Les candidats à la dernière présidentielle malienne: Que deviennent-ils ?

Ils ont été candidats à l’élection du Président de la République en juillet et août 2018. Que deviennent ces anciens postulants à la magistrature suprême ? Le Challenger a décidé de les pister à travers une série d’articles.
Alou Boubacar Diallo
Il s’occupe de ses affaires !

Le troisième de la classe, pardon… de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, Alou Boubacar Diallo (8,03%, 256 404 voix) qui a refusé de donner une consigne de vote en faveur pour le second tour, s’occupe de ses affaires.
L’ADP Maliba, dont Alou Boubacar Diallo est le président d’honneur, s’est approché un peu des positions du pouvoir. Les observateurs de la scène politique constatent en effet un rapprochement entre l’ADP-Maliba et le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Curieusement au moment où le chef du gouvernement est dans la ligne de mire du chérif de Nioro du Sahel, le parrain de la formation politique d’Alou Boubacar Diallo. Des informations faisant état d’un financement du meeting du 10 février par l’homme d’affaires ont été catégoriquement démenties par son entourage.
Depuis la fin du processus électoral en août dernier, Alou Boubacar Diallo a publié au moins deux tribunes dans la presse. Dans la première, il a jugé sincère la main tendue du Président IBK avant d’appeler Soumaïla Cissé à la prendre. Ensuite, il s’est insurgé contre le massacre des peulhs au centre du Mali. Et récemment, il s’est prononcé sur la création par le gouvernement d’un cadre de concertation sur les réformes.
Cheick Modibo Diarra
Candidat à la députation…

Arrivé en quatrième position avec 7, 39% soit 236 025 voix, le Président du Rassemblement pour le Développement du Mali (RpDM), Cheick Modibo Diarra, bouge beaucoup. Il est visible ces derniers temps, notamment lors des rencontres entre sa formation politique et d’autres partis. ‘’Le Premier ministre de pleins pouvoirs’’ sous la transition s’exprime rarement sur l’état de la nation.
Récemment, des propos attribués à lui ont circulé sur les réseaux sociaux. Le navigateur interplanétaire appelait à une union sacrée pour faire face à la situation dans laquelle se trouve le Mali. Dans les prochains jours, Cheick Modibo Diarra va recevoir des mains du Président de la République sa décoration de Grand officier de l’Ordre national du Mali. En attendant d’accéder à la magistrature suprême, le Président du RpDM pourrait briguer un siège de député dans la circonscription de Kati. Lors des préparatifs des élections législatives avortées de décembre 2018, des tractations étaient en cours afin que Cheick Modibo Diarra puisse aller sur la même liste que l’Union pour la République et la Démocratie (URD) de Soumaïla Cissé.
Kalifa Sanogo
Proche du pouvoir !

Arrivé 12ème sur les 23 candidats à la magistrature suprême avec 1,22%, Kalifa Sanogo est en rupture avec son parti, l’ADEMA-PASJ dont il est membre fondateur. Il s’occupe des affaires de la commune urbaine de Sikasso en sa qualité de maire élu lors des élections communales de 2016.
L’ancien Président directeur général de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) s’est approché du pouvoir. Il a pris part en compagnie de son épouse au cocktail offert à Koulouba par le chef de l’Etat, IBK, quelques heures après sa prestation de serment pour un second mandat.
Avant, la coalition Kalifa 2018 s’était désolidarisée des communiqués rédigés par le front des candidats qui contestaient la réélection d’IBK. Le maire de Sikasso a été décoré récemment par le Grand maître des ordres nationaux au grade de Commandeur de l’Ordre national du Mali.
Moussa Sinko Coulibaly
Aphone

La démission du Général Moussa Sinko Coulibaly des forces armées de défense et de sécurité du Mali, suivie de sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle avait fait l’effet d’un séisme sur l’échiquier politique. Candidat de la Plateforme pour le changement, l’ancien ministre de l’Administration territoriale et architecte de l’organisation de la présidentielle de 2013 a récolté 30 232 voix soit 0,95% lors du 1er tour de l’élection du Président de la République, le 29 juillet 2019.
Même si l’ancien directeur de cabinet du président du Comité militaire pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat a reçu en fin novembre 2018 le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.
Membre de la Coalition des forces patriotiques (Cofop), le général Moussa Sinko Coulibaly est devenu presque aphone. Le Quartier général de son mouvement sis Faladié en commune VI du district de Bamako cherche désespérément des visiteurs.
Dramane Dembélé
Quasi invisible

Crédité de 18 737 voix soit 0, 59% lors du scrutin du 29 juillet 2018, l’ancien ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Dramane Dembélé, exclu de l’ADEMA-PASJ à cause de son refus de s’aligner derrière le mot d’ordre du comité exécutif, est quasi invisible. Le patron du mouvement Alliance pour le redressement de la démocratie (Ardema) a publié récemment une tribune sur les réseaux sociaux dans laquelle il insistait sur le fait que le gouvernement a la possibilité de satisfaire les doléances de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm). Ingénieur des mines et de géologie, consultant, Dramane Dembélé nourrit l’ambition de mettre sur pied un groupe de médias.
A suivre

Source: Le Challenger

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