Face au climat d’insécurité grandissant : Les administrateurs civils exigent de l’Etat, des mesures de protection

Les représentants de l’Etat que sont les administrateurs civils, ont toujours payé un lourd tribut dans toutes les rébellions. Leur statut de représentants de l’Etat, fait d’eux, des cibles pour les rebelles et les terroristes.
Des enlèvements en passant par la destruction des biens, les administrateurs civils sont souvent même victimes d’assassinats dans les zones d’insécurité. Parmi ces actes crapuleux, on peut retenir, le 17 mai 2014 à Kidal, lors de la visite du PM Moussa Mara, de l’assassinat des préfets et sous-préfets, l’enlèvement du sous-préfet de Hombori, le 25 avril dernier, celui du Préfet de Ténenkou, le 08 mai 2018. Récemment les destructions de lieux de travail, de domiciles et de biens personnels des représentants de l’Etat à Kéniéba et Kani-Bonzon le 11 juin 2018.
Face à la situation, les administrateurs civils qui se sont réunis à Bamako, ce lundi 18 juin 2018, ont posé des exigences auprès du gouvernement pour garantir leur sécurité dans leurs lieux de travail.
Ils exigent entre autres au gouvernement d’user de tous les pouvoirs à lui conférés par les textes pour assurer sans délai la sécurité et la protection des représentants de l’Etat ; d’entreprendre toutes les actions urgentes pour la libération du Préfet de Ténenkou et de son chauffeur ; de réparer dans les meilleurs délais les dommages causés aux représentants de l’Etat dans l’exercice de leur fonction ; d’engager des poursuites contre les auteurs et complices des actes criminels et délictuels à l’égard des représentants de l’Etat sans considération de leur statut et de leur appartenance sociale et politique et d’informer régulièrement le SYNAC et le SYLTMAT des actions entreprises dans ce sens ; de redéployer, sans délai, les représentants de l’Etat arbitrairement relevés de leurs postes ; de traiter avec dignité et déférence le représentant de l’Etat quelles que soient la circonstance et la nature des pressions ; de rappeler aux autorités traditionnelles et aux organisations de la société civile les limites de leurs interventions dans la gouvernance territoriale ; d’affecter, en relation avec le ministre chargé de la Sécurité, une garde rapprochée à chaque représentant de l’Etat à domicile et au service.
L’observation ou l’application de ces mesures devrait permettre aux représentants de l’Etat où qu’ils soient de travailler dans la quiétude surtout en cette période électorale.
mali24

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