Présentation des vœux au MSHP : Les syndicats saluent l’intensification du dialogue social

Le personnel du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a, le vendredi 18 janvier 2019, présenté ses vœux du nouvel an au chef du département, Pr. Samba Sow. Au cours de la cérémonie, les représentants des syndicats de la santé ont remercié leur pour l’intensification du dialogue social dans le secteur de la santé.

 

La traditionnelle présentation des vœux au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a rassemblé, le vendredi 18 janvier 2019, dans la cour de la direction nationale de la santé, les chefs des services centraux, les représentants des syndicats, les représentants des ordres professionnels de la santé, les membres du cabinet et du secrétariat général du département de la Santé et de l’Hygiène publique.

Amadou Kéita, vice-président de l’Association des retraités du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Yaya Zan Konaré, président de la Fédération nationale des associations de santé communautaire (Fénascom), Kodou Dembélé, président du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) ont présenté leurs vœux au ministre au nom de leurs collaborateurs.

Dr. Chaka Kéita, président de la Plateforme des syndicats de la santé du Mali (Plasma), Dr. Mohamed Cheick Haïdara, secrétaire général de l’Inter-ordre professionnel de la santé, ont tous remercié le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Sow, pour son implication personnelle dans l’intensification du dialogue social au niveau du secteur de la santé, tout en réaffirmant leur pleine adhésion à la réforme de notre système de santé, entreprise par Pr. Samba Sow conformément à la volonté du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Ils ont également attiré l’attention du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique sur le retard pris dans l’application de l’accord signé entre le gouvernement et les syndicats.

Le secrétaire général du MSHP, Dr. Mama Coumaré, a exposé les grandes réalisations faites par son département, dans tous les secteurs de la santé, au cours de l’année 2018, malgré les nombreuses difficultés qui sont, entre autres, les agressions physiques, les enlèvements d’engins, l’insuffisance de personnel qualifié et les difficultés à mobiliser les ressources financières.

Pr. Samba Sow a remercié à son tour les syndicats pour leur esprit de dialogue. “Vous continuez à revendiquer dans l’apaisement, nous vous en remercions”,  a-t-il renchéri.

Le MSHP a sollicité l’accompagnement de l’ensemble du personnel de la santé pour la mise en œuvre de la réforme de notre système de santé qui permettra, selon lui, d’améliorer la santé des populations maliennes. “La réforme de notre système de santé  n’est dirigée contre personne, elle vise à améliorer la santé des Maliens en leur apportant les soins de santé primaires en vue de l’atteinte de la couverture sanitaire universelle conformément à la volonté du Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita”, a-t-il déclaré.

Il a aussi remercié tous les agents de santé de notre pays qui sauvent chaque jour des vies grâce à leur sens élevé du patriotisme, malgré des conditions de travail difficiles.

Abdrahamane Diamouténé 

MSHP : Un bilan élogieux pour l’année 2018

 

Dans le cadre de l’amélioration de la santé des Maliens, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, sous le leadership de Pr. Samba Sow a réalisé, en 2018, d’énormes actions dans tous les secteurs de la santé.  Le bilan 2018 reste élogieux pour le département en charge de la Santé et de l’Hygiène publique, malgré des difficultés liées à la situation sécuritaire dans notre pays.

 

Conformément à la volonté du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita d’atteindre la couverture sanitaire universelle en apportant les soins de santé primaires aux populations maliennes, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, grâce à la clairvoyance du Pr. Samba Sow, a, au cours de l’année 2018, à travers ses services techniques, réalisé d’énormes actions dans tous les secteurs de la santé.

