France: Manuel Valls explique son «changement de vie»

L’ex-Premier ministre Manuel Valls a adressé dimanche soir 30 septembre « un au revoir chaleureux, tendre » aux Français, avant de quitter mardi son siège de député pour tenter de se faire élire maire de Barcelone. Ce dimanche soir, sur France 2, il a défendu son « changement de vie », assurant que la vie politique française était terminée pour lui, quel que soit le résultat des élections en Espagne.

« Il y a un challenge, un défi politique. Mais il y a d’abord et avant tout, et je demande qu’on le respecte, un changement de vie », a répété Manuel Valls au fil d’un entretien au 20H de la chaîne publique.

Manuel Valls, aujourd’hui âgé de 56 ans, est né espagnol, il a été naturalisé français à l’âge de 20 ans, à l’orée d’une carrière politique qui l’a mené jusqu’à Matignon. Il a annoncé mardi qu’il serait candidat aux municipales en mai 2019 à Barcelone, sa ville natale.

L’ancien Premier ministre socialiste qui s’est rallié à La République en Marche (LaRem), le parti d’Emmanuel Macron, a dit avoir averti fin juillet le chef de l’Etat de sa décision de briguer la mairie de Barcelone. « Il m’a dit qu’il m’aiderait, qu’il me soutiendrait », a-t-il précisé.

Manuel Valls a rejeté dimanche soir les accusations d’opportunisme, voire de trahison, qui lui sont adressées, notamment dans la gauche française.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a déclaré dimanche que Manuel Valls était « l’un des hommes politiques les plus détestés » de France et qu’il en partait parce qu’il n’y avait plus d’avenir politique.

Le dirigeant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part accusé l’ancien Premier ministre d’être « nuisible en toutes circonstances ».

Interrogé sur cette décision qui l’amènera à démissionner de son siège de député français, Manuel Valls a dit quitter la France « sans aucune amertume et sans aucun regret », le cœur et l’âme « tranquilles ».

Il y a une ville qui incarne l’Europe plus que jamais aujourd’hui et les grands débats de demain, c’est Barcelone. […] J’ai dit que quoi qu’il arrivait, je restais à Barcelone. […] C’est un choix, encore une fois j’insiste, de vie personnelle, mais c’est un au revoir aux Français chaleureux, tendre, et je reviendrai régulièrement.
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