Pharmacie Populaire du Mali dans la tourmente: L’Ex-Dga Adama Dembélé assigne en justice le Pdg Mamady Sissoko

La gestion de l’actuel Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali (Ppm) Mamady Sissoko, est vraiment décriée aujourd’hui par certains cadres et agents. Selon eux, si rien n’est fait, ce dernier risque de faire tomber en faillite cette structure. D’ores et déjà, il est en procès contre l’ex-directeur général adjoint, Dr Adama Dembélé, qui l’a fait remplacer par un de ses proches, Dr Zoumana Fané, en violation flagrante des textes.

– Le nouveau logiciel a planté le système d’exploitation

Rien ne va plus au sein de la Pharmacie Populaire du Mali (Ppm). Bombardé Président directeur général (Pdg) en mars 2019 par Samba Sow (ex-ministre de la Santé et de l’Hygiène publique) Mamady Sissoko montre déjà ses limites et la structure traverse aujourd’hui une période très difficile à cause de la «gestion calamiteuse» du premier responsable.

Dès sa prise de fonction, Mamady Sissoko s’est lancé dans une chasse aux sorcières, en procédant à une mise à l’écart systématique de tous les cadres ou agents qui étaient proches de l’ex-Pdg, Dr Moussa Sanogo, oubliant ainsi que l’administration est une continuité. Aujourd’hui, aucun dossier n’est confié à ces personnes réputées être des cadres compétents et valables. Le directeur de la Distribution, le directeur de l’Approvisionnement, le directeur de la Comptabilité, le chef de division Achat ont fait les frais de leur proximité avec l’Ex-Pdg, Sanogo. Mais où va alors le Mali avec de telles pratiques !

Tout récemment, l’actuel Pdg a été assigné devant le Tribunal par le Dr Adama Dembélé, qui fut directeur général adjoint sous Dr Moussa Sanogo. Selon nos informations, ce dernier a été purement et simplement relevé de ses fonctions par le Pdg pour le remplacer par Dr Zoumana Fané, qui fut directeur régional à Sikasso. Le hic est que l’Arrêté de nomination de Dr Dembélé n’a jamais été abrogé. Il a remplacé un certain Moussa Fadiga au poste de directeur général adjoint, ce dernier ayant pris sa retraite anticipée.

De sources bien introduites, le tribunal aurait remis l’ex-Dga, Adama Dembélé, dans ses droits tout en annulant la nomination du nouveau Dga, Zoumana Fané.

En tout cas, la gestion du Pdg est décriée par beaucoup d’agents, puisque rien ne marche comme il faut dans cette structure. La preuve : le système d’exploitation ne marche plus depuis belle lurette à cause du nouveau logiciel ERP-Sage-X3 que l’actuel Pdg a voulu promouvoir. Ce qui fait qu’aucun bon de livraison n’a été exécuté depuis début décembre. Il était obligé de revenir sur l’ancien logiciel «Logi Ppm» pour commencer à faire le travail, il y a de cela quelques jours.

Le Pdg est également accusé de favoritisme et de gestion opaque. Aujourd’hui, précise notre source, «tous les marchés de la Ppm sont attribués à des proches du Pdg dont la plupart sont à la retraite».

Autres griefs, c’est la suppression de certains avantages des chefs de division directement rattachés à la Direction générale. Il s’agit de la Cellule commerciale, l’Audit interne et l’Assurance Qualité. Par exemple, le Pdg a ramené leurs avantages en termes de carburant de 185 000 Fcfa à 105 000 Fcfa. C’est donc l’occasion de rappeler l’adage qui enseigne que l’on ne connaît l’utilité du postérieur que lorsque vient le moment de s’asseoir. En effet, avec tous les avantages que l’ex-directeur général, Moussa Sanogo, leur avait octroyés, en plus de la modernisation de la gestion, le personnel de la Ppm ne cessait de louvoyer, jusqu’à se rendre complice de son départ prémédité depuis le Ministère de la Santé. Résultat : de nos jours, la Ppm tombe de Charybde en Scylla.

El Hadj A.B. HAIDARA

AUJOURD’HUI-Mali

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