Fête de Tabaski : Le mouton intouchable !

Le Mali, à l’instar de plusieurs pays musulmans, célèbre ce dimanche 11 août la fête de la Tabaski. A quelques jours de la célébration, le mouton se vend à prix d’or à cause de la rareté du précieux sésame sur le marché.

La situation sécuritaire caractérisée par des exactions contre les populations et des enlèvements de bétail y est pour quelque chose. En effet, plusieurs éleveurs ont vu leurs parcs à mouton détruits ou parfois emportés. Conséquence, la rareté des moutons sur le marché. C’est ce qui explique selon les vendeurs, la flambé des prix

Nous avons rencontré Hamadi Diallo, vendeur de mouton, au marché à bétail communément appelé ‘’Grabal’’ près du commissariat de police du 3ème arrondissement. Il nous a expliqué que la crise au centre est à l’origine de la flambée des prix. « Aujourd’hui, la situation nous intrigue nous-mêmes, vendeurs, car il y a un manque absolu de bétail. Le peu que nous avons, sincèrement nous ne pouvons pas le livrer à vil prix. Car l’entretien d’un parc n’est pas facile et il nous faut aussi des bénéfices après ventes », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le prix minimum de ces bêtes, notre interlocuteur dira qu’il les cède à partir de 80.000 FCFA. Au niveau du Grabal de Niamakoro, non loin du monument de la ‘’Tour de l’Afrique », les raisons de la cherté du mouton sont les mêmes. Selon ce vendeur du nom d’Oumar Doumbia, le vol de bétail qui sévit au centre a fait monter le prix des moutons et il déplore le manque de clients. « Il n’y pas assez de clients cette année. Ceux qui viennent trouvent que c’est cher.  Mais ce n’est pas de notre faute, en réalité c’est le bétail qui manque cette année. Il n’y a pas longtemps, un client est venu mais malheureusement nous n’avons pas pu trouver un terrain d’entente, lui voulait acheter un mouton de 90 000 F à 65.000 F ».

Du côté des clients, c’est l’incompréhension, si on fait une comparaison avec les autres années, comme l’explique ce client que nous avons rencontré dans le même Grabal. « J’étais venu m’enquérir des prix et je constate une flambée énorme que je ne comprends pas d’ailleurs. D’ici samedi on verra bien en espérant que les vendeurs revoient les prix ».

Entre les vendeurs qui restent campés sur leurs prix à cause du manque de bétail et, les clients confrontés à une situation économique difficile, c’est le jeu du chat et de la souris.

Bintou Diarra

Le challenger

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