Pourquoi ne pas le démentir ?: Le pain à Bamako : ces vérités qui doivent être dites !

Si ce n’est pas du chantage, ça y ressemble fort en tout cas. Depuis quelque temps, des boulangers (pas tous heureusement) menacent soit d’augmenter le prix de la baguette, soit de nous priver de pain en en arrêtant momentanément la production. Comme pour traumatiser davantage le pauvre consommateur pas toujours bien servi encore moins bien défendu.

En effet, à quelques exceptions près, les consommateurs se résignent avec ce qui leur est offert sur place en guise de ce produit devenu indispensable dans leur alimentation. Le poids de la baguette, la qualité du pain, les conditions de livraison…tout laisse à désirer.

Il nous revient qu’avec la quantité de pâte destinée à 320 baguettes, des ouvriers s’arrangent à en produire 340 à 360. Excusez du peu ! Le surplus de 20 à 40 baguettes ? C’est semble-t-il pour arrondir les fins de mois, selon nos sources.

A leur décharge, des boulangers allèguent que pour ce qui concerne la quantité et la qualité de la farine, les meuniers devraient être plutôt interpelés. C’est ainsi que ceux parmi eux qui ont plus de moyens préfèrent importer la matière première.

Quant à la distribution et la vente du pain, le spectacle qui s’offre à nos regards devrait nous couper l’appétit. Des boulangers que nous avons approchés estiment cependant que la responsabilité est à partager entre les livreurs, les boulangers et les boutiquiers (ah, oui, le pain se vend dans nos boutiques comme le sosotox, comme le savon hippo, ou autres articles !)

Et les associations de consommateurs, dans tout ça ? Et, puis, entre nous : pourquoi les consommateurs ne bouderaient-ils pas le pain, tant qu’il est produit et distribué de cette façon ? Idem pour la viande et… que sais- je encore ? Ça, c’est un autre débat.

Drissa Togola

Source: Le Challenger

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