporter N°1.

Pour rappel, ce marché n'est pas attribué, même si Cissé Technologie à organiser une conférence de presse pour fixer la date de la distribution des premières cartes.

En tout cas, certains Maliens se sont réunis au sein d'une nouvelle association. Lesquels entendent se battre jusqu'au bout contre le prix proposé par Cissé Technologie. L'association prépare activement sa première sortie qui sera un grand sit-in devant le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, d'où partent toutes les actions d'irrégularités et d'appui à Cissé Technologie.

Sinaly KEITA

Le Reporter

Yélimané et Diéma : Les populations adoptent Modibo Sidibé, président du parti FARE

Après les localités de Kremis, Kirané, Lankanguemou, Kankhoulo, Bandiougoula et Kotié, la délégation du parti FARE, dans le cadre de ses rencontres citoyennes, a déposé ses valises dans le Cercle de Yélimané et ses villages environnants. Pour la circonstance, la délégation était composée de Modibo Sidibé, Mamadou Keïta, secrétaire général du parti FARE, Sinaly Diawara secrétaire politique, Djibril Barry, chargé de logistique, Mamadou Dembélé et  Djadié Doucouré tous deux de la section FARE de France, sans oublier le bouillant  et éloquent Amadou Cissé, président des jeunes du parti.

C’est le mardi 12 septembre que la délégation a été accueillie à Yélimané en grande pompe par la section du parti FARE mais aussi les différentes associations,  clubs des amis et  sympathisants de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé. Une rencontre avec les citoyens qui a regroupé une centaine de personnes venues des différents coins  de la ville. Dans cette localité, la déception était perceptible chez les populations en proie à une insécurité quotidienne à cause de leurs engins et leurs bétails. L’occasion était bonne pour ces citoyens d’énumérer leurs problèmes à Modibo Sidibé qui a pris son courage en main pour venir prendre langue avec ces localités.

Samba Anne, animateur radio, s’indigne de l’insécurité grandissante dans la commune de Yélimané : « Actuellement, un bandit de grands chemins est en garde à vue à la gendarmerie. Lui et sa bande terrorisaient les paisibles citoyens à cause de leurs engins et de leurs bétails. Si vous ne faites pas quelque chose, nous sommes sûrs et certains qu’ils vont libérer ce dangereux bandit qui a une arrière base en Mauritanie. Nous savons tous que la justice malienne appartient à ceux qui ont de l’argent », s’indigne-t-il.

Mme Konaré Djènèba Traoré présidente de l’association « Yiriwaton », a d’abord priorisé l’école avant de faire promettre à Modibo Sidibé des efforts pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, une fois qu’il sera élu Président de la République. Beaucoup d’intervenants déplorent que le pays soit mal géré, d’où un malaise social  généralisé.

En réponse, Modibo Sidibé n’a pas porté de gants pour taper sur les failles du régime d’IBK qui sont entre autres, la politisation de l’administration, l’islamisation politique, la gestion patrimoniale du pouvoir, un manque criard de programme et de vision.

Ce grand commis de l’Etat, Modibo Sidibé, déplore d’assister à certains actes qui ont cours sous le régime actuel : « il ne faut pas politiser l’administration car elle existe pour tout le monde ». Dans ce régime, c’est la gestion patrimoniale du pouvoir. Pire l’islamisation politique dans ce pays inquiète Modibo Sidibé car  les religieux doivent jouer un rôle de libre-arbitre. C’est pour cette raison qu’il dévoile une partie de son projet de société qui  est de mettre en place un conseil des Ulémas qui, à son tour, désignera le prêcheur car tout le monde n’est pas habilité à faire le prêche. Sous un tonnerre d’applaudissement, l’ancien Premier ministre a mis en garde contre une élection tripatouillée car selon lui personne ne va prendre encore l’avenir des Maliens en otage.

Avant l’étape de Yélimané, une rencontre citoyenne a eu lieu également à Gory à 20 km de Yélimané. Dans cette localité, le président du parti FARE a un lieutenant du nom de Diadjé Doucouré de la section Fare de France, qui est très populaire. Pour preuve, la délégation a été accueillie dans une liesse populaire sous le son de la musique du terroir. Sur la place publique, Amadou Cissé, président de la jeunesse du parti, a tenu le public en haleine parlant de la vision de son mentor mais aussi des raisons fondamentales de l’engagement de Modibo.

Diema, Zéro, Yaguiné Sadaré, Modibo Sidibé s’enracine politiquement

La délégation s’est rendue ensuite à Diéma, Zero, Yaguiné et Sadaré. Dans ces localités, le président et sa délégation ont été accueillis chaleureusement par la population. Singulièrement à Zero, le parti FARE a quatre élus communaux dans le milieu Kassogué. Le secrétaire général de la sous-section et ses collègues ont parlé du degré d’implantation du parti FARE. En moins de  deux ans à Zéro, le parti FARE a pu mettre  en place 28 comités avec 4 élus aux dernières élections communales. Ensuite, les populations ont chargé leurs élus d’évoquer leurs préoccupations à Modibo Sidibé, se rapportant au manque d’eau essentiellement car les populations boivent de l’eau du marigot. De surcroît, le problème d’électricité et l’absence de centres de santé restent les préoccupations majeures de cette population.

Après cette étape, la délégation a poursuivi sa mission sur la ville de Kayes dans laquelle Modibo Sidibé a respecté la tradition en allant saluer les notabilités de la première région du Mali.  Sur le chemin, le président du parti FARE a fait l’honneur à ses conseillers d’aller les saluer à Djombougou, Marena, Sadaré. Particulièrement à Djombougou et Marena, le parti  a deux conseillers dont une femme.

La dernière étape de ce périple est celle de Diéma. Cette localité située à mi-chemin entre Kayes et Bamako, a visiblement basculé dans le parti Fare au regard de la foule nombreuse qui était à l’accueil. C’est dans cette ville que le secrétaire général, lui-même conseiller municipal du parti FARE, a mobilisé les jeunes et les femmes pour une rencontre citoyenne avec le président du parti FARE. Les femmes de Diéma, à travers Assistan Demba, ont remercié Modibo Sidibé et son parti pour avoir donné du travail aux femmes grâce à la fabrication de savon. « Grâce à vous Modibo Sidibé, nous les femmes arrivons à subvenir à nos besoins. Et c’est votre sœur qui nous a aussi offert un jardin d’enfants », témoignent-elle.

Signalons que partout, la délégation a salué les notabilités, chefs de village, imam, mais aussi les préfets et sous-préfets.

Modibo L. Fofana, envoyé Spécial

Mali24

Me. Mamadou Ismaël Konaté : Un vrai briseur de tabou

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté, est un vrai briseur de tabou. Et pour cause.

Jusque-là aucun officiel de la République n’a osé s’attaquer à la construction d’une nouvelle maison centrale d’arrêt à Bamako. La raison : les détenteurs du ‘’pouvoir temporel’’ croient que tout responsable qui construit une prison sera le premier pensionnaire à y séjourner. Depuis belle lurette, la prison centrale de Bamako ne répond plus aux normes requises par les conventions internationales signées par le Mali. La construction d’une nouvelle prison était devenue une question incontournable mais aucun responsable n’osait s’aventurer sur ce terrain.

Pour avoir défendu le projet de construction de la nouvelle prison en conseil des ministres et posé la première pierre à Kéniéroba, à 70 km de Bamako, le ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaël Konaté, est vu comme un vrai briseur de tabou. Selon Me Konaté, « ce projet est important pour notre pays, en ce qui concerne son engagement à bâtir un Etat de droit où un prisonnier est une personne humaine comme toute autre ».

D’habitude, les ministres de la République et autres responsables se bousculent pour prendre part aux cérémonies de pose de première pierre ou d’inauguration. Mais curieusement, aucun autre membre du gouvernement n’a accompagné le ministre de la Justice lors de la pose de cet important projet qui va coûter au budget national la bagatelle de 8,8 milliards de nos francs pour un délai de réalisation de 24 mois.

Me Mamadou Ismaël Konaté brise un tabou. Par la même occasion, il tient une promesse pour avoir affirmé au cours de l’émission « Action gouvernementale » sur l’ORTM qu’il va construire une nouvelle prison et être le premier à y dormir.

C. Doumbia

Source : Le Challenger

Rencontre de haut niveau sur le G5 : Une existence acceptée, un avenir promoteur

Le président de la République et président du G5 Sahel, Ibrahim Boubacar Keita, était enthousiaste à la fin de la réunion de haut niveau qui s'est tenue lundi dernier en marge de l'Assemblée générale des nations unies. Autour de la table, outre les présidents des pays du G5 Sahel qui ont expressément effectué le déplacement new-yorkais (Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mohamed Abdoul Aziz de la Mauritanie et Mohomodou Issoufi du Niger), il y avait le président de l'Union Africaine, le guinéen Alpha Condé; le président français Emmanuel Macron, de celle qui dirige la diplomatie européenne, Féderica Moghuerini; d'un représentant américain du Homeland Security, du Président de la Commission de l'Union Africaine. Il s'agissait de faire avancer le dossier de la force conjointe et de mobiliser le financement en obtenant des engagements fermes. Pour IBK la réunion s'est tenue dans "des conditions remarquables. La pertinence du G5 a été reconnue par tous les participants". Les présidents du G5 ont notamment insisté sur le financement d'un outil qui n'est pas à leur bénéfice exclusif tout en notant les avancées obtenues. Car selon IBK, "nous continuerons à demander sa prise en charge sous le chapitre 7 de la Charte qui est plus vigoureuse et plus engageante ". En exposant les avancées notées sur le terrain, notamment la mise en place d'un commandement opérationnel et la programmation des premières missions sur le terrain dès le mois prochain, IBK et ses pairs ont prouvé le sérieux du G5 qui nécessite des ressources financières pérennes. Les Américains qui n'étaient pas très chauds ont montré un net regain d'intérêt à cette initiative qui pourrait se substituer aux forces onusiennes que l'actuel locataire de la Maison Blanche ne supporte pas du tout. Rendez-vous a été pris pour le début du mois d'octobre pour une réunion d'évaluation.

Le président de la République, IBrahim Boubacar Kéita, avait déjà annoncé les couleurs à son atterrissage à New-York. "Je suis venu ici pour porter le message du G5 Sahel. Je viens de faire une tournée dans les pays frères pour dire au monde entier que nous sommes en train de mener le combat contre le terrorisme. Mais nous ne menons pas cette lutte au nom de l’intérêt de nos pays. Nous sommes engagés dans un enjeu qui nous dépasse. Il ne s’agit pas de gens qui tendent leur sébile. Il ne s’agit pas de mendicité. Il s’agit simplement d’un effort de solidarité bien compris, dans l’intérêt bien compris du monde entier. Il ne s’agit pas seulement de l’Afrique, de la sous-région Sahel, du Mali mais du monde entier », avait déclaré le chef de l’Etat.

Le président IBK a toujours insisté sur le fait que le G5 Sahel est un projet qui sert le monde entier aujourd’hui. "Il ne s’agit pas de faire la réclame auprès de l’Assemblée générale des Nation unies qui n’en a pas besoin. Il s’agit pour moi de porter le message fort du G5 Sahel aujourd’hui. La menace qui sévit là-bas dépasse la seule région du Sahel. C’est de dire également que nous portons aujourd’hui un projet qui est en quelque sorte une digue par rapport au terrorisme. Si la digue cède, le monde entier sera emporté. C'est aussi simple que ça ».

La Cellule de Communication et des Relations Publiques

Presidence de la République 

 

 

Amadou Touré, conseiller communal en Commune I de Bamako : Un vrai opportuniste au RPM pour sauver sa peau

Pour se mettre à l’abri d’une éventuelle poursuite, Amadou Touré quitte l’URD au profit du RPM. Cet opportuniste veut a coup sûr sauver sa peau.

Le samedi 9 septembre dernier sur le terrain de Djélibougou, Amadou Touré, le conseiller municipal élu sous les couleurs de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a annoncé son départ pour le parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM). Au cours de cette grande fête qui a regroupé tous les barons-tisserands, c’est lui qui portait la parole des nouveaux adhérents du parti au pouvoir.

Si Amadou Touré ne fait pas l’exception de la prostitution politique au Mali, il a au moins une particularité. Ce vieux renard politique cherche à sauver sa peau après une gestion calamiteuse à la tête d’un centre secondaire d’état civil de la mairie de la commune I. Il a laissé derrière lui, un trou d’une centaine de millions FCFA injustifiés après 7 ans de gestion sulfureuse.

Pour preuve, des chiffres parlant illustrent parfaitement la gabegie financière de ce nomade politique. « En sept mois seulement, l’actuel maire d’Etat civil de ce même centre a fait une recette de 31 876 900 FCFA contre 8 315213 FCFA du 1er janvier au 31 décembre 2016 sous la direction de ce transhumant politique. Soit plus du triple de ce qu’avait réalisé M. Touré pendant une année. En 2015, Amadou Touré n’a réalisé que 7 240 780 FCFA en 2015. Ces chiffres sont vérifiables à la mairie », nous indique notre source.

Ce n’est pas tout. La mairie était endettée jusqu’à la moelle et les salaires des contractuels restaient impayés. La municipalité sombrait dans l’obscurité faute de paiement de factures d’électricité. Toute cette situation est la conséquence logique de la gestion catastrophique de cet opportuniste au ventre dodue et de nue. Au delà de la mairie, le nom d’Amadou Touré est cité dans la faillite de la caisse d’épargne de Djélibougou. Et curieusement au moment où cette caisse connaissait de nombreuses difficultés de trésorerie et que les pauvres contractuels de la mairie rasaient le mur pour leurs maigres salaires, le sieur Touré multipliait les chantiers à Doumanzana et d’autres quartiers de la commune I. C’est pourquoi, il a été sérieusement savonné par les membres de son ex parti pour sa gestion chaotique.

C’est donc pour se mettre à l’abri de la justice, qu’il vient d’atterrir au parti au pouvoir le Rassemblement pour le Mali afin d’être dans les bonnes grâces du pouvoir.

