Conférence d’entente nationale : Après les groupes armés (CMA et plateforme), l’opposition renonce aussi à sa participation !

 

Dans un communiqué rendu  public ce vendredi 24 mars, les partis politiques de l’opposition  républicaine ont annoncé leur non- participation à la conférence d’entente nationale prévue du  27 mars au 02 avril prochain.

 

Pour motif, l’opposition  indique dans son communiqué de n’avoir reçu aucune réaction à des observations et propositions  qu’elle avait faitesaprès avoir été reçue par le Médiateur de la République sur la base de son mémorandum et sa lettre sur le projet de termes de référence (TDR.) : ‘‘L'opposition a appris par la suite avec consternation par la presse que des conférences préparatoires ont eu lieu dans les régions et à Bamako; les forces vives ont semble-t-il participé aux travaux des dite concertations tandis que l'opposition n'y a jamais été conviée’’, indique-t-on dans le même communiqué signé par Ibrahima N'DIA YE, directeur  de cabinet au bureau du chef de file de l’opposition.

 

‘‘Attristés une nouvelle fois par cette gouvernance suicidaire, les Présidents des Partis politiques de l'Opposition conviennent:  de ne pas participer à la conférence dite d'entente nationale du 27 mars et jours suivants par ce qu'elle n'est pas porteuse d'un dialogue refondateur inclusif que l'Opposition réclame depuis plus de trois ans , engager le Gouvernement au dialogue avec les forces vives de la nation afin de lever les entraves à une ténue efficiente des concertations Nationales et inclusives, de l'implication par le gouvernement de toutes les forces vives de la nation à l'organisation desdites Concertations ;  d'inviter la communauté internationale à continuer d'assister le Mali afin que les sacrifices consentis depuis de longs mois ne soient pas vains.’’, indique- essentiellement le communiqué de l’opposition

 

 

 

Rappelons à cet effet que l’opposition malienne  n’est pas la seule entité à renoncer à sa participation à ce rendez-vous. Car avant  les deux principaux groupes armés signataires de l’accord de paix ont aussi renoncé à leur participation.  Et pour cause ces deux groupes armés précisément la CMA  et la plateforme ont fustigé  de n’avoir pas été ni associés à la rédaction de l’avant-projet des TDR ni à la conception de la conférence d’entente nationale. C’est ainsi qu’Ils reprochent aussi au gouvernement malien d’avoir  fixé de ‘‘manière unilatérale’’ la date de la rencontre.  

 

Dans le communiqué conjoint, les deux  groupes armés proposent  au gouvernement  de consacrer les journées  du 27 mars au 02 Avril au lancement du processus d’organisation de la conférence nationale elle-même.  Ils demandent  que soient mis en place, à  travers ces journées,  des groupes de travail  qui vont discuter  des thématiques, des modalités de participation équitable, de mise en œuvre du processus de concertation à la base.

 

Cependant les groupes armés souhaitent aussi que les journées du  27 mars au 02 avril soient consacrées à la mise en place d’un comité  d’experts. Pendant ces journée  une charte  sera adoptée  à travers une conférence nationale : ‘‘Qu’une conférence nationale  vienne adopter  et conclure le processus’’, indique-t-on dans le communiqué conjoint.

 

Après leur communiqué les responsables des groupes armés se sont entretenus  avec l’opposition  à son siège.  Rencontre après laquelle l’opposition a pondu son communiqué de non-participation à la conférence d’entente nationale.

 

Djibi Samaké

 

Mali24

 

Décret portant nomination des nouveaux Directeurs des Finances et du Matériels (DFM)

 

 

 

 

Source Primature

Adam Thiam au sujet du Centre du Mali : « Des villages sont aujourd’hui séduits par les tribunaux islamiques »

Les groupes djihadistes commencent  à avoir un impact direct sur la vie quotidienne de certains villages du centre du Mali, selon Adam Thiam, journaliste et consultant. Ce dernier vient de rendre publique (le jeudi 23 mars) une étude intitulée «Centre du Mali: les enjeux d’une crise négligée ». Un cri d’alerte face à la décrépitude de l’Etat dans les régions de Mopti, Ségou et même Koulikoro.

L’auteur a déclaré avoir eu écho de l’existence de tribunaux islamiques dans certains villages de la région de Mopti où les populations sont de plus en plus séduites par les djihadistes. Les habitants de ces villages «s’accommodent du mode de gouvernance » des djihadistes qui sont loin d’être oppressifs que les représentants de l’Etat: juges de paix, gendarmes, agents des eaux et forêts et gardes.

Le livre de 56 pages, réalisé avec le soutien de l’ONG Dialogue Humanitaire(HD), étudie les dessous de l’insécurité que représentent ces présumés djihadistes. « L’insécurité au Centre du Mali est classiquement associée à l’activisme djihadiste incarné par Hamadoun Kouffa, dont il est acquis aujourd’hui qu’il fait partie intégrante d’Ansar Dine », souligne l’ouvrage.

Pourtant, d’autres terroristes, y compris les anciens membres du MUJAO(Mouvement pour l’unicité et jihad en Afrique de l’Ouest) sont présents dans le Centre. Selon Adam Thiam, ces hommes armés évoluent de manière plus ou moins périphérique à Ansar Dine mais tout en se rattachant à AQMI (Al-Qaïda au Magrheb islamique).

Les vols de bétail, les enlèvements de véhicules et autres formes de violence sont menés par des bandits. Mais dans le Centre du Mali, il y a aussi des groupes identitaires dont celui dirigé par Hama Founé, un ressortissant de Sossobe et ancien combattant dans les troupes de Charles Taylor.

Le mouvement de Hama Founé, affirme l’auteur, fait la guerre aux services dits de « répression » : justice, douanes, gendarmerie, eaux et forêts. «En 2014, il appelait ouvertement les Peulh à s’organiser et à s’armer pour combattre l’administration étatique, assimilée à une force d’occupation », indique l’ouvrage.

Englué dans une récession économique contribuant à l’insécurité, le Centre du Mali doit être intégré dans le processus de paix,  recommande l’ouvrage d’Adam Thiam. Pour l’auteur, il importe que les autorités travaillent à la mise en place d’un mécanisme renforçant la cohabitation, la reforme du curriculum des écoles coraniques et une approche régionale de la question Peulh avec au moins le Burkina Faso et le Niger.

Soumaila T. Diarra

Le Républicain

Grève des médecins/Opposition en visite dans les hôpitaux : La révolte des parents des malades !

En vue de bien suivre de près  l’état d’évolution de la grève  illimitée des médecins, des responsables de l’opposition républicaine se sont rendus ce jeudi 23 dans des centres de santé. A l’hôpital Gabriel Touré, dernière étape,  les visiteurs ont été confrontés à une situation très confuse : Les parents et proches des malades ont fait part de leur colère et des propos très hostiles au pouvoir. Autrement dit les parents des malades ont chargé   l’opposition de transmettre leur cri de cœur aux gouvernants.

 ‘‘On en marre ! Sommes-nous dans quel pays ?’’ Ce sont entre autres des propos qui ont interrompu cette visite de l’opposition républicaine au Chu Gabriel Touré. Il a fallu des explications très larges de la part des responsables de l’opposition pour que les quelques manifestants comprennent qu’ils étaient là pour eux  et que l’objet de leur visite  n’était autre que de s’enquérir de l’état d’évolution de la grève illimitée des médecins entamée le  09 mars dernier. Cette délégation composée des représentants de tous les partis politiques de l’opposition a fait savoir aux parents et proches des malades qu’elle était juste pour vérifier si le service minimum était maintenu comme l’’exigent les textes. Des mots qui ont apaisé  le climat du côté des protestataires qui avaient pris pour mal la présence des visiteurs. Djimé Kanté l’un des responsables du comité syndical à l’hopital Gabriel Touré n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger l’irresponsabilité des gouvernants dans le traitement de cette grève. « Nous ne demandons pas la mer à boire mais juste pour  l’amélioration de  conditions de travail ».  Rappelons que les responsables de l’opposition, au début de leur visite, avaient été d’abord à l’institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (IOTA). La délégation qui avait à sa tête Djibril Tangara ( Parti FCD)  et Salikou Sanogo de l’URD,  a pu prendre  contact avec l’administration de l’hôpital  ophtalmologique IOTA. Visite  de terrain, échanges avec les responsables syndicaux , l’opposition a  pu  aussi se rassurer  que le service minimum y était maintenu : ‘‘La grève est un droit ? la santé est un droit’’ a indiqué Mohamed Diarra, responsable de l’IOTA s’exprimant sur le maintien du service minimum.

A l’IOTA, le service minimum est largement appuyé par des médecins militaires qui sont  affectés à cet établissement. Ces médecins militaires ne sont pas syndiqués et n’ont pas droit à prendre part à la grève, a indiqué  le Lt Colonel Mamadou Sory Dembélé, directeur général de l’ IOTA.

La 2ème étape de la visite des responsables de l’opposition a concerné l’hôpital de point G.  Ici c’est le chaos total et ce n’est pas la grève illimitée qui  est  à l’origine de cette situation, a précisé le directeur de l’hopital du Point G .  Radio et Scanner en panne depuis novembre 2016, Il y eu  manque presque tout sur le plateau technique dans  cet hôpital.  Tout de même, malgré cette situation désastreuse, le service minimum y est maintenu et les parents des patients ne se plaignent pas trop contrairement à ce qui s’est passé à l’hôpital Gabriel Touré.

L’hôpital Gabriel Touré a été la dernière étape de la visite des responsables de l’opposition.  

Djibi Samaké

Mali24

Centre du Mali : Au moins huit morts et 13 blessés par balle dans des violences intercommunautaires

"Au moins huit personnes ont été tuées mercredi dans des violences dans le centre du Mali entre membres de la minorité peule, et des chasseurs traditionnels appartenant essentiellement à l’ethnie majoritaire bambara", a appris jeudi l’AFP de sources concordantes.

En février, des violences similaires avaient fait au moins 20 morts et de centaines de déplacés dans la même région. Quatre ministres, dont celui de la Justice, Mamadou Konaté, s’étaient alors rendus sur place et avaient annoncé l’ouverture d’une enquête.

"Les dozo, chasseurs traditionnels, ont perdu de très nombreux boeufs, qui leur permettaient notamment de faire les travaux champêtres, mercredi dans le village de Tougou, situé à 60 km de Niono", a déclaré à l’AFP, un élu de la localité de Diabaly (centre).

"En représailles, ils ont poursuivi les ‘’voleurs’’ et un affrontement s’est déroulé à 20 km de Diabaly. Il y a eu au moins huit morts", a indiqué cet élu sous le couvert de l’anonymat.

Confirmant ces affrontements, à "Banikoro et à Songo, à une vingtaine de km de Diabaly", une source sécuritaire malienne a précisé que "la tension restait très vive " dans le secteur.

Selon un autre élu local, dans leur expédition punitive, les chasseurs se sont déplacés à moto alors que depuis le 20 février, l’armée a interdit la circulation des motos d’un village à l’autre dans cette région, en raison de leur utilisation "par les terroristes".

Selon une source à l’hôpital de Niono, treize blessés y sont arrivés mercredi dans la soirée. "Parmi les civils blessés, certains nous ont effectivement parlé d’au moins huit morts. Nous avons donné les soins d’urgence", a ajouté cette source.

Le sous-préfet de Niono et d’autres responsables administratifs ont rendu visite aux blessés jeudi, selon des témoins.

Par ailleurs, un renfort de l’armée a été envoyé sur place "pour calmer les tensions", a affirmé à l’AFP une source militaire malienne basée à Gao (nord).

Les tensions sont fréquentes entre Bambaras et Peuls, souvent soupçonnés de collusion avec les jihadistes en raison de la présence depuis 2015 dans le centre du Mali du mouvement armé du prédicateur radical peul Amadou Koufa, allié à plusieurs groupes jihadistes.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma). Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Source: AFP

 

Gouvernance au Mali : 52% de Maliens insatisfaits des actions du président de la République

Hier, mardi 21 mars 2017, la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a organisé à l’Hôtel Salam de Bamako, une cérémonie de présentation du huitième numéro de son sondage d’opinion « Mali- Mètre ». La 8ème édition est principalement axée sur la problématique de la mise en œuvre de l’Accord surtout dans ses aspects politico-institutionnels (, autorités intérimaires) et sécuritaires (patrouilles mixtes, cantonnement) de même que la réconciliation. Elle retrace également les questions de gouvernance des institutions, de justice et développement socio-économique. S’agissant du point de vue des Maliens sur les actions du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, 46% des personnes enquêtées se disent satisfaites contre 52% à être insatisfaites, selon les résultats de l’étude.

Dans ses mots de bienvenue, la représentante Résidente de la Fondation Friedrich Ebert, Annette LOHMANN a fait savoir que l’insécurité demeure une préoccupation pour les populations enquêtées au Mali, mais les défis restent d’ordre socioéconomique et de gouvernance. « Le chômage, l’inégalité d’accès aux services sociaux de base, la corruption et l’impunité préoccupent beaucoup les Maliens et Maliennes, indépendamment de la localité, du sexe, de l’âge et du niveau d’instruction », a-t-elle dit. A sa suite, le directeur des programmes de la Fondation Friedrich, Abdourhamane Dicko a présenté les résultats du Mali-Mètre 8. Dans sa présentation, il a mis l’accent sur  l’état de satisfaction et de confiance des maliens et maliennes dans les institutions de la République. « Niveau de satisfaction du Président de la République dans la gestion du pays : Si 46% des personnes enquêtées se disent satisfaites des actions du Président de la République, elles sont 52% à être insatisfaites (avec 28% de plutôt insatisfait et 24% de très insatisfait). Au niveau des régions, Ménaka (73%), Ségou (60%) et Sikasso (49%) présentent la proportion la plus élevée de personnes satisfaites, contrairement à Bamako (67%) et Kidal (73%) où les proportions d’insatisfaits sont les plus élevées. Selon le niveau d’instruction, les citoyens les plus insatisfaits se comptent parmi ceux ayant un niveau secondaire et supérieur : 57% d’insatisfaits contre 41% de satisfaits pour le niveau secondaire et 62% d’insatisfaits contre 38% de satisfaits pour le niveau supérieur », a précisé Dicko. L’enquête démontre également que les priorités pour les maliens sont la lutte contre le chômage (56,3%), la lutte contre la cherté de la vie (40,4%), la lutte contre l’insécurité alimentaire (23,1%), l’amélioration de l’accès à la santé (19,8%)  et la lutte contre l’insécurité physique (19,8%). Selon Abdourhamane Dicko, plus de 75% de Maliens pensent que l’impunité est fréquente au Mali. Avant d’ajouter que 63,2% de maliens pensent que la corruption est très élevée au Mali et 18% estiment qu’elle est élevée. « Cinq principales raisons sont avancées pour justifier l’existence de la corruption : la pauvreté des populations (45%) ; le bas niveau des salaires et des revenus (34,7%) ; les mauvais exemples des dirigeants (31,9%) ; l’avidité (28,7%) et l’impunité (25,6%). Selon les résultats de l’enquête, les domaines les plus concernés par la corruption sont : la justice (41%) ; la police (38,3%) ; la douane (27,6%) ; la mairie (26,7%) et la santé (18,1%). Tant pour les hommes que pour les femmes, la justice est le principal domaine concerné par la corruption 45% et 37% dans l’ordre », indique le présentateur.

Le diplomate Chéaka A Touré de la Cedeao étale les insuffisances de l’accord

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger, les enquêteurs soulignent que plus de 40% de Maliens sont contre la mise en place des autorités intérimaires. Et de poursuivre que 75% de maliens déclarent ne pas avoir connaissance de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR). Pour la réconciliation au Mali,  62% de personnes préconisent l’organisation des rencontres intercommunautaire et intracommunautaire. En outre, plus de 85% des personnes enquêtées estiment que l’implication des chefs religieux est fondamentale pour la sécurisation du Mali. Par ailleurs, 39% des citoyens estiment être satisfaits de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali) contre 42% qui ne le sont pas. Comme perspectives, les Maliens souhaitent d’ici cinq ans, le retour de la paix et de la sécurité (80,4%), l’emploi des jeunes (42,2%) de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire (27%), la relance de l’économie (24,2) et la fin de la pauvreté (22,1%).

En réponse aux questions des journalistes, Sidiki Guindo de l’institut Gisse a fait savoir que la difficulté majeure rencontrée lors du sondage a été le problème de déplacement des enquêteurs d’une localité à une autre.

Invité d’honneur de cette cérémonie de présentation des résultats, le représentant de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) au Mali, Chéaka Aboudou Touré a apprécié l’enquête d’opinion « Mali-Mètre » qui, selon lui, a atteint le stade de la maturité. « Ce qui est important, c’est la fiabilité des résultats », a-t-il insisté. Aux dires de l’Ambassadeur Chéaka Aboudou Touré, l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger a produit des effets instantanés en un laps de temps. Pour preuve, dit-il, des gens qui ne croyaient pas être Maliens le sont aujourd’hui. Par contre, le diplomate Touré n’a pas manqué d’étaler les faiblesses dudit accord qui, selon lui, sont le manque de programmation des résultats, des objectifs et le manque de consensus autour de l’accord.

A noter que l’enquête s’est déroulée du 25 novembre au 06 décembre 2016 sur un échantillon global de 2142 personnes enquêtées. Les enquêtés sont âgés de 18 ans ou plus et répartis dans l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit.  35 enquêteurs et 11 superviseurs ont été mis à contribution pour réaliser Mali-Mètre 8. «Mali-Mètre » est un sondage d’opinion développé par la Friedrich-Ebert-Stiftung, dans le but d’appréhender les perceptions des Maliennes et des Maliens sur des thématiques d’actualité.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain

Conseil des ministres du mercredi 22 mars : Tous les DFM sont limogés, le DG de CENOU relevé

Si ce n’est pas le début de la croisade contre la corruption clamée par les autorités, ça lui ressemble. Ainsi peut-on comprendre les graves décisions prises par le Conseil des ministres ordinaire tenu hier. En effet réuni à Koulouba sous la présidence du Président de la République, le Conseil des ministres a pris, entre autres décisions, l’abrogation des décrets de nomination de tous les directeurs des finances et de matériels (DFM) des départements ministériels et le limogeage du Directeur général (DG) du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

Si la première décision a surpris plus d’un, la dernière elle était plutôt attendue par les observateurs de la vie politique. On peut dire qu’elle est en rapport direct avec l’affaire des cars usés livrés au CENOU par un opérateur économique malien. Une affaire qui a d’ailleurs défrayé la chronique et dont plusieurs journaux de la place ont fait leur chou gras. En effet c’est la presse qui a éventé cette magouille qui n’a pas manqué de rebondissements.

Conséquences : la Commission de réception a récusé les cars de l’opérateur économique, un certain Aly Traoré, connu pour des situations pareilles (nous y reviendrons). Ce richissime homme d’affaires, au lieu de faire profil bas suite à cette déconvenue, a choisi de se répandre en répliques dans la presse. A ses dépens.

Une chose est cependant sûre : ces vieux cars sont toujours dans la cour du Complexe universitaire de Kabala. Il est prié d’aller les ramasser et chercher un autre preneur. On s’attendait aussi à ce que des têtes tombent à la suite de cette rocambolesque affaire. La première a été celle du  DG du CENOU, Allaye Ba. Etait-il le principal et le seul fautif ? On peut en douter. Mais en tant que chef, il paie pour les autres, en attendant leur tour.

Le limogeage de tous les DFM a provoqué un séisme dans les départements ministériels et dans les milieux des operateurs économiques, notamment ceux de la santé, de l’éducation et des finances. Les DFM eux-mêmes, sont perturbés. Leurs collaborateurs et autres profiteurs sont déboussolés. Cette décision du Conseil des ministres est intervenue après une demande expresse du ministre de l’Economie et des Finances. Boubou Cissé entend ainsi assumer pleinement ses prérogatives de nomination de tous les DFM qu’un récent décret lui a conféré.

Selon des sources absolument crédibles, le ministre Boubou Cissé introduira dès le prochain Conseil des ministres une liste de nomination de nouveaux DFM. Il nous est revenu que cette liste est déjà prête et que d’éventuelles interventions et pressions ne serviront à rien.

Une bonne partie des DFM actuels ne sera point reconduite, d’autres vont permuter. Alors, la ruée chez les marabouts et les féticheurs peut commencer. Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres.

A suivre

Chahana Takiou

Source: 22 Septembre

 

Le Directeur général d’EDM SA face à la presse : « Le but n’est pas d’humilier quelqu’un, mais de maintenir EDM-SA débout »

Le Directeur général d’EDM SA face à la presse : « Le but n’est pas d’humilier quelqu’un, mais de maintenir EDM-SA débout »

« Tous les clients sont égaux et chacun doit s’acquitter de ses factures »

En vue d’informer l’opinion nationale et internationale sur les nouvelles stratégies élaborées par la direction d’EDM SA, le directeur général, Dramane Coulibaly, a animé un point de presse hier mercredi 22 mars 2017 dans la salle de conférence de la direction générale dudit service. Au cours de la rencontre, il a prévenu que le vaste recouvrement qu’a entamé sa structure est loin d’être une campagne contre quelqu’un.

Cette conférence d’information entre dans le cadre des nouvelles orientations que la direction générale de l’énergie du Mali s’est assignée dans le but de satisfaire les besoins de sa clientèle. Parmi ces stratégies, le recouvrement des arriérés de factures pour que l’énergie du Mali puisse fonctionner normalement.

Selon le directeur, Dramane Coulibaly, il y a des missions principales qui sont assignées à la direction générale. Il s’agit entre autres missions, d’assurer la continuité du service public d’électricité, étendre le réseau électrique à de nouveaux abonnés, renforcer les capacités de production et les échanges d’énergie. A en croire le directeur, pour la réussite de cette mission, les plus hautes autorités du Mali demandent l’implication et l’engagement de tout le personnel d’EDM SA. Ainsi, dans le but de relever les défis de cette mission, la direction a élaboré dix orientations stratégiques que sont : le renforcement du contrôle et de la lutte contre la fraude et les déviances, le dimensionnement des investissements par la planification stratégique, le développement des ressources humaines par une meilleure répartition des tâches, la gestion de carrière, de la  reconnaissance du mérite et de la discipline, la gestion optimale des approvisionnements, des patrimoines et des stocks, le renforcement des systèmes d’information et de gestion des données, la réduction des tensions de trésorerie et des risques fiscaux, l’amélioration substantielle du niveau des recouvrements, la maîtrise et le suivi-évaluation des engagements financiers de la société, l’accroissement des capacités de production propres et les échanges d’énergie, l’optimisation des techniques de distribution et modernisation du réseau.

Au cours de ce point de presse, le directeur général, M. Coulibaly a affirmé que le vaste recouvrement qu’a entamé sa structure est loin d’être une campagne contre quelqu’un. « EDM SA est une société commerciale qui distribue de l’électricité aux clients et au retour, ceux-ci doivent s’acquitter de leur facture pour la bonne marche de la société. Le but n’est pas d’humilier quelqu’un, mais de faire en sorte de maintenir EDM SA debout. A l’énergie du Mali, tous les clients sont égaux, c’est pour cette raison que chacun doit s’acquitter de ses factures afin de mieux contribuer au fonctionnement, à la distribution et à la performance financière de la société », a-t-il mis en garde.

Parlant de la coupure de la nuit du mardi au mercredi indépendante de sa volonté, le directeur a présenté ses excuses à tous les clients d’EDM SA pour les désagréments.

Le premier responsable de l’EDM SA a invité tous les clients à une bonne gestion de l’électricité surtout en cette période de chaleur. Un autre point important abordé par le directeur général c’est l’amélioration des relations avec les clients à travers l’information. C’est dans ce sens, rassure-t-il, que des outils de communication sont en train d’être mis en place afin que chaque client privé d’électricité puisse connaître les raisons.

Drissa Togola

 Le challenger

Paix et sécurité au Mali :Bamako, la capitale du parlement de la CEDEAO

La réunion délocalisée de la commission mixte Affaire politique, paix et sécurité du parlement de la CEDEAO a commencé le 21 mars dernier à l’hôtel Salam de Bamako sous la présidence du président de l’Assemblée nationale Issiaka Sidibé, en présence de Moustapha Cissé Lo, président de la commission parlementaire de la CEDEAO.

Cette réunion de cinq jours (du 21 au 25 mars) est organisée par le Parlement de la CEDEAO en collaboration avec l’Assemblée nationale du Mali et la Fondation Frederich Ebert sur le thème « Paix, sécurité : les défis de la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest : cas du Mali ». L’objectif principal de la réunion est d’offrir l’opportunité aux députés membres de la Commission mixte de s’imprégner davantage des enjeux liés au terrorisme dans l’espace CEDEAO, afin de faire des recommandations utiles au Parlement dans le sens de son implication dans la mise en œuvre des politiques et stratégies communautaires destinées à relever les défis sécuritaires en particulier la lutte contre le terrorisme.

Yaya Sangaré, coordinateur des députés CEDEAO du Mali et co-président de la commission mixte, a souhaité la bienvenue à ses collègues de la CEDEAO.

Selon Moustapha Cissé Lo, cette réunion permettra aux députés de s’approprier de l’arsenal  juridique international et régional de lutte contre le terrorisme. Elle leur permettra  de se familiariser avec les mesures prises et/ou en cours en vue de juguler le terrorisme dans la région, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la CEDEAO pour la lutte contre le terrorisme. « Le terrorisme se nourrit des misères de l’ignorance et de la pauvreté de la masse », a déclaré  Aboudou Touré Chéaka le représentant de la CEDEAO au Mali.

Le ministre des affaires étrangères et de l’intégration et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a dans un discours fleuve, fait la genèse de la crise malienne. Il a reconnu que la coopération des pays voisins pour la résolution de la crise malienne a permis au Mali de recouvrer progressivement son territoire. Au nom du Président de la République, il a remercié la CEDEAO pour l’effort consenti pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix. L’occasion était bonne pour le ministre des affaires étrangères d’évoquer que l’armée malienne a besoin d’être dotée en armement et en ressources humaines pour lutter efficacement contre le terrorisme qui développe une économie criminelle. Pour ce faire, il faut une coopération politique internationale et sous-régionale. 

Le président de l’Assemblée nationale du Mali, Issiaka Sidibé, a remercié la commission parlementaire de la CEDEAO pour le choix porté sur le Mali. Une occasion pour lui de rappeler que le Mali n’oubliera jamais le sang versé des militaires des autres pays dans la mission de recouvrement de notre territoire. C’est ainsi qu’il dira que la réconciliation restera l’un des défis à relever.

Pendant cinq jours, les participants échangeront sur un mécanisme d’intervention pertinent permettant au Parlement d’apporter une contribution efficiente dans la mise en œuvre de la stratégie de la CEDEAO pour la lutte contre le terrorisme et faire, à cet effet, des recommandations au Parlement lors de sa prochaine session.

 

Modibo L. Fofana

 

 

Conférence d’entente nationale ou conférence de discorde nationale ?

Le Conseil extraordinaire des Ministres du samedi 18 mars 2017 a décidé que la conférence d’entente nationale aura lieu à Bamako du 27 mars au 02 avril prochain à Bamako. Plus de 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora sont attendus pour échanger autour de trois grands thèmes : la paix, l’unité et la réconciliation nationale. Prévue dans l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, cette importante rencontre vise entre autres à instaurer un débat approfondi et inclusif entre toutes les composantes de la nation sur les causes profondes du conflit qui a affaibli le pays depuis 2012, de discuter des questions relatives à l’Azawad, à l’approbation d’une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation, les aspects de la mise en œuvre de l’accord, les autorités intérimaires.

La date retenue par le gouvernement ne fait pas l’unanimité. Déjà, l’opposition démocratique et républicaine avait formulé de sérieuses réserves sur la tenue de cette rencontre. La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, deux groupes armés signataires de l’Accord s’élèvent contre « l’impréparation et la précipitation » autour de l’organisation de cette rencontre. Les groupes armés déclarent avoir obtenu une concession du gouvernement qui consiste à prolonger la durée de la conférence et surtout les modalités de son organisation. Jusque là, aucune communication gouvernementale. Toujours est-il que la conférence s’ouvre ce 27 mars au Palais de la Culture de Bamako. Le gouvernement a-t-il cédé sous la pression des groupes armés ? Ceux-ci participeront-ils finalement à cette conférence ? Quelle sera la position de l’opposition politique démocratique et républicaine ?  Difficile d’y répondre. A ce rythme, la conférence d’entente nationale pourra devenir la conférence de discorde nationale. A l’arrivée, la montagne risque d’accoucher d’une souris.  Espérons que les uns et les autres reviendront à de meilleurs sentiments dans l’intérêt supérieur de la nation. Mais les récriminations par rapport à la tenue de la conférence d’entente nationale interpellent les plus hautes autorités du Mali qui se sont engagées dans une véritable course contre la montre en mettant plusieurs marmites sur le feu. Et pourtant au préalable il faut s’assurer de pouvoir les surveiller, voire les maîtriser.

La semaine retenue pour ces assises sera forcement celle au cours de laquelle le Parlement examinera en plénière le Projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992 puisque la session extraordinaire ouverte depuis le 11 mars doit prendre fin avant le 3 avril, date d’ouverture de la session d’avril. C’était au cours de cette même semaine que le gouvernement se proposait d’organiser la biennale artistique et culturelle finalement reportée. Cet enchevêtrement de calendrier dénote sans doute de l’absence de réflexion stratégique au sommet de l’Etat et donne raison à tous ceux qui pensent que la gouvernance est caractérisée depuis 2013 par un pilotage à vue.

Dans le contexte actuel, le gouvernement devrait éviter le forcing. Le climat social est très tendu avec des grèves qui paralysent les secteurs de la santé et de l’éducation. Cela a des conséquences insoupçonnées sur l’état d’esprit des populations qui laissent éclater leur colère à travers des actes comme le recours fréquent à la justice populaire. Des informations faisant état de la volonté de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) d’empêcher les cours dans les écoles privées font planer des menaces sur la paix sociale.

Il ne faut pas se voiler la face. L’accalmie précaire qui prévaut sur le terrain politique est trompeuse et cache mal les clivages entre une majorité en panne et une opposition moelle, dispersée, voire minée par une querelle de leadership. L’examen du projet de loi portant révision de la constitution par l’Assemblée nationale ne manquera pas de soulever d’autres tensions dans les prochains jours. La situation sécuritaire au nord et au centre est loin d’être maitrisée. Régulièrement, les forces armées de défense et de sécurité sont endeuillées. Le gouvernement est aujourd’hui seul face aux problèmes de la nation et risque de s’écrouler sous le poids des préoccupations soulevées çà et là.

 Chaka Doumbia

Le challenger

 

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 22 mars 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 mars 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de texte ;

- procédé à une nomination ;

- et entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE :

Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de Petit calibre.

La recrudescence des conflits armés et la proximité des zones de conflits ont fortement contribué à alimenter la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre sur l’ensemble du territoire national.

Cette situation constitue une menace réelle pour la paix, la sécurité des personnes et de leurs biens et justifie le renforcement des actions de lutte contre le phénomène.

La création du Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de Petit calibre entre dans ce cadre.

Créé sous la forme d’un service rattaché, le Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de Petit calibre a pour mission la conception et la mise en œuvre des orientations et des stratégies de lutte contre la prolifération des armes légères.

Il est également chargé de la définition des plans opérationnels en rapport avec les autres services techniques de l’Etat chargés des questions de sécurité.

Le Secrétariat permanent comporte une unité de sensibilisation, une unité des opérations de sécurité et des représentations aux niveaux régional, local et communal.

L’adoption des présents projets de texte contribuera au renforcement du cadre juridique et institutionnel de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION INTERNATIONALE ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE :

Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Djeddah (Arabie Saoudite), le 2 février 2017 entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de Développement (BID), en vue du financement du Projet d’Energie solaire pour le Développement rural au Mali.

Dans le cadre du financement du Projet d’Energie solaire pour le Développement rural au Mali, la Banque islamique de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 15 millions de dollars US, soit 9 milliards 267 millions 900 mille francs CFA.

Le Projet vise à accroitre les capacités du Mali dans le domaine de l’électrification des zones rurales en créant un modèle durable qui permet de fournir de l’électricité à moindre coût pour les populations de ces zones.

Il vise également le développement des capacités à travers l’approche génétique inverse.

Le Projet couvre environ 35 mille habitants répartis entre 24 villages de la Région de Ségou.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la sélection de consultants pour les services d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage du Programme d’Appui au Développement sanitaire et social, Phase II de la Région de Mopti.

Le marché relatif à la sélection de consultants pour les services d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage du Programme d’Appui au Développement sanitaire et social, Phase II de la Région de Mopti est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali
et le Groupement AEDES-SANTE SUD pour un montant toutes taxes comprises d’un milliard 203 millions 48 mille 167 virgule 76 francs CFA et un délai d’exécution de 4 ans.

Le Programme vise à améliorer, sur la période 2015-2020, la santé maternelle, infanto-juvénile et les services de planification familiale dans la Région de Mopti.

Les prestations du Groupement AEDES-SANTE SUD porteront, notamment, sur l’appui-conseil aux structures bénéficiaires, la coordination, la gestion, les réformes à entreprendre en matière de couverture maladie universelle et la prise en compte du genre.

Le financement du marché sera assuré par l’Agence française de Développement.

AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES DE L’ETAT ET DES AFFAIRES FONCIERES :

Sur le rapport du ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction nationale du Cadastre ;

2. Des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction nationale des Domaines :

La Direction nationale des Domaines et du Cadastre est créée par l’ordonnance du 29 septembre 2000 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale relative aux domaines, au cadastre et au foncier et d’assurer la coordination et le suivi de la mise en œuvre de cette politique.

L’évaluation de la mise en œuvre des missions de cette Direction a révélé des lacunes dont l’insuffisance de la prise en compte des questions cadastrales.

Les présents projets de texte visent à corriger ces lacunes et créent une direction nationale du cadastre et une direction nationale des domaines.

La Direction nationale du Cadastre est chargée, notamment, d’assurer le contrôle des travaux topographiques relatifs au foncier et de participer au processus d’immatriculation des domaines public et privé immobiliers de l’Etat, des collectivités territoriales et des particuliers.

Elle est également chargée d’établir et de mettre à jour les plans et la base de données cadastrales, de déterminer la valeur vénale et locative des immeubles bâtis ou non et de fixer les valeurs de fonds de commerce et des concessions en matière d’indemnités d’expropriation.

La Direction nationale des Domaines, quant à elle, a pour missions, entre autres, l’acquisition, la conservation, la gestion et la cession des biens domaniaux, la réalisation des études pour l’amélioration des recettes domaniales et foncières.

Elle est également chargée de recouvrer au profit de l’Etat et, le cas échéant des collectivités territoriales, les recettes domaniales et les droits et taxes liés au foncier dont l’administration ne relève pas d’un autre service d’assiette.

L’adoption des présents projets de texte contribuera au renforcement du cadre de gestion et de sécurisation des données foncières à travers, notamment, la protection des domaines public et privé, la mise en valeur efficiente des parcelles de terrain, la mise à jour des documents de planification urbaine et d’aménagement du territoire et l’élargissement de l’assiette des impôts et taxes.

AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE :

Sur le rapport du ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction nationale des Sports et de l’Education physique.

La Direction nationale des Sports et de l’Education physique est créée par la loi du 13 janvier 1997 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de sport et d’éducation physique et de veiller à la mise en œuvre de ladite politique.

L’adoption du présent projet de décret vise à doter, pour les cinq prochaines années, la Direction nationale des Sports et de l’Education physique en personnel nécessaire pour la mise en œuvre de ses missions.

Elle participe de la mise en œuvre de la Politique nationale de Développement du Sport, adoptée en février 2016.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante :

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE (Commissariat à la Sécurité Alimentaire) :

- Directeur National des Projets du Programme Alimentaire Mondial :
✓ Monsieur Sadio KOUYATE dit SOUMANO, Ingénieur des Eaux et Forêts.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE :

Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a entendu une communication écrite relative à la note conceptuelle sur la création des « Nouveaux Villages Agricoles au Mali ».

Le nouveau village Agricole est un espace géographique contenant, notamment, des infrastructures de développement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la foresterie, de l’agro-industrie et des équipements socio-économiques de base.

Le Programme, objet de la présente communication, a pour objectif d’améliorer la productivité et la compétitivité Agricoles avec l’ambition de diversifier, d’intensifier et de moderniser les systèmes de production en assurant leur connexion avec les autres secteurs et en tenant compte de la dimension environnementale dans le contexte du changement climatique.

Il porte sur la création d’au moins 20 nouveaux villages Agricoles dans les zones à fort potentiel aménageable du pays, notamment, Office du Niger, Moyen Bani, Sélingué-Sankarani, Lac Faguibine, Taoussa, Manantali, Térékolé, Kolominé, Lac Magui et Sourou.

La création des nouveaux villages Agricoles contribuera à la modernisation de l’Agriculture malienne en apportant des réponses à certains contraintes et défis des secteurs Agricoles, notamment, la dépendance aux aléas climatiques, la fluctuation des prix et l’instabilité des revenus.

Le Programme permettra la réalisation de 3 mille logements économiques, l’aménagement de 60 mille hectares et la création de 3 mille emplois directs et 21 milleemplois indirects.

Le Programme de création des nouveaux villages Agricoles sera financé par l’Etat, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé.

Sa réalisation participe de la mise en œuvre de la Politique nationale de Développement Agricole.

Bamako, le 22 mars 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

Commune urbaine de Yanfolila : le Rpm et ses alliés plient bagage

Trois mois après les élections communales du 20 novembre 2016, un contentieux électoral opposait la liste commune du Rpm et ses alliés à celle de l’alliance Fare et Urd dans la commune urbaine de Yanfolila. Le verdict est tombé : la section administrative de la cour suprême de Bamako a validé la victoire de la liste de l’alliance Fare et Urd. C’était le jeudi 16 mars 2017.

L’alliance Fare et Urd est désormais dans ses droits. Elle remporte la mairie de la commune urbaine de Yanfolila. Pour rappel, aux élections communales du 20 novembre 2016, le Rassemblement pour le Mali (Rpm et Barica) et ses  alliés Adema Pasj, Codem, Psp, Mpr, Um-RDA, ADP-Maliba ont constitué une liste commune qui était en compétition avec celle des partis Fare et Urd. À la proclamation des résultats, la liste commune des Fare et Urd s’était classée en première position avec 8 conseillers communaux contre 7 conseillers pour le parti au pouvoir Rpm et ses alliés Adema Pasj, Codem, Um-RDA.

Le Rpm et ses alliés vont alors planifier une cabale contre les gagnants dans le but d’empêcher les Fare et l’Urd d’accéder à la tête de la commune urbaine de Yanfolila. Il faut préciser que c’est l’Adema qui a attiré l’attention du Rpm sur le cas d’une candidate Rpm «qui aurait été assesseure dans un bureau», précisément le bureau  A7 de Yanfolila. Dans le but de faire basculer la victoire de leur côté, ils ont porté plainte contre la liste Fare-Urd pour demander à la section administrative de la Cour suprême d’annuler les voies du bureau A7, objet de vives contestations entre les deux tendances.

En réussissant ce pari, le Rpm et l’Adema allaient se trouver en tête en termes de pourcentage de conseillers et de voies, et détiendraient ainsi le maire de la commune urbaine de Yanfolila. En effet, ce qui est marrant dans cette histoire, ladite plainte a été formulée par le Rpm et l’Adema contre les Fare et Urd sans que ceux-ci ne sachent réellement ce qui se passait dans les couloirs de la Cour suprême à Bamako.

