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L’arriviste Moussa Tembiné lors des «Questions d’actualité» à l’Assemblée nationale : «Certains débats se font contre la majorité et contre ses intérêts»

 

Venus pour sortir le pays de la profonde crise, certains pensent qu’avec le président IBK et sa majorité de députés, l’heure est à la pratique politique politicienne, oubliant les réalités du moment. Sinon, les propos qu’il a tenus, Moussa Tembiné, qui se croit le meneur de la jeunesse malienne pour le compte du Rpm à travers le regroupement «An Te Son»,  se trompe d’époque et de combat. Lui qui est un mauvais produit de l’Aeem.

 

Il n’y a pas longtemps, Makan Camara sur Radio Klédu disait ceci : «Nous nous sommes battus pendant 13 ans pour être à l’ombre. Nous avons mérité notre place sous l’ombre et nous devrions en profiter». Précisons qu’il est membre de la jeunesse Rpm, même s’il est plus vieux que certains jeunes du gouvernement actuel. C’est pourquoi les propos de Moussa Tembiné ne nous surprennent guère, lui qui pense que c’est grâce à la majorité qu’il y a le débat démocratique à l’Assemblée nationale. Bien avant les députés de cette majorité d’IBK, l’Hémicycle a toujours été le temple des débats démocratiques. Et dire que les débats se font contre leur majorité, c’est ignorer complètement les réalités que vivent les Maliens.

 

«Ces débats se font contre la majorité et ses intérêts. Mais cela est sans surprise pour le peuple malien à qui cette majorité a promis transparence et loyauté». En tenant de tels propos, Moussa Tembiné fait-il la différence entre les intérêts des Maliens et ceux de la majorité présidentielle ? On est tenté de répondre par l’affirmative. Parler des problèmes d’insécurité, de pénurie de passeport et de carte d’identité, est-ce être contre les intérêts des députés de la majorité ?

 

Moussa Tembiné a raison, car pour lui, les intérêts des Maliens ne sont pas égaux. Quelle prétention ! À leurs intérêts. Dans ce cas, il ne doit pas parler de transparence et de loyauté. En ce qui concerne la sécurité qui est vieille et ancienne, veut-il insinuer que les députés de la majorité n’en sont pas comptables ? Peut-être qu’il n’était pas encore député, sinon il doit savoir que le Rpm avait 11 députés et un ministre avant le coup d’Etat de 2012. Donc, son parti est bien comptable de la mauvaise gestion du pays. Alors, qu’il nous chante une autre chanson, cet étudiant de carrière.

 

Les Maliens savent de quel pays on a hérité en 2013 ; ils savent que ces nouvelles insécurités sont la conséquence directe d’événements antérieurs à l’arrivée de cette majorité. C’est vrai. Mais à part le départ d’ATT et l’arrivée de l’Urd dans l’opposition, ce jeune arriviste peut nous dire quelle était «sa» majorité et quelle est la différence avec celle d’ATT ? Ce sont les mêmes partis politiques, les mêmes hommes, les mêmes députés, les mêmes ministres et les mêmes militaires qui continuent de gérer ce pays.  

 

Avant de parler, Moussa Tembiné doit remuer mille fois sa langue dans sa bouche. Pour un jeune de son âge, il doit dire ce qu’il a sur le cœur et non venir à l’Hémicycle avec un texte qui lui a été écrit et qu’il a souvent de la peine à lire. Comme un enfant de l’école fondamentale. Pis, cet étudiant de carrière se contredit lui-même dans le texte qui lui a donné pour lecture, lorsqu’il soutient que les intérêts de la majorité seront préservés au détriment des intérêts des Maliens. De quels Maliens parle-t-il ?

 

Ce que Moussa Tembiné a oublié

 

«Quand le chien attrape le poisson, c’est Dieu qui le lui a donné, sinon un chien ne peut pas pêcher». Cet adage de chez nous illustre parfaitement l’actuel comportement du député Moussa Tembiné. Ce qu’il a oublié, c’est qu’il est devenu membre du Rpm par intérêt et non par militantisme. Donc par effraction. Gérant de kiosques sur la Colline de Badalabougou à la Faculté des sciences techniques (Fast), il s’installa en roi pour gérer les chambres avec armes, couteaux et gaz lacrymogènes. Aujourd’hui, c’est ce genre d’individus qui a tout dans la bouche, mais avec une tête mal pensante. Comment celui qui a passé tout son temps à la Fast à traumatiser les étudiants, en devenant propriétaire de nombreux kiosques, se retrouve brusquement au Rpm ?

 

Il faut le dire, Moussa Tembiné n’a jamais figuré parmi les membres fondateurs du Rpm, encore moins de la vague des seconds arrivants. Mais il est de ceux qui ont réuni des recalés de l’école malienne pour se rallier au Rpm à cause de l’argent et non par conviction. La première tentative, c’était de faire croire à IBK que les anciens de l’Aeem vont adhérer au Rpm, mais à l’époque, Moussa Tembiné n’avait rien compris de l’histoire de l’Aeem parce qu’il est venu trouver que cette association a perdu son sens. Et c’est avec lui et sa bande que les congrès de l’Aeem se faisaient avec des loubards ou gros bras souvent armés comme si on était sur un front. Cela, parce que ce n’était plus des élections, mais une imposition de quelqu’un au service d’un groupe qui se dit «les anciens de l’Aeem». Même cette année, il est intervenu dans l’élection de l’Aeem en imposant un secrétaire général au détriment du choix de la majorité. Quel drôle de député !

 

Moussa Tembiné a oublié aussi qu’en 2007, avant la présidentielle, alors que le siège de la jeunesse Rpm se trouvait à Badalabougou,  il tenait des discours va-t-en guerre. «Nous allons mettre Bamako à feu et à sang si on tronque nos résultats. Nous sommes armés, nous avons des dispositions partout au Mali pour barrer la route à la fraude électorale», martelait-il. Il tenait ces discours et personne ne lui reprochait quoi que ce soit. Mais aujourd’hui, dès que les journalistes critiquent le régime, Moussa Tembiné et la bande qu’il entretient, les menacent. Ils ont vite oublié,  parce que là, il faut dire que c’est Mahamane Baby qui fut le premier responsable des jeunes du Rpm. C’est quand il est parti en mission au Niger, que Moussa Tembiné a eu ce poste. Et il sait comment !

 

En somme, il a oublié complètement son passé récent. Il a oublié qu’il y a 3 ans, il ne rêvait même pas d’être député. Rien que par modestie, Moussa Tembiné doit se garder de tenir certains propos, surtout qu’il est député. Mais hélas, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas à cet arriviste-semeur de troubles à la Fast de s’ériger en donneur de leçons. En tant qu’élu de la Nation, il doit avoir un peu de respect pour le peuple malien.

 

Békaye DEMBELE

Source: le reporter

 

Conseil économique, social et culturel : Quatre candidats pour un seul fauteuil ?

Ils sont quatre candidats à la succession de Jeamille Bittar à la tête du conseil économique, social et culturel du Mali. Les noms de Président et vice-président de cette institution, qui tient à partir de ce lundi 20 avril, la session inaugurale de sa cinquième mandature seront connus aujourd’hui.

La session inaugurale de la cinquième mandature du conseil économique, social et culturel du Mali s’ouvre ce lundi 20 avril à Koulouba au siège de l’institution. Cette session inaugurale sera essentiellement consacrée à l’élection des nouveaux membres du conseil. Les présidents et les vice-présidents sont élus pour cinq ans. Le mandat des autres membres est annuel.  Cette session inaugurale va durer cinq jours.

Ils sont quatre candidats à la succession de Jeamille Bittar qui dirigeait depuis 2009 aux destinés de cette institution de la république. Il s’agit de Dr Boulkassoum Haïdara, Cheick Hamala Simpara, Issa Sidibé et Amadou Abdoulaye Diallo.

Ancien député à l’Assemblée Nationale, Dr Boulkassoum Haïdara est l’un des barons du Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Kéïta. Il est actuellement le Président de la coordination de la majorité présidentielle. A ce titre, il est cité comme l’un candidat le plus crédible à la présidence du conseil économique, sociale et culturel. Ce pharmacien, candidat malheureux aux dernières élections législatives qui lorgnait le perchoir prendra sa revanche s’il est élu à la tête cette institution de la république.

Cheick Hamala Simpara est cadre au groupe Tomota  par Alou Tomota. Il est un membre très influent du groupement des commerçants détaillants. Issa Sidibé, l’un des représentants des organisations professionnelles minières brique la présidence de cette institution. Le quatrième candidat vient du conseil régional de Gao. Amadou Abdoulaye Diallo est un ancien du conseil économique pour avoir été 2ème secrétaire dans le bureau sortant.