Morikai

Mali24 avec L'investigateur

 

Urgent: un incendie ravage le marché "Soukou Coura" de Medine (Bamako)

Le marché de Medine de Bamako communément appelé le marché "Soukou Coura" est ravagé par le feu vers 4h du matin ce mardi 19 septembre 2017.  Les pompiers  ont pu circonscrire le feu pour eviter sa propagation vers les grands magasins situés au nord du marché. Également les policiers sont sur place pour sécuriser le lieu. En effet, les dégâts sont importants.

Nous y reviendrons.

Dily Kane

Mali24

Spéculation foncière au Mali : Les banques sous le poids des titres fonciers ?

En complicité avec des hauts cadres de banques, une race de commerçants et hommes d’affaires se sont spécialisés dans le pillage des établissements bancaires en recourant aux titres fonciers. De nombreuses banques sont sous le poids des titres fonciers.  

Dans une contribution publiée sur le site d’investigation ‘’ mAliLink’’, Fabou Kanté, socio-anthropologue définit la spéculation foncière comme « le fait de surévaluer, dans le cadre d’une transaction, la valeur vénale d’une parcelle dans l’unique but de faire des profits mercantiles ». Le foncier est devenu depuis quelques années un moyen d’enrichissement rapide et sûr pour une catégorie de citoyens. Ils sont hauts fonctionnaires de l’administration, des élus, des commerçants, des hommes d’affaires, des magistrats, des hauts gradés des forces armées de défense et de sécurité, des cadres de banques et même des simples particuliers. Conscient de cette situation, le gouvernement de la République du Mali a organisé en 2009 les états généraux sur le foncier dont les conclusions n’ont pas permis de moraliser un secteur gangrené  au fil du temps par des pratiques mafieuses.  

De 2013 à 2015, le seul cercle de Kati a créé plus de 50 000 titres fonciers. Ce qui équivaut au double des titres établis de l’indépendance à 2012. En tout et pour tout, il existait que 24 000 sur l’ensemble du territoire national.

Entre 6,1% et 13% de crédits bancaires aux affaires immobilières et services

Le cancer foncier qui détruit la société malienne a-t-il atteint le système bancaire ? La question suscite une certaine frilosité au niveau des dirigeants des banques. Dans une présentation sur le thème ‘’financement bancaire des entreprises au Mali : Défis et opportunités’’, le 17 mars 2017 au village artisanal de Ségou lors de la 7ème édition des journées de concertations entre l’association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali et la Presse privée, le directeur général de la Banque malienne de solidarité, Babali Ba, a donné quelques détails sur la répartition sectorielle des crédits octroyés par les établissements bancaires au cours des cinq (5) dernières années. « Les crédits octroyés aux entreprises maliennes sont passés de 1 175 milliards en 2012 à 2 205 milliards en fin 2016, soit une hausse annuelle moyenne de 22% contre une progression annuelle moyenne du PIB estimée autour de 5,5% », a-t-il souligné. Les crédits à court terme représentent près de 60% de l’ensemble des crédits accordés soit une augmentation de 81% sur la période 2012-2016. « S’agissant des crédits à moyen terme, leur hausse de 111% sur la période susvisée est imputable aux crédits d’investissement mis en place en faveur des clients évoluant dans les secteurs de l’agro-industrie, des bâtiments et travaux publics et de l’industrie des boissons. Quand à la hausse des crédits à long terme (93% en 5 ans), elle est liée essentiellement aux crédits d’investissement mis en place pour l’installation d’une usine de ciment au Mali », a déclaré le Dg de la Bms.

Dans la répartition sectorielle des crédits, on se rend compte que le secteur d’activités suffisamment financé est le commerce général avec 41 à 45%. L’industrie manufacturière, l’électricité, l’eau, le gaz, le transport, les entrepôts et les télécommunications, les assurances, les affaires immobilières et services sont des secteurs moyennement financés avec un taux qui varie entre 6,1% et 13%. Les secteurs sous-financés sont l’agriculture, la sylviculture, la pêche et les industries extractives.

1534 milliards décaissés au profit des spéculateurs fonciers en 2015

Au cours d’une réunion publique à Kati avec les autorités locales, en octobre 2016, le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières, Me Mohamed Ali Bathily, a levé le voile sur le décaissement opéré par des spéculateurs fonciers au niveau des banques maliennes. Les chiffres avancés par le ministre Bathily font froid dans le dos. De l’intervention du chef du département en charge des questions domaniales, on retient que les titres fonciers déposés en 2015 auprès des banques sous forme d’hypothèque auraient permis le décaissement d’environ 1534 milliards de FCFA au profit des spéculateurs fonciers. Une petite comparaison permet de comprendre que l’écart n’est pas très grand entre ce montant décaissé par les spéculateurs fonciers et le budget national du Mali en 2015, chiffré à 1692,761 milliards en 2015.

 « A l’heure actuelle, les banques ont dans leur portefeuille 29% de sureté foncière alors que la tolérance fixée par la Commission bancaire est de 17%. C’est pourquoi à un moment, la BDM n’avait plus d’argent, mais des sûretés foncières. Par ailleurs, la BMS a récemment absorbé la BHM parce que cette dernière n’avait plus d’argent, mais des suretés foncières. Elle ne pouvait plus faire face au paiement de l’argent que les clients avaient déposé chez elle. Le risque est que la terre ouvre les portes aux spéculateurs sur l’argent des épargnants », confiait le ministre Mohamed Ali Bathily dans une interview accordée le 3 mai 2016 au quotidien national ‘’L’Essor’’.  

Stratégie des spéculateurs fonciers et complicité des cadres de banques

Quelle est donc la stratégie des spéculateurs fonciers pour obtenir rapidement des prêts sur la base des titres fonciers souvent douteux ? Se cachant souvent derrière une société immobilière, le commerçant ou l’homme d’affaires qui veut obtenir un crédit auprès d’une banque achète le service d’un expert pour surévaluer la valeur du terrain. Un demi-hectare se trouvant à la périphérie du district de Bamako peut coûter 600 à 700 millions FCFA. Le document de l’expert est introduit dans le circuit bancaire. Il se trouve que le demandeur du prêt a déjà noué des complicités au sein de la banque qui l’aide à faire passer le dossier comme une lettre à la poste en fermant les yeux sur les irrégularités. Si le montant du prêt tourne autour de 400 millions de FCFA, le spéculateur foncier distribue à ses complices une enveloppe de 100 millions et garde le reste des 300 millions.  

Les banques sont dans le piège de nombreux prédateurs fonciers qui n’arrivent pas à rembourser les prêts. Dans ce cas, se pose le problème d’insolvabilité des dépositaires de titres. Ce qui amène les banques à décider de rentrer en possession de la somme prêtée. Ainsi une longue bataille judiciaire commence au niveau des tribunaux qui autorise la saisie puis la vente des terrains, objet de garanties bancaires. Régulièrement, des banques publient des appels d’offres dans les journaux pour la vente d’une série de maisons et de terrains vides.

La Bank of Africa, la Banque internationale pour le Mali (BIM Attijariwafa), la Banque de Développement du Mali (BDM-sa), l’ex-Banque de l’Habitat du Mali passée sous la bannière de la Banque malienne de Solidarité, Ecobank procèdent par des ventes de terrains hypothéqués. En février 2017, la Banque internationale pour le Mali (BIM Attijariwafa) a lancé un avis de quatre lots de vente d’immeubles. 

