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Afrique : "Le franc CFA est un outil de la servitude volontaire"

Le franc CFA nuirait au développement des pays africains qui l’utilisent, selon l’économiste et ancien ministre togolais Kako Nubukpo. Une opinion de plus en plus répandue sur le continent.

Utilisé depuis 1945 dans 14 États d’Afrique subsaharienne, le franc CFA a aujourd’hui de nombreux détracteurs sur le continent. Plusieurs dirigeants ou spécialistes, dont le président tchadien Idriss Déby Itno, voient dans cette monnaie, à parité fixe avec l’euro, un frein au développement.

La critique de l’ex-franc des colonies françaises d’Afrique, devenu aujourd’hui franc de la Communauté financière en Afrique pour la zone UEMOA (Afrique de l’Ouest) et franc de la Coopération financière en Afrique pour la Cemac (Afrique centrale) est au cœur du livre de Kako Nubukpo, "Sortir l’Afrique de la servitude monétaire". Invité sur le plateau de France 24, l’économiste et ancien ministre de la Prospective du Togo ne mâche pas ses mots sur ce qu’il qualifie "d’outil de la servitude volontaire".

Échanges très faibles

Selon lui, l’usage de cette monnaie, produite en France et garantie par le Trésor français, pose quatre problèmes principaux. Il constate d'abord que les échanges entre économies de la zone franc sont très faibles, à 15 % (contre 60 % pour l’Union européenne). Ensuite, qu’une monnaie arrimée à l’euro, et donc trop forte pour l’économie locale, empêche la compétitivité, car "elle agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations". Ainsi, en dehors du cas notable la Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial de cacao, "toutes les balances commerciales des économies de la zone franc sont déficitaires", affirme l’économiste.

De plus, les économies de la zone, où les banques rationnent les crédits et prêtent très peu, sinon avec des taux très élevés, souffrent de sous-financement chronique, ajoute-t-il, dénonçant les États qui ne se préoccupent pas suffisamment de croissance économique, préférant se concentrer sur la lutte contre l’inflation.

Kako Nubukpo surenchérit avec "l’absurdité" de l’existence de deux zones franc distinctes pour le franc CFA (UEMOA et Cemac), obligeant au changement de billets lors du passage d’une zone à l’autre.

D’autres acteurs, comme le mouvement panafricain "non au franc CFA", fustigent la monnaie et son principe de liberté de circulation des capitaux "qui facilitent le rapatriement des capitaux africains vers la Suisse et la France". Le président tchadien Idriss Déby Itno réclame de son côté que le franc CFA devienne une monnaie souveraine pour les États qui l’utilisent et donc indépendante du Trésor français. "Le franc CFA est certes un facteur d’intégration très important, mais nous n’avons pas la possibilité de placer ne serait-ce qu’une partie de nos ressources dans le circuit bancaire pour qu’elles génèrent des intérêts. Les sommes en jeu se chiffrent en dizaines de milliards", déclarait-il en février à Jeune Afrique, en opposition avec le président ivoirien Alassane Ouattara, qui loue cette devise et la garantie de stabilité qu’elle offre.

Démographie galopante

"Avoir une monnaie plus flexible pourrait permettre d’avoir des marges de manœuvre", défend Kako Nubukpo. De quoi apporter des solutions plus pérennes à une population jeune et dynamique qui "a besoin d’activité, de crédit et d’emploi".

Pour l'ancien ministre, "l’émergence de l’Afrique [doit passer] par la reconquête des instruments de sa souveraineté économique", libérée des critères de convergence imposés par le FMI et la Banque mondiale et de la "parité rigide avec l’euro".

Idriss Déby Itno rappelle dans un entretien au Monde que l'ancien président français François Hollande "était ouvert à une renégociation", qui ne peut avoir lieu qu'avec l'accord des quatorze pays de la zone CFA, "pour que le Trésor français ne nous gère plus".

Source: France24

Le premier satellite ghanéen vient d’entrer en service

Le premier satellite ghanéen, baptisé GhanaSat-1 ,est désormais opérationnel, rapporte le site spécialisé Techcrunch. Il servira à la surveillance des côtes ghanéennes ainsi qu'à la recherche scientifique.

Ce satellite, construit par une équipe d’ingénieurs ghanéens de l’université All Nation, basée à Koforidua, a été livré à la station spatiale internationale en juin, via une fusée SpaceX qui a décollé du Kennedy Space Center, aux États-Unis. Il a été mis sur orbite en juillet, à 420 km d’altitude, et vient d’entrer en service.

Selon Richard Damoah, un professeur ghanéen et assistant de recherche à la Nasa cité par Techcrunch, le satellite servira à assurer la surveillance des côtes ghanéennes. La technologie utilisée sera également enseignée dans certains cursus au lycée.

