Le pied-de-nez du Kremlin à ses soutiens maliens

Après avoir longtemps fait les choux gras des adeptes du sentiment anti-français au Mali, l’éventualité d’une alternative défensive russe devrait logiquement rebondir avec la tournure des événements en Afghanistan. Pas pour les besoins d’une comparaison ou dans le cadre d’une similitude avec la situation malienne, mais pour ouvrir clairement les yeux vers une remise en cause des espoirs suscités par l’armée russe comme possible sauveur ou partenaire des FAMa en difficulté dans la guerre asymétrique du septentrion et du Sahel. Et pour cause, le retrait de l’armée américaine d’Afghanistan n’aura pas sonné seulement comme une alerte quant à la reproduction d’un chaos similaire au Mali. Il aura été également très instructif quant aux facettes des intérêts géopolitiques sans doute ignorés par ceux qui s’égosillent à faire chasser Barkhane au profit de forces russes dont ils attendent un rôle comparable à celui qu’elles jouent avec plus ou moins de réussite contre la rébellion centrafricaine. En effet, la Russie de Vladimir Poutine s’est révélé le soutien le plus prestigieux aux islamistes en tant que tout premier pays ayant reconnu le nouveau pouvoir fondamentaliste afghan et en dépit des pratiques médiévales dont de plus en plus imputable à leur partenaire : application de la charria, négation des droits de femmes, etc. Peut-on en définitive soutenir des forces djihadistes en orient et les combattre au Sahel ? Il revient aux tendances pro-russes maliennes de répondre à cette question.

La Rédaction

Source: Le Témoin

One Reply to “Le pied-de-nez du Kremlin à ses soutiens maliens”

  1. Cela na rien à voir, car, la Russie
    Doit allez au contraire des occidentaux à chaque occasion.
    Il peuvent soutenir les talibans et aider le Mali en même temps.
    Les cas sont très différents, au sahel on détruit les villages, en Afghanistan c’est la vraie charia partout dans le pays.

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