La Banque Malienne de Solidarité a publié dans les journaux, la semaine dernière, un message informant le public de la mise en vente d’une partie de son patrimoine foncier à des conditions avantageuses. La valeur de ces immeubles hors exploitation est évaluée à une dizaine de milliards de FCFA. Dans la zone de Sirakoro Meguetana, la Bms a mis en vente 46 villas pour 1 180 632 780 FCFA en raison de 25 665 930 FCFA par villa.

A ce rythme, la spéculation foncière pourra avoir des conséquences dramatiques sur le fonctionnement des établissements bancaires qui risquent de se retrouver dans une situation d’extrême difficulté de liquidité, pouvant les empêcher de faire face à la demande de leur clientèle avec des crises de liquidité et de confiance. L’ex Banque de l’Habitat du Mali (Bhm) qui s’est fondue dans la Banque malienne de Solidarité (Bms) au cours d’une opération de fusion absorption en est une illustration parfaite. Il fut un moment le manque de liquidité au niveau des caisses de la Bhm avaient été à l’origine d’une grave crise de confiance entre l’établissement et sa clientèle.

Alamako Sokona Coulibaly

mali24 avec L'Investigateur

Grâce présidentielle : Des soupçons de corruption sur le processus d’octroi

De forts soupçons de corruption pèsent sur le processus d’octroi de la grâce présidentielle. Des pratiques non connues du ministre de la Justice et des services de la Présidence de la République.
La grâce est une mesure qu’accorde la Constitution au Chef de l’Etat, premier magistrat du pays, afin de réduire partiellement ou totalement la peine des personnes ayant fait l’objet d’une condamnation. Il s’agit là d’une mesure de clémence qui est essentiellement destinée à récompenser les détenus qui se sont distingués par des comportements exemplaires dans le milieu carcéral. La liste des personnes devant bénéficier de la grâce présidentielle est établie par les services de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée avant d’être acheminée à la Présidence de la République.
De forts soupçons de corruption pèsent sur le processus d’octroi de cette grâce présidentielle. Des pratiques non connues du ministre de la Justice et des services de la Présidence de la République. De sources crédibles, il nous revient qu’un réseau puissant à la Maison centrale d’arrêt de Bamako prend de fortes sommes d’argent avec les détenus pour les inscrire sur la liste des bénéficiaires de cette mesure de clémence. Les membres d’une bande de criminels spécialisés dans les vols de tous genres et des assassinats, opérant en commune V du district de Bamako, ont banqué pour bénéficier de la grâce présidentielle. Actuellement, tenez-vous bien, ils perturbent la quiétude des paisibles populations en semant la terreur. Et récemment, quelques éléments de cette bande ont été arrêtés par les agents du Commissariat de police du 11ème arrondissement.
Ces soupçons de corruption interpellent le ministre de la Justice et les services de la Présidence de la République.
Chiaka Doumbia
Source: Le Challenger

Le schéma du ‘’tout sauf IBK’’ est en gestation : Oumar Tatam Ly, Moussa Mara, Modibo Koné, Kalifa Sanogo, ces anciens collaborateurs d’IBK qui pourraient être ses redoutables concurrents en 2018

Décidément, rien ne va plus entre IBK et ses anciens collaborateurs, qui jurent d’en découdre avec lui à la prochaine présidentielle. Ils seraient deux anciens Premiers ministres à savoir Oumar Tatam Ly et Moussa Mara et deux anciens PDG de la Compagnie Malienne des Textiles, CMDT. Excepté Oumar Tatam Ly, tous les trois autres ont été relevés de leurs postes contre leur volonté et sans qu’on leur signifie un quelconque motif. Ils sont aujourd’hui en première ligne dans le combat contre IBK et jureraient tous de lui barrer la route en 2018. Disposent-ils d’arguments solides pour convaincre les électeurs à ne pas voter pour IBK ? Sont-ils, eux-mêmes, exempts de tout reproche? Ont-ils, réellement, une autre vision différente de celle d’IBK ?

La bataille de 2018 s’annonce ardue pour IBK, qui ambitionne de briguer un second mandat à la tête du Mali. Il aura à faire non seulement avec l’Opposition classique, composée entre autres de Soumaila Cissé, de Modibo Sidibé, de Tiébilé Dramé, d’Oumar Mariko, d’Amadou Thiam, de Zoumana Sacko, pour ne citer que ceux-ci, mais aussi et surtout à une opposition latérale, celle issue du rang de la Majorité. Cette dernière, composée d’Oumar Tatam Ly, de Moussa Mara, de Modibo Koné et de Kalifa Sanogo, risque de sonner définitivement le glas d’un second mandat pour IBK. Le schéma semble clair pour les frondeurs à savoir ‘’tout sauf IBK’’. Ainsi pour y parvenir, ils se porteraient candidats pour puiser dans les mêmes réserves de voix qu’IBK et le contraindre à aller au second tour pour ensuite être dans une forte coalition autour du candidat, quel qu’il soit, qui arrivera au second tour contre lui.

Pour parvenir à leur fin, les anciens collaborateurs du Président mèneront campagne en exhibant le bilan du quinquennat très en déça des attentes et en omettant leur part de responsabilité. Convaincront-ils les électeurs ? La réponse à cette question serait mitigée. Si Oumar Tatam Ly peut se targuer d’être à la base de certaines innovations majeures et d’avoir claqué la porte parce que le Président IBK était réfractaire au changement, son successeur Mara n’aura pas une telle marge, lui qui a défendu l’indéfendable et a été à la base de l’enlisement de la crise au nord du Mali. Quant aux deux ex-PDG de la CMDT, ils ont tous clamé haut et fort d’avoir battu le record de prévision et de production. La compagnie s’était rarement aussi bien portée que sous leur direction. Kalifa Sanogo et Modibo Koné semblent avoir été victimes d’une cabale de certains cadres du RPM. Ces quatre ex collaborateurs d’IBK ne manqueront pas d’arguments pour convaincre une frange importante des électeurs, surtout celle qui a été déçue de la gouvernance actuelle.

Au cas où ils seront empêchés d’être candidats, faute d’avoir eu le parrainage des députés ou autres conseillers nationaux, Oumar Tatam Ly, Moussa Mara, Kalifa Sanogo et Modibo Koné pourraient grossir le rang de l’Opposition pour contribuer à la réalisation de l’Alternance en 2018.