Dans un premier temps, la Cour suprême a approuvé l’annulation des voies du bureau A7. Mais la liste Fare et Urd a interjeté appel pour arbitraire. Dans son verdict du jeudi 16 mars 2017, la section administrative de la Cour suprême a validé la victoire de la liste Fare-Urd. Pour la liste commune Fare-Urd, les choses ont été tirées au clair. D’autant que «être assesseur et candidat, aucun texte ne le interdit au Mali». Rappelons que le Rpm et ses alliés plient bagage après s’être auto-investis pendant trois mois.

Ousmane DIAKITE/ Stagiaire

Source: Le Reporter

Gouverneur de Kidal : Hassane Ag Fagaga prête serment ce jeudi à Bamako ?

Hassane Ag Fagaga, le nouveau président de l’autorité intérimaire régionale de Kidal, voulait prêter serment le jeudi 16 mars 2017 à Bamako. La grande salle du gouvernorat du district de Bamako avait été préparée à cet effet. La cérémonie devrait avoir lieu en présence du ministre de l’Administration territoriale. Pourquoi Bamako et non la ville de Kidal ? Les conditions sécuritaires ne lui permettent pas de prêter serment à Kidal, même si la Cma a validé son choix. En plus, il y a d'autres protagonistes à Kidal qui ne sont pas d'accord. Que vaut alors cette autorité intérimaire si elle est contestée à Kidal même ? Fahad Ag Almahamoud de la Plateforme, en réponse à cette prestation de serment, écrit sur Tweeter que «si l’Autorité Intérimaire de Kidal prend service à Bamako, il faut aussi s’attendre à ce que les patrouilles mixtes de Kidal aient lieu à Bamako». À signaler que c’est le 28 février dernier que l’autorité intérimaire de Kidal a été installée après plusieurs mois de négociations et de reports. Le nouveau gouverneur de Kidal Ichrach Ag Mohamed a prêté serment à Gao.

Le Reporter

BUREAU DU MOUVEMENT DES JEUNES DE L’ADEMA/PASJ : Pourquoi Ben Maouloud, 1er adjoint au Maire de Gao, est candidat ?

Pour ce candidat au poste de président du bureau du mouvement des jeunes de l’Adema/Pasj, cet acte est nécessaire. Il s’agit d’avoir l’onction et la bénédiction de sa section de Gao avant tout engagement important sur la scène politique. C’est après avoir sacrifié à cet acte qu’il se dit prêt à briguer le poste de président de la jeunesse de son parti.

Les militants d’hier et ceux d’aujourd’hui ont donc besoin d’être formés, trempés dans la vision idéologique du parti afin qu’à l’heure du retour aux affaires, les comportements changent aussi bien dans nos rapports avec les caisses de l’Etat qu’au plan social. Sans ce changement, sans cet effort pour traduire en fait l’idéal socialiste prôné par l’actuel directoire du parti, tout ce travail sera vain.         
« Je suis candidat pour ramener la réconciliation et la paix au sein de notre parti. Certes jeune, mais je suis pétri de compétences et d’expérience. C’est pourquoi, je demande aux camarades de soutenir ma candidature pour une paix inclusive de tous les militantes et militants de notre grand parti. Mon programme placé sous le signe du renouveau, de la modernisation et du rajeunissement, et de la restructuration de l’Adema par son éclatement en trois (03) branches de la jeunesse : la jeunesse urbaine, la jeunesse rurale et la jeunesse estudiantine et scolaire. Cette forte résolution qui induit un important changement dans l’organisation des Jeunes vise à leur assurer un encadrement de proximité qui tient compte de leur condition personnelle ».

Il n’échappe à personne en effet que la jeunesse urbaine qui comprend les jeunes cadres, les jeunes diplômés résidant dans les villes n’ont pas en partage les mêmes préoccupations et les mêmes attentes que les jeunes qui sont dans nos villages, ni avec ceux que poursuivent encore leurs études à la recherche d’un diplôme leur permettant d’accéder à un premier emploi. C’est pour répondre, dit-il, à la nécessité d’apporter un encadrement idoine à chaque jeune selon ces centres d’intérêts, ces ambitions et son milieu que cette nouvelle structuration de la jeunesse sera mise en place.         

« Je veux prendre l’engagement solennel d’accomplir ma mission avec détermination, dévouement et abnégation pour mobiliser la majorité des jeunes maliens autour de l’Adema/Pasj. Je suis candidat pour ramener la réconciliation et la paix au sein de notre famille politique. Je suis certes jeune, mais pétri de compétences et d’expérience. C’est pourquoi, je demande aux camarades des différentes sections de soutenir ma candidature pour une paix inclusive au sein de notre parti ».

 

‘’Il ne faut pas avoir peur du changement’’

Le premier adjoint au maire de Gao se veut un rassembleur. « Je ne suis pas un novice et je ne suis pas non plus coché par aucune personnalité du Comité exécutif. Je veux juste mettre la somme de mes expériences au service de mon parti. Je ne suis ni le candidat du Nord ni du Sud, encore moins celui de l’Ouest ou du Centre. Je suis candidat tout court du parti. Je suis candidat pour faire bouger les choses au sein de la jeunesse, surtout celle en milieu rural et universitaire. Oui, il faudra inculquer à cette frange des militants de notre parti le leadership. Et je suis candidat pour que la jeunesse Adema soit forte au niveau national. Je tiens à rappeler que, nourri pleinement à la mamelle de l’Adema/Pasj, structure de paix, je ne peux que semer la concorde et la cohésion entre les Maliens en général, et en particulier entre les militants du Pasj ».

L’heure est venue, selon Ben Maouloud, de garantir un climat de quiétude et de respect mutuel entre nos aînés et nous. « Mon combat sera l'expression de l'éveil de la jeunesse. Je lance d'abord un appel à nos aînés. En politique, il y a ce qu'on appelle la chaîne de générations. Un jeune n'est pas candidat contre un aîné. Mais un jeune peut être candidat sur les conseils d'un aîné. Très souvent, à un certain âge, les gens peuvent sentir le besoin de former, d'orienter par rapport au débat de demain ou alors pour léguer une conviction politique à leur parti ou à leur communauté ; c'est dans ce sens que la formation des jeunes, leur responsabilisation est importante. Il ne faut pas avoir peur du changement. Aujourd'hui, vous allez voir que les décisions qui vont être prises au plan national et au niveau du parti vont compter pour les dix (10) ou quinze (15) ans à venir ; donc elles vont impacter sur les jeunes. Et si cette jeunesse n'est pas impliquée aujourd'hui, dans dix (10) ou quinze (15) ans, elle ne sera pas préparée à faire face aux défis qui vont se présenter à elle. Que nos aînés nous comprennent, et qu'ils comprennent le bien-fondé de ce que nous souhaitons. C'est pour le parti et non pour des privilèges individuels ».

Pour lui, aucun effort ne sera de trop pour servir son parti. « Je suis opérateur économique, je ne suis pas en train de rechercher un privilège particulier en voulant être président de la jeunesse Adema. Et si mes camarades me désavouent, ce serait un honneur d'avoir essayé de servir mon parti. Ma préoccupation, comme celle de tous les jeunes, n'est pas d'avoir raison aujourd'hui, mais d'avoir raison demain. Mais cette raison ne sera utile à tous que si elle est comptabilisée comme source de victoire ».

Ben Maouloud

1er adjoint au Maire de Gao, militant de la 1ère heure

Candidat au poste de président du bureau des jeunes de l’Adema

mali24

Grèves-crise financière-insécurité : Le Mali s’enfonce dans le malaise

Le Mali vit les pires moments de son existence. Mal gouvernance, situation sécuritaire chaotique, crise financière sans précédent, le pays connait actuellement des foyers allumés et ravivés à cause de la mauvaise gestion de celui-là même à qui les Maliens ont accordé leur suffrage à plus de 77%. La forte demande sociale, manifestée à travers une cascade de préavis de grèves et de grèves, est l’expression d’un malaise profond qui existe partout dans le pays. Au même moment, l’insécurité gagne du terrain. Une situation dramatique, chapotée par une mauvaise gouvernance endémique avec son lot de scandales financiers. Et face à cette triste réalité, le régime, faute de vision, n’a plus de remèdes aux maux du Mali.

Le Mali va de plus en plus Mali. Une réalité patente. Aujourd’hui, les Maliens lambda sont déboussolés par la situation qui prévaut dans leur pays. « Personne ne sait où va le pays », se lamente un vieil homme, D. Tangara, nostalgique des années d’avant 2012. « Ce beau Mali qui faisait notre fierté en tout simplement en ruine, du fait du comportement de ses dirigeants », soutient-il. Ce sentiment exprimé par Tangara est celui de la quasi-totalité des Maliens, spécifiquement des travailleurs qui multiplient les actions de désapprobation à l’adresse du pouvoir, et réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Justice, santé, éducation…tous ces secteurs, à travers leurs syndicats, connaissent des tensions. Et face au laxisme de l’Etat, la grève est semble-t-il devenue la seule arme des syndicalistes. Ainsi, depuis des mois, le pays vit au rythme des débrayages. Ainsi, depuis le 9 mars dernier, les structures sanitaires (hôpitaux, centre de santé)  sont paralysés, suite  au mot d’ordre de grève illimitée du syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) et celui de la fédération des syndicats de la santé et de l’action sociale (FESYSAM). Dans les hôpitaux, le mouvement  est fortement ressenti par les populations qui ne savent plus à quel  saint se vouer. Et les gouvernants, souciés de leur seul confort, font la sourde oreille face à des syndicalistes déterminés à mener leur action (la grève) jusqu’au bout.

Au même moment, des milliers de scolaires sont dans la rue ou à la maison à cause de la grève  de 9 jours (lundi 13 au jeudi 23 mars 2017) décrétée par six syndicats de l’enseignement  fondamentale et du secondaire : syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (Syldef), syndicat national de l’éducation de base (Syneb), syndicat national des enseignants de secondaire de l’Etat et des collectivités (Synesec), syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités (Synefct), fédération nationale de l’éducation de la recherche et de la culture (Fenarec), et le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (Sypesco). Ces syndicats revendiquent l’adoption d’un statut autonome de l’enseignant ; l’harmonisation des salaires des enseignants maliens sur ceux de la sous-région ; l’augmentation de l’indemnité spéciale de responsabilité pour les enseignants des catégories A, B et C ; la régularisation de la situation administrative et financière des camarades sortants de l’EN Sup (nouvelle formule) au même titre que ceux de l’ENI et de l’IPR-IFRA ; et la conformité de la relecture de l’Arrêté 3282 du 11 août 2016 avec les recommandations de la lettre de protestation des différents syndicats. Ce bloc de syndicats menace, en outre, de retenir les notes si le procès-verbal de conciliation du 8 janvier 2017 n’est pas appliqué par le gouvernement.

L’enseignement supérieur n’est pas épargné. Le Snesup a aussi enclenché, le mardi 14 mars dernier, une grève de 72 heures. Cette grève dite « d’avertissement » intervient après une précédente (de 48h) observée la semaine dernière.

Le Snesup interpelle le gouvernement sur le non-respect de ses engagements ainsi que la recrudescence de la violence dans l’espace universitaire.

Il existe actuellement un véritable problème entre le gouvernement, qui prend des engagements à tout vent, et ses partenaires sociaux. Les engagements et les promesses sont, sans doute, le sport favori du régime en place qui avait aussi promis la fin de la crise au nord du Mali.

En effet, les Maliens ont découvert dans les premiers actes de « l’Homme de la situation » des signes évidents de rupture entre son discours électoraliste et la réalité. Au-delà de toutes les promesses irréalisables pendant la campagne électorale, IBK avait « juré » de « bâtir un nouvel Etat » avec une « méthode, des moyens et des outils ».

Au lieu de ça, le peuple découvre un régime corrompu avec des scandales à gogo, des voyages princiers à l’étranger, une armée affaiblie et moins équipée, une méthode de gouvernance qui met la famille et les affidés au centre de la gestion des affaires publiques, une insécurité grandissante et l’éloignement de tout espoir de paix.

 L’insécurité avec ses morts

Aujourd’hui, le mandat d’Ibrahim Boubacar Kéïta s’annonce comme étant la période la plus sanglante de l’histoire du Mali. Depuis son arrivée à la tête du pays, en septembre 2013, les années se succèdent, plus meurtrières les unes que les autres. La nation n’en finit pas de compter ses morts après les drames du Radisson, de Nampala, du Byblos, de La Terrasse et bien d’autres actes isolés de meurtre et d’assassinat.Si le nord du Mali était la principale préoccupation de la situation sécuritaire, aujourd’hui le centre des soucis s’est déplacé vers le centre, la région de Mopti, à laquelle il faut associer celle de Ségou et Sikasso. En effet, l’année 2017 a déjà fait entre 100 et 200 victimes, civiles et militaires, selon certaines sources. De l’hécatombe de l’attentat à la voiture piégée du MOC de Gao le 18 janvier, à l’attaque de la foire de Fafa le 13 mars, les Maliens perdent la vie à un rythme infernal.

En 2013 et 2014, des centaines de Maliens ont perdu la vie à cause de la grave situation sécuritaire qui sévit dans le pays depuis 2012. L’année 2015 a connu de grands attentats terroristes à l’image de la Terrasse (6 morts) et du Radisson Blu (22 morts) à Bamako et du Byblos (13 morts) à Sévaré-Mopti. 2016 a vécu avec son lot d’attentats à la roquette, de pose de mines, d’attaques armées, d’embuscades, d’assassinats ciblés, d’exécutions sommaires etc.

Déjà en 2017, il y a eu plus de 200 morts en l’espace de deux mois et demi.

 

Où est la « tolérance zéro » ?

Aussi,  le président de la République n’a posé aucun grand chantier et/ou d’acte de développement en trois ans. La faute ? Sans conteste, à sa mauvaise gouvernance, corollaire d’une gestion criblée de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du Mali. De l’avion présidentiel aux 1000 tracteurs, en passant par le contrat d’armement et les engrais frelatés, tous les scandales dégagent une forte odeur de corruption et de détournements de grande envergure. Or, dans son projet « Le Mali d’abord », le candidat IBK avait promis la « Tolérance zéro » en matière de corruption et de vol de deniers publics.

La généralisation de la corruption a pour effet de freiner le développement global du Mali. Conséquence : le peuple malien est dans un état de dénuement généralisé. Plus que jamais, le quotidien et le devenir des Maliens sont compromis. Le mode de gestion des affaires publiques a instauré un marasme économique et une crise financière sans précédent. Parce que les ressources financières qui auraient dû être injectées dans le développement du pays et la gestion du quotidien des Maliens ont été allouées à des fins de privilèges présidentiels.

De 2013 à nos jours, le président et son gouvernement ont essuyé de sévères critiques relatives à la mauvaise gestion des ressources publiques. L’opposition politique, des associations et même le Fonds monétaire international (FMI) ont mis le doigt sur plusieurs scandales de surfacturation et de corruption. Ces scandales largement connus n’ont, jusqu’ici, fait l’objet d’aucune sanction.

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L'Aube

 

Financement bancaire des entreprises au Mali : Plus de 2204 milliards de crédit octroyés en 2016

Il est dominé par le court terme et concerne en majorité les secteurs du commerce, des hydrocarbures, de l’industrie manufacturière, des transports, de la télécommunication et de l’immobilier.

« Le financement bancaire des entreprises au Mali : Défis et Opportunités ». La thématique a fait l’objet d’une discussion très intéressante entre les médias et les banquiers à la faveur de la 7ème édition de la rencontre annuelle des Banques et Etablissement Financiers du Mali et les Organisations professionnelles de la presse. Qui s’est tenue du vendredi 17 au samedi 18 mars dernier à Ségou au bord du Djoliba, sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé. Comme tous les ans, la rencontre a mobilisé tous les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Mali et les patrons de presse (écrite et audiovisuelle) autour de la table. Outre le thème principal évoqué dessus, hommes de média et autorités bancaires ont également échangé sur deux autres sujets de préoccupation commune. Il s’agit de la communication d’entreprise ainsi que le rapport d’évaluation des précédentes éditions des journées de concertation Banque-Presse.

Il apparaît dans l’exposé présenté par le directeur général de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA), Babaly Ba et son chef de service exploitation, Mamadou Dia, que le financement des entreprises maliennes par les banques a beaucoup progressé ces cinq (5) dernières années (2012-2016). Ce qui se traduit par une progression notoire du volume de crédits accordés aux entreprises. Celui-ci est passé de 1 174,690 milliards FCFA en 2012 à 2 204,741 milliards FCFA en 2016. Avec des périodes de contraction, notamment en 2013 et 2014. Pendant ces deux années, les crédits se sont fortement enrhumés, impactant le mouvement des crédits qui se sont faiblement élevés. 1 346,288 milliards FCFA en 2013 et 1 568,564 milliards FCFA en 2015. La croissance n’a réellement repris qu’à partir de 2015 avec 1 863,936 milliards FCFA. La crise sociopolitique qui a fortement secoué notre pays était passée par là. Mais, le dynamisme de nos acteurs économiques est tel que, très vite la croissance a repris et avec elle, les crédits dans le but de financer les activités. En 2016, ils se sont hissés à plus de 2 204,741 milliards FCFA, soit une hausse annuelle moyenne de 22% contre une progression annuelle moyenne du PIB estimé autour de 5,5%.

Le secteur primaire, l’éternel oublié du fait des aléas climatiques et environnementaux

Seulement l’effet d’entrainement de ce volume de crédit attendu sur le reste de l’économie peut difficilement produit des résultats espérés. Au motif que la majorité, soit les 60% des crédits accordés ont été employés dans les courts termes, notamment les secteurs du négoce, les hydrocarbures, l’industrie manufacturière, les transports, la télécommunication et l’immobilier. Le secteur productif, notamment primaire (agriculture, élevage et la pêche) a été le parent pauvre de cette mobilisation. Durant les 5 années, les crédits à court terme, qui représente les 60% des crédits octroyés, ont progressé de 81,4%, selon Babaly Ba et son collègue Mamadou Dia.

Les crédits à moyen terme ont eux aussi progressé de 111% durant la même période. Cette augmentation s’explique par les crédits d’investissement mis en place en faveur des clients évoluant dans les secteurs de l’agro-industrie, les bâtiments et travaux publics et de l’industrie des boissons. Quant à la hausse des crédits à long termes, ils ont progressé de 93% durant la même période. Cette embellie se justifie par la mise en place des crédits d’investissement pour financer l’installation d’une cimenterie au Mali.

Il ressort donc de ce tableau que le secteur d’activité qui a reçu l’essentiel du financement demeure celui du commerce général, qui représente entre 41 et 45% des crédits mobilisés. Le secteur secondaire et tertiaire, regroupant : les industries manufacturières, l’électricité, l’eau, le gaz, les transports, les télécommunications, les assurances, les affaires immobilières et services arrive en seconde position de mobilisation de crédits avec 6,1 à 13%. C’est le secteur primaire (l’agriculture, la sylviculture, la pêche) et l’industrie extractive (secondaire) qui ont été les grands oubliés. La faiblesse de la mobilisation des crédits en faveur du secteur primaire s’explique par les aléas, notamment climatiques et environnementaux, auxquels celui-ci fait face.

 

Les défis à relever

Nonobstant la poussée, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, rappelle Babaly Ba et son collègue. Selon eux, le secteur bancaire croupisse dans des difficultés, notamment le non remboursement des créances. Qui apparaît comme un des défis le plus crucial qui hante le microcosme bancaire au Mali. Outre cette difficulté, les banques souffrent également de la faiblesse constatée dans l’élaboration des plans d’affaires habituellement désignés « business plan » et la mauvaise qualité des états financiers souvent présentés à elles.

Selon les présentateurs, la qualité de celui-ci ne permet pas d’apprécier la pertinence et la crédibilité de l’entreprise en général et sa capacité de remboursement.

Elles souffrent aussi des insuffisances constatées dans la gestion et la gouvernance des entreprises. La confusion du patrimoine avec l’utilisation des recettes de l’entreprise à des fins privées et l’absence d’un plan de succession pour la continuité de l’entreprise sont les plus souvent récurrentes. Il faut signaler aussi l’absence d’encadrement par les spécialistes pour renforcer leurs capacités afin d’améliorer la qualité du management ainsi que le niveau professionnalisme.

La plus grosse difficulté des banques réside dans l’importance des créances en souffrance. Au cours des 5 dernières années, les impayés relevés sur les crédits accordés à la clientèle se chiffraient en décembre 2016 (en montant nominal) à plus de 380,8 milliards FCFA soit une hausse de 47,7% ou 15% par rapport à son niveau de 2015 et de 46% par rapport à celui de décembre 2014. Sur la même période, les créances en souffrance en valeur relative se chiffraient à 15,5 milliards FCFA.

Pour donc empêcher les banques de s’effondrer sous le poids des impayés, les autorités monétaires de notre Union monétaire à travers la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont décidé de réagir en trois temps. Les dispositions prises ont donc permis la création des Centrales de risques, des incidents de paiement et le Bureau d’information sur le crédit avec Crédit info-velo. Ce dernier né des instruments de veille, consiste à recueillir le consentement préalable des clients afin de communiquer et de partager ses engagements bancaires avec les confrères banquiers de la place. Il permet d’éviter le surendettement des clients et de protéger le système bancaire contre les clients mauvais payeurs et indélicats. Parallèlement, il permet aux bons payeurs de bénéficier de la souplesse dans leur relation avec les banques.

Les deux précédents remplissent à peu près, les mêmes fonctions de veille. Le premier outil permet à une banque d’accéder à des informations relatives aux engagements d’un client à financer à travers un document consolidé mis à la disposition des banques mensuellement par la BCEAO. Le second est relatif à une centrale d’enregistrement de chèques sans provision. Ladite centrale permet de sanctionner les clients récidivistes pouvant aller jusqu’à une interdiction de chéquiers.

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions

M.A. Diakité

Source: Le Pouce

 

Conférence d’entente nationale : La CMA et la Plateforme dénoncent la « démarche unilatérale du gouvernement »

La Conférence d’entente nationale, prévue par l’article 5 de l’Accord pour la Paix et le Réconciliation au Mali, aura lieu du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako, selon le communiqué du Conseil des ministres extraordinaire tenu le samedi dernier. A peine le calendrier fixé par le gouvernement malien, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ont, ensemble, dénoncé, le dimanche 19 mars, la démarche solitaire du gouvernement. « Cette date a été fixée unilatéralement par le gouvernement, sans accord préalable des autres parties », déplorent, dans leur communiqué conjoint, les deux groupes armés. Selon la CMA et la Plateforme, elles « n'ont malheureusement pas été associées à la rédaction des TDR ni à la réflexion menée en amont par la partie gouvernementale…».

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme ont, le dimanche dernier, dans une correspondance adressée au Président du Comité de Suivi de l’Accord, réagi à la décision du gouvernement malien de tenir la Conférence d’entente nationale du 28 mars au 2 avril 2017. « La CMA et la Plateforme ont été informées il y a quelques jours de la volonté du gouvernement d'organiser la Conférence d'Entente Nationale en date du 27 mars 2017. Cette date a été fixée unilatéralement par le gouvernement, sans accord préalable des autres parties », indiquent le document signé par Harouna Toureh, au nom de la Plateforme, et de Sidi Brahim Ould Sidatt de la CMA.

Selon les responsables de ces deux groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, la CMA et la Plateforme n'ont malheureusement pas été associées à la rédaction des TDR ni à la réflexion menée en amont par la partie gouvernementale. « Ce n'est que très récemment que des TDR nous ont été remis et que nous avons pu, faisant diligence, apporter une très modeste contribution par le biais de quelques observations. », précise le communiqué conjoint des deux groupes armés.

Plus grave sans doute, indiquent les groupes armés, « à cette date, les Autorités Intérimaires n'ont pas encore pu être mises en place au niveau des régions de Tombouctou et de Taoudeni, le cantonnement n’est qu’à ses prémisses et la sécurité n’est nulle part assurée. En dehors de Gao, les patrouilles mixtes du MOC n’ont pu être déployées et produire les effets attendus, le redéploiement d'une armée reconstituée, telle que prévue dans l'Accord, reste une perspective lointaine, les réfugiés attendent que ces Autorités Intérimaires soient à même de leur assurer un minimum de sécurité et qu'elles puissent faire le nécessaire pour assurer la viabilisation des sites afin de permettre d'envisager un retour qui soit définitif. »

La désunion plutôt que la concorde nationale

Selon la CMA et la Plateforme, dans le cadre des préparatifs de la Conférence d’entente nationale, des concertations timides ont bien été initiées ici et là, mais de façon unilatérale, et sans toucher l'ensemble des régions concernées. «  A titre d'exemple la région de Kidal n'a pas été concernée par cette démarche. La problématique de l'Azawad, qui aurait du être discutée comme prévu dans l'Accord, n'a été à aucun moment abordée avec les populations concernées », signalent les responsables des groupes armés.

« Ces circonstances nous semblent donc être de nature à hypothéquer gravement le succès de la Conférence d'Entente Nationale. A cette date sa tenue consacrerait d'avantage la désunion, qui partout menace nos efforts d'apaisement, plutôt qu'elle ne consacrerait le retour à la concorde nationale », ajoutent le document.

Et les groupes armés de se poser les questions suivantes : Comment, dans ces conditions, aboutir d'ici sept jours à une conférence nationale où cette diversité puisse se refléter ? Comment aboutir à la rédaction d'une charte qui participe à transformer en profondeur la société et permettre d'impulser les réformes politiques, économiques, administratives, culturelles tant attendues ?

Les groupes armés demandent au gouvernement de consacrer la « journée » du 27 mars au « seul lancement du processus et non à sa conclusion. »

Sur décision gouvernementale, la Conférence d’entente nationale se tiendra du 27 mars au 02 avril 2017 à Bamako. 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora, selon le communiqué du Conseil des ministres, prendront part à la rencontre organisée autour de trois grands thèmes : la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

Le communiqué du Conseil précise qu’au préalable, Baba Akib, le président de la Commission préparatoire a « rencontré les signataires de l’Accord de Paix, les Présidents des Institutions de la République et des Autorités administratives indépendantes, les anciens Premiers ministres, les organisations et associations confessionnelles, les partis politiques, les organisations syndicales, les notabilités, les groupements de femmes et de jeunes, la diaspora, la MINUSMA et le Comité de Suivi de l’Accord. »

Madiassa Kaba Diakité

Source: Lerepublicainmali

 

Présidentielle 2018 : Un grand mouvement lance une pétition pour imposer la candidature de Dioncounda Traoré

L’autre d’une candidature interne de l’Adema-Pasj pour la présidentielle de 2018 se dessine. Dans une lettre ouverte adressée au professeur Dioncounda Traoré, ancien président de la transition, un mouvement dénommé Le Rassemblement (courant politique au sein de l’Adema Pasj) semobilise pour, d’une part, convaincre le Pr. Dioncounda Traoré à accepter d’être candidat à la candidature du Parti en respectant la volonté populaire des signataires, et d’autre part de contribuer au choix et à l’élection du Pr Dioncounda Traoré comme le candidat du Parti à l’élection du Président de la République en 2018.

 

Lisez plutôt l’intégralité de la lettre ouverte

 

LETTRE OUVERTE à l’endroit du Pr Dioncouda TRAORE, L’INVITANT A SE PORTER candidat du Parti pour les élections  Présidentielles de 2018

 

L’élection présidentielle est un évènement majeur pour un Homme et un le Peuple souverain. Elle est un moment privilégiée de convergence des forces patriotiques et Républicaine au tour d’objectifs ou du projet de société en vue de mobiliser les citoyens et citoyennes.

 

En effet, selon l’esprit de nos textes statutaires, tout membre du Parti a le droit de se porter candidat ou de proposer un candidat aux différentes investitures du parti.

 

Nous, militants, militantes, sympathisants, et citoyens maliens, nous mobilisons pour, d’une part, convaincre le Pr. Dioncounda TRAORE à accepter d’être candidat à la candidature du Parti en respectant la volonté populaire des signataires, et d’autre part de contribuer au choix et à l’élection du Pr Dioncounda TRAORE comme le candidat du Parti à l’élection du Président de la République en 2018.

 

Ce projet vient offrir l’opportunité au rassemblement en tant que courant politique au sein de l’Adema PASJ, et au-delà, de réfléchir et d’agir sur un sujet qui touche le bien-être des populations, des militants, militantes en l’occurrence les femmes et les jeunes.

 

C’est ainsi qu’à l’issu de ce projet et face aux besoins de sortir un candidat du parti, le rassemblement a engagé des actions de diagnostic et de concertations entre militants ; militantes et citoyens afin d’identifier les problématiques liées à une candidature interne, rassembleur et crédible.

Notons que c’est en guise de réponses en cette problématique que le rassemblement a initié une stratégie de pétition auprès des populations, des militants et militantes à la base.

 

Cette initiative a pour but de convaincre le Pr. Dioncounda TRAORE à accepter d’être candidat à la candidature du parti à l’élection Présidentielle de 2018.

 

 

Qui est l’homme et quels sont ses atouts :

 

Le Pr. Dioncounda TRAORE est un citoyen modèle ayant été :

 

-          Ancien président par Intérim du Mali ;

-          Ancien président de l’assemblée Nationale ;

-          Ancien vice-président de l’Adema PASJ ;

-          Ancien président de l’Adema PASJ ;

-          Anciens Ministres de la république ;

 

C’est fort de ces atouts et conscient de la stabilité de notre  pays qui passe par le choix d’un homme d’Etat de son envergure et qui puisse rassembler le maximum de parti politique, de la société civile et de citoyens:

-          Saluant encore une fois la disponibilité du Pr Dioncounda TRAORE pour le Parti et pour le Mali ;

-          En appelle aux maliens, aux militantes et militants que vous êtes pour :

.Recueillir vos signatures en vue de convaincre le Pr. Dioncounda TRAORE à accepter d’être candidat à la candidature du Parti,

.Renforcer le parti Adema-PASJ en tenant de ses valeurs fondatrices et/ou créer au besoin une organisation susceptible de porter haut les idéaux de la présente pétition ;

 

Aussi, nous demandons nos sincères remerciements aux militants et le peuple malien pour leur appui multiforme ayant permis l’aboutissement de ce processus.

 

Fait à Bamako le 05 mars 2017

Le Rassemblement


mali24

 

Liste des membres de la pétition :

 

Prénoms et Noms

Localité

Région

Contacts

Emargements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence d’entente nationale : C’est du 27 mars au 02 avril prochain

Tenue le 18 mars dernier au palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta, la session extraordinaire du conseil des ministres a fixé la date de la conférence d’entente nationale du 27 mars au 02 avril 2017.

C’est le lendemain de l’anniversaire de la révolution du 26 mars 1991 qui a été retenu par le conseil extraordinaire des ministres pour le démarrage des travaux de la conférence d’entente nationale. Plus de 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora sont attendus à Bamako pour échanger autour de trois grands thèmes : la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

L’annonce de cette date intervient après la tenue des concertations régionales qui ont concerné les régions de l’intérieur et le district Bamako. Ces concertations ont permis à la commission préparatoire de la conférence d’entente nationale de recueillir les propositions, recommandations et  suggestions des populations. « Le Président de la Commission préparatoire a notamment rencontré les signataires de l’Accord de Paix, les Présidents des Institutions de la République et des autorités administratives indépendantes, les anciens Premiers ministres, les organisations et associations confessionnelles, les partis politiques, les organisations syndicales, les notabilités, les groupements de femmes et de jeunes, la diaspora, la MINUSMA et le Comité de Suivi de l’Accord. Ces consultations ont révélé une large adhésion des forces vives de la nation à la tenue de la Conférence d’Entente nationale qui sera organisée autour de trois grands thèmes : la paix, l’unité et la réconciliation nationale », peut-on lire dans le communiqué du conseil extraordinaire des ministres.

Prévue dans l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger,cette importante rencontre vise entre autres à instaurer un débat approfondi et inclusif entre toutes les composantes de la nation sur les causes profondes du conflit qui a affaibli le pays depuis 2012, de discuter des questions relatives à l’Azawad, à l’approbation d’une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation, les aspects de la mise en œuvre de l’accord, les autorités intérimaires.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an, le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, avait annoncé que la conférence d’entente nationale se tiendra ce mois de mars.

Récemment, l’opposition républicaine et démocratique avait, quant à elle, formulé dans une déclaration, des réserves sur la pertinence d’une telle rencontre en cette période. Ce qui laisse planer de sérieux doutes sur la participation de l’opposition dirigée par l’honorable Soumaïla Cissé. L’ancien Premier ministre, Zoumana Sacko, avait non seulement refusé de répondre à l’invitation du Président de la commission préparatoire de la conférence d’entente nationale, Baba Hakib Haïdara, mais aussi rejeté l’idée d’organisation de cette conférence.

Daouda T. Konaté

Le Challenger

La Banque mondiale annonce un engagement record de 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Ces financements permettront d’accroître les investissements et d’atténuer les risques auxquels est confronté le secteur privé, afin d’accélérer la croissance et le développement du continent.

BADEN BADEN, Allemagne, le 19 mars 2017— Après avoir rencontré les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques centrales, Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années. Il s’est ensuite envolé pour une visite de trois jours au Rwanda et en Tanzanie où il entend renouveler le soutien de son institution au continent.

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.

Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.

« Cela nous offre une occasion unique de modifier la trajectoire de développement des pays de la région », a souligné Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale. « Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles ».

Ces ressources de l’IDA seront déterminantes pour éliminer les obstacles qui empêchent la région d’atteindre son plein potentiel. La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Elle servira à lutter contre les conflits, les situations de fragilité et de violences et à aider les pays à être plus résilients en temps de crise. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

 

« Ce financement aidera les pays africains à soutenir leur croissance, à offrir davantage d’opportunités à leurs citoyens et à renforcer leur résilience aux chocs et aux crises », précise le président Kim.

 

L’IDA versera l’essentiel des 45 milliards attendus via des programmes dans chacun des pays. Elle mobilisera aussi des mécanismes de financement spéciaux pour fournir des ressources importantes aux initiatives régionales et aux projets novateurs, en faveur des réfugiés et des populations d’accueil, ou encore pour soutenir le redressement d’un pays après une crise. L’IDA lancera également un nouveau mécanisme de financement pour le secteur privé, afin de remédier au manque de capitaux et rassurer les investisseurs. Ce mécanisme viendra s’ajouter aux instruments dont disposent l’IFC et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), branche du Groupe de la Banque mondiale qui offre des garanties contre les risques politiques et assure les investissements. Il encouragera des projets d’investissements pertinents en atténuant les facteurs de risques, et en fournissant des financements mixtes et des prêts en devises locales.

 

Échelonné de juillet 2017 à juin 2020, ce financement soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la BIRD. L’IFC soutiendra avant tout les investissements du secteur privé dans les infrastructures, les marchés financiers et l’agro-industrie. Elle intensifiera également son action auprès des États fragiles ou affectés par des conflits, et augmentera ses investissements dans la lutte contre le changement climatique.

 

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables. 

 

L’IDA déploiera ce financement exceptionnel en s’appuyant sur les 448 projets actuellement mis en œuvre en Afrique, pour un engagement total de 50 milliards de dollars. Cela comprendra notamment une enveloppe financière de 1,6 milliard de dollars pour lutter contre la famine qui frappe ou menace actuellement des pays d’Afrique subsaharienne et d’autres régions.

Source: Banque mondiale

Mamadou Diarrassouba du RPM à San : ‘‘IBK sera candidat en 2018… C’est Dieu qui donne le pouvoir à qui Il veut et… ’’

Présents à San (région de Ségou) ce dimanche 18 mars, les responsables du parti RPM sont revenus sur leur déclaration selon laquelle le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, sera candidat aux élections présidentielles de 2018. Cette déclaration, les responsables du parti présidentiel l’avaient faite dans le passé et elle avait suscité  un large débat.  

A San, c’est l’honorable Mamadou Diarrassouba   au nom du bureau politique national du RPM   est revenu sur les déclaration qu’il avait faite  en février dernier dans son  Massigui natal, cercle de Dioïla : ‘‘Camarades membres de la section  de San, je voudrais vous informer et dire ici que le camarade Ibrahim Boubacar Keita sera le candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM)) en 2018 pour achever ses chantiers ouverts au grand bonheur des maliens », a dit le secrétaire à l’organisation du parti présidentiel. Ce, dit-il, au nom  du bureau national qui largement représenté à cette rencontre. Pour la circonstance ils  étaient présents  Bokary Tréta président du parti des tisserands, et beaucoup d’autres  cadres.

 

A l’honorable Mamadou Diarrassouba de poursuivre sur la même question : ‘‘Camarades, Dieu donne le pouvoir à qui Il veut, Il le lui retire quand il veut.’, a-t-il dit lors cette rencontre à San ; rencontre au cours de laquelle le parti présidentiel, a-t-on appris, a enregistré plusieurs adhésions.

‘‘Ce qui s’est passé aux élections communales est une parenthèse, vous n’avez plus droit à l’erreur’’, a aussi déclaré l’honorable Diarrassouba  avant d’appeler les  militants du RPM à serrer les rangs pour les prochaines élections régionales.

Dily Kane

Mali24

Communiqué du Conseil extraordinaire des Ministres du 18 mars 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session extraordinaire, le samedi 18 mars 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Au titre de la Présidence de la République, le Conseil des Ministres a entendu une communication du Président de la Commission préparatoire et Président de la Conférence d’Entente nationale sur l’état des préparatifs de ladite Conférence.

Cette communication a porté sur la restitution des travaux de la Commission préparatoire qui ont été mené de manière inclusive à travers l’organisation de consultations régionales et catégorielles.

Le Président de la Commission préparatoire a notamment rencontré les signataires de l’Accord de Paix, les Présidents des Institutions de la République et des Autorités administratives indépendantes, les anciens Premiers ministres, les organisations et associations confessionnelles, les partis politiques, les organisations syndicales, les notabilités, les groupements de femmes et de jeunes, la diaspora, la MINUSMA et le Comité de Suivi de l’Accord.

Ces consultations ont révélé une large adhésion des forces vives de la Nation à la tenue de la Conférence d’Entente nationale qui sera organisée autour de trois grands thèmes : la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

Conformément à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, la Conférence d’Entente nationale permettra d’approfondir les débats sur les causes profondes du conflit et d’élaborer une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale sur une base consensuelle.

La Conférence regroupera 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora.

A l’issue de sa délibération, le Conseil des Ministres a décidé de la tenue de la Conférence d’Entente nationale du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako.

Bamako, le 18 mars 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE

Chevalier de l’Ordre national

 

Mali: une importante cache d’armes mise au jour par Barkhane près de Kidal

Au Mali, une opération des forces françaises Barkhane vient de s’achever dans la région de Kidal. Les militaires ont mis la main sur un important arsenal de guerre qu’ils ont fait exploser sur place.

Après dix jours de fouilles intensives, les soldats du groupement tactique désert Korrigan ont mis à jour plusieurs caches d’armes dans la région de Kidal. Plus de quarante tubes lance-roquettes, 5 000 munitions et une demi-douzaine d’obus de mortiers ont été retrouvés. Les militaires français de l’opération Barkhane ont tout fait exploser sur place.

L’origine de cet arsenal n’est pas encore connue, mais Barkhane précise qu’« il y avait des armes et des munitions presque neuves et d’autres plus anciennes ». Des experts en balistique étudient cet armement pour essayer de déterminer sa provenance.

Près de 450 soldats et 110 véhicules blindés, appuyés par trois hélicoptères, se sont relayés pendant cette opération qui a aussi permis de neutraliser un dispositif de tir indirect au niveau de Tessalit. Une roquette de 122 mm montée sur une rampe de lancement improvisée déclenchable par téléphone et pointée en direction de la ville. Les tirs indirects, les mines et les engins explosifs improvisés sont les principaux dangers dans cette partie du Mali, aussi bien que pour les populations que les forces internationales.

 Par RFI Publié le 16-03-2017

 

Conséquences de la décision du ministre des sports : Les clubs maliens éliminés de la coupe CAF

La Fifa a suspendu la Fédération malienne de football (Femafoot), suite à la décision du ministre des sports Housseini Amion Guindo de dissoudre l’instance dirigeante de la fédération malienne de football. Cette suspension de la Femafoot par la Fifa vient d’avoir comme conséquence direct, la disqualification des clubs maliens par la CAF. Le Djoliba AC et les Onze Créateurs ne joueront plus les matchs retours de la coupe Caf.

Justice : Un grand coup de balai attendu aujourd’hu

Plusieurs départs dont celui du procureur général de la Cour d’appel, Mamadou Lamine Coulibaly, sont annoncés à l’issue de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature attendue aujourd’hui

Plusieurs magistrats de haut rang dont le procureur général de la Cour d’appel Mamadou Lamine Coulibaly pourraient quitter leur poste. Du moins c’est ce qui ressort de la proposition faite par le département de la Justice et des Droits de l’Homme au Conseil supérieur de la magistrature.

La réunion du Conseil supérieur de la magistrature se tiendra aujourd’hui, vendredi, sous la présidence du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita, président du Conseil.

Au cours de la réunion, il est prévu une vague de mutations dans la famille judicaire à travers le redéploiement du parquet, notamment des procureurs, substituts de procureur et juges de paix à compétence étendue qui vont changer de lieux d’affection.

Au total, plusieurs dizaines de magistrats pourraient être concernés par ces mutations. Au nombre desquels le procureur général de la Cour d’appel Mamadou Lamine Coulibaly annoncé comme partant. Au ministère de la Justice, on a confirmé un grand mouvement au sein de la magistrature dont on assure "vouloir engager le changement au profit du pays".

Il y a lieu de préciser que ces mutations ne sont que des propositions faites par le ministre de la Justice, garde des Sceaux. Il appartient au Conseil supérieur de la magistrature, présidée par le président de la République, de les valider ou d’apporter d’autres modifications.

Notons que le Conseil Supérieur de la magistrature désigne l’organe chargé par la Constitution d’assister le chef de l’Etat dans sa fonction de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire.

A ce titre, il est principalement chargé de la gestion de la carrière des magistrats. Il est dirigé par le président de la République. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux en est le vice-président.

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

Moussa Mara, leader politique : “Pour le Mali, la corruption est plus grave que le problème du Nord”

La session extraordinaire du conseil des ministres du 10 mars 2017 a examiné et adopté un projet de loi relatif à la révision de la Constitution du 25 février 1992. Et le lendemain, 11 mars, une session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été convoquée pour examiner ce projet. Comme, entre autres innovations, on note la création prochaine d’un Sénat qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’ancien Premier ministre et président du parti Yéléma (Changement/majorité) a donné au Le Reflet et à l’Agence Xinhua (Chine Nouvelle) son point de vue sur cette reforme et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite dont les membres ont été nommés par la même session extraordinaire du conseil des ministres.

 Le Reflet : Qu’est-ce qui, selon vous, justifie cette subite accélération du processus de la réforme constitutionnelle ?

Moussa Mara : Pour moi, c’est le rattrapage d’un grand retard et non une accélération. Il faut savoir que dans ma Déclaration de politique générale (DPG) d’avril 2014, j’annonçais déjà une réforme constitutionnelle en indiquant que cela interviendrait suffisamment tôt dans le mandat du chef d’Etat pour que le débat ne soit pas pollué par des arrière-pensées électoralistes.

Ensuite il y a eu la signature de l’Accord de paix avec un contenu qui nécessite la réforme de la Constitution et cela dans la période intérimaire qui devait s’achever en décembre 2016. En conséquence, il ne s’agit nullement d’accélération mais d’engager enfin un exercice utile pour notre démocratie et notre pays.

Le Reflet : Qu’est-ce qui justifie au fond cette réforme ?

 Moussa Mara : Comme le communiqué de la session extraordinaire du conseil des ministres le dit et comme le chef de l’Etat l’a annoncé plusieurs fois, il y a trois justifications essentielles.

Il y a d’abord la nécessité de moderniser notre texte fondamental qui date de plus de 25 ans. Ce que voulaient déjà faire les présidents Alpha Oumar Konaré (1992-2002) et Amadou Toumani Touré (2002-2012). N’oublions pas surtout qu’un referendum était prévu le 29 avril 2012 avant que le coup d’Etat du 22 mars 2012 ne vienne annuler le projet.

Secundo, il y a la nécessité de conformer nos Institutions avec les textes internationaux que notre pays a ratifiés, notamment les règles de l’Uémoa qui nous obligent à créer une Cour des comptes en lieu et place d’une simple section de la Cour suprême.

Il y a enfin la nécessité d’intégrer dans la Constitution des innovations préconisées par l’accord pour la paix et la réconciliation nationale pour amener une plus grande stabilité au Mali à travers l’amélioration de la représentativité de nos Institutions.

Le Reflet : Certains observateurs disent que le projet, tel que conçu, va au-delà de la correction des insuffisances constatées dans l’exercice démocratique ?

Moussa Mara : Attendons de le voir, ensuite prenons le temps d’apprécier chacune des innovations et leurs motivations et engageons un débat franc et constructif entre toutes les composantes du pays avant le vote prévu le 9 juillet 2017.

La presse est interpellée et doit jouer son rôle d’information de la population pour que chacun en sache et vote à son âme et conscience. A ce titre, on peut déplorer le peu de temps qu’on risque d’avoir, après le Parlement, pour débattre de ce texte majeur pour notre pays. Mais, si on utilise tous les ressorts de communication disponibles, on peut rattraper ce retard

Moussa Mara (G)

Le Reflet : Quelle est la part de ses insuffisances constatées dans la crise que le Mali traverse depuis janvier 2012 ?

Moussa Mara : On peut citer la représentativité de nos institutions qui justifie la création du Sénat. Déjà cette création était prévue dans le projet du président ATT (Amadou Toumani Touré) en 2012. Il s’agit de faire en sorte qu’une institution, notamment le Parlement, émanation du peuple, puisse représenter véritablement toutes les forces vives du pays et toutes les diversités qu’il comporte.

Certains acteurs du pays, du fait de leurs activités socioprofessionnelles ou simplement du fait de leurs rôles et responsabilités dans leurs terroirs, ne solliciteront pas le suffrage des populations à travers des élections pour exercer une fonction représentative. Pourtant, ils sont représentatifs et souvent plus représentatifs que de nombreux élus. Il s’agit d’offrir à ces acteurs la possibilité d’exercer des fonctions représentatives et de jouer des rôles de stabilisation du pays par le fait que de nombreux Maliens se reconnaitront en eux.

Le Reflet : Au moment où des pays africains se débarrassent du Sénat, une institution jugée inutile et budgétivore, le Mali veut instituer un Parlement bicaméral. Qu’en pensez-vous ?

Moussa Mara : Vous passez sous silence le fait que certains pays suppriment le Sénat certes, mais d’autres le créent également comme la Côte d’Ivoire. On peut comprendre ceux qui avancent les raisons budgétaires pour demander la suppression du Sénat. Mais, on ne mesure pas souvent l’impact d’une institution qu’après sa suppression. Si une institution coûte 10 milliards chaque année, mais qu’elle permet au pays d’échapper à des conflits ou des troubles qui pourraient coûter 1000 milliards, est-elle rentable ou pas ?

De nombreux acteurs de la rébellion au nord en sont souvent arrivés à s’engager dans cette aventure, car ils ne trouvaient pas de moyens institutionnels pour exercer de fonctions représentatives au Mali. Ne pouvant exercer un mandat d’élus, ils ont pris des armes pour se faire entendre et essayer de se faire une place au soleil. On peut sans doute les blâmer. Mais, essayer de comprendre les situations et les analyser de manière lucide permet également de prendre des mesures pour stabiliser le pays et le faire avancer.

Le Reflet : Le Sénat peut-il est un outil de vitalité pour une démocratie ?

Moussa Mara : Le Sénat peut avoir d’autres avantages en plus de ceux avancés précédemment. Il y a des compétences dans le pays et dans la diaspora qui peuvent être de très bons parlementaires et compléter les députés dans le processus législatif ou de contrôle de l’exécutif. Ceux-ci n’ont pas forcément les moyens de se faire élire députés. Le Sénat peut être l’occasion de leur faire jouer ce rôle. Les territoires seront représentés dans le Sénat d’où la suppression de l’actuel Haut conseil des collectivités. Ce qui améliore la représentativité du Parlement.

Le Reflet : Le conseil extraordinaire des ministres de vendredi dernier a aussi approuvé la nomination des  membres de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Est-ce que cette structure a sa raison d’être alors que nous avons la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca) et le Bureau du Vérificateur général dont les rapports ne sont que rarement suivis d’effet ?

Moussa Mara : Il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai demandé le 9 décembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption que cet Office, qui a été créé en 2014 quand j’étais Premier ministre, puisse entrer en fonction rapidement.

Cette structure est différente de toutes celles existantes, car elle est tournée exclusivement vers les patrons, les décideurs, les dépositaires de pouvoirs publics et ne vise qu’à traquer l’enrichissement illicite de ces derniers. Aucune autre structure n’a jamais eu cette ambition.

Si vous suivez la France, vous vous rendrez compte qu’il a créé en 2014 l’Autorité de transparence de la vie publique avec un parquet financier qui a mené l’enquête sur la dernière affaire concernant M. François Fillon. Nous devons évoluer vers une structure très forte qui se concentrera sur les chefs, car la corruption est d’abord et avant tout une question des chefs dans notre pays. Comme les Maliens sont sceptiques, quand on commencera à sanctionner les décideurs, on pourra parler véritablement de début de la vraie lutte contre la corruption.

C’est par exemple cette structure qui va recevoir les déclarations de patrimoine des responsables publics et vérifier leur exactitude. C’est déjà une bonne chose. Attendons donc de voir et prions pour que ses premiers responsables soient à la hauteur de cette tâche historique.

Le Reflet : Qu’est-ce que cet Office peut réellement apporter comme changement dans l’assainissement des finances publiques et l’amélioration de la gouvernance du pays ?

Moussa Mara : Si l’Office travaille conformément à l’esprit de ses textes créateurs, on ne tardera pas à voir son impact. C’est pourquoi j’ai demandé à ce qu’on la soutienne tous et qu’on prie pour que ses responsables soient à la hauteur de cette mission historique qui leur est confiée.

Je l’ai toujours dit, la corruption est plus grave pour notre pays que le problème du Nord. Elle est souvent à la base de la plupart de nos difficultés. Quand on décide de la combattre rigoureusement, c’est peut être un signe annonciateur de nouveaux jours pour le Mali.

Propos recueillis par

Moussa Bolly

Source: Le Reflet

Grève illimitée des agents de la santé : Une médiation pour une sortie honorable pour les deux parties

Des personnes de bonne volonté ont entamé une médiation pour décrisper la crise que traverse le secteur de la santé paralysée par la grève illimitée du syndicat national de la santé, de l’action social et de la promotion de la famille et de la fédération des syndicats de la santé.

Depuis le 09 mars dernier, le secteur de la santé est paralysé par la grève illimitée du syndicat national de la santé. Presque une semaine durant, les hôpitaux maliens refusent les malades abandonnés à leur triste sort, faute du personnel en grève. Face à cette situation extrêmement intenable en cette période de canicule, des personnes de bonnes volonté composées d’anciens syndicalistes déploient toute leur énergie auprès de deux parties (le syndicat et le gouvernement) non seulement pour mettre fin urgemment à cette grève illimitée aux conséquences ravageuses, mais aussi surtout avoir des issues honorables pour des deux parties.

Rappelons que le Mali est un pays de dialogue et de tolérance des valeurs cardinales léguées par nos anciens. Dans notre société, le dialogue social a toujours réussi là où le tribunal a échoué. Certes, les syndicalistes ont le droit de revendiquer mais en cette période de canicule, la grève illimitée est dévastatrice et transforme les hôpitaux en mouroirs. En ce que la majeure partie des patients n’ont pas les moyens d’aller se soigner dans les cliniques qui sont les seules recours en cette période de grève illimitée.

Dily Kane

mali24

Epidémie de grèves : Un malaise social profond

L’épidémie de grève qui sévit au Mali est loin d’être maîtrisée par l’équipe du Premier ministre Modibo Kéïta. La situation va de mal en pis. Des secteurs clés comme l’éducation, la santé, les affaires sociales, sont paralysés. La santé, les affaires sociales, la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille sont à l’arrêt depuis une semaine suite à une grève illimitée. En début de semaine, les syndicats des enseignants du fondamental et du secondaire ont cessé les cours pour 216 heures. Cela fait suite aux actions des promoteurs des écoles privées qui dénonçaient la non satisfaction de leurs doléances. Une menace sérieuse et réelle plane sur les évaluations du deuxième trimestre. On apprend aussi que le syndicat national de l’enseignement supérieur (Senesup) veut lancer un avertissement à travers une grève. L’année 2017 avait mal commencé avec la grève illimitée des magistrats qui a grippé la machine judiciaire pendant trois semaines.

A ce rythme, le gouvernement de Modibo Kéïta risque de s’écrouler sous le poids des revendications de ses partenaires sociaux. La démarche effectuée, il y a quelques semaines, par le ministre en charge de la fonction publique auprès des centrales syndicales, n’a pas permis de désamorcer cette bombe sociale  qui commence à exploser. La trêve sociale proposée par Mme Diarra Raky Talla n’a pas eu pour le moment l’assentiment des partenaires sociaux du gouvernement. La tendance est générale en Afrique avec des travailleurs qui réclament des améliorations de salaire et des conditions de travail.

Les partenaires sociaux ont l’impression que le gouvernement est dans le déni de la réalité et tente de jouer au dilatoire en optant pour une politique de fuite en avant. Ils estiment qu’une équipe gouvernementale qui s’illustre de plus en plus par des dépenses extravagantes et de prestige est mal placée pour donner des leçons d’austérité, voire de patriotisme aux autres. Pour eux, les ressources nationales ne sont pas équitablement réparties entre les différentes composantes de la nation. Et c’est une petite minorité qui jouit, use et abuse des deniers publics au détriment de l’écrasante majorité de la population. Ce sentiment général au sein de la société fait que tous les efforts entrepris par le gouvernement depuis 2013 pour rehausser le niveau de vie et de travail des agents de l’Etat sont relégués au second plan. Les syndicats ne céderont jamais aux intimidations et autres tapages médiatiques visant à les faire dévier de leur position initiale.

Il y a un véritable malaise social. Des militaires tombent de façon permanente sous les balles des terroristes. La situation est toujours critique. La poursuite des grèves dans les secteurs de l’éducation et de la santé met le gouvernement dans une position inconfortable. Surtout que l’école et les structures sanitaires publiques sont perçues comme celles des pauvres et des moins nantis. Les plus aisés d’entre nous envoient leurs progénitures dans des écoles privées les plus cotées de la place ou partent se faire soigner à l’extérieur. Il y a un risque d’embrassement. Des manifestations de jeunes scolaires sont à craindre si le statu quo continue à menacer l’année scolaire. Déjà, il y a quelques semaines, les élèves avaient manifesté pour une reprise des cours, arrêtés suite à une grève des enseignants des régions du nord du Mali.

Il faut que les plus hautes autorités du pays en l’occurrence le Premier ministre et le Président de la République prennent à bras le corps ces problèmes en  faisant des propositions concrètes dans un langage dépouillé de toute démagogie ou hypocrisie.

 Chaka Doumbia

Le challenger

 

Grève des enseignants : Le Ministre de l’Education Nationale s’explique

 

Dans une note d’information, le Ministre de l’Education Nationale, Kénékoué Barthélemy Togo, informe l’opinion nationale sur le point des négociations entre le Gouvernement et les Syndicats de l’éducation nationale signataires du 15 octobre 2016.

 

Dans le cadre de la gestion du préavis de grève de 216 heures, déposé par les syndicats signataires du 15 octobre 2016 (SYNESEC, SYNEB, SYLDEF, SYNEFCT, SYPESCO, FENAREC), le Ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions a mis en place une commission de conciliation suivant l’Arrêté n°2016-4810/MTFP-SG du 29 décembre 2016.

 

Les points de revendication contenus dans le préavis, au nombre de cinq (5), sont formulés comme suit : l’adoption d’un statut autonome de l’enseignant ; l’harmonisation des salaires des enseignants maliens sur ceux de la sous-région ; l’augmentation de l’indemnité spéciale de responsabilité pour les enseignants des catégories A, B et C ; la régularisation de la situation administrative et financière des camarades sortants de l’ENSup (nouvelle formule) au même titre que ceux de l’ENI et de l’IPR-IFRA ; la conformité de la relecture de l’Arrêté n°3282 du 11 août 2016 avec les recommandations de la lettre de protestation des différents syndicats. 

 

A l’issue des négociations, les deux parties ont convenu de la mise en place d’un cadre de concertation (Gouvernement, syndicats, société civile et conciliateurs) chargé d’examiner la question du statut des enseignants ainsi que les primes et indemnités allouées aux personnels enseignants en vue de soumettre au Gouvernement des propositions permettant de prendre une bonne décision.

 

La commission mise en place à cet effet par Décision n°2017-000686/MEN-SG du 8 février 2017 a tenu deux réunions au cours desquelles des divergences sont apparues entre les deux parties au sujet de la nature du statut.

 

En effet, les syndicats d’enseignants  revendiquent  l’adoption d’un statut autonome.

 

En réponse à cette revendication, la partie gouvernementale a avancé les arguments suivants :

 

  • la Constitution malienne du 25 février 1992, en déterminant le domaine de la loi en son Article 70, n’a pas prévu un statut autonome pour les enseignants. En effet, le statut des officiers ministériels (Notaires, Huissiers), le statut des professions juridiques et judiciaires, le statut du personnel des forces armées et de sécurité sont les seuls statuts autonomes prévus par la Constitution ;

  • la mise en œuvre de la politique de décentralisation, conformément à la Constitution, prévoit que la gestion des enseignants fonctionnaires des Collectivités Territoriales relève de la compétence des présidents des organes exécutifs desdites collectivités. En application du Décret n°2015-0678/P-RM du 20 octobre 2015 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités en matière d’éducation, l’enseignement fondamental relève de la commune, l’enseignement secondaire général relève du conseil de cercle et les enseignements technique, professionnel et normal reviennent au conseil régional. Ainsi, l’attribution d’un « Statut autonome » à ce personnel serait donc un recul de la politique de décentralisation ;

  • l’adoption d’un « Statut autonome » au profit des enseignants contribuerait à vider le statut général des fonctionnaires et le statut des fonctionnaires des Collectivités Territoriales.

    Le Gouvernement ne s’est jamais engagé à donner un statut autonome aux enseignants

    Aux arguments de la partie gouvernementale, les syndicats opposent les éléments suivants : un statut autonome leur avait été accordé  par le gouvernement en 1998 avant d’être abrogé en 2002 pendant que la Constitution était toujours en vigueur ; un statut autonome est accordé aux professeurs de l’enseignement supérieur, aux chercheurs, aux agents de la protection civile, aux agents de la police nationale et aux agents des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. 

    En réponse, la partie gouvernementale a fait observer que l’enseignement supérieur est un corps hiérarchisé et autonome dans tous les pays de la sous-région. Le Mali étant membre du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ne peut être en marge des dispositions prévues par cette organisation scientifique.

    Force est cependant de faire remarquer que le qualificatif de « Statut » a été la principale cause de l’échec des négociations du premier préavis déposé au mois de novembre 2016. Ainsi, dans la perspective des dernières négociations les deux parties ont convenu d’abandonner le qualificatif de « Statut » et de se référer aux conclusions des travaux du cadre de concertation ; ce qui a permis la signature d’un procès-verbal de conciliation dans lequel il est précisé que: « Le Gouvernement s’engage à donner un statut aux enseignants. Aucun aspect, dont la grille, ne sera occulté lors des travaux de la commission qui sera mise en place à cet effet au plus tard le 31 janvier 2017 ». Cette commission a pour mission de réfléchir  à tous les aspects liés au statut et de faire des propositions  aux  autorités compétentes.

    Après deux réunions de la commission, les syndicats ont conditionné la poursuite de leur participation aux travaux du cadre de concertation à l’adoption d’un « statut autonome ». Ainsi, pour traduire cette volonté, les syndicats ont déposé un préavis de grève allant du lundi 13 au jeudi 23 mars inclus, avec rétention de notes, cela en violation des dispositions relatives à la loi n°87-47/AN-RM du 10 aout 1987 relative à l’exercice du droit dans les services publics.  

    Contrairement aux arguments avancés par les syndicats lors de leur meeting d’information du jeudi 02 mars 2017,  le Gouvernement ne s’est jamais engagé à donner un statut autonome aux enseignants. Il a plutôt proposé de ramener les discussions d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel enseignant dans le cadre des statuts particuliers existants. Les syndicats n’ont pas adhéré à cette proposition.

    Enfin, il est important de signaler que deux des syndicats (le SYNEB et le SYPESCO), dans leurs préavis de grève respectifs du 18 avril 2016 et du 10 octobre 2016, ont demandé la relecture et l’amélioration des statuts particuliers existants, toutes choses qui confortent la proposition de la partie gouvernementale.

    Bamako, le 11/03/2017

     

 

Solidarité au Mali : Le parti ASMA offre 13 tonnes de vivres aux enfants militaires et femmes veuves du camp de Kati

Les femmes du parti  l’Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques (ASMA-CFP) ont fait un don  composés de 13 tonnes de vivres, des bidons d’hui et des cartons de savons aux veuves et enfants des militaires tombés sur le champ de l’honneur. C’était à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme, le samedi  10 mars dernier. La cérémonie qui s’est déroulé devant la mairie de Kati était placée sous la  présidence du président  du parti ASAMA-CFP, Soumeylou Boubeye Maïga. Il y avait aussi des invités  de marque comme Mme konté Fatoumata Doumbia de l'Adema, Oumou Sall maire de Goundam et également Choguel Kokalla Maiga du MPR, Housseini Amion Guindo de la Codem, Amadou Goita du PS Yelen koura.

Cette cérémonie organisée par les femmes de l’ASMA-CFP a mobilisé  en grand pompe les militants et sympathisants du parti de la ville du camp Soudiata et des femmes venant de tous les six communes du district de Bamako. Il s’agissait pour les femmes du parti de partager les moments de réflexions, de communion et d’échanges sur le thème « pour un Mali Fort dans la Paix et l’Harmonie ». La journée célébrée cette année sous l’autonomisation économique des femmes dans un monde en pleine évolution, selon la présente des femmes de l’ASMA-CFP,  Mme Kane Makoye Sissoko, renforcer l’autonomisation économique des femmes est une condition indispensable à l’instauration d’un développement durable et d’une croissance pro-pauvres et à la réalisation de tous les OMD.

A ses dires « il n’existe pas de solution miracle pour accroître l’autonomisation économique des femmes, y parvenir exige la mise en place de politiques judicieuses par les pouvoirs publics, l’adoption d’une approche globale et un engagement de longue haleine de la part de tous les acteurs du développement ».

C’est en ce sens Oumou Sall Seck, maire de Goudam, invité d’honneur à cette cérémonie, dans un exposé bien précis a expliqué aux femmes de l’ASMA l’importance de la paix, qui selon elle reste un thème fédérateur. Selon elle, les femmes ne doivent pas rester en marge de la recherche de la paix. Elles  doivent être plus présentes, plus visible et même arraché le leadership aux hommes parce que ce sont les femmes qui doivent amener la paix, pour elle et ses enfants.  Oumou Sall Seck, a indiqué que la femme doit éviter tout ce qui peut amener la division entre les communautés, entre les hommes  politiques,  entre les  leaders d’opinion, dans la famille. Dans ce partage d’expérience,  Mme Oumou Sall Seck a rappelé que toute sa vie est liée à l’histoire du Mali, de père peulh, de mère touareg et sonrhaï par adoption, elle résume la crise que le pays a connue d’une manière à une histoire parentale. Avant de déclarer que c’est en mettant en avant ses liens parentaux de part et d’autre, elle a pu obtenir avec d’autre aîné la libération de certains otages au niveau de Ber des mains de la CMA. 

Dans son intervention le  président du parti ASMA-CFP Soumeylou Bobèye Maïga, a salué la présence des partis amis à leurs côtés  à cette commémoration de la journée internationale  de la femme organisé par ces militantes. Il  a rendu un grand hommage à toutes les  femmes  du monde et plus particulièrement aux de son parti et celles de Kati, grâce auxquelles, l’ASMA-CFP s’est placée deuxième force  politique du cercle de Kati sa première participation aux élections communales. Soumeylou Boubèye Maïga, a déclaré que  pour honorer cette exploit, le parti a profiter de l’occasion pour faire un don d’environ 13 tonnes de vivres composés entre autre de riz, d’huiles, des pattes, de sucres et de savons à l’endroit des veuves et orphelins de guerres du camp militaire de Kati. D’après lui, la paix est une lutte de très longue haleine, ce n’est pas seulement l’absence de conflit, l’absence de querelle mais c’est aussi le fait que nous puissions travailler à amener l’harmonie dans la nation, à amener l’entente dans la nation, à construire le pays ensemble parce que on ne peut pas construire un pays dans la mésentente permanente, dans la dénonciation permanente. Donc c’est ça aussi la paix, que  nous devons tous travailler à aider nos autorités sur ce chantier, pour que nous puissions fêter le 8 mars prochain dans le nord du Mali.

La cérémonie a été agrémentée par les différentes prestations musicales du balafonniste, Dabara Junior et du jeune artiste Badri de Kati

C.S

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