Pour avoir dénoncé l’intégration éventuelle de 502 contractuels : Mamadou Bakaye Dembélé menacé par le SNESUP

Dans une contribution parue sur le site du journal en ligne Mali24.info intitulée « Quand le Syndicat national de l’enseignement supérieur perd la tête », Dr Mamadou Bakaye Dembélé, révèle que le Snesup veut tordre la main au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour intégrer 502 contractuels à l’enseignement supérieur. Selon l’enseignant chercheur à l’Université des Sciences juridiques et politiques, non moins chef du département études et recherches de la Faculté de Droit Privé (FDPRI), les dossiers défendus par le Syndicat de l’enseignement supérieur (Snesup) sont de faux dossiers et de fausses qualités. Dr Dembélé met quiconque au défi de prouver le contraire ou de porter plainte contre lui. « Dans la liste proposée des enseignants, figurent des détenteurs de faux diplômes. La personne qui estime que ce sont des propos diffamatoires, je l’encourage à porter plainte contre moi devant le juge pénal », déclare-t-il.

Après cette révélation, le secrétaire général du Snesup a violemment réagi en menaçant le jeune enseignant-chercheur de demander au ministre en charge de l’enseignement supérieur son limogeage pur et simple de son poste de chef DER. « Nous savons maintenant que c’est toi qui pousses les camarades vacataires contre leur intégration dans la fonction publique. Nous demandons immédiatement au ministre ta démission pure et simple de ta fonction de chef de DER à la FDPRI ». C’est en substance le message envoyé à Mamadou Bakaye Dembélé par Dr Abdou Mallé, Secrétaire général du Snesup.

Visiblement, l’inamovible patron du Snesup veut induire en erreur le très respecté ministre Mamoutou Famata, un homme loyal, crédible et très intègre. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique va-t-il céder à la pression du syndicat ? Pourquoi le Snesup n’apporte pas de démentis aux propos de Dr Dembélé au lieu de le menacer ?

En tout état de cause,  le ministre Famata ne doit nullement se laisser manipuler par le Snesup.

Affaire à suivre

Dily Kane

Intégration des titulaires de faux diplômes et de fausses qualités: Quand le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur(SNEsup) perd la tête !

Le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNEsup) est sur le point de tordre la main du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour intégrer à l’enseignement supérieur des titulaires de faux diplômes et de fausses qualités.

En application du protocole d’accord conclu entre le Gouvernement et le SNEsup le 18 Mai 2017, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique s’apprête à intégrer au niveau de l’enseignement  supérieur 502 contractuels. Le point 2 de ce protocole stipule : « L’intégration immédiate dans la fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le Gouvernement s’engage à intégrer les 502 dossiers des contractuels transmis par le SNEsup qui seront soumis à un test de recrutement  au mois d’Août 2017. Le SNEsup demande de faire partie de la commission de traitement de ces dossiers. »C’est en vertu de cet accord que le Ministère organisera le 14 septembre 2019 le test d’intégration. Au préalable, le Ministre  avait pris une décision pour instituer les instances de dépouillement des dossiers.

1er Problème : la violation de l’accord par le Syndicat et le Ministère en ce que l’accord prévoit l’intégration des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur. La liste proposée des enseignants, aucun d’eux n’est payé sur le budget autonome des structures de l’enseignement supérieur.

2ème Problème : la liste proposée des enseignants y figurent des détenteurs de faux diplômes. La personne qui estime que ce sont des propos diffamatoires, je l’encourage à porter plainte contre moi devant le juge pénal.

3ème Problème : Par travailleurs contractuels, le SNEsup et le Ministère font une interprétation pour étendre aux vacataires. Un vacataire est aussi un contractuel mais qui n’est pas payé sur le budget autonome de l’Université. Qu’à cela ne tienne, la liste comporte des individus qui n’ont jamais servi à l’Université, même en qualité de planton, à fortiori d’enseignant. Nous comprenons alors que le Ministère et le Syndicat veulent profiter de cet accord pour intégrer leurs proches parents, sinon comment peut-on comprendre cette attitude. Dans la composition du dossier, l’attestation de travail est une exigence. Elle certifie que l’individu exerce déjà la fonction d’enseignant vacataire.

4ème Problème : la commission de dépouillement a écarté des enseignants non permanents qui servaient et continuent de servir dans les universités depuis 2013, d’autres bien avant cette date, qui souvent ont déjà soutenu une thèse de Doctorat. Ils ont été injustement écartés au profit des individus qui n’ont jamais servi l’Université. Ces victimes, le Secrétaire Général du SNEsup a décidé de les rencontrer hier 4 septembre 2019 à 15 h pour les supplier de faire à cause de Dieu de ne pas intenter un procès, car la liste comporte trop d’imperfection. Ledit Secrétaire prétend avoir une liste de 80 personnes pour les intégrer en 2020 comme si la fonction publique constitue un héritage familial.

Ceux-là qui sont écartés injustement exigent seulement qu’ils soient autorisés à participer au test, mais le Ministre et le Secrétaire Général du SNEsup ne veulent pas entendre cela. Voilà l’injustice fragrante. Nous ne sommes pas contre l’intérêt d’un individu, d’ailleurs la liste proposée des enseignants, j’ai personnellement des amis qui y figurent et c’est réjouissant pour moi de les voir intégrer la fonction publique.

A se référer à la commission de dépouillement des dossiers, aucune université n’a été associée, alors que ce sont les différentes structures de l’enseignement supérieur qui emploient les enseignants qu’ils soient permanents ou non.

Le gros problème dont souffre le Mali est bel et bien l’injustice, l’injustice à tous les niveaux. Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Secrétaire Général du SNEsup sont les deux responsables de ce cas précis d’injustice.

Dr Mamadou Bakaye DEMBELE, enseignant-chercheur, Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako

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