Pollution à Sotuba : Le scandale à ciel ouvert 

Le président de l’Association des volontaires pour la promotion d’un environnement sain et la lutte contre les effets du dérèglement climatique, Tidiani Sangaré, était face à la presse le mardi 5 mars à Baco-Djicoroni Golf pour parler du scandale environnemental qui pollue l’air à Sotuba.

Les habitants de Sotuba souffrent de la pollution due à l’unité de transformation des déchets plastiques, Kim Plastic, une usine qui ne respecte pas les normes environnementales. Malgré la visite de la Direction Nationale de l’Environnement et la sollicitation du ministre de tutelle, rien n’est fait pour que cette population respire de l’air pur. C’est pour en parler que le président de l’Association des volontaires pour la promotion d’un environnement sain et la lutte contre les effets du dérèglement climatique, Tidiani Sangaré, était face à la presse le mardi 05 mars à Baco-Djicoroni Golf.

A l’en croire, son association a été sollicitée par la population de Sotuba pour trouver une solution aux dommages occasionnés par Kim Plastic, une unité spécialisée dans la transformation des déchets plastiques en provenance de la Guinée et du Burkina Faso. Les objectifs de son association, dit-il, consistent à lutter contre la dégradation des ressources naturelles, la pollution, promouvoir un cadre de vie agréable pour la population. Cela grâce à des activités d’information, sensibilisation et de communication sur les enjeux et les opportunités liées aux effets du dérèglement climatique sur toute l’étendue du territoire.

 « La population souffre du gaz que rejette l’usine, impossible de respirer de l’air pur. Cette unité doit quitter les lieux », a déclaré M. Sangaré. Pour ce faire, rassure-t-il, l’association entend engager un combat sans relâche et sans condition pour soulager la population de Sotuba.

A en croire Tidiani Sangaré, les responsables de l’usine n’ont pas réalisé d’étude environnementale avant leur installation. Ils usent de tous les moyens notamment pécuniaires pour étouffer toute contestation. « Même la mairie est restée indifférente face à la souffrance de la population », regrette-t-il.

Le président de l’association s’étonne qu’aucune suite n’a été réservée au constat sur place de la gravité de la situation par la Direction nationale de l’environnement face. Quid du ministre en charge de l’Environnement, pourtant informé par correspondance, observe  un silence de carpe !  

« Il n’est pas question de laisser tomber ce combat, il s’agit de sauver des vies humaines. Notre combat n’est pas de mettre fin à la vie de l’unité, mais il s’agit de respecter les textes et les normes environnementales. Nous irons jusqu’au bout même s’il faut saisir l’ambassade de la Corée », déclare-t-il avant d’ajouter que l’association entend engager une procédure judiciaire contre cette usine.

Autre dénonciation faite par l’association, c’est la provenance de la matière première de l’usine. Selon Tidiani Sangaré, les déchets plastiques proviennent du Burkina Faso et de la Guinée. « Ce sont des camions remplis de déchets de ces deux pays qui viennent alimenter l’unité pendant que le Mali est inondé de déchets plastiques et cela, au vu et au su des douaniers », s’indigne le président de l’association des volontaires pour la promotion d’un environnement sain et la lutte contre les effets du dérèglement climatique.

Drissa Togola

Source: Le Challenger

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