Un second projet dans les cartons

Si le président ghanéen Nana Akufo-Addo a applaudi le lancement du satellite et salué le travail de l’équipe, le projet n’a pas reçu de soutien officiel du gouvernement ghanéen. C’est l’agence spéciale japonaise Jaxa qui a fourni l’essentiel des ressources pour développer le satellite.

Selon Richard Damoah, le déploiement du GhanaSat-1 pourrait inciter le gouvernement ghanéen à allouer des ressources à un deuxième projet de satellite, coordonné par l’université All Nation et le Science Space and Technology Center. Il serait utilisé pour contrôler l’exploitation illégale des minerais ou la déforestation dans le pays.

Source: Jeune Afrique

50% des appuis budgétaire de l'UA sont d'origine non-africaine, déplore le ministre togolais des AE

Le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey a déploré le fait que 50% des appuis budgétaires de l'Union Africaine soient d'origine non-africaine.

"Le problème actuel, c'est que nous avons un financement qui fait honte à nous Africains. Près de 50% de nos financements viennent des bailleurs non-africains. Ce n'est pas normal quand on veut avoir son propre destin en mains, de se faire financer par les autres", a déploré lundi le ministre togolais, cité par le journal "Icilomé".

Il assiste aux côtés du chef de l'Etat et de la délégation togolaise à la 29ème session ordinaire de la conférence des chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA.

Cette "honte" dont parle le ministre Dussey semble avoir été décelée depuis; ce qui a valu des instructions au président rwandais Paul Kagamé d'organiser un certain nombre de réformes avec à l'affût la question de financement de l'organisation pan-africaine.

L'établissement d'une nouvelle taxe de 0,2% sur toute exportation vers le continent africain, devrait permettre de pourvoir dorénavant à 80% des besoins du financement de l'UA, selon un plan proposé par Kigali, quelques mois plus tôt.

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)

Source: Xinhua

 

La première dame du Zimbabwe encourage Mugabe à nommer un successeur

"Président, n'aie pas peur! Dis-nous quel est ton choix, quel cheval nous devons soutenir", a lancé Grace Mugabe dans un discours en anglais et en shona.

La première dame du Zimbabwe a révélé jeudi qu'elle encourageait son mari Robert Mugabe, âgé de 93 ans et à la tête du pays depuis 1980, à désigner un dauphin pour lui succéder lorsqu'il quittera le pouvoir.

"Je me fâche avec lui, je lui dis toujours +tu as un rôle, tu dois dire qui va prendre ta place quand tu partiras+", a déclaré Grace Mugabe à Harare devant la Ligue des femmes de la Zanu-PF, le parti au pouvoir.

"Président, n'aie pas peur! Dis-nous quel est ton choix, quel cheval nous devons soutenir", a-t-elle lancé dans un discours en anglais et en shona.

"La succession de Mugabe ne pourra pas se faire sans son engagement. Il a son mot à dire en tant que citoyen du pays", a encore estimé l'épouse du président, âgée de 52 ans.

La ZANU-PF est très divisée sur l'identité du successeur de Robert Mugabe, qui lui n'a encore jamais pris position officiellement sur le sujet.

Grace Mugabe fait partie des favoris pour lui succéder, mais le vice-président Emmerson Mnangagwa est également régulièrement cité.

La question n'est cependant pas encore d'actualité puisque Robert Mugabe, le plus vieux président en exercice de la planète, a décidé de se représenter aux élections de 2018. Il a même assuré l'an dernier vouloir gouverner jusqu'à ses 100 ans.

Il dirige d'une main de fer le Zimbabwe depuis l'indépendance du pays de la Grande-Bretagne en 1980.

Sous son régime autoritaire, le Zimbabwe s'est considérablement appauvri et traverse aujourd'hui une grave crise économique.

voaafrique.com Avec AFP

 

 

Adoption de la résolution 2364 : La France se félicite

La France se félicite de l'adoption de la résolution 2364  du conseil de sécurité des Nations unies renouvelant le mandat de la MINUSMA (29 juin 2017. Hier, à l'unanimité, de la résolution 2364 du conseil de sécurité des Nations unies, qui renouvelle le mandat de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Cette résolution confirme le mandat robuste que le conseil de sécurité a confié à la MINUSMA, en soutien du processus de paix. Elle renforce le soutien des casques bleus au redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes ainsi que la coopération entre les Casques bleus, la nouvelle Force conjointe du G5-Sahel et les forces françaises.

La France réaffirme son plein soutien à l'action de la MINUSMA en faveur de la paix et de la stabilisation du Mali et appelle tous les acteurs maliens à accélérer la mise en œuvre de l'accord de paix.

Source : Ambassade de France au Mali

 

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