Si Dr Boulkassoum Haïdara part favori pour succéder à Jeamille Bittar, il faut reconnaître que rien n’est joué d’avance. « Les élections seront ouvertes », a déclaré une source proche de l’institution.

C. Doumbia

CAMPAGNES PRESIDENTIELLES DE 2013 : IBK trahit toutes ses promesses

Tout au long des campagnes présidentielles, le candidat Ibrahim Boubacar Keïta avait promis le paradis terrestre aux Maliens. Après 20 mois d’exercice du pouvoir, la réalité est tout autre.

 

La candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature Suprême avait suscité beaucoup d’espoir au sein de l’opinion nationale. D’où son plébiscite avec plus de 77% à l’issue du scrutin.  

Sans programme de gouvernance, le Président IBK a réussi à séduire l’électorat malien à majorité illettré avec des slogans populistes. Outre sa fameuse devise : «pour l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens, le Mali d’abord» imprimée sur des pancartes imposantes à travers tout le pays, il promettait le paradis terrestre aux Maliens, du moins l’amélioration des conditions de vie des compatriotes.  A  chacune de ses sorties, il présageait qu’une fois élu, il ramènerait la paix et la sécurité avant d’engager un combat sans merci contre la corruption et d’offrir 200 000 emplois aux jeunes diplômés. Dans un de ses discours de campagne à Kayes le 13 juillet 2013, il disait : « pour l’honneur du Mali, je ramènerai la paix et la sécurité. Pour l’honneur du Mali, je veux construire une république exemplaire. Je rétablirai l’autorité de l’Etat. Je  lutterai férocement contre la corruption. Je ferai émerger une société nouvelle fondée sur la justice et l’égalité des chances.  Je créerai les conditions du vrai décollage économique du Mali ».

La paix et la sécurité promises  sont loin d’être concrétisées. Sous le règne d’IBK, l’insécurité a atteint son paroxysme. On assiste quotidiennement à des attentats, attaques  et enlèvements. L’insécurité a gagné du terrain. Le plus inquiétant, nonobstant sa généralisation, il n’y a aucune perspective en vue.

Au lieu de construire une république exemplaire comme promis, il construit une famille exemplaire et enviée. Tout le reste du Mali veut  appartenir à la famille présidentielle. Condition sine qua non pour s’épanouir.

Parlant du rétablissement de l’autorité de l’Etat, cette belle promesse reste à l’état de rêve. Le chef de l’Etat n’arrive pas à exercer la souveraineté de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. Les rebelles du Mnla et les djihadistes se partagent une région. Le reste du pays vit sous leur menace. Le Mali est mis sous tutelle. Certains citoyens fêtent leur indépendance. La notion Etat disparait peu à peu, les espoirs s’estompent.

Au sujet de la lutte contre la corruption, jamais dans l’histoire de notre patrie, la corruption n’a atteint un niveau aussi élevé que sous IBK. Dans le seul secteur de la Défense nationale, un détournement de plus de 29 milliards de FCFA aurait été décelé par les services de contrôle de l’Etat en une année. Le contribuable cherche désespérément à connaître le montant réel de l’achat de l’aéronef du Président qui varie selon l’interlocuteur. Tantôt, on parle de 20 milliards, tantôt 19, 17 ou même 8 milliards. Malgré les dénonciations et la reconnaissance de ce galvaudage, aucune sanction n’a été prise contre les présumés auteurs.  Au regard de ce présumé détournement organisé au sommet de l’Etat, nous avons assisté pour la première fois à la suspension des appuis budgétaires du FMI et de la Banque mondiale au Mali.

En ce qui concerne la justice et l’égalité de chance pour tous les fils du pays, le régime mélange les pédales. Dans le fameux projet d’accord qu’il cherche vaille que vaille à faire avaliser, le pouvoir d’IBK accepte l’inégalité. Car ledit document engage l’Etat à  assurer  une  meilleure    représentation  des  populations   du  Nord  du  Mali  dans  les   institutions  et  grands  services  publics,  corps  et administrations  de  la  République.  Et à favoriser  le  recrutement  dans  la  fonction  publique des  collectivités  territoriales,  dont     les  effectifs  seront  majoritairement  réservés  aux ressortissants  des  régions  du  Nord. Or, ces  dispositions qui violent la Constitution   ne garantissent nullement l’égalité des chances.

Quant au décollage de l’économie nationale, ce n’est que de la poudre aux yeux. Le pays est arrêté. Les chefs de famille fuient, le panier de la ménagère a été remplacé par le sachet. Cela nous rappelle les propos des anciens candidats à la présidentielle devenu ministres qui disaient qu’IBK joue arrêté.

Où sont donc passées toutes ses promesses ? Les a-t-il oubliées ? Non, il est en train de les trahir.

Oumar KONATE

Le prétoire

3ème report des élections communales : Les députés prorogent à titre exceptionnel le mandat des maires

C’est le troisième report des élections communales et du district de Bamako dû à la situation d’insécurité que traverse le pays. La loi ordonnait seulement deux reports. Après ces deux reports, il fallait des délégations spéciales pour s’occuper des affaires courantes dans les collectivités territoriales. Or, l’expérience en la matière montre que ces délégations spéciales jouent beaucoup sur l’économie. Face a cet état de fait, le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga a initié un projet de loi portant prorogation à titre exceptionnel des mandats des conseils des collectivités territoriales. La dite loi qui proroge le mandat de 6 mois, a été adopté par les députés à la majorité des 136 voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’était hier jeudi 16 avril 2015 à la faveur d’une séance plénière à l’hémicycle présidé par l’honorable Issaka Sidibé.

Selon le rapporteur de la commission de l’administration territoriale et de la décentralisation, Labasse Kané, avec ce report, le gouvernement a favorablement donné suite aux appels de la classe politique et de la société civile qui sont des acteurs incontournables dans l’organisation des élections.

 

Avant d’ajouter que l’article premier de la loi annonce la prorogation  du mandat à titre exceptionnel de 6 mois et indique que les futures élections peuvent se tenir avant la fin de cette durée. « Il est donc question d’une prorogation exceptionnelle d’une durée de 6 mois à compter du 26 avril 2015. Cette durée prend en compte les contraintes de délai pour la tenu des élections », a précisé le rapporteur. Au cours des débats, la majorité des députés n’étaient pas du tout d’accord avec ce délai de six mois. Selon eux, ce délai court, ne semble pas objectif.

 

L’honorable Bréhima Béridogo a fait savoir que le délai de 6 mois est peu car, selon lui, l’administration n’est pas encore redéployé au nord et les refugiés ne sont pas de retour au bercail. « Ce délai ne me parait pas objectif. Six mois seront courts. Il ne faut pas que dans six mois que l’on soit là pour une autre prorogation exceptionnelle. Il faut résoudre le problème une bonne fois pour toute.

 

Pourquoi pas un an ? », s’est –il interrogé. L’honorable Dédéou Traoré abonde dans le même sens. Est-ce que dans 6 mois, le problème sécuritaire sera meilleur ? Quelle harmonie y’a-t-elle entre cette loi et l’accord d’Alger ?, voila autant de questions posées par l’honorable Traoré. Pour sa part, l’honorable Ould Matali, a souhaité la sécurité sur tout l’ensemble du territoire national avant les élections.

 

En réponse aux questions des députés, le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a fait savoir qu’il y’aura des mécanismes de suivi pour encadrer les mandats prorogés. A l’en croire, ce délai de six mois est la meilleure alternative. « Je reste optimiste, ce délai peut être écourté si les conditions sont bonnes.

 

L’adoption de cette loi permettra d’avoir un cadre meilleur », a dit le ministre. Après des débats houleux, la loi a été finalement adopté par 136 voix pour, zéro contre et zéro abstention.C’est donc dire que la prochaine élection communale, régionale et du district est prévue au mois d’octobre 2015.

 

Aguibou Sogodogo

 

 

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Report des élections communales et régionales : Empoignades entre le ministre Abdoulaye I Maïga et le député Yaya Sangaré

A l’ordre du jour de la séance plénière d’hier jeudi 16 avril 2015, à l’Assemblée nationale, il y’avait le projet de loi portant prorogation à titre exceptionnel des mandats des conseils des collectivités territoriales. Au cours des débats pour l’adoption de cette loi, il y’a eu des empoignades entre le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga et le député Yaya Sangaré élu sous les couleurs de l’Adema Pasj.

