Mois de Ramadan et Covid-19 : Le supplice des femmes maliennes

C’est une situation extrêmement compliquée que vivent les familles. Entre observation des mesures barrières pour se prévenir du Coronavirus et le mois de Ramadan, traditionnellement dépensif, les femmes véritables piliers des familles maliennes sont au four et au moulin.

La plupart des familles ont décidé de faire du stockage des aliments de première nécessité pour non seulement faire face à l’augmentation des prix de ces produits, mais aussi et surtout respecter les mesures barrières dans la lutte contre le Covid-19

Mariam Sidibé, nous explique:  » C’est vraiment dur cette année avec cette maladie qui se propage. On a peur d’aller au marché qui peut être un vecteur de transmission, mais on a pas le choix. On n’essaye de faire attention. Personnellement je vais au marché vers 13h ou 14h pour m’approvisionner. A cette heure, il y a peu de monde. C’est ma petite politique à moi pour éviter la masse ».

D’autres femmes, ajoute-t-elle, ont décidé de changer d’attitude pour leur sécurité. Au lieu d’aller au marché, elles achètent leurs légumes dans les petits commerces de produits et les boutiques en gros.

Pour Maïmouna, l’observation des mesures barrières n’est pas le problème, c’est les prix des produits aux marchés. « Les prix des produits qu’on consomme quotidiennement ont prit l’ascenseur. C’est vrai que le gouvernement subventionne les prix du lait, le riz, le sucre etc., mais les légumes et produits du panier de la ménagère sont inaccessibles aujourd’hui. 4 ou 5 petits citrons vous coûtent 500f, où va-t-on ? »

Quand Awa, mère de cinq ans, comme beaucoup d’autres, elle ne peut se donner le luxe de ne pas aller au marché malgré le danger. « Je suis obligé de venir vendre mes légumes pour subvenir aux besoins de ma famille. Coronavirus a tout gâté. Nous avons de moins en moins de clients. Les gens ont peur de ce virus. Nous prions Dieu pour qu’il nous éloigne de cette maladie ».

C’est la situation que vivent ces femmes en Commune I du district de Bamako et qui traduit le supplice des femmes maliennes dans l’ensemble à travers le pays.

Safiatou Fofana, stagiaire

Source: Mali24.info

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