« bakary Sambe au journal « le monde » : le mali demeure l’épicentre du djihadisme au sahel »

Signé en 2015, l’accord d’Alger est mis en péril par un pouvoir central passif, une rébellion fragmentée et un djihadisme en constante recomposition. Les hésitations, reports et autres bégaiements déplorés lors de la signature en 2015 de « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali », conclu à Alger par les autorités maliennes et les groupes armés rebelles, laissaient entrevoir des difficultés à venir.

Quelque deux années plus tard, quatre depuis le déclenchement de l’opération militaire française « Serval »,le processus de paix, à force de lenteur, est en train de perdre la course de vitesse engagée contre les groupes armés.

Ainsi l’illustrent les difficultés rencontrées ces dernières semaines pour installer des autorités intérimaires dans les chefs-lieux des cinq régions ex-rebelles du nord et du centre du Mali – Gao, Kidal, Menaka, Taoudenni et Tombouctou.

Il s’agit là, pourtant, du premier maillon de la chaîne forgée par l’accord d’Alger qui, outre l’arrêt des hostilités, redessine le cadre institutionnel malien au profit d’une plus grande décentralisation et dresse une longue liste de projets de développement économique, social et culturel pour sortir le nord du Mali de la misère.

Ces autorités intérimaires, « chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord », auraient dû être mises en place dans les trois mois suivant la signature de l’accord. Au regard de quoi elles viennent tout juste d’être installées, dans la douleur et les combats, à Kidal, Menaka et Gao.

A Tombouctou et Taoudenni, on devra encore attendre. Une source au sein de la mission civilo-militaire des Nations unies au Mali (Minusma) nous assurait, mercredi 8 mars, que cela interviendra « dans les prochains jours ». Mais, preuve de la sensibilité du sujet, « la date ne [peut] être annoncée sous peine de compromettre cette opération ».

Blocage

Ce fut en effet le cas le 6 mars, date initialement prévue pour leur installation. Des éléments armés ont attaqué deux points de contrôle occupés par l’armée malienne. L’événement a donc été reporté à des jours meilleurs.

Pourquoi ce blocage, alors que les signataires de l’accord d’Alger – la République malienne et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, une coalition de groupes armés arabes et touaregs) – s’étaient entendus sur le nom des ex-rebelles appelés à troquer leur kalachnikov contre un costume de président de conseil régional ?

Prenons Tombouctou. Les auteurs du coup de force sont membres du CJA, le Congrès pour la justice dans l’Azawad, du nom donné par les indépendantistes touaregs à la partie septentrionale du Mali. Cette milice dirigée par la tribu Kel Ansar a débarqué sur la scène en octobre 2016. Non sans ironie, le CJA justifie sa création pour « garantir la viabilité de l’accord dans les régions de Tombouctou et de Taoudenni ».

« En réalité, décrypte Aurélien Tobie, chercheur au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les Kel Ansar essaient de prendre le train en marche. » Pour des raisons internes, en l’occurrence une vacance à la tête de leur chefferie traditionnelle, ils n’avaient pu participer aux négociations d’Alger.

Ils ont ainsi été exclus de la distribution des postes. « Or, au Mali, notamment, l’identité communautaire est synonyme de pouvoir et donc de l’accès aux ressources », explique Aurélien Tobie. En clair, les Kel Ansarveulent eux aussi leur part du gâteau.

Autres lieux, autres acteurs mais même logique à Gao, Menaka et Kidal. Là, le rapport de forces avait changé avec la montée en puissance de la Plateforme, une coalition de groupes initialement pro-gouvernementaux composée notamment du Gatia (Groupe d’autodéfense des Touareg Imghad et alliés), associé au CM-FPR (Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance).

Groupement auquel se sont joints des groupes arabes dissidents du Mouvement arabe de l’Azawad, initialement membre du CMA alors que le CM-FPR se scindait, laissant apparaître un CM-FPR2… Confusion d’acteurs face à un pouvoir central critiqué pour sa passivité, voire sa mauvaise volonté à appliquer un accord qui dilue ses prérogatives.