Dans le domaine des infrastructures sanitaires, des réalisations ont été faites. Il s’agit, entre autres : de  la construction, et la mise à niveau et l’équipement de 9 centres de santé de référence (CS-Réf) ; de la construction, la réhabilitation et l’équipement de 99 centres de santé communautaire (Cscom) pour près de 15 milliards de F CFA ; de la réalisation des travaux de construction d’une unité de dialyse à l’hôpital Sominé Dolo de Mopti pour un montant de 792 531 312 F CFA, de la réalisation des travaux d’extension de l’hôpital du Mali en cours pour un montant de 4 816 716 862 F CFA, de la poursuite des travaux de construction des blocs de cardiologie et de rhumatologie au CHU-Point G et du bloc multifonctionnel du CHU de Kati, de la pose de la première pierre de l’hôpital de Koutiala, de la pose de la première pierre de la Maison d’accueil et d’hébergement pour les femmes victimes de fistules obstétricales à Koulikoro; de l’exécution des travaux de réalisation de générateurs d’oxygène dans les hôpitaux de Ségou, de Sikasso et de Mopti pour un montant de 593 000 000 F CFA, des travaux d’extension et de modernisation de la chaîne de froid au Centre national d’immunisation en cours pour un montant total de 827 770 113 F CFA financés par le Fonds Gavi (Global Alliance for Vaccines and Immunization).

En ce qui concerne les équipements, le département de la Santé et de l’Hygiène publique a acquis, en 2018, 73 incinérateurs pour le compte des CS-Réf et Cscom pour un montant total de 205 851 000 F CFA, un scanner de 64 barrettes destiné à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou pour un montant total de 513 864 249 F CFA, des matériels et des équipements médicaux destinés au pôle mère enfant de l’hôpital Fousseyni Dao de Kayes pour un montant total de 401 697 469 F CFA, 35 ambulances médicalisées, 100 motos ambulances, de 100 motos DT, et 38 véhicules 4×4, des équipements pour le compte du LNS pour un montant de 668 941 853 de F CFA.

Toujours dans la même année, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a doté des structures sanitaires et des ONG en flottes mobiles (2500 lignes) pour la remontée des données et des appels d’urgences ; installé 170 réfrigérateurs solaires, 11 chambres froides de 10 m3 dans les régions. Dans le cadre de la prévention et de la  lutte contre la maladie, l’année 2018 a été marquée par la prise en charge chirurgicale de 306 cas d’hydrocèles pour un montant total de 143 325 503 FCFA ; la notification de zéro cas de ver de Guinée chez l’homme pour la troisième année consécutive avec cependant 20 infestations animales ; la prise en charge chirurgicale de 2500 cas de trichiasis, de 1100 cas de cataracte pour un montant de 234 703 964 F CFA.

Pour la lutte contre le paludisme, 2 555 355 cas ont été pris en charge avec 881 décès soit une létalité de 0,34 pour mille ; 4 351 521 enfants de 3 à 59 mois ont reçu leurs doses de SP/AQ en 4 passages. La campagne de chimio prévention saisonnière du paludisme 2018 a permis la distribution de 5 489 696 moustiquaires imprégnées de longue durée d’action dont 3 808 336 pendant les campagnes dans les régions de Koulikoro et de Sikasso.

Pour ce qui est de l’immunisation, 714 345 enfants ont été vaccinés contre la rougeole, 698 892 enfants ont reçu le Penta3 et 343 460 femmes enceintes ont reçu le VAT2 et plus ; la réalisation de 2 campagnes de vaccination contre la polio couplée à la SIAN au cours desquelles 7 904 694  enfants de 0 à 59 mois ont été vaccinés durant la première campagne et 3 185 753 enfants de 0 à 59 mois vaccinés pour la seconde pour un coût opérationnel de 115 365 986 F CFA.

Dans le domaine de la santé de la reproduction, le département a recensé 191 386 nouvelles utilisatrices durant la campagne PF, assuré la prise en charge chirurgicale de 287 cas de fistules obstétricales, 27 894 femmes en césariennes ; a collecté et testé plus de 68 000 poches de sang.

En matière de lutte contre le VIH/Sida, 42 500 personnes sont régulièrement sous ARV et la réalisation  de 13 703 examens de charge virale ont été réalisés. Dans le cadre de la nutrition, 264 275 cas de malnutrition globale avec 18 décès, et pour la lèpre, 150 nouveaux cas ont été dépistés et pris en charge,

En 2018, tous les cas de maladies à potentiel épidémique notifiés ont fait l’objet d’investigation.

Dans le domaine de la planification, du  suivi évaluation, de la recherche et de la formation, des réalisations ont été faites qui sont, entre autres, de la réalisation de l’enquête démographique et de santé (EDS) 6e édition ; le démarrage du processus d’élaboration du Prodess IV ; le lancement de la télé dermatologie ; la tenue du colloque de drépanocytose et la tenue de la 2e édition de la Journée scientifique de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments.

Concernant l’hygiène et la salubrité publique ainsi que la sécurité sanitaire des aliments, l’année 2018 a été marquée au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique par l’organisation de la Journée mondiale de lavage des mains au savon sur toute l’étendue du territoire ; la dotation de toutes les structures sanitaires en produits de désinfection et de nettoyage ; la dotation de 22 CS-Réf  en kits Delagua et réactifs pour la surveillance et le contrôle de la qualité de l’eau de boisson ; l’amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants dans 35 centres de santé des régions de Kayes, Sikasso et Ségou et la construction et la réhabilitation de 86 infrastructures hydro sanitaires.

En 2018, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a assuré l’approvisionnement en produit de santé pour un montant total de 6 669 678 302 F CFA sur le budget national.

Ce montant a été réparti comme suit : 212 362 615 F CFA pour les malades du cancer ; 831 762 840 F CFA pour le remboursement des actes de césarienne ; 597 733 028 F CFA pour la gestion des épidémies et catastrophes ; 2 066 395 759 F CFA pour l’achat de médicaments ; 2 332 451 200 FCFA pour l’Achat de vaccins, 628 972 860 F CFA pour la prise en charge des évacuations sanitaires. Dans le domaine des ressources humaines, 261 agents toutes catégories confondues ont été recrutés pour le compte du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Sur instructions du chef dudit département, Pr. Samba Sow, ces agents ont été affectés dans les zones prioritaires.

Sur le front social, l’implication personnelle du ministre de la Santé et de l’Hygiène a permis l’apaisement du climat social avec les syndicats.

Ceux-ci ont régulièrement accompagné le ministre Sow lors de ses visites dans les structures sanitaires. Ils ont largement salué l’initiative de Pr. Samba Sow de les associer aux grandes décisions du département.

En ce qui concerne la réforme du système de santé qui est le cheval de bataille du ministre Samba Sow, conformément à la volonté du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita, plusieurs actions ont été menées. Il s’agit, entre autres, de l’adoption des textes de la direction générale de la santé et de l’hygiène publique, des hôpitaux de deuxième référence de Nioro, Kita, Bougouni, Koutiala, Markala, San, des six communes du district de Bamako et d’un hôpital de troisième référence à Koulikoro ; de l’adoption des textes de création des ordres professionnels des infirmiers, des chirurgiens-dentistes ;  de la création de la cellule sectorielle de lutte contre le Sida, la tuberculose et les hépatites virales et de l’institutionnalisation de la plateforme “Une seule santé”.

Cependant, le département de la Santé et de l’Hygiène publique, au cours de l’année écoulée,  a été confronté à certaines difficultés parmi lesquelles l’insécurité avec son cortège d’agressions physiques, enlèvement de véhicules, de motos et autres matériels et biens, l’insuffisance en ressources humaines qualifiées, des difficultés de mobilisation des ressources financières.

En termes de perspectives, le département poursuivra la réforme de notre système,  conformément à la volonté du président de la République d’adapter nos structures sanitaires au poids démographique de notre pays à travers l’amélioration du plateau technique, la construction et l’équipement de nouvelles infrastructures sanitaires; l’équipement des anciennes structures sanitaires ; l’érection de certains CS-Réf en hôpitaux et de certains Cscom en CS-Réf en vue de l’atteinte de la couverture sanitaire universelle dans notre pays.

Cette réforme en cours, depuis l’arrivée du Pr. Samba Sow à la tête du département de la Santé et de l’Hygiène publique, bénéficie de l’appui des partenaires techniques et financiers du Mali, car elle est obligatoire pour l’amélioration de la santé des populations maliennes, où qu’elles se trouvent sur le territoire national.

Abdrahamane Diamouténé

SourceL’Indicateur du Renouveau

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *