Ministère solidarité

Bamako : Deux braqueurs de taxi sous les verrous

Samba Diamouténé et Mamadou Coulibaly ligotent un taximan avant de s’emparer de son véhicule. Il a fallu la perspicacité des éléments de la brigade de recherche du 7ème arrondissement pour arrêter les deux malfrats et remettre l’automobile à son propriétaire.

Dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre dernier vers minuit, le conducteur d’un taxi de marque Mercedes-Benz 190 n°AM 9373 MD est sollicité aux environs de l’hôtel Almounia de Faladié par deux passagers pour les déposer à Sénou. Sans se douter de quoique ce soit, le taximan embarque les deux passagers. Arrivé derrière l’école de gendarmerie de Faladié où règne une obscurité d’enfer, le taximan est surpris par les agissements de ses passagers. C’est ainsi qu’il se rend compte que les deux hommes ne sont pas de passagers ordinaires. Ceux qui seront identifiés plus tard comme  Samba Diamouténé 29 ans et Mamadou Coulibaly 27 ans étaient des bandits de grands chemins. Dans l’obscurité, ils tentent d’asphyxier le conducteur à l’aide d’une corde nouée autour de son cou puis le ligotent sérieusement. Le pauvre taximan est alors transporté pour le jeter sur un tas d’ordures. Les deux larrons s’emparent alors du taxi sans aucune difficulté. En chemin, ils éclatent de rire et se réjouissent de la réussite de l’opération.

Le taximan a eu la vie sauve grâce à l’intervention de personnes de bonne volonté alertées par ses gémissements. Malgré son état de santé, il se traîne pour aller porter plainte au 7ème arrondissement contre ses braqueurs. Les flics partent à la chasse aux malveillants passagers et n’éprouvent aucune difficulté à mettre la main, au niveau de l’auto-gare de Sogoniko, sur leur chef de gang, Mamadou Coulibaly, un multirécidiviste connu des archives du commissariat d’où il s’évada en 2006.

Conduit dans les locaux de la police, le sieur Coulibaly est bombardé de questions par l’inspecteur principal Moussa Konaté et ses éléments, lesquels ont le génie de faire craquer les bandits les plus récalcitrants. Au moment de l’interrogatoire, le téléphone de Mamadou Coulibaly sonne. Au bout du fil, un certain Samba Diamouténé. Jusque-là, les enquêteurs n’ont aucune idée sur cet étrange interlocuteur qui s’adresse à Coulibaly en ces termes : « Envoie-moi ma part par Orange Money ». Ces propos sont suspects aux yeux des flics et sonnent l’alerte. Avec des gestes, les policiers indiquent au chef de gang la démarche à suivre. « Non ce n’est pas trop rassurant, dis-moi ta position je te le remettrai main à main », répondra Mamadou Coulibaly. Ces différentes communications entre les braqueurs ont permis à l’Inspol Konaté et ses éléments de dénicher rapidement Samba Diamouténé au niveau du deuxième échangeur de Sébénikoro.

Selon le commissaire adjoint du 7ème arrondissement, Moussa Dembélé, ils ont été présentés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune VI. Mamadou Coulibaly et Samba Diamouténé sont aujourd’hui des élèves assidus du lycée technique de Bamako-coura.

Bourama Camara

Source : Le Challenger

KABAKO : 40 chirurgiens, 20 infirmiers pour 36 heures et des siamois liés par la tête ont été séparés avec succès

Quarante chirurgiens mobilisés pendant plus de 36 heures ont réussi à séparer les jumeaux âgés de deux ans.
Ils s’appellent Jagga et Balia et viennent de subir une opération qui va changer le cours de leur vie. Vendredi, l’hôpital All India Institute of Medical Science de New Delhi (Inde) a annoncé le succès de l’opération visant à séparer ces siamois âgés de deux ans.

Les garçons, originaires d’un village de l’est de l’Inde situé à plus d’un millier de kilomètres de New Delhi, étaient reliés au niveau de la tête par des vaisseaux sanguins et des tissus cérébraux. En août dernier, ils avaient subi une première opération visant à préparer la séparation définitive.

L’opération, qui a eu lieu mercredi 25 octobre, a duré plus de 36 heures. «C’était un travail d’équipe de 40 docteurs, 20 infirmiers et des soignants du secteur paramédical», a déclaré dans un communiqué l’hôpital All India Institute of Medical Science. L’un des chirurgiens ayant participé à l’opération a indiqué à l’AFP que l’une des principales difficultés était de combler les vides au niveau des cerveaux laissés à nu par la séparation.
«La peau a été générée par l’expansion de deux ballons qui avaient été placés à l’intérieur de leur tête au cours de la première opération en août, a déclaré Maneesh Singhal, un chirurgien plastique qui a pris part à l’opération. La prochaine étape sera la reconstruction des crânes», a-t-il ajouté.
La naissance de siamois est le fruit d’une anomalie congénitale qui concernerait 1 grossesse sur 50.000 à 100.000. Celle-ci survient lorsque des jumeaux sont issus du même œuf mais que leur séparation ne s’est pas effectuée complètement dans l’utérus. La moitié des jumeaux siamois vient au monde mort-née ou décède dans les premières heures après la naissance. Pour les autres le taux de survie se situe entre 5 et 25%, selon le site du centre médical de l’université du Maryland.

