Pour attentat à la pudeur, viol et avortement : Un directeur d’école et son ami médecin placés sous mandat de dépôt !

Par son nom initial, S.C, ce directeur d’école âgé de 32 ans avait enceinté son élève mineure, A.K, âgée de 15 ans.  Ensuite, en sa qualité d’auteur attitré de cette grossesse, S.C l’a interrompu par le biais de son ami médecin B.M contre une somme de 40.000FCFA. C’est suite à la déclaration du père de la victime au niveau de la brigade de la Protection des Mœurs et de l’Enfance le 20 avril dernier, que le Cdt Marie Jeanne Sangaré a mis la main sur le directeur pervers, S.C et son complice médecin B.M. Ils sont inculpés pour attentat à la pudeur, viol et avortement.

L’école qui est sensée éduquer les enfants ne tient qu’à son nom d’antan ! Les instituteurs précisément les directeurs qui ont pour mission de protéger et donner de la bonne éducation aux enfants sont devenus leurs premiers destructeurs. La preuve, S.C, un directeur d’école qui a mis enceinte son élève mineure avant de prendre le risque de la faire avorter.

Le 20 avril 2020, le bureau du chef de la section de la Protection des Mœurs avait reçu O.K suivi de sa fille mineure A.K âgée seulement de 15 ans et élève en classe de 9ème année dans le but de faire un dépôt de plainte

Dans sa déclaration de plainte, le pauvre père de famille, le cœur meurtri, s’est exprimé en ces termes :

« Ma fille que voici a été victime de viol il y a environ deux mois, commis par le directeur de son école, le nommé S.C. Après l’avoir enceinté, ce dernier l’a conduit dans un cabinet médical, pour interrompre cette grossesse. C’est suite à ses multiples maux de ventre récemment que je l’ai conduit au centre de santé de référence de la Commune VI du District de Bamako. Après les diagnostics, contre toute attente, le médecin de garde m’a révélé que ma fille a fait un avortement qui a sûrement échoué et qu’il urge de faire un lavage de son ventre, pour dégager le reste du caillot de sang ».

Ainsi, une équipe dépêchée par l’enquêteur, a déniché le présumé-accusé avant de le conduire dans les locaux exigus de la Brigade de la Protection des Mœurs et de l’Enfance.

Interrogé sommairement, S.C a reconnu les faits qui lui sont reprochés en déclarant qu’il y’a effectivement deux mois environ, que sa victime (A.K) était venue balayer la classe avec ses amies. Ensuite, il dira avoir profité  pour lui dire qu’il aura besoin d’elle après le balayage puis vers le petit soir. C’est ainsi qu’après le départ de ses amies, explique le directeur ‘’malhonnête’’, qu’elle est venue dans son bureau seule.

« Je lui ai déclaré mon amour, mais elle a refusé. Face à son refus catégorique, et lorsqu’elle a voulu se retirer de mon bureau, je l’ai menacé de lui faire échouer au DEF et que son père que je connais bien répudiera sa mère pour la cause » a-t-il révélé.

D’après le directeur SC, la jeune fille a été prise de peur. Finalement, continua-t-il, elle a cédé. A ses dires, sans penser aux conséquences, qui pouvaient en découler, il a déshabillé la fille pour satisfaire son sale besogne. « Lorsqu’elle a eu du mal à marcher, je l’ai accompagné à proximité de son domicile. Une semaine après les cours, j’ai couché avec elle » a déclaré le directeur.

Pour le sujet de l’interruption de la grossesse, S.C explique que le lundi 13 avril dernier,  qu’il a encore demandé à A.K de passer dans son bureau. Mais que lorsqu’il l’a vu, il s’est rendu compte qu’elle était en état de grossesse. « Sans désemparer, je l’ai conduit chez mon ami Docteur pour enlever le fœtus, contre la somme de 40.000FCFA. Deux jours après, je l’ai ramené chez le Docteur en question, pour faire une injection de Novalgin afin d’atténuer la douleur » rapporte-t-il.

Quant au docteur B.M, un sexagénaire, il a été activement recherché et conduit au commissariat. A son tour interrogé, il avait dans un premier temps contesté les faits pour ensuite les reconnaitre après une confrontation avec l’auteur (S.C) et la victime (A.K).

Les deux individus sont placés sous mandat de dépôt après avoir été devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du district de Bamako.

Par Mariam SISSOKO

Le Sursaut

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