ANASER : Pour deux sessions le même jour, chaque administrateur a gagné 500 000 F CFA

A l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser), les membres du conseil d’administration, comme des hyènes à jeun, se partagent l’argent public sans pitié. 500 000 F CFA ! Tel était le montant du jeton de présence de chaque administrateur à la dernière session (deux CA combinés) qui n’a duré que cinq heures.

La gestion saine d’une structure découle en partie de la loyauté de son premier responsable vis-à-vis de la République et de son respect pour le bien public. Malheureusement, quand celui-ci est plus motivé par l’intérêt individuel que celui collectif, c’est la catastrophe assurée. A l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser), les nouvelles ne sont pas bonnes : au moment où certains broient du noir, d’autres se la coulent douce avec le partage de l’argent des sessions.

L’Anaser n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et si rien n’est fait dans les plus brefs délais, la situation sera hors contrôle. La semaine dernière, nous attirions l’attention sur les recrutements en vue pour caser des proches du Premier ministre.

Comme si cela ne suffisait pas, certaines pratiques sont en train de se faire dans la boite. Elles risquent de pousser les plus hautes autorités à fermer la structure, qui serait d’une importante capitale si elle jouait pleinement son rôle. Il s’agit de l’indiscipline budgétaire qui a caractérisé cette année avec la bénédiction des plus hautes autorités.

En effet, la dernière session budgétaire désignée pour l’adoption du projet de budget 2019 a fait l’objet de deux sessions le même jour. Mieux, la session n’a duré que cinq heures de temps et les raisons sont difficiles pour les observateurs mais très simples pour le PCA Souleymane Coulibaly et ses complices.

La 2e session fictive dont il est question est la modification du budget 2018 afin d’être autorisé à utiliser le reste du budget des deux mois restants de l’année 2018. En vue de corrompre le conseil a fait les sales besognes, et les indemnités de session ont été multipliées par deux.

Du coup, en cinq heures de temps, et pour les deux sessions, les administrateurs se seraient tapés la somme de 500 000 F CFA chacun.

Un recrutement contre nature en perspective

Seulement hier, vers 13 h, une réunion discrète s’est tenue entre le DG, le DGA et le chef personnel. Il s’agissait pour eux de mettre en branle un plan machiavélique qui consiste à recruter des proches du ministre de tutelle SoumanaMory Coulibaly. Ce dernier d’ailleurs ne se lasse jamais de dire à qui veut l’entendre qu’il faut que les jeunes du RPM soient recrutés. Du coup, il faut forcément passer par ce recrutement politique. Qu’en est-il de l’expiration du mandat du conseil d’administration.

Abdourahmane Doucouré

La Sirène

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