La propagation du Coronavirus au Mali : Le laxisme coupable des autorités

Tant que le gouvernement du Mali ne sort pas de son laxisme pour prendre des décisions courageuses afin de rompre la chaîne de contamination, le coronavirus gagnera de plus en plus du terrain chez nous.

Au Mali, l’on ne semble pas prendre au sérieux ce mal du siècle nommé COVID-19 aux premiers chefs nos gouvernants. Ceux-là qui sont chargés de veiller à notre sécurité sanitaire, ce sont eux les premiers à banaliser ce fléau à travers leurs actions contradictoires et leurs décisions inappropriées.

Ils ferment les frontières aujourd’hui, le lendemain ils autorisent l’atterrissage de plus d’une dizaine d’avions venant des pays infectés soit disant pour des raisons humanitaires sans le respect strict des dispositions à la matière, quel paradoxe? Et pour couronner le tout, ils décident de la fermeture des écoles, des bars, des restaurants mais laissent ouverts les marchés, les mosquées  principalement  plus propices à la propagation du COVID-19 que ces endroits fermés.

De même, ils interdisent tout regroupement de plus de cinquante (50) personnes et au même moment s’entêtent à organiser les élections législatives comme s’il y avait entre lui et le Coronavirus un pacte de non contamination pendant cette période.

Alors, si les gouvernants eux-mêmes tiennent ce genre d’attitude face à cette pandémie, comment voulez- vous que les citoyens se comportent?

Ces comportements déplorables ne donnent-ils pas raison à ceux-là qui sont sceptiques et qui soutiennent que cette histoire de Coronavirus n’est qu’un stratagème pour nos autorités pour pouvoir profiter de la pluie d’euros de l’Occident ?

De ce fait, il apparaît évident que tant que le gouvernement ne s’assume pas en tant responsable chargé de protéger les citoyens, tant qu’il ne sort de son laxisme et rompre avec ce mimétisme pour prendre des décisions courageuses comme par exemple la fermeture des mosquées, la limitation de l’accès au marché parce que dans un pays comme le nôtre l’on peut se passer des mosquées pendant un moment mais tel n’est pas le cas avec les marchés, afin de stopper la propagation de cette maladie à coronavirus, en persistant dans des tergiversations notre pays ne serait pas à l’abri du pire.

Daouda DOUMBIA

source: Inter de Bamako

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