Le Maroc inaugure la première ligne TGV en Afrique

Ce projet, fortement soutenu par la France, va ramener de 4 h 45 à 2 h 10 le temps de parcours entre Casablanca et Tanger.

Onze ans après la signature du protocole d’accord entre la France et le Maroc sous l’égide de Nicolas Sarkozy, et huit ans après la signature définitive du contrat, le TGV marocain, le premier du genre sur le continent africain,  entre enfin en gare . Il sera inauguré ce jeudi par Mohamed VI, en présence d’Emmanuel Macron.

Jusqu’à présent, il fallait 4 h 45 pour faire le trajet en train entre Tanger et Casablanca, sans compter les retards occasionnés par un fonctionnement en voie unique. Ce temps de parcours va être réduit à 2 h 10 grâce aux 200 kilomètres de ligne à grande vitesse construits entre Tanger et Kenitra, et au triplement des voies entre Kenitra et Casablanca pour améliorer la fluidité du trafic. Il sera désormais possible de faire l’aller-retour en une journée, ce qui n’était auparavant envisageable qu’en avion. La date du démarrage de l’exploitation commerciale n’était toutefois pas connue à la veille de l’inauguration.

Un objectif de 6 millions de passagers par an

Sur la portion de voie dédiée, les 12 rames construites par Alstom (à 2 étages) circuleront à 320 km/h. Les chemins de fer marocains prévoient une fréquence d’un train par heure, voire un train par demi-heure aux heures de pointe si les clients sont au rendez-vous. L’objectif à terme est de 6 millions de passagers par an.

La France a fortement soutenu le projet, qu’elle a financé à 50 %, en apportant 1,1 milliard d’euros. En contrepartie, l’industrie ferroviaire tricolore a trouvé un débouché à l’export, et l’occasion de démontrer son savoir-faire en matière de grande vitesse.  Outre la fourniture des rames par Alstom , la SNCF a coopéré pendant plusieurs années avec l’ONCF, son homologue marocain, pour coordonner le projet et assurer la montée en compétences des équipes locales. Au total, 90 ingénieurs du groupe public ont travaillé sur ce projet pendant neuf ans.

Source: www.lesechos.fr

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