Dans le dernier rapport présenté en janvier à New York au Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies pouvait alors regretter que « les principales dispositions de l’accord [d’Alger] n’ont pas été appliquées, notamment celles concernant la mise en place d’autorités intérimaires et l’organisation de patrouilles mixtes, et les combats ont repris entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la coalition de groupes armés Plateforme.

Entretemps, de nouveaux groupes armés ont demandé à faire partie des arrangements institutionnels et sécuritaires intérimaires. » Autrement dit, pour le malheur de la population locale, le retour des services sociaux de base que les autorités intérimaires sont censées faciliter ne semble pas pour demain.

Une situation loin d’être normalisée

D’autant que l’environnement sécuritaire ne cesse de se dégrader, laissant mal augurer du déploiement des acteurs indispensables (ONG, investisseurs, fonctionnaires…) à l’accomplissement des projets de développement nécessaires pour désenclaver le nord du Mali et ainsi enterrer les frustrations qui alimentent les rébellions.

Pour preuve d’une situation encore loin d’être normalisée, le scrutin municipal de novembre 2016 n’a pas eu lieu dans les régions de Kidal, Menaka et Taoudenni, ainsi que dans certaines parties des régions de Gao, Mopti et Tombouctou, « en raison d’atteintes à la sécurité, notamment dans des zones contrôlées par des groupes armés signataires », peut-on lire dans le rapport de l’ONU.

Certes, l’intervention française « Serval » – transformée en force « Barkhane » en 2014 chargée de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel –, le déploiement de quelque 10 000 casques bleus, la restructuration (en cours) de l’armée malienne et le lancement des premières patrouilles mixtes armée malienne-ex-rebelles ont permis d’apaiser la situation.

Mais ce n’est qu’un apaisement partiel qui concerne, au mieux, les Touaregs et Arabes qui se battaient en 2011 pour la partition du Mali et l’indépendance de l’Azawad. « L’accord d’Alger, résume Aurélien Tobie, se résume finalement à un simple accord de cessez-le-feu qui interdit aux signataires d’aller trop loin. »

Sauf qu’ils ne sont pas la seule menace pesant sur le pays. Celle incarnée par les djihadistes, un moment écartée par le déclenchement de l’opération « Serval », a repris de plus belle alors que le redéploiement des forces armées maliennes au nord patine. Résultat : « Les groupes terroristes et extrémistes violents y [ont] renforcé leurs activités et leur présence », note l’ONU.

Des foyers djihadistes se sont multipliés

« Car depuis “Serval”, les groupes terroristes se sont adaptés », observe Bakary Sambe, directeur du TimbuktuInstitute. En atteste l’annonce, début mars, de la « fusion » de trois organisations islamistes au sein de Nosrat Al-Islam Wal Mouslimine (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) affilié à Al-Qaida. Placée sous l’égide du Touareg Iyad Ag-Ghali, le chef d’Ansar Eddine, le GSIM rassemble également le mouvement Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar ainsi que la Katiba (brigade) du Macina, active au centre du Mali et conduite par le Peul Amadou Koufa.

De fait, « Barkhane » ou non, les foyers djihadistes se sont multipliés ces dernières années au Sahel en général et au Mali en particulier. « Et ils ont étendu leur rayon d’action en frappant en Côte d’Ivoire, au Niger, auBurkina Faso », observe Bakary Sambe. Sans pour autant négliger le Mali, où, en janvier, des kamikazes ont tué au moins 77 personnes à l’intérieur du centre de recrutement et d’entraînement des patrouilles mixtes de Gao.

« Le Mali, conclut Bakary Sambe, est l’épicentre du djihad au Sahel et le restera tant qu’il demeurera cette zone d’instabilité et d’activités criminelles. » Déjà moribond, l’accord d’Alger risque de ne pas y survivre et le Mali de ne pas émerger de si tôt du chaos dans lequel la moitié de son territoire est encore plongée.

Source: Le Monde

 

Conséquence de la suspension du Mali par la FIFA: Les arbitres maliens remplacés par ceux du Niger.

Il fallait attendre à la conséquence ravageuse dans le milieu sportif.  Les arbitres maliens qui se trouvent actuellement a Ouagadougou, la capitale Burkinabé pour le match retour de la ligue des champions ont été obligés de retour au pays. Ils ont été remplacés par les arbitres du Niger. C'est la conséquence de la suspension du Mali par la Fifa. Les arbitres maliens concernes sont Mahamadou Keita Adama Kone Abdoulaye Sissoko et Baba Yomboliba.

Affaire à suivre

Dily Kane

Mali24

Charte de Kurukan Fuka : À quoi ça ressemble ?

Nous avons voulu en savoir davantage sur la fameuse charte de Kurukan Fuka et nous sommes tombés sur un document qui date de Mars 1998. Il est l'oeuvre de communicateurs et traditionalistes lors d'un atelier régional  à Kankan  (République de la Guinée).

« L’avant-projet de loi proposé par le Comité d’Experts et adopté par le Conseil des Ministres fait référence dans son préambule à la Charte de Kuru Kan Fuga ou Charte du Mandé adopté en 1236 pour valoriser le patrimoine culturel et historique du Mali », indique le communiqué du conseil extraordinaire des ministres du 10 mars.

 

Nous vous livrons l’intégralité des 44 articles de ce document élaboré par des communicateurs et traditionalistes lors d'un atelier régional  à Kankan  au moment où le Mali s'apprête à réviser la Constitution en se référant à ce document.

 

La Rédaction de mali24.info.

 

 

 

 

 

REPUBLIQUE DE GUINEE

 

 

ATELIER REGIONAL DE CONCERTATION ENTRE COMMUNICATEURS ET TRADITIONALISTES MANINKA

 

 

 

 

 

 

 

Kankan du 03 au 12 Mars 1998

La charte de Kouroukan Fouga a été pour la première fois contée dans ses quarante quatre (44) articles à Kankan (République de Guinée) lors de l’atelier régional de concertation entre communicateurs et traditionalistes maninka tenu du 03 au 12 Mars 1998. Ont participé :

 

  1. Traditionalistes

 

1.1         Siaka KOUYATE de Niagassola dans la Préfecture de Siguiri Rép. De Guinée, famille gardienne du Sosobala (balafon fétiche de Soumaoro KANTE)

1.2         Djéli - Lamine KOUYATE de Loïla dans la Préfecture de Mandiana – (Rép. De Guinée) décédé au mois Juin dernier.

1.3         Damissa Sekou DIABATE dans la Préfecture de Siguiri (Rép. De Guinée)

1.4         Djéli - Koulako TOURE dans la Préfecture de Faranah (Rép. De Guinée)

1.5         Mamady KANTE dit Konkoba dans la Préfecture de Dinguiraye Rép. De Guinée

1.6         (Vieux) KOITA, Préfecture de Kérouané (Rép. De Guinée)

1.7         Sekouba CONDE, Préfecture de Dabola (Rép. De Guinée)

1.8         Elhadj Oumar CAMARA Préfecture de Kankan  (Rép. De Guinée

1.9         Abdoulaye KANOUTE - Tambakounda (Rép. Du Sénégal)

 

 

  1. Communicateurs et autres participants

 

2.1         Bernard FELLER (Directeur Intermédia Consultant SA, organisateur de l’atelier)

2.2         Alpha Kabiné KEITA (Directeur Radio Rurale de Guinée, président de séance)

2.3         Mamadou Lamine DOUMBIA (Radio Rurale Tambacounda – Rép. Du Sénégal)

2.4         Mory SOUMANO Journaliste ORTM ( Rép. Du Mali)

2.5         Neguedougou SANOGO (Radio scolaire du Mali)

2.6         Nouhou CISSE Professeur, Direction Générale ORTM (Rép. Du Mali)

2.7         Amadou Baba KARAMBIRI Journaliste Radio Rurale Burkina Faso

2.8         Louis MILLOGO Professeur d’Université (Burkina Faso)

2.9         Mangone NIANG Directeur du CELTHO (Niamey)

2.10      Ibrahima Doumbiya, ACCT - Paris

2.11      Siriman KOUYATE Magistrat, personne ressource(Rép. De Guinée)

2.12      Lansana CONDE Professeur d’Université, personne ressource(Rép. De Guinée)

2.13      Cheick Oumar CAMARA Journaliste culturel ORTG (Rép. De Guinée)

2.14      Saa Bédou TOURE Chef de la station de la Radio Rurale de Kankan

2.15      Souleymane CONDE Journaliste-animateur Station Radio Rurale Kankan (Rép. De Guinée)

2.16      Mamady KANTE Journaliste-animateur Station Radio Rurale Kankan  (Rép. De Guinée)

2.17      Mme Fatoumata BAMBA Journaliste-animatrice Station Radio Rurale Kankan  (Rép. De Guinée)

2.18      Ahmadou DIALLO Direction Générale Radio Rurale de Guinée

 


Texte sous réserve de modification en raison car en cours de validation par un corps d’historiens

 

LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

 

 

 

 

Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.

 

I - DE L’ORGANISATION SOCIALE:

 

Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de

                   carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de 

                   nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle

                    spécifiques.

 

Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs

                conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur

                l’ensemble du royaume.

 

Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres

                et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et

                considération.

 

Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est

               élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou

               femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.

 

Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

 

Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité 

                physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son

                prochain est punie de la peine de mort.

 

Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn

                Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et

                l’oisiveté.

 

 

Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à

                plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En 

                conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer,

                le respect de l’autre étant la règle.

 

Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.

 

Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.

 

 

Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La

                puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

 

Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.

 

Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le

                  voisin.

 

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un

                   fils tant qu’un seul de ses pères vit.

 

Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

 

Article 13: N’offensez jamais les nyaras.

 

Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.

 

Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait

                  intervenir sans succès son mari.

 

Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être

                  associées à tous nos Gouvernements.

 

Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme

                 des vérités.

 

Article 18: Respectons le droit d’aînesse.

 

 

Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on

                  n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On

                  leur doit respect et considération.

 

Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par

                  semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures

                  raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

 

Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,

                 du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.

 

Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la

                  grandeur.

 

Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

 

Article 24: Ne faites jamais du tort aux étrangers.

 

Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

 

Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

 

Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans

                  détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques

                  soit le nombre des candidats.

 

Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.

 

Article 29: La dot est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et

                  mère.

 

Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.

 

II - DES BIENS:

 

Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,

                  l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans

                  témoignage probant est équivoque.

 

 

Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété

                  commune qu’au bout de quatre ans.

 

Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du

                  gardien.

 

Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

 

Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

 

Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac

                  ou sa poche.

 

III - DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:

 

Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la

                  brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

 

Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la

                  tête en direction de la cime des arbres.

 

Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des

                 cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la

                 volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

 

III - DISPOSITIONS FINALES:

 

Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

 

Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

 

Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes

                  représentants et tolérez-vous les uns les autres.

 

Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et

                  médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes

                  les tribus en priorité avec la famille royale.

 

Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est

                  chargé de veiller  à leur application.

 

 

FEMAFOOT : Mise en place d’un comité provisoire de 19 membres (liste)

Dissoute le 08 mars dernier, la fédération malienne de football est désormais dirigée par un comité transitoire qui a pour charge de  ‘‘gérer, d’animer, de promouvoir et de développer le football au Mali jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau fédéral’’, indique le ministère de tutelle dans un communiqué qui a aussi dévoilé  ce 14 mars  la liste des 19  membres du comité mis en place. Lisez

 

Communiqué du ministère des sports :

Le ministre des sports in forme l’opinion nationale et internationale qu’à la suite de la dissolution de l’organe directeur de la fédération malienne de football, il est mis en place, par décision N°0012-MS-SG en date du 14 mars 2017, un comité provisoire chargé de gérer, d’animer, de promouvoir et de développer le football au Mali jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau fédéral.