Les verbes se sont marché dessus quant au rôle du gouvernement et celui du parlement. Le député Yaya Sangaré a accusé le ministre d’avoir annoncé de façon unilatérale le report des élections communales, régionales et du district de Bamako sans consulté le parlement. A l’en croire, le ministre a outrepassé son rôle. Il a affirmé que le ministre n’était pas dans son rôle de proroger de manière unilatérale. « Il faut que chacun reste dans son rôle, le gouvernement a son rôle et le parlement a le sien », a dit l’honorable Sangaré.

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. « Notre rôle est d’organiser les élections et nous resterons dans ce cadre. Chacun restera dans son rôle, je vous garantie cela », a répondu le ministre. S’agissant de la sanction des délégations spéciales qui ont fauté, le ministre a fait savoir que s’il y’a des preuves, il y’aura des sanctions. « Ça aussi, c’est notre devoir et notre rôle » indique le ministre.

A la suite de l’honorable Yaya Sangaré, l’honorable Bréhima Bérédogo a vertement interpellé le ministre. « Il ne faut pas que dans six mois l’on soit encore là pour une autre prorogation exceptionnelle. Ce n’est pas sérieux », averti l’honorable Bérédogo. Apparemment furieux, le ministre a répondu : « qu’est ce qui n’est pas sérieux ? ». L’honorable Bérédogo finalement présenté ses excuses au ministre tout en précisant que son intention n’était pas de vexer le ministre.

Aguibou Sogodogo

Source: Lerepublicainmali

Services des domaines de l’Etat : Le ministre Bathily suspend les activités et fait perdre à l’Etat 84 milliards de FCFA

Les services des domaines de Koulikoro, de Kati, les mairies du District de Bamako et de Koulikoro ont tous presque mis la clé sous le paillasson. Et pour cause : la mesure impopulaire du ministre des Domaines, Me Mohamed Aly Batilly et de son collègue de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maiga de suspendre toutes les activités liées au foncier dans ces services. La décision des deux ministres a provoqué un marasme total dans les services des domaines et s’étale sur les activités dans nos mairies en faisant perdre à l’Etat Malien plus de 84 milliards de F CFA dont plus de 6 milliards de FCFA dans la seule région de Koulikoro.

Partout dans les administrateurs des services des domaines, les travailleurs ont croisé les bras et attendent. Pour cause, ils n’ont plus rien à faire leurs activités liées au foncier étant suspendues. Idem pour les topographes qui rasent le mur.

Dans le domaine de Kati et de Koulikoro, il n’y a plus d’activités. Certains fonctionnaires dorment à même sur leur bureau. Partout, c’est le blocage et le désœuvrement.

Le ministre Bathily a ordonné de surseoir à tous les travaux. Et  aujourd’hui face à la furie des agents fonciers qui commencent à dénoncer la perte enregistrée par l’Etat à cause de sa mesure suicidaire, l’ancien ministre de la justice tente de sauver sa tête et se fait passer en victime expiatoire lors de sa conférence de presse. Et le faucon du régime IBK pense que sa tête est mise à prix. Le ministre Batilly a-t-il perdu le nord ?

C’est le moins que l’on puisse dire. Après ses mésaventures au département de la justice, notre vaillant ministre vient de créer un autre problème au niveau des domaines dont il est actuellement en charge. En quoi cette mesure peut jouer sur l’Etat ? Selon nos sources, aujourd’hui, personne ne peut acheter un terrain, ni le vendre à forte raison le construire.

Cette activité qui était la seule à faire rentrer des milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat a été suspendue. Alors, une telle mesure sans autre solution alternative coûte  aujourd’hui chèrement à l’Etat.

Certains élus, dont nous tairons les noms, pensent que la mesure est plutôt politique car elle n’a d’autre but que de permettre au parti RPM de trouver devant lui une richesse au niveau local pour préparer les échéances électorales à venir.

Mais le ministre Bathily ne doit pas oublier que chaque mesure a son temps. Surtout que la mesure intervient au moment où le régime IBK souffre d’une double crise à savoir une crise sécuritaire sans précédent et une situation économique difficile.  Le moment est –il opportun de sevrer l’Etat de ses taxes ?

Fakara Faïnké

Source: Lerepublicainmali

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