Le Président Amadou Ba face à la Presse : « la crise provoquée par certains membres ne justifie ni en fait ni en droit »

Le président  de la CENI, Amadou Bah accompagné par son premier vice président, Dajié Sogoba et son premier questeur, Beffon Cissé, ont animé, une conférence de presse, ce matin, jeudi 01 Novembre 2018 à la maison de la presse, pour édifier l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut à la CENI.

Après les mots de remerciements, le président de la CENI, Amadou Ba a annoncé les couleurs en  disant : « Cette conférence de presse, au-delà de la clarification, a pour principal objectif de rétablir la vérité et de consolider l’image de CENI». Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante a expliqué la genèse du conflit interne que traverse l’organe. Du coup, il accuse les frondeurs de violer le règlement intérieur de la CENI en mettant en place un bureau parallèle. Il déclare : « la crise provoquée par certains membres de la CENI, ne se justifie ni en fait, ni en droit. »

Pour lui,  il n’ya ni une loi, ni un article du règlement intérieur de la CENI qui autorise la destitution du président, de la dite institution. « Il faut  la majorité absolue qui  équivaut aux deux tiers des membres de la CENI  composé de quinze personnes, ou autrement dit, il faut 10 personnes sur 15  pour pouvoir organiser une cession  extra ordinaire, en dépit de la volonté du président. Toute chose que les frondeurs ont superbement ignorée  en violant la loi et les textes du règlement intérieur de la CENI, qui ne sont un secret pour personnes »,  explique Amadou Ba.

« Ils étaient en tous huit personnes alors que  les textes exigent au minimum dix membres », a fait savoir le Président avant d’ajouter qu’il ne va pas rentrer dans tous les détails qui sont d’ailleurs les documents mis à la disposition de la presse.

Quant aux questions financières, il soutient que  tout est clair comme de l’eau de roche. «  Beffon Cissé mon questeur et moi, nous n’avons rien à nous reproché car un audit a été même fait par cinq experts du ministère de la finance, le 12 du mois d’Octobre passé. A ses dires : « Cette crise de notre point de vue, ne doit pas pouvoir nuire à l’image de notre institution et de notre pays », déplore-t-il.

A la question des journalistes si les frondeurs seront sanctionnés,  le président de la CENI répond qu’il  est être prêt à pardonner et travailler avec tout le monde.

Ousmane Fofana

Mali24

Facebook Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *