Assises: Les assassins de Karim Bagayoko condamnés à la peine de mort !

Ils ont comme chefs d’accusations, association de malfaiteurs, assassinat, vol commis en bande et à main armée et détention illégale d’armes à feu, ils se nomment Mangho Tounkara, Aboubacarine Alarba Touré, Dramane Toloba et Aladji Bah. Dans la nuit du 29 au 30 Août 2017 vers 1h du matin, ils ont attaqué Karim Bagayoko à son domicile et l’un d’entre eux lui a tiré à bout portant avant de saisir son sac contenant ses revenus journaliers de 80 millions. La victime succomba à ses blessures le 30 Août 2017. La bande a été jugée et condamnée aux Assises du jeudi 27 Août dernier à la peine de mort et un payement de 80 millions en dommage et intérêt à la famille du défunt.

Mangho Tounkara, Aboubacarine Alarba Touré, Dramane Toloba et Aladji Bakayoko ont formé le dessein de déposséder Karim Bagayoko, partenaire de travail de l’accusé Dramane Toloba de son argent dans la nuit du 29 au 30 Août 2017. Pour réussir leur forfait, Dramane Toloba proche collaborateur et connaissant les habitudes de la victime a fourni tous les détails sur ses faits et gestes, allant jusqu’à filer le lieu de travail  et la demeure du défunt.

La bande est allée jusqu’à se munir d’un véritable arsenal de guerre, notamment un pistolet automatique, de pistolets mitrailleurs et des cagoules. La victime était arrivée à sa maison vers 1h du matin ne se doutant de rien, elle fut subitement prise à partie par ses tortionnaires qui lui ont intimé de leur remettre ses sacs contenant ses rémunérations journalières de 80 millions FCFA. Face au refus de Karim Bagayoko, l’un des criminels lui a pointé son arme en tirant à bout portant, deux coups de feu sur sa tête pour prendre ses sacs avant de se sauver de la demeure du disparu tout en tirant des coups en l’air pour dissuader d’éventuels ripostes et favoriser du coup, leur évaporation dans la nature. Et les parents de la victime lui ont porté secours en le transportant au centre de santé le plus proche où il a reçu les premiers soins avant de le transférer au CHU Gabriel Touré pour des soins plus approfondis. Ainsi, après une intervention chirurgicale permettant de lui soustraire les balles reçues, Karim Bagayoko rendit l’âme dans la journée du 30 Août 2017.

Un beau jour, la famille du feu Karim Bagayoko a été informée de l’arrestation de Dramane Toloba par les agents du Commissariat Spécial des Chemins de Fer pour des forfaits similaires perpétrés par les mêmes personnes, donc le frère du défunt a porté plainte contre celui-ci. Lequel a reconnu les faits pour ensuite dénoncer ses acolytes.

Devant la Cour, les accusés ont tenté de démentir leur forfait en affirmant qu’ils ont tenu les propos les incriminant sous la torture au commissariat. « C’est étant sous torture et contrainte que j’ai reconnu les faits » s’est défendu l’un des accusés.

Pour le parquet, ces faits démontrent qu’il s’agit d’un cas d’association de malfaiteurs, assassinat, vol commis en bande et à main armée et détention illégale d’armes à feu. Il a plaidé pour la peine de mort.

L’avocat de la Défense a, à son tour, plaidé au relâchement de ses clients. Selon lui, certes qu’il y a mort d’homme mais qu’il y a une incertitude sur l’auteur du crime.

Par ailleurs, à travers l’analyse des pièces du dossier, il ressort que les inculpés ont mis en place une bande spécialisée dans le braquage tout en ciblant leur proie parmi une sphère de personnes aisées dans le but de leur spolier de leurs biens, et ce, par tous les moyens y compris le sacrifice ultime. C’est pourquoi, après avoir réussi leur coup contre le défunt Karim Bagayoko, ils ont eu à attaquer Kalilou Sacko à la suite de laquelle opération, ils furent identifiés puis appréhendés à travers les images de la vidéosurveillance de la victime.

Ainsi, vu les chefs d’accusation contre Mangho Tounkara, Aboubacarine Alarba Touré, Dramane Toloba et Aladji Bakayoko, la Cour leur a déclaré coupable avec une circonstance non atténuante et une peine de mort  et des dommages et intérêts de 80 millions à payer à la famille de feu Karim Bagayoko.

Par Mariam SISSOKO

Le Sursaut

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