Protestation des résultats : Soumaila Cissé introduit 8 requêtes devant la Cour constitutionnelle

Le candidat Soumaila Cissé rejette et conteste les résultats provisoires proclamés hier par le ministère de l’administration territoriale. Ces contestations portent entre-autres sur l’annulation des résultats du scrutin dans certaines localités des régions du Nord où, selon le candidat, « la fraude a été générale et flagrante ». Plus de 8 requêtes ont été introduites devant la Cour constitutionnelle par les avocats du chef de file de l’opposition. La haute juridiction a donc quelques jours pour vider les réclamations et proclamer les résultats définitifs.

Selon le plaignant, « de nombreuses irrégularités telles le bourrage des urnes ont été constatées» au Nord et au Centre du pays.
Le recours du candidat Soumalia Cissé porte, selon ses avocats, sur l’annulation de la majorité des résultats des bureaux de vote du second tour de l’élection présidentielle. Selon le directoire de campagne du chef de file de l’opposition il détienne des preuves irréfutables qu’il y a eu un bourrage d’urnes où simplement il n’ ya pas eu de vote. Selon les avocats de l’URD, près d’une dizaine de recours ont été déposées auprès de la Cour constitutionnelle aux fins d’annulation.
A la veille de la proclamation des résultats provisoires de ce second tour, le chef de file de l’opposition avait déjà dénoncé «des fraudes dans les régions Nord du pays». Son directeur de campagne, Tiébilé Dramé, a présenté à la presse quelques heures avant l’annonce des résultats, une vidéo de bourrage d’urnes. Mais dans le camp IBK on dénonce «un montage et une dénonciation sans preuve»
En attendant le réquisitoire de la Cour constitutionnelle, le Président sortant Ibrahim Boubacar Kéita a obtenu selon les résultats provisoires officiels 67,17% des suffrages exprimés contre 32,83% des voix pour son adversaire, Soumaïla Cissé.
Les avocats de l’opposition récusent une nouvelle fois certains juges de la Cour constitutionnelle et exigent la démission de sa présidente. Les conseils du chef de file de l’opposition l’accusent d’être «partiale», notamment après le rejet de toutes les requêtes introduites au premier tour. Selon eux, « Manassa Danioko n’a plus qualité de juge pour diriger cette institution ».
Source: Studio tamani

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