Mali : un responsable djihadiste de l’EI dans le Grand Sahara tué dans une frappe française

Deux civils ont également été tués dans cette opération. L’état-major a annoncé qu’une investigation était en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints ».

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, a été tué dans une opération de l’armée française dimanche 26 août, dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l’état-major français. « Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée », selon un communiqué.
Il s’agit d’un des « lieutenants du chef de l’EIGS » dans le secteur de Ménaka, frontalier avec le Niger, a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger. Il se trouvait dans un campement isolé à 50 km au sud-ouest de la ville, a-t-il ajouté.

Le groupe EIGS, actif dans la « zone des trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger), est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

Deux civils ont également été tués dans cette opération. « Ils ont découvert qu’une femme et un adolescent avaient été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés », a ajouté l’état-major.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place. L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes.

Enquête en cours

Il a annoncé qu’une investigation était en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe ».

« Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles », a-t-il assuré. « Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations », a-t-il ajouté.

« La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entraîné l’annulation de la mission », a insisté l’état-major.

L’opération, déclenchée dans la nuit, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe terroriste, suivie d’une action au sol pour saisir la position.

LE MONDE Le 27.08.2018 à 22h07

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