Barrage seuil de Kourouba : Le ministre de l’Agriculture émerveillé par les capacités de l’ouvrage

Plus de 5000 ha de terres aménageables et 12 200 MW/h possibles. Ce sont les capacités du Barrage Seuil de Kourouba que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a visité le dimanche 8 novembre. Il s’est dit agréablement surpris de l’existence d’une telle infrastructure au Mali. 

En visite de terrain à Sélingué, le ministre Mahmoud Ould Mohamed s’est rendu dans la zone du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS).

Sur place, il a été surpris de découvrir le Barrage seuil de Kourouba qui offre des potentialités énormes non seulement en termes de terres arables, mais aussi en termes de fourniture d’électricité.

En sa qualité de guide, le coordinateur du PDI-BS, Amadou Diadié N’Daou, a expliqué au ministre que « les réserves d’équipements du seuil permettront à basse chute la production nominale d’électricité propre et renouvelable de 290 kilowatt (KW), soit une production annuelle nette de 12 200 mégawatts par heure (MW/h). L’énergie ainsi produite pourra permettre l’électrification rurale de la zone, le fonctionnement des électropompes des périmètres irrigués et amorcer le développement des PME-PMI. Le Seuil de Kourouba est constitué de deux ouvrages séparés par l’ilot central dans le cours de la rivière Sankarani. La partie gauche de l’ouvrage est raccordée par une piste en terre à la digue de Maninkoura au niveau de la station d’exhaure n°5. La partie droite est reliée directement au village de Kourouba par l’intermédiaire de la piste existante venant du carrefour des routes Ouélessébougou. Les ouvrages sont protégés par une digue de 3500 millilitres de longueur pour protéger le village de Kourouba et Sankarani. »

Aussi, a-t-il indiqué que la réalisation du barrage a entrainé des impacts positifs mais aussi négatifs sur les milieux biophysique et humain. Parmi les impacts négatifs, il a cité la perte de patrimoine privé, c’est-à-dire les plantations d’arbres et la rupture du trafic fluvial à cause de la présence des équipements du seuil et la forte pression humaine, sur les ressources naturelles et les équipements sociaux de base (écoles, centres de santé, adductions d’eau).

Complètement bluffé, le ministre Mahmoud Ould Mohamed n’a pas pu cacher sa surprise de l’existence d’un tel ouvrage au Mali.  « Je suis très impressionné par ce joyau qui est l’une des dernières générations des seuils qui ont été élaborés. Je ne m’attendais pas à un tel ouvrage. Ce barrage conduira aux objectifs recherchés, surtout lorsqu’on a la possibilité de faire les deux saisons, des périodes de production et avec la possibilité d’extension et d’aménagement », s’est exprimé le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

A noter que les travaux de construction du barrage seuil de Kourouba ont été lancés en 2016 et ont pris fin en 2018. Il a été financé à hauteur de 13 milliards de F CFA pour pallier les difficultés d’irrigation, d’électricité et favoriser l’agriculture de la zone.

Situé sur la rivière Sankarani à 50 kilomètres du barrage de Sélingué, le seuil de Kourouba a pour mission principale le rehaussement du plan d’eau du Sankarani, afin de sécuriser la mise en eau du périmètre de Maninkoura en période d’étiage. Aussi permettra-t-il le désenclavement du bassin de production agricole de la zone et la production d’électricité à moindre coût, à travers l’incorporation d’une mini-centrale électrique.

Le seuil de Kourouba réalisera l’aménagement et la mise en valeur de 5000 hectares de plaines identifiées dans la zone d’influence de l’ouvrage, de l’aval du barrage de Sélingué à la confluence avec le fleuve Niger.

Sous une forme de pont-route à double voies, le barrage a une structure simple, solide et durable. Ainsi, il a permis de désenclaver les deux rives du Sankarani d’une part et d’autre part la liaison directe avec la RN7 à Ouélessébougou, tout en évitant le détour par Sélingué.

Amidou KEITA

Le Témoin

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