Ministère solidarité

Fran Equiza, Nouveau Représentant de l’UNICEF prend officiellement fonction.

Bamako, le 16 décembre 2014 : Le nouveau Représentant de l’UNICEF au Mali, Monsieur Fran Equiza a présenté le mardi  09 décembre 2014 sa lettre d’agrément à Son Excellence, Monsieur Abdoulaye Diop,  Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale. 

Monsieur Equiza s’est dit conscient de l’immensité de la tâche pour le devenir des enfants et des femmes du Mali en raison de la crise que le Mali a connue. « En appui au Gouvernement du Mali, l’UNICEF continuera à travailler à la prévention et à la prise en charge de la malnutrition, la protection des enfants les plus vulnérables face à la violence, aux abus, à l’exploitation et à la négligence, ainsi que l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité dans un environnement d’apprentissage sain et protecteur.»

De nationalité espagnole, le nouvel ami des enfants était jusqu’à sa nomination, le Directeur Régional d’OXFAM dans la Corne de l’Afrique, basé à Nairobi au Kenya. A ce poste qu’il a occupé pendant 4 ans, Monsieur Equiza a assuré avec brio la direction générale de la mise en œuvre des programmes régionaux d’OXFAM /GB. Il a assumé les mêmes fonctions de Directeur Régional à Mexico pour l’Amérique Latine de 2008 à 2010.

Le nouveau Représentant a une grande expérience dans le domaine de l’urgence humanitaire. A ce titre, de 2005 à 2008, il a dirigé les programmes internationaux en Espagne pour OXFAM INTERMON. Il a en outre assuré la coordination d’ensemble de la totalité des opérations d’aide humanitaire internationale.

Dans un monde où les ressources se raréfient, la réponse à l’urgence humanitaire en vue d’une résilience communautaire, constitue pour le nouveau Représentant un défi majeur à relever. Selon lui, «  la situation de la fièvre à virus Ebola, vient nous rappeler l’importance, mais aussi notre responsabilité partagée dans la promotion du Lavage des Mains au Savon, et de l’observance stricte des mesures d’hygiène ».

Agé de  44 ans, Fran Equiza est détenteur d’une Maitrise en Gestion Administrative MBA). Il est titulaire d’une maitrise en Sciences de l’information et connaissance de la société, et d’une maitrise en analyse économique appliquée. Monsieur Equiza a fait ses armes à OXFAM dans le domaine des ressources humaines, en qualité de Directeur des ressources humaines et opérations internes de 2004 à 2005. De Février 2003 à juin 2004, il fut Directeur Adjoint du PDG d’OXFAM INTERMON.

En recevant la lettre d’agrément de Monsieur Fran Equiza, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, s’est réjoui du choix porté sur un homme d’une grande expérience. « Cette nomination contribuera à n’en pas douter au renforcement de la Coopération entre le Gouvernement de la République du Mali et l’UNICEF en faveur des enfants et des femmes du Mali. » a dit le ministre.

Le Ministre Diop, lui-même ayant appartenu à la famille du Système des Nations Unies, avant d’être appelé à tête de la diplomatie malienne a salué l’excellence de la coopération entre le Mali et l’UNICEF. « La mission de l’UNICEF est plus que pertinente car l’enfant en raison de sa vulnérabilité devra rester une cible au cœur de toutes les préoccupations à travers des synergies innovantes. » Avant de conclure, Son Excellence Abdoulaye Diop a assuré le nouveau Représentant de son soutien, de celui de ses collaborateurs et des plus hautes autorités.

Rentrée solennelle des Universités, des Grandes Ecoles et des Instituts: Le redressement de l’école malienne en 11 point !

Le 04 novembre dernier au palais des ports de Bamako, une cérémonie officielle présidée par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta a marqué la rentrée solennelle des universités, grandes et instituts. Le Président IBK qui a touché du doigt les faiblesses du système éducatif malien a décliné en 11 points le redressement de l’école malienne.

Le thème de cette rentrée était « quel enseignement supérieur pour le Mali ?». L’école malienne a mal, même très mal. Elle est régulièrement confrontée à des problèmes qui ont pour noms : l’insuffisance d’enseignants en qualité et en nombre ; le faible développement de la recherche ; le manque d’éthique et de déontologie ; les effectifs pléthoriques ; l’insuffisance d’infrastructure d’accueil ; la faiblesse du pilotage et de la gouvernance etc. A ces problèmes, s’y ajoutent de profondes crises sociales que sont : grèves, rétention de notes, années tronquées, perlées ou blanches.

Face à cette grave crise, « la condition sine qua non à remplir pour un Enseignement Supérieur et une recherche scientifique de qualité est la pacification de l’espace universitaire. Ceci est le fondement de l’édifice que nous voulons bâtir », a déclaré le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Me Mountaga Tall.

Poursuivant, le ministre Tall a indiqué que l’ambition commune est d’assurer l’accès aux Institutions d’enseignement supérieur d’améliorer la qualité de notre enseignement et sa pertinence pour une meilleure employabilité de nos diplômés. Toutefois, prévient Me Tall, la demande sociale d’enseignement supérieur et de Recherche est en constante progression face à une offre  stagnante.

Pour IBK, des progrès quantitatifs ont été enregistrés ces dernières années dans le secteur de l’éducation, à la faveur d’efforts financiers soutenus. « La couverture scolaire s’est accrue avec des taux bruts de scolarisation de 82% pour le premier cycle de l’enseignement fondamental, 48,8% dans le second cycle, 14,8% dans l’enseignement secondaire. Mais, dans le même temps, la qualité de l’enseignement s’est profondément dégradée, contribuant à perpétuer la pauvreté dans laquelle demeurent nombre de nos compatriotes et les inégalités parmi les moins acceptables de notre pays », a affirmé IBK.

C’est pourquoi, dit-il, pour un redressement durable des performances du Système éducatif, en particulier l’amélioration effective des apprentissages et la préparation à la vie active, des objectifs de redressement de l’Ecole malienne ont été fixés. Il s’agit de : la revalorisation de la fonction enseignante ; la rationalisation de la gestion administrative du personnel enseignant ; la modernisation des programmes d’enseignement ; le renforcement des infrastructures du réseau scolaire ; le développement de l’enseignement des sciences et techniques ; le développement de l’utilisation des TICE (technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement) ; le renforcement du partenariat avec le Secteur privé en vue de l’élargissement de l’Offre Scolaire ; l’amélioration de la gestion administrative de l’enseignement fondamental ; le développement d’une formation professionnelle de qualité ; l’autonomisation et l’efficience éducative de l’enseignement supérieur ; la mise en œuvre de contrats de performance et la généralisation de l’alphabétisation des adultes.

Ces mesures devront permettre à en croire le Président de la République, d’éviter que la crise scolaire ne se transforme en crise sociale profonde.

Modibo Ouloguem, Stagiaire

 

 

Année scolaire 2014-2015 : La rentrée fixée au 7 octobre prochain

Les vacances 2013-2014 tirent vers leur fin, puisque la nouvelle année scolaire commence le mardi 7 octobre prochain. Ainsi en a décidé les autorités scolaires du Mali.

Bientôt la fin de la récréation pour les scolaires. En vacance depuis fin juin, les élèves soucieux de leur avenir commencent à préparer minutieusement la reprise des classes. Tandis que d’autres continuent avec les «Balani show», les boîtes de nuit et autres activités récréatives. Ceux-ci ont la peur au ventre de retourner à l’école. Mais ne pouvant pas arrêter le temps, les choses sérieuses s’annoncent pour bientôt.

 

 

En effet, au titre de l’année scolaire 2014-2015, après avoir réuni les conditions maximales, le ministère de l’Education nationale a fixé la date de la rentrée scolaire. Dans sa décision n° 2014 02693/MEN-SG, l’article 1er dispose : «la date de la  rentrée scolaire 2014-2015 des établissements de l’Education préscolaire et spéciale, de l’Enseignement fondamental, de l’Enseignement secondaire général, de l’Enseignement technique professionnel et de l’Enseignement normal est fixée au mardi 07 octobre 2014».

 

 

Faut-il le rappeler, la particularité de la présente rentrée scolaire  c’est qu’elle coïncide avec la fête de Tabaski. Sachant bien que d’ordinaire, la rentrée s’effectue pendant la première semaine du mois d’octobre, certains parents avaient déjà nourri des inquiétudes par rapport à cette situation. Car, autant la recherche du mouton pour respecter un des principes de la religion musulmane pendant la Tabaski est une obligation, autant la dotation des enfants en fournitures scolaires est un devoir pour les parents d’élèves et un droit pour les scolaires. Ce couplage des dépenses, du moins pour la communauté musulmane, constitue un casse-tête chinois.

 

 

De toutes les façons, pour ceux qui doutaient encore, l’équivoque a été levée par le Département en charge de l’Education nationale. Les élèves et parents d’élèves ont été informés à temps. Ils ont donc une marge de manœuvre pour organiser cette rentrée. Surtout que la nouvelle patronne du ministère, Mme Togola Jacqueline Nana Marie, entend continuer sa lutte implacable contre la fraude sous toutes ses formes à l’école.  Pour ce faire, elle se dit intraitable pour la poursuite de son plan d’harmonisation  du secteur. Donc, aux élèves et parents d’élèves de s’armer dès à présent pour affronter la nouvelle année scolaire. Car il ne sert à rien de courir, mieux vaut partir à point, nous enseigne l’adage.

 

C’est pour dire que les examens de fin d’année se préparent dès le jour de la rentrée.

Oumar KONATE

 

Ouverture du centre ‘’ALIYA’’ Samsung Smart School: Une solution éducative interactive !

Samsung électronique et l’ONG ADA offre vient d’offrir une nouvelle solution d’apprentissage interactive entre écoliers et instituteurs. Il s’agit du centre ALIYA Smart School logé dans l’enceinte de l’Institut supérieur de commerce, Business school à l’ACI 200 à coté du monument de l’Obélisque.

La cérémonie d’inauguration du centre a eu lieu le vendredi 10 octobre 2014 sous la présidence du ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne, Me Mamadou G. Diarra en présence de son homologue des Mines, Boubou Cissé, de la présidente du conseil d’administration de l’Apej, Mme Maïga Sina Demba, du représentant de Samsung électronique au Mali, Chimère Siby, et de la présidente de l’ONG ADA, Mme Touré Coumba Diawara.

La salle ALIYA Smart School est équipée de 24 Tablettes Samsung Galasy Tab pour les écoliers, d’un ordinateur pour le professeur et d’un écran LED (e-board). Doté de deux logiciels à savoir : le Classroom management (CRM) et le Learning Management Systèm (LMS), Smart School offre d’énormes opportunités pour les apprenants et l’enseignant. Le système permet le partage du contenu de l’écran de l’enseignant ou des tablettes des élèves sur le tableau électronique pour contrôler la classe, créé l’interactivité entre les enseignants et les étudiants et enfin permet de stocker tous les contenus et les données utilisés par l’enseignant et l’élève.

Selon le représentant de Samsung électronique, M. Chimère Siby, Samsung Smart School, est une initiative de la marque pour appuyer le système éducatif dans les pays africains.

L’initiative est saluée à sa juste valeur par la présidente de l’ONG bénéficiaire, Mme Touré Coumba Diawara. « Nous saluons ce geste de Samsung électronique à l’endroit de l’ONG ADA qui permettra à ne point douter aux élèves des  écoles affiliées à l’ONG ADA, d’accéder aux opportunités d’apprentissage qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) », a-t-elle indiqué.

Pour le ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne, Me Gaoussou Diarra, l’ouverture de ce centre ici à Bamako, grâce à la collaboration entre Samsung électronique et l’ONG ADA, est une initiative heureuse. « C’est une œuvre de grande portée qui va appuyer le gouvernement dans ses efforts en matière de développement social et éducative », a déclaré le ministre Diarra.

Daouda T. Konaté

 

L’alphabétisation : l’investissement d’avenir par excellence

Aujourd’hui, deux tiers des 781 millions d’adultes analphabètes dans le monde sont des femmes.  Avec  de surcroît cinquante-huit millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire qui ne sont pas scolarisés, et 63 millions d’adolescents en âge de suivre un enseignement dans le premier cycle du secondaire qui ne peuvent pas non plus exercer leur droit à l’éducation , le risque est de voir grandir une nouvelle génération d’analphabètes.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, « cette situation inacceptable constitue un frein aux efforts déployés pour réduire la pauvreté et promouvoir le développement humain. » 

Les Prix internationaux d'alphabétisation de l’UNESCO récompensent des programmes innovants qui démontrent le rôle central que joue l’alphabétisation dans la promotion des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la résolution des conflits et de la diversité culturelle. L’alphabétisation, base de toute forme d’éducation et d’apprentissage tout au long de la vie, constitue un droit fondamental garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme.  Les lauréats de nos Prix 2014 prouvent à quel point l’alphabétisation est un accélérateur du développement, permettant aux sociétés d’avoir une croissance plus inclusive et durable. Leurs projets créatifs – aux impacts durables sur les individus et les communautés, même dans les contextes les plus difficiles – nous inspirent tous. Les Prix seront attribués à Dacca (Bangladesh) à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, le 8 septembre. 

Les lauréats 2014 du Prix d’alphabétisation UNESCO-Roi Sejong sont le ministère de l'éducation de l'Équateur, ainsi que l'Association pour la promotion de l'éducation non formelle du Burkina Faso.  En Equateur le projet d’éducation de base des jeunes et des adultes a bénéficié à près de 325 000 personnes depuis son lancement. Les participants sont invités à profiter des services mis à leur disposition par les pouvoirs publics, tels que le soutien à l’emploi, les soins de santé, ainsi que les primes agricoles. L’enseignement aux populations autochtones est dispensé dans leur langue maternelle et selon une perspective qui prend en compte leur vision du monde. « 44 021 personnes de nationalités autochtones (Quechua) et des peuples  de l’Équateur ont appris à lire et à écrire dans leur langue maternelle. Cela garantit ainsi l’identité culturelle et la promotion des valeurs ancestrales de cette population,  principalement située en zones rurales, » explique Ester Maria Lemus, conseillère spéciale en alphabétisation auprès du ministère. 

L’Association pour la promotion de l’éducation non formelle du Burkina Faso met l’accent sur l’alphabétisation des femmes. La population féminine « représente plus de 50% de la population burkinabé et reste malheureusement à majorité analphabète à hauteur de 82%. » Cette situation intolérable reflète l’une des injustices les plus tenaces de notre époque : l’inégalité de l’accès à l’éducation. L'analphabétisme est responsable de la marginalisation des femmes et constitue un obstacle de premier ordre à la réduction de la pauvreté extrême. Il ne peut y avoir de développement durable si les femmes ne bénéficient pas des mêmes droits et des mêmes opportunités.  Afin d’autonomiser les femmes vivant dans une pauvreté extrême, le programme de l’association vise à améliorer les conditions de vie des femmes grâce à des cours d’alphabétisation et des formations relatives à la santé et au développement économique durable, ainsi que par des dispositifs de micro crédit. Le programme, qui a touché  à ce jour 18 000 femmes dans ce pays multiculturel et multilingue, a permis des avancées dans la lutte contre la pauvreté, la déforestation et la pollution grâce à des activités menées dans cinq langues locales. 

Trois organisations ont remporté le Prix UNESCO-Confucius d’alphabétisation. L’une d’entre elles est l’Association algérienne d’alphabétisation IQRAA (qui signifie « lire » en arabe), pour son programme sur « l’Alphabétisation, la formation et l’intégration des femmes » qui a bénéficié à plus de 17 000 personnes jusqu’ici. En plus d’enseigner la lecture, l’écriture et l’arithmétique, le programme sensibilise les participants à la citoyenneté, à la santé, à la protection de l’environnement et aux droits de l’homme. Le programme propose aussi un conseil juridique aux anciens bénéficiaires pour les aider à gérer leurs nouvelles activités économiques. « Un incident tragique est survenu récemment, » se souvient Aicha Barki, Présidente d’IQRAA. « Une jeune mère qui ne savait ni lire ni écrire n’a pas donné le bon médicament à son enfant. Elle savait juste que c’était un médicament, et elle espérait qu’il guérirait son fils malade. Au lieu de cela, le mauvais médicament a aggravé le cas du petit garçon, ce qui a nécessité son hospitalisation. L’alphabétisation n’est pas seulement un outil pour la croissance économique, il est également essentiel pour la survie des communautés. L'ignorance coûte plus cher que le savoir, ajoute-t-elle. L’alphabétisation  peut sauver des vies ! » 

En Espagne, l’École pour l’enseignement tout au long de la vie pour le développement communautaire Poligono Sur est récompensée pour son programme qui  propose des cours d’alphabétisation, des formations professionnelles, des cours diplômants ainsi que des formations à la création d’entreprise. Il  s’adresse à une population issue d’horizons culturels variés constituée de citoyens espagnols, de migrants d’Afrique du Nord et de membres de la communauté rom. A travers des activités communautaires autour de la musique et du théâtre, il sensibilise aux problématiques culturelles et environnementales. Ce programme innovant, qui a réussi à inscrire l’alphabétisation dans le processus plus large du développement communautaire, démontre le pouvoir catalyseur et de transformation de l’alphabétisation. Les témoignages des nouveaux alphabétisés démontrent l’impact majeur que ces nouvelles connaissances et compétences ont eu sur tous les aspects de leurs vies. « J’ai 54 ans et je suis en train d’apprendre à lire et à écrire. Je n’ai pas pu étudier quand j’étais petite parce que je devais m’occuper de mes frères et sœurs. Aujourd’hui,  je viens tous les jours au centre et j’ai même inscrit ma mère, qui est venue pendant huit ans et a réussi à apprendre à lire », écrit Dolores Gallego. Pour en savoir plus (en anglais)

Le dernier lauréat est l’Institut Molteno pour le langage et l’alphabétisation (Afrique du Sud) et l’Institut international d’alphabétisation (Etats-Unis). Leur programme innovant, « Bâtir des passerelles vers l’avenir », fait appel aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour autonomiser les personnes de tous âges vivant dans les zones rurales ou les zones urbaines défavorisées. Il propose des cours d’alphabétisation interactifs aux jeunes et aux adultes en anglais et dans trois langues sud-africaines. Le programme, initié en 2007, a bénéficié à 6 000 jeunes et adultes dans les centres d’éducation de base et de formation pour adultes et à 30 000 enfants scolarisés. Il aborde aussi le développement durable en fournissant des contenus d’apprentissage qui traitent de la santé, de l’environnement,  du développement social et de l’éducation professionnelle. Seipati Machoga, un enseignant de l’Institut Molteno dans la province du Limpopo, a pu constater la joie de ses élèves lors de leur apprentissage sur tablettes : « C’était la première fois qu’ils voyaient et qu’ils entendaient une telle technologie dans leur propre langue. » Il ajoute ensuite : « Le Limpopo a besoin de technologie, autant dans l’enseignement primaire que dans l’enseignement secondaire. Mes élèves rayonnaient de bonheur ce jour-là et j’aimerais pouvoir en faire plus pour eux. Un jour par mois devrait être dédié à l’apprentissage par les technologies mobiles. »  

Grâce à leurs projets exceptionnels, les lauréats des Prix montrent le pouvoir de l’alphabétisation dans l’aide aux personnes à développer leur plein potentiel, et à former des sociétés plus durables, justes et pacifiques. Ils nous donnent l’espoir que nous pouvons tous mettre fin au cycle d’exclusion qui découle de l’analphabétisme. L’UNESCO estime que 84%  de la population mondiale aujourd’hui sait lire et écrire, contre 76 % en 1990. Bien que des progrès aient été accomplis en vue d’atteindre les objectifs internationaux d’alphabétisation, d’importantes difficultés subsistent que l’on se doit d’affronter plus résolument dans l’agenda pour le développement de l’après 2015. « L'alphabétisation est bien davantage qu’une priorité éducative. Elle est l’investissement d’avenir par excellence. Nous avons un intérêt commun à faire en sorte que le monde devienne mieux alphabétisé, » déclare la Directrice générale.

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