CAN Egypte 2019 : Les Aigles du Mali démarrent la compétition ce lundi

Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations de football a été donné vendredi dernier, 21 juin, au Caire en Egypte. Les Aigles du Mali démarrent ce lundi la compétition en affrontant l’équipe nationale de la Mauritanie.
Évoluant dans la poule E en compagnie la Mauritanie, la Tunisie et l’Angola, les poulains du technicien Mohamed Magassouba cristallisent toutes les attentions. Leur première sortie sur la pelouse ce lundi contre la Mauritanie apparaît très capitale pour les Aigles du Mali. Ils semblent donc conscients qu’ils n’auront point la tâche facile.
D’abord, parce que tous les spécialistes du ballon rond sont convaincus qu’il n’y a plus de petites équipes. Ensuite, parce que l’ossature de l’équipe mauritanienne, qui est à sa première participation à une phase finale de la Can, est constituée essentiellement des jeunes joueurs d’origine malienne. Cela suppose que les deux équipes se connaissent dans une certaine mesure. Pour ne pas se faire trop de soucis, la victoire contre la Mauritanie s’impose au capitaine Abdoulaye Diaby et ses coéquipiers comme une nécessité absolue.
Pour leur deuxième sortie, les Aigles du Mali croiseront le fer avec la Tunisie, coaché par leur ancien sélectionneur, Alain Giresse. Ce technicien français qui a occupé le banc de l’entraîneur national du Mali à deux reprises est un fin connaisseur du dispositif des Aigles. En ce qui concerne l’équipe angolaise, ça ne lui déplairait pas de prendre sa revanche contre les Aigles après l’humiliation à la CAN 2010 dont il était pays hôte. Pour soigner son image, l’Angola ne rendra pas non plus les choses faciles aux joueurs maliens.
Dans une situation marquée par une crise au sein du football malien, les Aigles du Mali sont face à leurs responsabilités. Les cadets ont valablement honoré le drapeau en apportant des titres continentaux. Le capitaine Abdoulaye Diaby et ses coéquipiers seront-ils à hauteur des défis de l’heure ?
Bourama Camara
La chance des Aigles vue par trois supporters
Fallaye Bah, enseignant
« Les Aigles doivent oublier les problèmes de la fédération et mouiller le maillot pour la patrie »
Je pense que les Aigles n’ont pas assez de chance à cette CAN, parce qu’à quelques jours de la phase finale, la FIFA menaçait le Mali de sanction pouvant aboutir à sa disqualification. Donc, moralement, les joueurs sont atteints avant même de commencer la compétition. Je ne dirai pas qu’ils n’iront pas loin….Je demande à nos Aigles de rester concentrés tout au long de la CAN, d’oublier les problèmes de la fédération et de mouiller le maillot pour la patrie.
Karamoko Abdoulaye Keita, Coiffeur
«J’ai des appréhensions par rapport à la participation des Aigles»
J’ai des appréhensions par rapport à la participation des Aigles à cette CAN. Certes, nous sommes tous des Maliens et nous sommes de cœur avec eux. Mais comment pouvons-nous espérer de bons résultats, dans un pays où il n’y a pas de championnat, à l’issue d’une compétition africaine à laquelle participent plusieurs grandes nations de football?
On a moins de chance car on n’a pas une bonne équipe, c’est logique. Pour parler d’équipe, il faut que les joueurs sélectionnés fassent une bonne préparation en passant un bon moment ensemble, tel n’a pas été le cas. Ils sont qualifiés comme d’habitude et c’est pour aller jouer et être éliminés dès le premier tour. Triste réalité.
Ibrahim Diop, enseignant
« Avec un peu de sérieux, le Mali peut aller très loin, voire remporter cette CAN »
Concernant le Mali, je pense qu’on a beaucoup de chance, car les jeunes sont très motivés. Avec un peu de sérieux, le Mali peut aller très loin. On peut mieux faire à cette CAN, voire la remporter. Dans notre poule, les adversaires connaissent bien le Mali, mais je peux dire que les temps ont changé. Avant, c’étaient les anciens joueurs, mais cette fois-ci nous avons des jeunes qui sont frais, motivés et qui ont l’amour de jouer au football. Par exemple Alain Giresse connaissait le football malien d’hier mais pas celui d’aujourd’hui. Tout va se jouer sur le terrain. Donc, wait and see !
Propos recueillis par Moussa Diarra

Source: Le Challenger

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