Communiqué de presse de Save the Children : L’Afrique de l’Ouest et du Centre a réduit de près de moitié en une génération le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans.

Mais les enfants vivant ou fuyant les zones de conflit dans la région restent parmi les plus défavorisés.

Selon un nouveau rapport de Save the Children, la probabilité qu’un enfant meurt avant son 5e anniversaire en Afrique de l’Ouest et du Centre a été réduite de 47 % depuis l’an 2000.

Pour commémorer son centenaire, Save the Children publie son troisième Rapport mondial annuel. Ce rapport a évalué 176 pays sur l’accès des enfants aux soins de santé, à l’éducation, à la nutrition et à la protection contre des pratiques néfastes comme le travail et le mariage des enfants.

Il constate que les enfants nés aujourd’hui en Afrique de l’Ouest et du Centre ont de meilleures chances de survie et d’épanouissement qu’à tout autre moment de l’histoire. Un enfant né dans la région, il y a une génération, avait près de 90% plus de risques de mourir avant l’âge de 5 ans et 20% de risques en plus d’être marié, mal nourri ou non scolarisé, que la génération actuelle.

Lancé avant la Journée internationale de l’enfance le 1er juin, le Rapport mondial sur l’enfance de Save the Children comprend l’Indice de fin de l’enfance, qui indique que la situation des enfants s’est améliorée dans la majorité des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre depuis 2000. Cela inclut notamment que :
• Près de la moitié des pays de la région – y compris certains des pays les plus pauvres du monde – ont au moins réduit de moitié le taux de mortalité des moins de 5 ans.
• Les taux d’enfants non scolarisés et de mariages d’enfants ont tous deux baissé de 19 %.
• Le retard de croissance – la croissance limitée que connaissent les enfants en raison d’une mauvaise alimentation et/ou d’infections répétées – est en baisse de 18 %.

C’est le cas notamment du Mali, où le nombre de décès d’enfants a chuté de 52 %, ce qui montre que davantage de solutions vitales sont aujourd’hui apportées aux enfants les plus pauvres. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide ont contribué à la survie des jeunes enfants, au même titre que les campagnes de vaccination, les compléments alimentaires et les programmes de promotion de l’allaitement maternel . Un solide engagement de la part des gouvernements et de réels changements de politique, comme les soins de santé universels mis en place au Mali et au Burkina Faso, jouent également un rôle majeur.

Monsieur Amavi AKPAMAGBO, Directeur Pays de Save the Children au Mali, a déclaré : « Il y a cent ans, après l’une des guerres les plus destructrices de l’histoire de l’humanité, Mme Eglantyne Jebb, fondatrice de Save the Children, a rédigé la Déclaration des droits de l’enfant. Aujourd’hui, les enfants d’Afrique de l’Ouest et du Centre sont en meilleure santé et mieux éduqués que jamais auparavant.
Malgré ces progrès remarquables, des millions d’enfants – en particulier ceux fuyant la guerre ou vivant dans des zones affectées par des conflits comme au Mali- continuent d’être privés d’une enfance. Nous devons maintenant poursuivre nos efforts pour atteindre chaque enfant et veiller à ce qu’il reçoive l’enfance qu’il mérite. Les gouvernements peuvent et doivent faire davantage pour donner à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie. Il faut investir davantage et mieux cibler nos efforts si nous voulons que chaque enfant puisse jouir d’une enfance heureuse, saine et sans danger. »

La Guinée-Bissau, le Mali et la Sierra Leone ont tous trois réduit leur taux de décès d’enfants d’au moins 52 %. Les données indiquent que le Mali, le Niger et la Sierra Leone ont fait un travail particulièrement remarquable pour apporter des solutions vitales aux enfants les plus pauvres.
Le taux de retard de croissance a baissé de 18 % (passant de 41 à 34 % chez les enfants de moins de cinq ans). Ce sont le Burkina Faso, le Ghana et le Mali qui ont enregistré les plus fortes baisses de retard de croissance chez les enfants, avec respectivement des diminutions de 49 %, 39 % et 37 %.

S’il est important de reconnaître et de célébrer les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies, l’enfance, selon le Rapport 2019 de Save the Children reste menacée en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Sur les 176 pays étudiés, huit des dix pays les moins bien classés se trouvent dans la région, ce qui montre l’impact des conflits armés et de la pauvreté sur les enfants. La moitié des pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale – y compris la République Centrafricaine, le Mali et le Niger – sont des États fragiles et qui sont ou ont été touchés par des conflits.

Aujourd’hui, on estime que 2,1 % de la population de la région a été forcée de quitter son foyer en raison de conflits ou de persécutions, contre 0,6 % en 2000. Les conflits sont devenus l’un des principaux obstacles à l’enfance des enfants de la région.

Pour permettre à tous les enfants dans les pays pauvres et fragiles comme le Mali à vivre pleinement leur enfance, Save the Children recommande, entre autres, dans son rapport, que :
• Tous les pays adoptent un plan d’action national pour réduire et éliminer la pauvreté des enfants, ainsi que des budgets dédiés et systèmes de surveillance qui suivent l’amélioration des privations liées à la pauvreté chez les filles et les garçons de tous âges.
• Tous les gouvernements veillent à ce que les enfants en situation de pauvreté (et leurs familles) bénéficient de mesures de protection, telles que les allocations familiales, et étendent la couverture du programme de protection sociale universelle le plus rapidement possible pour atteindre tous les enfants qui sont pauvres.

FIN

Des porte-parole sont disponibles. Pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec Abdourahmane Coulibaly à Bamako abdourahmane.coulibaly@savethechildren.org au. +223 76 47 49 71

NOTES AUX RÉDACTEURS EN CHEF

• Depuis 2000, l’Afrique de l’Ouest et du Centre a réduit de près de la moitié son taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, qui est passé de 172 à 91 décès pour 1,000 naissances vivantes, soit une baisse de 47%. Malgré cela, l’Afrique de l’Ouest et du Centre continue d’avoir le taux de mortalité des moins de 5 ans le plus élevé de toutes les régions. Les taux sont les plus élevés au Tchad (123), en RCA (122), en Sierra Leone (111), au Mali (106) et au Nigeria (100). Dans ces pays, les taux de mortalité sont « très élevés » ; plus d’un enfant sur 10 n’atteint pas son cinquième anniversaire.
• La plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont considérablement amélioré leurs scores de fin d’enfance entre 2000 et 2019, les trois quarts des pays de la région (18 sur 24) ayant augmenté leurs scores de plus de 100 points et l’indice pour l’ensemble de la région ayant augmenté de 116 points, de 443 à 559 – la hausse la plus importante de toutes les régions dans le monde.

One Reply to “Communiqué de presse de Save the Children : L’Afrique de l’Ouest et du Centre a réduit de près de moitié en une génération le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans.”

  1. A gush balanced shell to main ingredient suitableness is signal in behalf of staying imperturbable while looking classy. When opting with an eye to formal shorts, he says it’s kera.scorchai.se/trofast-kone/halvlang-vinterjakke.php utmost aspire to link them with a long-sleeved brush off disheartening or candle sweater to respect the balance. This also works in confirm up: if you’re wearing hanker pants, it’s OK to divulge a microscopic more husk up prime correctly a inconsequential!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *