LES PROUESSES DE DR MOUSSA SANOGO, PDG DE LA PPM:«J’ai hérité d’une entreprise à plus de 7 milliards et demi de FCFA d’impayées. auprès des fournisseurs. -« À l’instant aucune banque en République du Mali ne peut dire que notre société lui doit un franc »

L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut !!!Trois ans ont suffit pour voir le jeune Président Directeur Général de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM), Dr Moussa Sanogo, ressusciter cette structure d’Etat, pillée, et laissée pour compte depuis les premières heures de l’indépendance. A cœur ouvert, pour entretenir les journalistes sur le travail pharaonique qu’il a abattu en ce laps de temps avec son équipe et ses partenaires, le Patron de la PPM a animé une conférence de presse le mardi dans la salle de réunion de la direction générale.
Au cours de cet exercice au pas de charge, le PDG de la PPM a d’abord échangé avec les hommes de médias sur la vie de sa société. Il a ensuite fait le bilan des grands chantiers entrepris, en particulier le projet des entrepôts modernes. Puis, il a expliqué sa politique de distribution des médicaments au Mali en vue de répondre aux besoins des populations et satisfaire les demandes des clients.
Un héritage aux défis énormes : la PPM à genou en 2016 !
Nommé en juin 2016 à la tête de la PPM, Dr Moussa a hérité d’une vieille société, à caractère industriel et commercial, confrontée à des défis importants. Selon lui, il fallait trouver des solutions pour remettre cette entreprise en scelle et qui constitue l’outil privilégié du Mali en matière de mise en œuvre de la politique pharmaceutique. A cet effet, Dr Sanogo a affirmé que nos sociétés et organisations surtout publiques souffrent beaucoup par des problèmes de mauvaises gestions et de gouvernance. Faisant un état des lieux au moment de sa prise de fonction, il a mis l’accent sur un certain nombre de problèmes qui constituaient les obstacles majeurs par rapport au développement de la PPM. Parmi ces obstacles, le PDG a rappelé entre autre « le vieillissement du personnel, l’absentéisme, le problème de ponctualité, des questions liées à la compétence orientée vers le métier, la sous-exploitation du personnel, le manque de motivation, le déficit de communication interne; l’essentiel, soit 80% des véhicules qui servaient à transporter les médicaments à l’intérieur de Bamako et dans le reste du pays était dans un état de délabrement et à l’arrêt ». A ceux-ci s’ajoute un autre problème lié à la chaine de froid autrement dit les chambres froides. Selon Dr Sanogo, l’ensemble des chambres froides de la PPM était confronté à des problèmes de dysfonctionnement. « Je l’ai constaté à travers une mission que j’ai faite à l’intérieur du pays », a-t-il indiqué. A ses dires, il y avait même des problèmes liés aux matériels de bureau des agents, c’est-à-dire les tables, les bureaux, qui faisaient que certains avaient à peine de quoi à s’assoir. Quant aux chauffeurs, le PDG a souligné qu’ils n’avaient aucune place fixe où s’assoir et aucun abri pour se protéger. Pour lui, il était impératif de les valoriser et les montrer qu’ils étaient extrêmement important dans le dispositif de gestion de l’entreprise. A ces obstacles, Dr Moussa Sanogo a souligné des difficultés liées au circuit d’électricité de la direction et à la disponibilité de l’énergie (état défectueux ou inexistence des groupes électrogènes). Le patron de la PPM a indiqué qu’à cette époque, le matériel informatique et la connexion internet n’étaient pas disponibles auprès des agents. Il n’a pas oublié de signaler le manque de coffre-fort et l’insuffisance d’agents dans les points de vente de la PPM. « Ce qui constituait un manque à gagner pour la société », a confessé le jeune PDG. Au delà de ces handicaps, le Dr M.Sanogo dira que les locaux y compris le département étaient délabrés. Il a fait savoir que la PPM était débordée par des problèmes de stockages qui obligeaient la société à louer des magasins ça et là, dont le coût annuel dépassait les 250 millions de FCFA. Au chapitre des finances, le PDG a révélé que : « j’ai hérité de beaucoup de dettes contractées à coût de milliards au niveau des banques, qui devait servir à l’investissement. Malheureusement, elle ne l’ont pas été. En plus, j’ai trouvé plus de 7 milliards et demi de FCFA d’impayées auprès des fournisseurs. Le paysage était triste ».
La riposte payante !
Face à cette situation, le PDG a fait savoir qu’il était impératif, sans toucher aux avantages sociaux du personnel, de travailler à faire prévaloir les principes de transparence dans la gestion en vue d’éponger les dettes. Selon lui, il s’agissait d’abord de changer les habitudes et les comportements et faire comprendre que l’entreprise entre dans une nouvelle ère de reformes. Pour ce faire, il a noté la réduction des dépenses inutiles avec comme clé de voute : mettre en avant l’intérêt de la société. Dr Moussa a ensuite confessé en ces termes: « Nous avions travaillé. A l’instant où je vous parle, aucune banque en République du Mali ne peut dire que la PPM lui doit un franc. Avant mon arrivée, même pour payer les impôts, il fallait que ces gens aillent s’endetter à la banque. Tout ce que je dis est vérifiable sur le papier. Nous avons travaillé à améliorer les conditions de travail de tous les travailleurs comme à Bamako, Gao, Tombouctou etc. Le matériel de travail a été rendu disponible. Tous les bureaux ont été rénovés, ».
Les entrepôts modernes réalisés à 9O% Abordant le volet des grands chantiers programmés, le PDG de la PPM a affirmé que grâce aux efforts de toute son équipe et des partenaires mobilisés, les entrepôts modernes en cours de construction sont exécutés à 90%. Il a ajouté l’achat de nouveaux véhicules et la rénovation des anciens véhicules. Selon lui, toutes les chambres ont été reprises, « des téléphones professionnels donnés à tous les agents avec une flotte gratuite ; l’ensemble des points de vente a été rénové et doté de personnel suffisant et des nouveaux coffre-fort ; la mise en cours d’un logiciel de dernière génération pour avoir une meilleure vision et la situation sur les stocks et gérer l’interphase client ». Dr Sanogo a également précisé que la PPM s’est dotée non seulement d’un manuel de procédure administrative, financière et commerciale mais aussi d’un manuel assurance qualité. Au titre de la création d’emplois, le PDG a signalé que sa gouvernance a recruté le personnel jeune via un cabinet de recrutement par le mode sélectif. Pendant ces 3 ans, il a fait remarquer que plus d’une trentaine d’anciens sont partis à la retraite. Selon lui, ces anciens ont été remplacés par des jeunes mieux qualifiés, compétents, prêts à servir et suffisamment motivés. Afin de pallier aux problèmes de stockage lié à la non-maitrise des besoins exprimés, le PDG a indiqué que la direction a décidé de travailler avec ses partenaires ici comme à l’intérieur du pays pour aider à faire une meilleure quantification des besoins. Pour ce qui est du renforcement des capacités du personnel, Dr Sanogo a mentionné que plus d’une trentaine de session de formation a été organisé à l’endroit des travailleurs dans tous les domaines respectifs.
La PPM, au cœur de la politique de distribution des médicaments du Mali!
Parlant de sa vision sur la politique de distribution des médicaments, le Patron de la PPM a fait comprendre que l’essentiel du Mali est en dehors de Bamako. Dans cette optique, il a affirmé que toutes les grandes actions qui ont été menées dans le sens du développement de la société ont aussi concerné Bamako que les régions. Dr Sanogo a lancé que : « Ma vision, c’est de faire en sorte que nous puissions déjà disposer des aires de conditionnement et de stockages de tous les types de produits de santé que notre système de santé exige, comme les médicaments, sérum, vaccin, réactifs, consommables de laboratoire, équipements médicaux, matériels médicaux, bref tout ce dont on peut avoir besoin pour améliorer l’état de santé de nos populations ». Il saisira l’occasion pour indiquer qu’à travers la quantification des besoins organisée, on dispose maintenant d’information sur les besoins du pays. A ses dires, c’est un travail collégial qui a été fait avec l’ensemble des structures de santé et même avec les consommateurs de médicaments. Ces documents, dit –il, servent de feuille de route à travers le renforcement de la communication. MS a reconnu que le volet communication constituait un tar dans le fonctionnement de la PPM. Pour lui, le médicament est allé au-delà de son enjeu médical et thérapeutique pour être un objet social, économique et politique. « Tout ce qui concerne la santé de la cité est une question politique et très sensible », a martelé le PDG. S’agissant de l’enjeu économique, il dira que le médicament fait beaucoup d’argent. Il a souligné que dans beaucoup de nos pays, le médicament représente 50% des dépenses de santé. A en croire le PDG, la stratégie de la PPM, c’est de créer une adéquation entre l’offre et la demande. De ce fait, il a informé avec assurance que : « La PPM dispose d’un stock extrêmement important de plusieurs milliards de FCFA de médicaments. C’est dire, au revoir aux ruptures et aux manques de produits. Nous avons des magasins qui sont plein ici comme à l’intérieur du pays, avec toutes les gammes de médicaments ». Le PDG a signalé que la PPM a des moyens logistiques renforcés, qui s’améliorent au fur et à mesure et qui permettent de transporter les médicaments pour aller là où se trouve le dernier citoyen malien. Cependant, il a précisé que ces produits sont accessibles à des prix acceptables qui répondent au pouvoir d’achat de nos populations. Dr Moussa a toutefois déclaré que la PPM a procédé à une extension de sa gamme de produits pour l’étendre à d’autres types de produits qui n’étaient encore prise en compte dans le cadre de l’offre faite par la société. Sur ce point, il a cité les médicaments utilisés contre la maladie de parkinsons, les médicaments concernant le domaine de l’hépatite virale, les consommables dialyses pour ceux qui souffrent d’insuffisances rénales, des réactifs pour les laboratoires qui constituent un maillon essentiel par rapport à l’aide au diagnostic, et aussi le matériel médical. C’est ainsi qu’il a soutenu que la PPM a retrouvé son portefeuille de clients qui a été élargi et qui est allé au delà du ministère de la santé, pour concerner les ministères des sports, de la défense, de l’action humanitaire, de l’éducation et récemment le ministère de la sécurité.
« Ces mesures fortes qui ont été prises sont entrain de faire leur effet », a reconnu le PDG de la PPM. Avant de souscrire que : « ce qui compte, c’est le mieux-être de la population. Selon lui, la PPM travaillera dans ce sens et personne ne viendra faire le Mali à la place des Maliens. Il a invité ses collaborateurs et partenaires en ces termes : « Acceptons le sacrifice du don de soi et renonçons parfois à nos petits intérêts personnels pour mettre l’intérêt de la cité, de nos institutions et du public au dessus de tout. Il est indispensable de s’investir aujourd’hui pour s’assurer un meilleur être demain ». Pour ce faire, le premier responsable de la PPM a mentionné qu’il faut sortir de la politique de la main tendue pour rentrer dans une relation d’amitié et complémentaire. Puisque selon lui, l’entreprise a beaucoup de partenaires qui parfois viennent faire des appuis directs, avec des ressources ou qui apportent des matériels ou même en termes d’expertise. « Aides-toi, le ciel t’aidera », a-t-il conclu.
Jean Goïta

La Lettre du Peuple

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