Femmes et développement : le rôle des femmes rurales au cœur des préoccupations

Le centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (CNDIFE) a servi de cadre à la célébration de la journée internationale de la femme rurale (JIFR) et la journée mondiale de l’alimentation (JMA). C’était ce jeudi 15 octobre 2020 sous la co-présidence de Mme Bintou Founé Samaké, ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille (MPFEF) et son collègue de l’agriculture de l’élevage et de la pêche M. Mahmoud Ould Mohamed.

Etaient aussi présents à cette grande messe au bénéfice des femmes rurales, Mme Niakaté Goundo Kamissoko présidente de la FENAFER), Mohamed El Moctar président de l’APCAM, Mme Djiré Mariam Diallo maire de la CIII du district de Bamako et l’ensemble des partenaires techniques et financiers.

Les thèmes retenus cette année sont : pour la JIFR on a : « Femme Rurale et Chaine de Valeur des Produits Locaux dans le Contexte de la Covid-19 : Enjeux et Défis » et pour la JMA, on a : « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble, Agir pour l’Avenir ».

Cette cérémonie commémorative à l’endroit des femmes a une double signification. Elle est la suite logique, d’une dynamique enclenchée en 1945, par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO), dédiant en 1979, le 16 octobre, à la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA), afin de sensibiliser le monde entier, sur les questions de la faim et de la pauvreté rurale. De même pour la journée du 15 octobre, comme Journée Mondiale des Femmes Rurales.

Cette commémoration a pour but, de valoriser le rôle des femmes rurales, dans le développement durable de nos sociétés, et de faire sortir expressément, les femmes rurales de la marginalisation, dans un monde sans faim, sans pauvreté, sans laisser personne pour compte.

Après les mots de bienvenue de Mme le maire de la Commune III, les partenaires techniques nationaux et internationaux ont réaffirmé leur engagement sans faille à accompagner les femmes en générale et les femmes rurales en particulier dans la promotion des activités génératrices de revenus, gage de leur essor socioéconomique.

« Cette journée n’est pas que célébration. Elle nous invite aussi à dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements lorsqu’ils sont nécessaires et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes de nos campagnes qui jouent un rôle fondamental dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés. Le Mali ne s’y est pas trompé. C’est à travers l’autonomisation des femmes rurales que le Mali relèvera les défis auxquels il fait face », a laissé entendre M. Pierre, représentant de la FAO au Mali.

Quant à Mme Niakaté Goundo Kamissoko, présidente de la fédération nationale des femmes rurales, elle a salué l’implication des autorités pour la prise en compte des aspirations des femmes à travers leur assistance.

Mme Bintou Founé Samaké, elle a remercié à l’entame de son allocution les autorités administratives et politiques, les partenaires techniques et financiers, tous ceux et toutes celles qui, de par leur présence physique ou morale, leur contribution technique, financière ou matérielle, ont marqué leur adhésion totale, à la promotion de la femme malienne en général, et de la femme rurale en particulier.

Pour la ministre Samaké, en vue d’avoir plus d’impacts, dans la sensibilisation et les actions en faveur des femmes rurales, et gagner le pari d’un monde sans faim à l’horizon 2030, le Mali célèbre conjointement depuis 2014, les deux (2) journées. Selon elle, le choix de ces thèmes vise à mettre en exergue, le rôle majeur des femmes rurales, dans les équilibres socioéconomiques, le bien – être de la cellule familiale et la sécurité alimentaire.

« Elles ont une place importante, dans la chaîne de valeur des produits locaux notamment dans le secteur agroalimentaire. Elles sont présentes tout au long de la chaîne agricole, de la production à la consommation. Elles occupent un énorme pourcentage de la production alimentaire, et assurent quotidiennement, la satisfaction des besoins nutritionnels de la famille » a déclaré la ministre de la PFEF.

 Elle a indiqué que les femmes rurales productrices d’aliments, doivent avoir une place de choix, dans le combat pour la production d’une nourriture saine, et de bonne qualité. Et de préciser que du fait de la croissance démographique, et de l’accroissement de la demande de produits alimentaires, les femmes rurales voudraient relever le défi, qui consiste à produire davantage, avec des ressources limitées, dans un environnement plus difficile.

A noter qu’un important lot de kits de lavage des mains au savon a été distribué aux femmes par la ministre de la PFEF et son collègue de l’agriculture afin de lutter efficacement contre le Coronavirus.

Bourama Camara

Source: Mali24

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