Le vrai faux militaire aux arrêts

Peu de temps avant cette opération à succès des hommes du 3è Arrondissement, ceux de la commissaire principale, Fanta Goïta, en charge du commissariat de police du 16ème Arrondissement ont mis fin aux activités illicites d’un faux militaire et deux de ses complices.

S’il faut croire nos sources à la police, cette l’interpellation de ces trois individus fait suite à la déclaration d’un citoyen X. Quelques semaines auparavant, cette victime avait déposé au sein du même commissariat une plainte pour le vol de sa moto
tricycle.

A la mi-novembre, le susnommé X se présente dans les locaux du commissariat de police cité. Aux officiers de police judiciaire, il a raconté qu’il venait d’apercevoir son engin à trois roues quelque part dans un des secteurs de la Zone industrielle en Commune II du District de Bamako. Il se trouve que ce jeune homme avait perdu cet engin dans des conditions rocambolesques. Cela c’était passé, quelque part à Sabalibougou-Courani un quartier peuplé de la périphérie du District de Bamako.

Lorsqu’il s’est présenté au commissariat pour sa déclaration, face aux officiers de police judiciaire, il a expliqué en détails près la façon dont il s’est fait chiper son matériel roulant. Les informations qu’il a données se sont avérées suffisantes pour que la principale Fanta Goïta diligente des éléments de sa Brigade de recherche (BR) pour clarifier cette situation.

Les limiers avaient tellement d’informations précises qu’ils ont dénoué cette affaire en si peu de temps qu’ils n’y pensaient. Ils se sont immédiatement transportés à l’endroit indiqué par le plaignant. Une fois sur place, ils ont interpellé celui qui est censé être le propriétaire du tricycle litigieux. Celui-ci est conduit manu militari dans les locaux des policiers pour audition.

Interrogé durant quelques minutes sur la provenance de l’engin, l’homme n’est pas allé avec le dos de la cuillère, comme on le dit. Il a affirmé l’avoir acheté avec un « S » qui s’est présenté à lui au moment de l’achat-vente, comme étant un militaire. Les limiers ont jugé nécessaire d’investiguer beaucoup plus profondément pour comprendre cette histoire dans les détails. De fil en aiguille, les éléments de la BR sont tombés sur le nommé « S ». En policiers professionnels, c’était très facile pour eux de comprendre que cet homme était loin d’être un vrai militaire comme l’a clairement affirmé à X au moment de la vente de l’engin à ce dernier.

Il est immédiatement conduit au commissariat de police pour y être entendu. Là, « S » a compris qu’il est dans une mauvaise passe. Il est directement allé droit au but en avouant avoir effectivement volé le tricycle concerné. Mieux, il a dénoncé ses complices. Quelques temps plus tard, ces derniers sont mis aux arrêts sans grande difficulté. Par la suite, les OPJ sont parvenus à saisir plusieurs autres tricycles volés à travers la ville de Bamako et ses environs.

Dès lors, la perquisition du domicile du malfrat s’est imposée aux policiers. Elle les a permis de mettre la main sur trois autres motos « Djakarta », autant de marque « Sanili », une machette, un groupe électrogène, un panneau solaire et des effets militaires (uniforme militaire, Rangers, sac à dos, cagoule). Bref, l’homme disposait chez lui tout un arsenal appartenant aux vrais militaires en activité. Du coup, une enquête a été ouverte pour interpeller d’éventuels complices…Lire la suite sur lessor

Source: Essor

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