Espace d’interpellation démocratique : Save donne la parole à la communauté de Kolondieba.

La dernière édition d’espace d’interpellation démocratique  initiée par Save the children à travers son projet GSK sur les questions de santé a démarré du 14 au 18 dans le district sanitaire de Kolondieba précisément dans les communes rurales : Toussela, Kolosso, Facola, Bougoula, et Farako.

A travers ces journées, Save the Children donne la parole aux populations et leurs autorités communales et sanitaires pour évoquer des professionnels questions sanitaires afin de situer la responsabilité. Et ensuite de rendre accessible le soin de santé aux populations vulnérables.

Ces journées d’interpellation démocratiques 2020 constituent un cadre idéal de dialogue communautaire  et inter-acteurs pour l’amélioration des indicateurs de la santé dans le district sanitaire de Kolondieba. Et objectif général de cet espace est : de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance au niveau du district sanitaire de Kolondieba en vue de répondre aux besoins sociaux sanitaires des communautés, notamment les groupes les plus vulnerables, conformément à l’esprit de la nouvelle reforme du secteur de  la santé en cours. Spécifiquement  SAVE a un objectif de chercher à créer un cadre d’échanges et de dialogue entre les parties prenantes de la santé communautaire (conseils communaux,  ASACO, services  techniques du secteur socio-sanitaire, leaders communautaires) sur la qualité des services  de santé offerts au niveau des ASC et les CSCOM.

Les populations expriment leurs satisfactions

« Cette occasion n’arrive pas tous les toujours donc il faut en profiter pleinement », déclare Issa KONE du village de SAMANKO.  Je remercie pleinement SAVE car c’est grâce à laquelle que nous parvenons à exprimer nos préoccupations aux autorités compétentes et de comprendre certaines réalités dans le domaine sanitaire, poursuit-il.  Quant à Yaya Konaté, maire de la commune de TOUSSEGUELA se dit satisfait : « nous avons donné la parole à la population exprimant tout son ressenti. Les techniciens ont apporté leurs réponses techniques et nous-mêmes en tant que maires ça nous a donné l’occasion d’expliquer les démarches publiques de l’état aux populations afin de comprendre les politiques sanitaires du  pays ».  

« La tenue de ces  journées est   une occasion pour nous les responsables sanitaires  de prendre connaissance des préoccupations de nos populations et de donner des explications, parce que le plus souvent, les plaintes sont dues à l’insuffisance  d’explication. Dans la plus part des cas avec les explications, les gens sont satisfaits » soutient Dr. Lassana SISSOKO, médecin chef du CSRF de Kolondieba.   La première édition nous a permis de corriger des insuffisances au niveau de nos structures sanitaires. Cette activité est vraiment importante qu’elle doit être reproduit ailleurs, a-t-il ajouté. Par contre  ces pauvres populations  déplorent  l’impraticabilité des routes en ces termes : «  nous préférons traverser le fleuve pour aller soigner nos malades en Cote d’Ivoire. C’est pour éviter de faire une trentaine de Kilomètre. Il arrive  souvent que  nos femmes enceintes accouchent à mis chemin et d’autres perdent leur vie  à cause de l’état défectueux de la route, juste avant d’arriver au CSCOM de FACOLA.   C’est pourquoi, ils demandent  aux autorités d’ériger un CSCOM à leur village pour soulager  la population et de rétablir la pompe d’eau qui ne fonctionne plus. Selon Nassou Koné du village du village de  N’Gokla il faut se réveiller à 2heure du matin pour avoir de l’eau potable juste pour boire. Ensuite les populations demandent aux autorités d’elargir  la compétence des agents de santé communautaires (ASC) pour qu’ils ne parcourent plus des dizaines de kilomètres justes pour faire des injections.

Ousmane Fofana, envoyé spécial

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