Lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle: La résilience des populations vulnérables de Ségou et de Mopti renforcée face aux aléas climatiques

Dr Kané Rokia Maguiraga, ministre de l’élevage et de la pêche a présidé l’ouverture de l’atelier final de capitalisation et de partage des résultats du projet « réduire la vulnérabilité des moyens d’existence agricole à travers l’approche « Caisse de Résilience » au Sahel ». Elle avait à ses côtés M. Adrian Théâtre, ambassadeur du royaume de Belgique au Mali, Amadou Allahoury Diallo, représentant de la FAO au Mali, les représentants des collectivités et tous les acteurs concernés. C’était ce mardi 5 mars dans la salle de conférence de la direction générale de l’agriculture.

L’intérêt de cet atelier de deux jours est d’une part, de réaliser un bilan de l’intervention du projet aussi bien en termes de réalisations mais aussi et surtout en termes de leçons apprises, bonnes pratiques et d’impact en matière de sécurité alimentaire et nutrition ; et d’autre part, d’ouvrir sur les perspectives de l’approche « Caisse de résilience » en termes de pérennisation et de mise à l’échelle.

Cet atelier vise également à contribuer au renforcement des capacités en matière de capitalisation d’expériences au profit du personnel technique de la FAO et de ses partenaires techniques. Il permettra d’échanger sur les différentes expériences acquises tout au long de la mise en œuvre du projet.

Depuis décembre 2016, l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’ONG internationale (HELP), AMAPROS et GAAS Mali mettent en œuvre le projet « Réduire la vulnérabilité des moyens d’existence agricole à travers l’approche Caisse de Résilience » au Sahel dans les cercles de San (Ségou) et Bandiagara (Mopti) sur financement du royaume de Belgique. Ce projet a pour objectif global d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables des régions d’intervention à travers le renforcement de la résilience de leurs moyens d’existence face aux aléas climatiques.

Amadou Allahoury Diallo, représentant de la FAO au Mali, dira qu’en ligne avec l’objectif stratégique 5 de la FAO visant l’amélioration de la résilience des moyens d’existence face aux catastrophes, le projet va contribuer aux priorités du CPP 2018-2022 qui sont entre autres la priorité 1 relatif au renforcement de la résilience et de la protection sociale des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la deuxième priorité qu’est l’intensification durable, diversification de la production et développement des chaines de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques au Mali.

Pour cela, 2 500 ménages vulnérables (25 par village), avec l’appui du projet sont organisés à travers 100 champs écoles agro-pastoraux (CEAP) et en associations villageoises d’épargne et de crédit. Ces ménages ont reçu des transferts productifs (transferts monétaires) pour couvrir les besoins en période de soudure et la distribution d’intrants productifs pour renforcer leur activité productive.

Après avoir félicité le gouvernement du Mali, la FAO et les bénéficiaires du projet, Adrian Théâtre, Ambassadeur du royaume de Belgique au Mali a expliqué l’importante de cet atelier et la volonté ferme des autorités de son pays à soutenir le projet.

Quant à Dr Rokia Maguiraga, Ministre de l’élevage et de la Pêche,  elle a indiqué que le gouvernement du Mali se félicite du choix de notre pays pour mettre en œuvre ce projet « Caisse de résilience » qui intervient à un moment où l’économie des ménages des régions du centre (Ségou et Mopti)  a subi de grandes pressions avec le déplacement des populations qui ont eu pour conséquences, d’exacerber une situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle déjà très précaire et soumise de façon récurrente aux multiples chocs.

Bourama Camara

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