Lutte contre le paludisme au Mali : Vers un Mali sans palu

En prélude à la journée mondiale/semaine nationale de lutte contre le paludisme au Mali, une conférence de presse présidée par Markatié Daou, représentant du ministre de la santé, a permis d’édifier les journalistes sur les activités prévues, l’importance du thème et les moyens préventifs susceptibles de lutter efficacement contre cette pathologie. C’était le mardi 23 avril dernier dans la salle de conférence du PNLP.

Etaient présents à cette rencontre Dr Drissa Cissé, directeur du programme national de lutte contre le paludisme,  Pr Abdoulaye Djimdé Malaria Research and Training Center MRTC et l’ensemble des acteurs concernés.

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, célèbre chaque 25 avril comme journée mondiale de lutte contre le paludisme. Le thème retenu de cette 12ème édition de la journée mondiale/semaine nationale de lutte contre le paludisme est « Zéro Paludisme je m’engage ».

Au cours d’un exposé linéaire sur le paludisme, Dr Drissa Cissé  directeur du PNLP a édifié l’assistance sur les notions fondamentales du paludisme notamment son mode de transmission, les agents pathogènes, les moyens de prévention,  les signes cliniques et les stratégies de lutte contre le paludisme.

A l’en croire, le paludisme est transmis à l’homme par la piqure d’un moustique (anophèle femelle infectée). Selon lui, au Mali, c’est le plasmodium falciparum qui est l’espèce plasmodiale prédominante et responsable des formes les plus graves du paludisme chez l’être humain. « Du point de vu clinique, on estime à environ 2 épisodes de paludisme en moyenne par enfant (0-5 ans) et par saison (hivernage) de transmission. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les couches les plus affectées par cette maladie » a-t-il ajouté. Parlant des moyens de prévention, Dr Drissa Cissé propose la lutte anti vectorielle notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide ; l’assainissement de l’environnement ; l’utilisation des répulsifs ; l’utilisation des grillages aux fenêtres et portes ; le port des vêtements longs et couvrant presque tout le corps la nuit ; l’usage des larvicides et enfin la pulvérisation intra domiciliaire (PID). Aussi, le traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine (TPI/SP) chez la femme enceinte et la chimio prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de 3-59 mois ont été cités comme moyens efficaces de lutte contre le palu par Dr Cissé.

Concernant le cadre stratégique national (PSN) 2018-2022 de lutte contre le paludisme, la vision du PNLP pour l’horizon 2030 est « Un Mali sans paludisme ». Sa vision est d’assurer à toute la population un accès universel et équitable aux interventions de lutte antipaludique dans le cadre de la politique nationale de santé.

Dr Drissa Cissé a cependant invité les professionnels de médias à s’engager activement dans la lutte contre le paludisme.

A noter que la lutte contre le paludisme a toujours été une priorité pour le gouvernement du Mali comme l’atteste son adhésion à plusieurs initiatives internationales.

O. Fofana et B. Camara

Mali24

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