 

Le comité est composé de dix-neuf (19) membres dont les noms suivent :

  • Monsieur Sidy DIALLO, comité national Olympique et sportif du Mali ;

  • Monsieur Amadou dit Baba CISSE, mouvement sportif ;

  • Monsieur Amadou Diarra YALCOUE, Ministère des Sports ;

  • Monsieur Missa DIOMA, direction des finances et du matériel du ministère des Sports ;

  • Monsieur Amara Mallé DALLO, journaliste ORTM ;

  • Me Abdrahamane Ben Mamata TOURE, Avocat ;

  • Monsieur Moussa Ben Deka  DIABATE, Arbitre international ;

  • Monsieur Modibo Simbo KEITA, Magistrat ;

  • Monsieur Amidou ALBACHAR, Médecin ;

  • Col Charles Moussa  DIAKITE, Direction nationale du Sport militaire ;

  • Madame Djènèbou SANAGO, Mouvement Sportif ;

  • Monsieur Ibrahim THIAM, Ancien capitaine de l’équipe nationale ;

  • Monsieur Mohamed Salia TOURE, Conseil National de la Jeunesse du Mali ;

  • Monsieur Souleymane Bobo TOUKARA, Journaliste AMAP ;

  • Monsieur Mamadou KONE, Professeur de l’Enseignement Supérieur ;

  • Me Magatte  Assane SEYE, Avocat, Ancien Bâtonnier ;

  • Monsieur Dionkounda SAMABALY, Comité des Sages ;

  • Monsieur Gouro Sidy Aly Diallo, Sociologue ;

  • Monsieur Moustaph MAIGA, Journaliste Sportif.

     

    Le communiqué est signé par le ministre des sports Housseyni Amion Guido.

     

     

1ère édition du concours littéraire prix feu Oumar Diallo : Boubacar Sangaré journaliste au sahelien. com, le lauréat

Le restaurant « la Gare » a servi de cadre à l’agence de communication Binthily pour abriter la cérémonie de remise du prix de la première édition du concours littéraire entre les jeunes journalistes. Ce concours était dédié au jeune journaliste Oumar Diallo arraché à l’affection des siens en décembre dernier.

Etaient présents à cette cérémonie pleine d’émotion, Birama Konaré, directeur général de Binthily communication et tout son personnel, la famille, amis et collaborations du défunt et une masse populaire. C’était le samedi 25 février dernier.

Le journalisme et la littérature vont ensemble puisqu’ils ont en commun l’écriture, c’est dans cette perspective de promouvoir l’écriture que l’agence de communication Binthily a organisé un grand concours entre les journalistes. Ce concours rentrait en droite ligne de la rentrée littéraire d’une part, puis de rendre hommage au jeune journaliste Oumar Diallo d’autre part.

Le thème retenu pour cette première édition était « Rôle de la jeunesse dans le renouveau de l’Afrique ». Autour de ce thème onze articles ont concouru sous l’observation indulgente d’un jury composé en occurrence Dramane Aliou Koné, président de la maison de la presse, d’Alexis Kalambri du journal « Les Echos » et David Dembélé de la « Dépêche du Mali ». Au terme du concours, le premier prix d’une valeur de cinq cent mille francs CFA, a été enlevé par le jeune journaliste Boubacar Sangaré du Sahélien.com.

A travers un témoignage plein d’émotions et d’éloges sur le regretté Oumar Diallo, Birama Konaré, directeur de Binthily communication, a rassuré les jeunes journalistes sur la pérennisation de ce concours et remercie vivement la famille du défunt d’avoir honoré par leur présence, cette cérémonie de remise de prix.

Mariam Diallo, sœur du défunt et porte-parole de la famille, après avoir remercié l’assistance, a encouragé les jeunes journalistes à se lancer dans le journalisme et surtout à faire des recherches. Quant au heureux gagnant de cette première édition, Boubacar Sangaré, les mots lui ont manqué pour magnifier ses sentiments envers les organisateurs et à la famille du défunt Oumar Diallo.

Bourama Camara

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