Youssouf Sissoko

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Le directoir de l'Adma Pasj ne reconnaît pas la candidature autoproclamée du maire de Sikasso, Kalifa Sanogo

Communiqué de Presse de l'Adema-PASJ suite au compte rendu du meeting politique organisé par certaines associations de la société civile en faveur de Kalifa Sanogo, maire de la commune urbaine de Sikasso, par RFI.
Dans le journal parlé matinal de RFI (Radio France Internationale) de ce dimanche 17 septembre 2017, le Comité Exécutif du Parti Africain Pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) a appris avec surprise des informations diffusées sur RFI, par la voix de son correspondant local, concernant une décision émanant de l’instance dirigeante du Parti, relative à son positionnement par rapport à la majorité présidentielle et à la désignation de son candidat à la prochaine présidentielle.
Par le présent communiqué, l'Adema-PASJ apporte un démenti ferme concernant ces informations infondées, à la limite tendancieuses sur un événement politique auquel la Direction nationale du Parti, ni les structures du parti, ni les militants n’ont été associés.
L'Adema-PASJ ne se sent nullement concerné par ce meeting organisé à Sikasso, le samedi 16 septembre 2017 pour soutenir la soi-disante candidature de Kalifa SANOGO, Maire élu sous les couleurs du Parti dans la commune urbaine de Sikasso.
La Direction du Parti tient à signaler qu’à ce jour, le processus de désignation du candidat du Parti à l'élection présidentielle de 2018 n'est pas encore déclenché. Ce processus répond à des dispositions précises des statuts du parti et n'est mis en route que par le Comité Exécutif, à travers les instruments et mécanismes prévus à cet effet.
Aussi, le Comité Exécutif invite-t-il les militants, à quelque niveau que ce soit, à respecter les règles établies et partagées pour le bon fonctionnement et la cohésion du parti et à demeurer unis derrière ses mots d'ordre.
Par ailleurs, le Comité Exécutif de l'ADEMA-PASJ, tout en réitérant son soutien au Président de la République, invite les militantes et militants à rester vigilants et sereins pour la préservation de l’unité au sein du parti et, partant, de l’ensemble des forces vives de notre Pays face aux grands enjeux de l’heure.
Unis, nous pouvons tout gagner, désunis, nous perdons tout.
Vive le Parti Adema-PASJ / Vive le Mali

Bamako, le 17 septembre 2017
Le Comité Exécutif
Par le Président du Parti/ P.O
Le Secrétaire Général

Assarid Ag Imbarcaouane
Commandeur de l'Ordre National

Le PMU Mali, la caisse de résonnance du RPM ?

C’est au parti RPM d’offrir les pagnes à ses militantes à l’orée des festivités du 8 mars 2017. Mais quand Pari mutuel urbain (PMU-Mali) - Société d'économie mixtemalienne au sein duquel l’Etat malien détient 75% du capital, le fait à sa place - il y a rien de plus illégal.

 

Dimanche 26 février à 10h 10. Trois minibus frappés aux couleurs (vert-jaune-rouge) de la société PMU Mali s’immobilisent devant l’imposant siège du RPM sis à l’hippodrome. Une petite poignée de femmes accourent vers lesdits véhicules afin de s’en rassurer de la provision : il s’agit de plusieurs ballons de pagnes gracieusement offerts aux femmes du parti RPM à l’occasion des festivités du 8 Mars 2017.

« Ces pagnes sont une donation du RPM à ses militantes » nous confie un baron du parti au pouvoir. A la question de savoir pourquoi ce sont les véhicules du PMU qui livrent le colis, l’élite des « tisserands » botte en touche.

Interrogée, une femme influente au sein de la formation politique du président, enfonce le clou : « c’est un don de PMU Mali ». Version qui laisserait croire que, cette entité serait devenue la caisse de résonnance du RPM. Une entreprise étatique donc au service d’un clan ?

« C’est archi faux ! J'ai personnellement contribué à hauteur de 300.000F CFA à titre de participation », rétorque, sans preuves, le désormais ministre de l’Economie numérique, Harouna Modibo Touré, PDG de la société au moment des faits.

« Financer un parti politique avec de l’argent provenant d’une structure publique relève de l’illégalité du point de vue du droit », laisse entendre Moussa Coulibaly, avocat au Barreau malien qui souligne que les ressources générées par PMU Mali doivent être mises à la disposition de l'État pour le financement des actions de développement ou d'intérêt public.

D’après nos enquêtes, Harouna Modibo Touré n’en est pas à son premier geste de générosité. Nommé ministre de l’Economie numérique à la faveur du remaniement ministériel du 11 avril 2017, le désormais ex PDG de PMU, nous confie une source proche de lui, se serait aussi engagé auprès d’artistes maliens ayant des bonnes relations avec la famille présidentielle.

« Je suis surpris de la teneur de vos questions et souhaiterais surtout savoir comment avez vous reçu mon email? Ce sont de fausses informations car je juge ma gestion transparente et claire.
J'apprécie votre démarche d'aller à la vérité mais vous mets en garde contre toute publication d'information erronée sur le PMU car je jouerai pleinement mon rôle de gendarme du secteur de la presse
 », menace l’actuel ministre de l’Economie numérique et de la Communication.

Multiplication anarchique des centres de jeux

Depuis deux ans, PMU a choisi de se rapprocher de plus en plus de ses parieurs à travers la multiplication de ses centres de jeux.

Si certaines opinions en veulent à PMU Mali de contribuer à la paupérisation d’une population en proie au chômage (Le Mali compte 21,5% de chômeurs selon les chiffres du gouvernement malien), Harouna Modibo vante les mérites d’une politique qui a permis de redresser une société au bord du gouffre. « Comment rester sans créer de l'emploi et faire profiter aux parieurs la diversité des jeux? Combien de jeunes chômeurs ont retrouvé la joie avec ces centres de jeux ? Allez-y plutôt demander à ceux qui jouent dans ces salles… », glisse l’ancien PDG de PMU Mali pour justifier la démultiplication des centres de jeux à travers le Mali.

Longtemps restée sur la course de chevaux, la société a ajouté d’autres cordes à son arc à travers l’instauration de nouveaux jeux. « Il s’agit d’apporter de nouvelles ressources au PMU et renflouer les caisses du trésor », s’explique Harouna Modibo Touré.

Miroitant le gain facile, la société s’est vite muée en marchand d’illustrations prenant le cœur d’une frange de parieurs répondant à tous les âges.

Les couches inactives y passent tout leur temps. Cogitant sur des victoires qui n’arrivent jamais, ces parieurs devenus des partisans du moindre effort, voient tout facile.

Le phénomène est perçu par le sociologue Aly Ousmane Diarra comme un facteur aggravant de la « fainéantisation » d’une jeunesse désœuvrée et attirée par l’appât du gain facile.

« On ne peut s’en passer »

Sur les 100 points de jeux prévus pour environ deux millions de parieurs (dont principalement des jeunes), plus d’une cinquantaine sont opérationnels.

A l’ombre des murs géants du Camp militaire de Kati (ville située à 15 km de Bamako), les hommes en uniformes en font leur tasse de thé, tergiversant sur les différents genres de combinaisons : Teliman, Bebe, Tibali et autres. Assied au milieu d’un « grin » de parieurs, Ismaël Diawara reconnait que la transparence n’est pas absolue : « Les dés sont souvent pipés avant même le jeu », assure-t-il.

Badjènè Camara est dans le cercle des femmes qui passent le clair de leur temps devant le siège de PMU Mali sis au grand marché de Bamako. Elle ne cache pas son amertume : « Plus tu connais les pièges du jeu, moins tu gagnes », ce qui relève d’un paradoxe.

Ouverts tous les jours de 9h à 20h le centre de jeux de Baco djicoroni ACI (un quartier situé à la périphérie de Bamako) lance des courses chaque 5 minutes. Pour faire jouer la centaine de parieurs qui le côtoie, il met à disposition des tickets numérotés. 

Selon  Richard Sissoko, fidèle parieur de ce lieu, toutes les options sont mises sur la table : 7 chevaux et 8 chevaux… « Il est bien rare de gagner mais on ne peut s’en passer », déplore-t-il. Toutefois, l’étudiant recalé de l’ENA pointe du doigt le système de fraude imposé au parieur faute d’une mauvaise volonté d’aller vers la modernisation et l’informatisation du système. « Les tickets sont cédés moyennant la somme correspondant au nombre de chevaux joués. Mais au moment de remplir le ticket destiné au parieur, le revendeur indélicat insère un papier entre le carbone et la souche destinée au PMU Mali afin que l’écriture n’apparaisse pas sur la souche destinée au service de contrôle. Au lieu des numéros joués par le parieur, l’agent du PMU écrit autres choses à l’aide d’un bic noir. Une manœuvre qui lui permet de toucher des dividendes au détriment du parieur », regrette-t-il.  

Des antécédents fâcheux

PMU Mali traine encore des casseroles au Pôle économique du Mali. La crise de 2014 lui a valu l’arrestation pour mauvaise gestion de plusieurs de ses responsables.

C’est le rapport 2011-2012, soit l’avant dernier du Bureau du Vérificateur Général, qui en épingle la gérance. Le document fait état d’irrégularités financières s’élevant à 30 709 840 670 francs CFA, dont 3 392 531 682 francs CFA au titre de la fraude et l’accord sans justification ni autorisation de la somme de 771, 72 millions de FCFA à titre de dons.

Le même rapport précise, que « le PMU Mali a réalisé des opérations frauduleuses d’un montant de 1,10 milliard de francs CFA sous forme de sorties d’argent non justifiées ou sur la base de fausses pièces justificatives ». Pour dissimuler cette fraude, poursuit le rapport, des écritures comptables ont été passées, répartissant le montant entre le compte «pertes et profits» et «autres comptes», donnant ainsi l’apparence de pertes d’argent subies par la société.

Au sujet du versement illégal (mentionné dans le rapport) de 100 Millions F CFA à un agent de la sécurité d’Etat, l’ancien PDG Touré répond : « Je n’en sais rien ! ».

Enquête réalisée par

D Demb, depechesdumali

 

Après sa réadmission au sein de l’Association Mondiale des Loteries (WLA), une organisation basée en Suisse dont le fonctionnement laisse planer un mystère cornélien, PMU Mali a ajouté d’autres cordes à son arc. Outre le jeu classique, la société adopte plusieurs autres jeux. Optant pour une stratégie de proximité, elle a construit une centaine de points courses en directs et centres de jeux à Bamako et dans la périphérie.

PMU draine plusieurs centaines de parieurs vers ses centres de jeux, créant des effets collatéraux indéniables. Une situation de précarité sans précédent est perceptible au sein de certains ménages disposant de parieur (s).

Membre de la WLA depuis belle lurette, la société où l’Etat malien détient 75% du capital, avait en effet été suspendue par cette organisation le 4 novembre 2010 pour non payement de ses cotisations de 2009.

Avec pour mission l’organisation des paris sur les courses de chevaux et de jeux de hasards, PMU Mali brasse 92 Milliards de F CFA de chiffre d’affaire. Plutôt que de se dédier entièrement à sa vocation d’apporter à l’économie nationale une contribution sous forme d’impôts, taxes et autres redevances, la vache laitière s’illustre 23 ans après sa création à faire plaisir aux régimes. Elle est citée dans plusieurs rapports d’enquête dont celui du Bureau du Vérificateur général (BVG) qui l’épingle pour des irrégularités financière s’élevant à plus 30 Milliards de F CFA. 

UEMOA : Le marché boursier à la baisse au cours du deuxième trimestre 2017

L'activité boursière au niveau du marché sous-régional s'est, dans l'ensemble, orientée à la baisse au cours du deuxième trimestre 2017. Les indices BRVM Composite et BRVM10 se sont repliés de 23,5 points de base ou 8,2% et de 19,7 points de base ou 7,8% respectivement pour clôturer à 262,4 points et 232,1 points à fin juin 2017.

Cette évolution traduit essentiellement les fléchissements des indices sectoriels sur la période et concerne les secteurs de l'industrie (-13,6%), de la distribution (-13,3%), des finances (-10,1%) et des services publics (-5,6%). En revanche, l'indice du secteur agricole a légèrement progressé de 0,79%. 
Sur une base annuelle, l'activité boursière dans l'Union s'est inscrite en baisse, les indices BRVM Composite et BRVM10 s'étant repliés de 14,8% et 10,9% respectivement. 
Concernant la capitalisation boursière de l'ensemble des titres cotés sur le marché, elle s'est contractée sur le deuxième trimestre 2017 de 9,1% ou 915,9 milliards pour s'établir à 9.108,8 milliards à fin juin 2017. 
Cette évolution est imputable à la baisse de 15,6% ou 986,2 milliards de la capitalisation du marché des actions atténuée toutefois par la hausse de celle des obligations +2,8% ou 70,2 milliards. En rythme annuel, la capitalisation boursière globale de la BRVM a diminué de 3,2% contre une hausse de 4,8% à fin mars 2017. 
  
Pathé TOURE 
Source: lejecom.com 

Mali: le maire de Sikasso se déclare candidat de l’Adema pour la présidentielle

L’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), principal allié du parti au pouvoir au sein de la mouvance présidentielle, semble prendre un peu ses distances. Alors que l’Adema a décidé de présenter un candidat à la présidentielle de l’an prochain, un homme s’est placé sur les rangs. Il s’agit de Kalifa Sanogo, maire de Sikasso.

C’est désormais chose faite : principal allié du pouvoir au sein de la mouvance présidentielle, l’Adema aura un candidat à la présidentielle de l’an prochain. La décision a été prise par l’instance dirigeante du parti. Déjà, des noms de candidats à la candidature circulent.

Mais pour l’heure, il n’y en a qu’un d’officiel. Ce samedi, répondant à l’appel de ses nombreux partisans, le maire de la ville de Sikasso, un poids lourd de l’Adema, s’est lancé dans la course pour porter les couleurs de son parti. Kalifa Sanogo a deux atouts : il est le maire d’une capitale régionale considérée comme l’une des plus importantes en nombre d’électeurs inscrits ; il est l’ancien PDG de la Compagnie malienne de développement textile (CMDT). Il est donc à même d’avoir des moyens, des réseaux.

La décision de l’Adema d’avoir son candidat interne, et cette première candidature à la candidature fausse le plan de certains, qui rêvaient de rassembler toute la mouvance présidentielle autour d’un très probable candidat : l’actuel président IBK.

 Par RFI Publié le 17-09-2017 

Manifestations coordonnées en Afrique francophone pour dire non au franc CFA

Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, qui selon eux "empêche le développement", sur fond d'une polémique qui gagne notamment le Sénégal et le Bénin.

Deux cents personnes se sont réunies à Cotonou, la capitale économique du Bénin, quatre cents à Dakar et un nombre beaucoup plus insignifiant à Libreville (Gabon) où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu’à Bamako (Mali).

« On ne peut pas se dire souverains et dépendre d’une monnaie comme le franc CFA« , a déclaré à l’AFP à Dakar Simon Kouka, responsable du groupe de société civile sénégalaise Y’en a marre. « La souveraineté implique avoir sa propre monnaie. »

« Le franc CFA nous empêche de nous développer », affirme Keeman Diouf, qui se présente comme artiste et ouvrier. Il a fait sensation samedi en avalant un billet de 500 francs CFA.

Ce geste de provocation fait écho au geste polémique de Kémi Seba, militant de la cause noire plusieurs fois condamné en France pour incitation à la haine raciale, qui avait brûlé publiquement le mois dernier un billet de 5.000 francs CFA (7,6 euros).

Début septembre, Kemi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi, avait été expulsé en France pour « menace grave à l’ordre public ».

Dans son pays d’origine, au Bénin, l’appel à manifester contre la monnaie que partage 14 pays d’Afrique francophone, a rassemblé quelque 200 personnes, selon un journaliste de l’AFP.

« C’est un handicap sociologique, économique, politique et social », a déclaré Amadidjè Sèmevo Mondésir, qui se désigne comme « premier ambassadeur » au mouvement Non au franc CFA. « Il s’agit du combat de la jeunesse et de l’Afrique ».

En effet, le mouvement populaire réunit essentiellement des jeunes qui dénoncent l’héritage colonial, même si dans le milieu des économistes les avis restent partagés sur ce vieux débat.

Interrogé par l’AFP, le Béninois Lionel Zinsou, de visite à Libreville à l’occasion d’un séminaire gouvernemental, a défendu le franc CFA.

Le candidat malheureux à la dernière présidentielle au Béninaccusé par ses détracteurs d’être trop proche de l’ancienne colonie française, a regretté que la question du franc CFA soit perçue comme « un tête-à-tête entre la France et l’Afrique, la dernière phase de la colonisation ».

Selon lui, la stabilité d’une monnaie « commune » est plus importante que les débats « populistes » et les questions de « narcissisme politique », citant la Côte d’Ivoire comme succès économique.

Monnaie commune pour environ 155 millions d’habitants, le franc CFA est accusé par ses détracteurs de favoriser les intérêts de la France tandis que ses défenseurs soulignent l’importance d’une monnaie commune stable, à la différence du naira nigérian... La suite su Rfi

SourceRFI

 

La BNDA inaugure une agence à Paris

Cérémonie d'inauguration officielle de l'agence #BNDA de Paris, 62 Rue d'AVRON. C'était le samedi 16 septembre 2017 sous la présidence du ministre de l'Economie et des Finances, Dr Boubou CISSE, en présence du Directeur général de la BNDA, Moussa Alassane DIALLO et plusieurs personnalités du monde des Finances du Mali et de la France.
BNDA, la Banque à votre service.
Crédit Photo: Makanfing KONATE à Paris.

Un redoutable bandit mauritanien arrêté à Yelemani : Les populations s’inquiètent de sa libération immédiate faute de justice

L’information est tombée  lors de la visite de Modibo Sidibé ancien premier ministre et président du parti FARA qui séjournait dans la ville le mardi dernier. Le redoutable bandit s’appelle Amadou Samba Dialakan, un Mauritanien. Ce bandit de grand chemin et sa bande sèment la terreur dans la zone de Yelemani et environnants.

Selon les témoignages recueillis sur place, ce bandit armé est spécialisé dans les braquages à main armée. Le mode opératoire est de couper la route aux forains, et usagers afin de leur soutirer toutes les fortunes et autres objets précieux. Toute personne qui n’obtempère pas à leur exigence est butée sur place.

Beaucoup de citoyens ont perdu leur vie dans cette terreur impitoyable de ce bandit. Ce malfrat agissait comme s’il était en terrain conquis et la peur avait gagné la ville Yélemani et ses environnants.

« Amadou Samba Dialakan le bandit a été arrêté par les gendarmes lors de la patrouille le 21 août dernier suite à sa tentative de déposséder de paisibles citoyens, une dizaine environs dans les alentours de Yelemani », témoigne Assane Barry.

Actuellement le bandit se trouve à la gendarmerie. Cependant, les populations de la ville expriment une grande inquiétude de voir ce malfrat recouvrer la liberté car, selon des témoins, de grosses cylindrées en provenance de Mauritanie ne cessent de faire les vas et vient entre la gendarmerie et la Mauritanie. « Connaissant bien la faiblesse et l'impunité de nos autorités, le bandit serait libéré car nous ne faisons pas confiance à la justice », lance Ann .

Modibo L Fofana

mali24

Présidentielle 2018 : La candidature de Kalfa Sanogo réclamée ce samedi à Sikasso avec ou sans l’Adema

Les associations et clubs de soutien à l’actuel maire de Sikasso vont organiser ce samedi un grand meeting au stade Babemba Traoré de Sikasso, au cours duquel ils vont demander la candidature de l’édile du Kénédougou à la présidentielle de 2018, avec ou sans l’Adema.

Ce sont 37 associations répertoriées à Sikasso et plusieurs clubs de soutien sur l’ensemble du territoire national qui se mobilisent pour organiser ce grand meeting de Sikasso. Parmi ces associations et clubs de soutien qui ont une représentativité nationale, on peut citer le Cercle des alternatives pour l’émergence Waati-Sera, le Mouvement pour la renaissance du Mali, le Mali réconcilié en marche…

Sont aussi attendus pour ce rassemblement, des représentants des clubs de soutien à Kalfa Sanogo qui viendront pour la circonstance des Etats-Unis, la France, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire.

A travers ce meeting, il s’agira pour les organisateurs d’inviter le maire de Sikasso, par ailleurs ex Pdg de la Cmdt, à se lancer dans la course à la présidentielle de 2018. Cette tribune sera surtout mise aussi à profit pour faire des témoignages sur son parcours. “Nous allons l’inviter officiellement à se porter candidat avec ou sans l’Adema car nous pensons que c’est un homme d’Etat, intègre, en bonne santé, doté d’une forte expérience nationale et internationale. Cela, pour avoir fait 21 ans aux Nations Unies” nous a expliqué un membre de la commission d’organisation qui s’est aussi vanté de son passage à la Cmdt. ” En deux ans à la tête de la Cmdt, il a renfloué les caisses de la compagnie. Pour preuve, lorsqu’il venait, il n’y avait que 6 milliards Fcfa dans les caisses et en partant, il a laissé 29 milliards Fcfa” a soutenu notre interlocuteur.

Aussi en plus de cette sollicitation publique qui se fera ce samedi, signalons qu’une pétition réclamant la candidature de Kalfa Sanogo circule déjà.

“Cette pétition a déjà recueilli plus de 10 000 signatures” a ajouté un membre du Mouvement Mali réconcilié en marche, une organisation qui s’est déjà investie corps et âme afin de porter le maire de Kénédougou à Koulouba.

Il sied de préciser que l’actuel maire de Sikasso est déjà candidat aux primaires de l’Adema pour la présidentielle de 2018. Toute chose qui présage qu’il y a une forte chance qu’il accède à la demande de ses clubs et associations de soutien. Reste maintenant à savoir s’il va se lancer dans la course sans l’Adema.

 Kassoum THERA

Aujourd'hui Mali

IBK au siège des nations unies pour un grand plaidoyer en faveur de la paix au Mali et du sahel

Après avoir rencontré tour à tour les chefs d'État du Tchad, du Niger, du Burkina et de la Mauritanie, Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, participera, du 17 au 20 septembre 2017, à la 72ème Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, dont le thème est : « Priorité à l’être humain : paix et vie pour tous sur une planète préservée »

Le Président de la République interviendra à la tribune du débat général de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le 19 septembre 2017 à 15 heures. Il saisira l’occasion pour informer la communauté internationale des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord de paix et de certaines difficultés liées au processus de paix au Mali.
A l’initiative du Mali, se tiendront également la réunion de haut niveau du G5 Sahel et celle sur le Mali, en marge de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Au cours de son séjour, le Président de la République rencontrera de hautes personnalités du monde, dont le Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Antonio GUTERRES.
En outre, il recevra le prix du « Leadership in Courage Award », décerné par l’UNESCO et Global Hope Coalition, pour son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation.
Enfin, le Président de la République s’entretiendra avec la communauté malienne de New York et de New Jersey pour évoquer certaines questions d’actualité nationale.
Koulouba, le 14 septembre 2017

mali24.info

Gouvernance au Mali : IBK croit de moins en moins en son entourage

Le Chef de l’État se montre de plus en plus impuissant face à la mauvaise gestion à la tête de l’État. À Koulouba, alors qu’il recevait en audience des responsables politiques; il a dit tout son étonnement face à la gravité de la morosité sociale actuelle et réaffirme derechef que son entourage lui ment beaucoup.

Face à la crise du Nord et de l’économie du pays ; le Chef de l’État n’entend plus rester les bras croisés. Surtout que la société civile projette d’organiser une marche de protestation  contre le coût de la vie chère et  le gouvernement.  Alors qu’il tentait de rassurer les responsables politiques ; le président  IBK s’est habilement dédouané en disant qu’il n’était pas informé de l’ampleur prise par la morosité sociale. 

La faute à ses collaborateurs qui ne l’informe pas souvent bien de la réalité des choses. Il n’a pas hésité à dire que ces collaborateurs lui mentent la plupart du temps. Il ajoute et dit être IBK et ne croit qu’à ce qu’il a vu. Il ajoute ne pas faire confiance aux fiches qu’on lui envoie car la plupart de ces fiches sont truffées de mensonge. « C’est du pipo », a-t-il dénoncé.

En attendant, le Chef de l’État est décidé de remercier presque tous  ses collaborateurs et de ne laisser que quelques uns. Il veut ainsi donner une claque à cet entourage qu’il prend pour responsable de sa mauvaise gouvernance.

Jean Pierre James

Le Nouveau Réveil

Scandale à la BOA-Mali :Des cadres de la Banque et des opérateurs économiques au cœur d’un détournement de 20 milliards FCFA

Mis en veilleuse, depuis un certains temps, le dossier sur le détournement d’argent à la BOA-Mali (Banque Of Africa) qui a occasionné une perte sèche de 20 milliards de francs CFA dans les caisses de la Banque sera, bientôt remis au goût du jour. Élaboré par des experts, chargés de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle des opérateurs économiques maliens et des cadres de la BOA-Mali. Mais aussi, leurs complices.

À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs sont tombés, à leur corps défendant, sur des zones d’ombre dans le détournement de cette vingtaine de milliards de francs CFA.

Relégué aux oubliettes, ce dossier risque de sonner le glas du maintien de certains responsables de la BOA-Mali. Avant d’envoyer leurs complices en prison.

Décidemment, la Banque of Africa (BOA) est dans l’œil du cyclone. Et pour cause, cet établissement bancaire serait actuellement au centre d’un gros scandale (qui impliquerait deux opérateurs économiques et certains agents de la Banque) sur fond de détournement d’un montant estimé à la bagatelle de 20 milliards de francs CFA. Le pot aux roses aurait été découvert par un contrôleur M. Kelly. Conséquence : Le groupe BOA a envoyé des enquêteurs à Bamako. De quoi s’agit-il ?

Selon nos sources, une grosse société pétrolière appartenant à un opérateur économique, S. Bathily, est le cerveau de ce scandale qui a consisté à établir de fausses traites (avalisées par la BCI-Mali). Pour le compte de ce seul opérateur, il a été découvert un détournement record d’un montant de l’ordre de 12 milliards de francs CFA. Cette manœuvre (minutieusement exécutée) pour puiser dans les ressources de la banque aurait duré des années…

Mais, S. Bathily n’est pas seul. Par les mêmes manœuvres frauduleuses (utilisation de fausses traites) un second opérateur (un autre) S. Bathily, détenteur de plusieurs sociétés, aurait également détourné plus de 8 milliards de francs CFA. Cependant, les deux opérateurs ont semble-t-il bénéficié de complicités insoupçonnées au sein de la banque. L’on cite dans cette affaire les noms d’un haut responsable de l’établissement, d’un ancien directeur de l’exploitation à la retraite, d’un contrôleur général, d’un ancien directeur des risques et d’un autre agent. Ce dernier recevait semble-t-il des instructions de ses supérieurs.

Informé de la situation, le groupe BOA aurait dépêché à Bamako une équipe d’investigation, venue de Dakar. Les enquêteurs ont investiguer et ils ont découvert l’énormité des dégâts. Et les investigations se poursuivent toujours, indiquent nos sources.

Pour recouper nos informations, nos multiples tentatives auprès du service de la communication de la BOA Mali pour faire réagir les responsables de la banque se sont demeurées infructueuses.

En somme il y a un « détournement » de 20 milliards de francs CFA dans la gestion de la BOA-Mali.

Un scandale fumant

Mais, pour nos sources, c’est cette situation pour le moins accablante que les Experts en charge de ce dossier  s’apprêtent à sortir du placard.

À en croire nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour ces spécialistes de faire toute la lumière sur la gestion de la direction de la BOA-Mali. Une gestion en proie à l’opacité.

Élaboré, par des Experts en matière de contrôles financiers, ce dossier épingle plusieurs cadres de la BOA-Mali qui se seraient beurré au passage du magot. Si ces accusations s’avèrent fondées, elles risquent de sonner le glas du maintien de certains responsables de la BOA-Mali. Ou, à tout le moins d’entacher leur crédibilité.

En septembre 2016, notre confrère l’Aube titrait à la une : « Scandale à la BOA-Mali : plus de 20 milliards détournés ? ». Il ne croyait pas si bien dire. Il s’agissait, en réalité, d’une hémorragie financière à ciel ouvert au sein de l’établissement financier.

Plus grave, lors de cette gestion, les caisses de la BOA-Mali ont coulé comme le Djoliba dans son lit. À coup de milliards.  Il s’agit, notamment de 20 milliards CFA de « manque à gagner ».

Grosso modo, les enquêteurs, indiquent que, la gestion de la BOA-Mali, n’a pas été transparente, encore moins libre. D’où leur engagement à tirer les choses au clair.

En attendant, les responsables de cette gabegie financière à la BOA-Mali risquent gros. Très gros. Leurs complices aussi. Accablant.

Jean Pierre James

Le Nouveau Réveil

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