L’appellation de «siamois» vient des frères Bunker, originaires du Siam (Thaïlande), qui étaient réunis par le milieu du corps. Ils se rendirent à Paris sous le Second Empire en espérant bénéficier d’une opération chirurgicale qui fut alors jugée impossible.

Source: Malisanté

Assassinat de Ghislaine et de Claude à Kidal : La vérité enterrée au nom de la raison d’Etat

2 novembre 2013 - 2 novembre 2017. Il y a exactement quatre (4) ans que Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de Radio France Internationale (RFI) étaient froidement exécutés non loin de Kidal, ville où ils avaient été enlevés quelques minutes avant par un commando à la sortie d’une interview avec un responsable du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla). La cruauté, la barbarie, la sauvagerie de l’assassinat de Ghislaine et Claude n’ont laissé aucune âme indifférente.

Quatre ans après cet acte odieux, les enquêtes piétinent toujours. Les plus hautes autorités françaises sont encore réticentes à déclasser certains dossiers ultra-secrets en dépit des assurances données aux parents des victimes par François Hollande, Président de la République, au moment des faits. Il ne faut pas trop s’attendre à un changement de conduite avec le Président Emmanuel Macron, qui entretient des rapports assez tendus avec les haut-gradés de l’armée suite à une éventuelle baisse du budget alloué à la défense.

Quatre ans après cet acte odieux, aucun des présumés auteurs n’a été arrêté malgré les moyens importants, terrestres et aériens, de l’opération Barkhane qui a pris le relais de Serval.  L’inquiétude qui jette le doute sur la volonté de faire avancer les enquêtes est accentuée par les manœuvres de Barkhane visant à éliminer tous les auteurs ou témoins présumés de ce crime. C’est dans des conditions troublantes que l’opération Barkhane a annoncé en mai 2015 la mort d’Abdelkrim El Targui, chef de la Katiba Al Asnar qui avait revendiqué cet odieux crime. D’autres chefs islamistes ont été tués par les militaires français dans une zone où ils sont les seuls à assurer le contrôle. Entre les captures et les exécutions des commanditaires des actes criminels, la France, terre des droits de l’homme, a fait son choix. Ces exécutions sans autre forme de procès des personnalités détenant d’énormes secrets pourraient être perçues comme des pratiques dont le but est de faire disparaître des preuves d’énormes actes criminels dont le nord du Mali a été le théâtre depuis plusieurs années.

Quatre ans après cet acte odieux, le silence des autorités françaises sur certaines informations suscite de forts soupçons. Elles n’ont jamais réagi aux révélations faites dans l’émission "Envoyé Spécial" de France 2, établissant un lien entre l’assassinat de deux reporters de RFI et la libération par Aqmi de quatre des otages d’Arlit après « de longues et confuses négociations » faisant intervenir de nombreux intermédiaires.

Dans une contribution publiée sur le site du journal "Le monde" intitulée « l’opération Barkhane, un permis de tuer au Sahel », Laurent Bigot, ancien diplomate français, écrivait que « la lutte contre le terrorisme ne peut pas se limiter à l’élimination des chefs présumés ».

Les journalistes ont été sacrifiés au nom des intérêts stratégiques de la France. Ghislaine et Claude ont été les innocentes victimes de cette ambiguïté entretenue par Paris sur le cas Kidal. Comme d’autres affaires couvertes de mystères, l’assassinat de Ghislaine et Claude ne sera pas élucidé. Les confrères, les parents et les amis des deux reporters ne connaîtront pas la vérité au rythme où le dossier évolue. La justice est piétinée et la vérité enterrée au nom de cette même raison d’Etat.   

 Chaka Doumbia

Questions d’actualité sur la situation des migrants maliens : Les contrevérités du ministre Abdramane Sylla

Acculé par le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) sur la situation des Maliens vivant en Algérie, en Libye et en Arabie Saoudite, le ministre des Maliens de l’extérieur était face aux députés le jeudi dernier. Il était accompagné par son homologue des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop. Lors de cette interpellation, le ministre Sylla s’est surtout illustré par son incohérence, fuyant les vraies questions.

En invitant le ministre des Maliens de l’Extérieur à l’Assemblée nationale, les députés ne voulaient savoir que la vérité sur la situation de nos compatriotes qui souffrent le martyr dans les pays cités haut. Les élus de la nation souhaitaient tout simplement être édifiés. Mais au lieu de donner la bonne information aux élus, le ministre Abdramane Sylla s’est mis à raconter des contrevérités. Ce qui a fait que cette séance n’a pu tenir ses promesses. Les Maliens s’attendaient à ce que le ministre dise ce qu’il a fait pour que ces dignes fils du Mali, les refoulés notamment, puissent regagner le bercail dans les conditions de dignité.

En effet, tergiversant sur les chiffres, le ministre Sylla a déclaré qu’il a fait rapatrier deux vagues de nos compatriotes de l’Algérie. Il a annoncé une première vague de 133 personnes et une seconde de 83 personnes. Si les Maliens ont été témoins oculaires du retour de la première vague sur les antennes de l’ORTM, le ministre Sylla et ses collaborateurs sont certainement les seuls à être au courant de l’arrivée des 83 personnes du pays d’Abdel Aziz Bouteflika, auxquelles il a fait allusion.

Dans son incohérence, Abdramane Sylla a tenté de faire croire aux députés que le Haut conseil des Maliens de l’extérieur est l’émanation du peuple, parce qu’il est issu de la conférence nationale, tenue en 1992. Mais, ce qu’il na pas voulu dire aux Maliens, c’est que ladite conférence n’a jamais interdit la création d’autres organisations pour défendre les intérêts de la diaspora malienne. On comprend que le ministre ait pris fait et cause pour son frère président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, en l’occurrence Habib Sylla, mais de là à dire que le HCME est la seule organisation à laquelle toute la diaspora malienne doit forcément adhérer, c’est un pas qu’il n’aurait pas dû franchir. En tant que ministre de la République, Abdramane Sylla doit être à égale distance des différentes associations de la diaspora malienne. En ne reconnaissant que le Haut conseil des Maliens de l’extérieur comme seul interlocuteur de l’Etat concernant les Maliens de l’extérieur, il viole le devoir de neutralité auquel il est tenu en tant détenteur de la puissance publique. Ce qui est vraiment dommage. Car, on peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais le CSDM de Mohamed Chérif a abattu un travail remarquable, notamment en termes de communication sur la situation des migrants en Algérie, en Libye et en Arabie Saoudite. Cela est un fait que personne ne peut ignorer, sauf au ministère des Maliens de l’extérieur. Ces efforts ont été reconnus par l’Assemblée nationale du Mali, au grand dam du ministre Sylla.

Youssouf Bamey  

Source: La Lettre du Peuple

Commune I :La jeunesse URD satisfaite de la grande mobilisation

Le président du bureau national de la jeunesse, en tournée dans le district de Bamako, a été accueilli en grande pompe en commune 1du district de Bamako, le 29 octobre dernier.

A la tête d’une imposante délégation, Abdrahamane Diarra  n’a pas pu cacher sa satisfaction face à la mobilisation des jeunes au siège du parti à Djélibougou. Cette tournée de la jeunesse s’inscrit dans le cadre de la conférence régionale prévue dans les prochains mois. Pour la circonstance, on notait la présence du secrétaire général de la section du parti de la poignée des mains, Abdoul Aziz Dicko, du président de la jeunesse URD, Attaher Touré, du secrétaire général de la section des jeunes de la commune I, Almami Cissé, du président d’honneur de la jeunesse du parti en commune I, Moussa Sey Diallo.

Après une brève introduction faite par Almamy Cissé, secrétaire général de la section commune I, l’honneur est revenu à Attaher Touré de souhaiter la bienvenue à la délégation. Une occasion pour lui de faire l’état de la jeunesse de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). « Le bureau des jeunes compte 69 comités, 11 sous-sections et une section », a-t-il fait savoir. Il a vanté le rôle prépondérant joué par la jeunesse lors des élections communales du 20 novembre 2016. Toute chose qui a hissé le parti au premier rang avec 13 conseillers. « Hélas, le tripatouillage électoral nous a volé notre victoire », a-t-il déploré. Dans le même sens, le président d’honneur de la jeunesse du parti, Moussa Sey Diallo, soutient que  le bureau actuel est la 3ème génération qui amènera Soumi Champion à Koulouba. Une déclaration accueillie dans un tonnerre d’applaudissement. Connu pour ses piques, il a saisi l’occasion pour dénoncer le pilotage à vue du gouvernement dans la gestion du pouvoir. Quant au secrétaire général de la section URD, Abdoul Aziz Dicko, il dira que le parti URD est créé par les jeunes et, les jeunes restent les acteurs-clés du parti vert blanc.

Après ces différentes interventions, le président du bureau national des jeunes a tenu le public en haleine par un discours engagé pour galvaniser les troupes dans la perspective de l’élection présidentielle de 2018. Il a exhorté les jeunes à s’approprier le parti et à s’aligner derrière Soumaïla Cissé partout où il se trouve pour porter les messages. « Chacun de vous est Soumaïla Cissé en miniature car vous êtes tous des poids dans votre localité. Pour ce faire, retirez vos cartes Nina, qui sont vos armes les plus redoutables », a-t-il affirmé.

C’est sur une note d’espoir que la délégation est repartie avec un sentiment de satisfaction.

Modibo L. Fofana

Mali24

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