Recrudescence du banditisme à Bamako : Peur sur la ville

La capitale malienne, Bamako est en passe de devenir un farwest où les bandits opèrent comme sur un territoire conquis. Les deux semaines dernières, Bamako était devenu invivable à cause des attaques à mains armées. Les cambriolages, les attaques et les échanges de tirs sont des maux dont souffrent les populations bamakoises, la nuit.

Il ne se passe pas une seule nuit sans qu’un paisible citoyen ne soit victime de ces bandits. Les gens sont dans l’angoisse une fois le soleil tombé. Pour preuve, le mardi dernier en commune I du district de Bamako, un chef de famille a été tué chez lui par les bandits pour prendre sa moto. Ce drame a provoqué un grand émoi dans ce quartier.  Dans la même nuit au quartier de Doumanzana, les mêmes bandits ont  cambriolé trois familles, l’une après l’autre, sans être inquiétés. Le bilan est triste : un homme tué par balle et beaucoup d’argent et des objets de grande valeur comme les téléphones portables, les trousseaux de mariage, emportés. Hélas, comme toujours, les policiers ne sont arrivés que vers que 6h30 minutes pour faire un simple constat.

Le 08 octobre dernier, un agent de la société « Mali Lait » a été dépossédé de sa moto vers 5 heures du matin lorsqu’il se rendait à son service dans la zone industrielle au niveau de l’église, au quartier Missira en commune II du district de Bamako. Sa moto, son téléphone et son sac à main contenant 20.000 FCFA ont été emportés par les malfrats.

Il en est de même pour le jeune pilote de l’armée de l’air, Souleymane Koné et son grand-frère Ousmane Koné. Ils ont été tués dans la première semaine du mois d’octobre à la porte de Bamako, de retour de Narena, à cause de leur engin à deux roues.

Ces différentes attaques à mains armées ne perturbent même pas le sommeil de nos autorités qui sont hyper-sécurisées par les agents des forces de l’ordre. Les éléments de la sécurité qui doivent assurer la quiétude des populations sont aux abonnés absents lors de ces attaques. Les patrouilles de routine sont devenues des patrouilles de rackette s’effectuant aux alentours de 19h. Le moment crucial, qui est compris entre 3h et 5 h du matin, les policiers s’illustrent brillamment par leur absence. Le ministre de la sécurité et de la protection civile est fortement interpelé pour sécuriser les paisibles citoyens. Signalons tout de même que le 7ème arrondissement, comme d’autres commissariats de la capitale, a fait un exploit la semaine dernière en procédant à une série d’arrestations de voleurs de motos.

M. L. Fofana

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