Suite de la visite du chef de l’Etat en Arabie Saoudite : Moment fort de spiritualité et annonces de projets importants pour le Mali

A Médine, la délégation présidentielle a participé, dans la Sainte mosquée du Prophète (PSL), à une séance de prières au cours de laquelle beaucoup de bénédictions ont été faites pour la paix et la stabilité au Mali. A Djeddah, le président de la BID a annoncé le financement prochain de plusieurs chantiers d’envergure dans notre pays.

Au 4ème jour de sa visite officielle en Arabie Saoudite, sur invitation du roi Salman Bin Abdul Aziz Al Saoud, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, et la forte délégation qui l’accompagne, sont arrivés, mercredi soir à Médine, en provenance de Riyad.  Dans la ville sainte, la délégation présidentielle a pris part à une séance de prières; un moment fort de spiritualité auquel ont participé nombre de personnalités, notamment le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Omar Hass Diallo, le président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, l’imam de la grande mosquée de Bamako, Koké Kallé, celui de Tombouctou, Abdrahamane Ben Assayouti.

Le chef de l’Etat a prié le Magreb et l’Isba dans la Sainte mosquée du Prophète Mohamed (PSL). A sa demande, le grand imam de la mosquée de Médine, Ali Abdrahamane Al Houzfy, a fait des bénédictions pour le Mali et pour le repos éternel de l’âme de tous les militaires tombés sur le champ d’honneur, particulièrement ceux de Ghourmas Rharous. Donnant ses impressions, le président du Haut conseil islamique a exprimé sa très grande joie d’avoir partagé, avec le président de la République, cette prière dans la Sainte mosquée du Prophète (PSL). « Nous avons eu le privilège non seulement de prier, mais de venir nous recueillir sur la tombe du Prophète Mohamed (PSL).

Nous avons ensuite eu un entretien avec le grand imam, le doyen des imams de cette Sainte mosquée qui a fait beaucoup de bénédictions pour le Mali, pour que notre pays retrouve la paix, la quiétude, la concorde et la réconciliation. C’est avec une grande joie que nous avons accompli ce devoir religieux. Nous souhaitons que les prières que nous avons faites ici contribuent à faire en sorte qu’il y ait la stabilité et la paix dans notre pays », a déclaré Mahmoud Dicko.

Le président de la République et sa délégation étaient hier à Djeddah, une autre étape importante de cette visite officielle. Ibrahim Boubacar Kéïta a été accueilli par des officiels, avant de s’installer au palais des hôtes. Le chef de l’Etat a, ensuite, reçu en audience le vice-président de la Banque islamique de développement (BID), Dr Ahmed Tiktik. A sa sortie d’audience, celui-ci a jugé bon le niveau de la coopération qui lie la BID à notre pays. « Nous avons un portefeuille actif de 500 millions de dollars pour des projets dans des domaines divers (agriculture, éducation, transport).

J’ai eu à échanger avec le président de la République sur tous ces projets et nous comptons travailler également davantage pour pouvoir renforcer le processus de paix dans le pays », a  indiqué Dr Ahmed Tiktik. Il a précisé qu’un futur projet visera les élèves et les enfants qui ne sont pas scolarisés. Pour ce projet, la BID entend contribuer à hauteur de 50 millions de dollars, et le Qatar à 40 millions de dollars. Il y a aussi des projets de construction d’un pont à Bamako et d’une centrale de production d’électricité d’une capacité de 100 mégawatts. « Nous entendons construire l’aéroport de Kidal, la route Sevaré-Gao et la route qui relie Kidal à la frontière algérienne », a annoncé le patron de la BID. La deuxième personnalité à être reçue par le chef de l’Etat était le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Dr Yousef Al Othaimeer. A l’issue de la rencontre, il a affirmé avoir dit au président Kéita que l’organisation continuera son soutien au Mali dans tous les domaines, surtout dans la lutte contre le terrorisme. « J’ai informé le président que l’OCI est totalement contre le terrorisme.

L’islam est une religion de paix. Notre organisation condamne et continuera à fustiger toutes les actions terroristes au Mali », a indiqué Dr Yousef Al Othaimeer. « Le rôle des Ulémas au Mali est très important. Il faut qu’ils condamnent toujours le terrorisme. J’ai été très heureux de constater la présence des Ulémas dans la délégation. Le président m’a informé sur les détails de la Conférence d’entente nationale. Ce sont de bonnes nouvelles. Nous espérons que les résultats de cette conference vont aboutir à une stabilité au Mali », a-t-il souhaité.

Envoyés spéciaux
Massa SIDIBE
Oumar DIOP

L'Essor

Ressources humaines de la santé : présentation de l’évaluation du plan stratégique de développement

L’hôtel Olympe a abrité le   Symposium sur la présentation des résultats de l’évaluation du plan stratégique de développement des ressources humaines de la santé (RHS 2009-2015) et le document validé de l’annuaire statistique des RH 2016 du secteur de la santé. L’événement s’est déroulé ce mercredi 19 avril 2017 en présence de Dr Salif Samaké conseiller technique du ministère de la santé et de l’hygiène publique.

L’objectif de cette rencontre visait à partager les résultats de l’évaluation du plan stratégique de développement des RHS 2009-2015 et le document validé de l’annuaire statistique 2016 des RH du secteur santé, développement social et promotion de la famille.

 Il s’agissait d’examiner deux documents importants à savoir : le document politique qui donne des grandes orientations  et la problématique de mise en œuvre de ces orientations d’où la nécessité d’un plan stratégique  enfin la question relative à l’annuaire qui donne la situation du personnels sur l’ensemble du territoire en terme d’effectif, de répartition, en fonction des missions assignées dans le cadre de la prise de décision.

Pour  Dr Idrissa Cissé directeur des ressources humaines du ministère de la santé et de l’hygiène publique il faut remarquer  qu’il y a un déficit au niveau du personnel de la santé.  Pour apporter plus de précision il rappelle «  selon l’OMS, il faut 23 professionnels de santé pour 10.000 habitants ». Ensuite il ajoute  qu’aujourd’hui sur l’échiquier national il y a que 4,2 professionnel de santé pour 10.000 habitants.

Il faut noter qu’ Mali, dans le cadre de la mise en œuvre du PRODESS, des groupes thématiques ont été créés en vue d’apporter leurs contributions et expériences à des domaines spécifiques constituant des priorités pour les départements ministériels.

Pour rappel, la dernière décennie a été marquée par une prise de conscience collective pour résoudre les problèmes de santé des populations en s’attaquant de façon globale à la question des ressources humaines en santé (RHS). Raison de plus  les ressources humaines jouent un role central dans la couverture sanitaire pour l’atteinte des ODD.  Dans cette perspective que Dr Salif Samaké conseiller technique du MSHP laisse entendre que  «cette rencontre constitue un moment très important et notre responsabilité est très important par rapport au mandat qui nous a été assigné ».

Une occasion pour les responsables des RHS d’évoquer les problèmes liés aux ressources humaines qui sont multiples, complexes et multifactoriels. Ensuit d’autre problème est  celui de la fidélisation des ressources humaines qui demeure encore une préoccupation récurrente pour laquelle plusieurs expériences ont été menées .

Quant à la mise en œuvre du système d’information et de gestion des ressources humaines (SI-GRH) par la DRH-SSDS, des efforts importants ont été faits dans la collecte et le traitement des données grâce à l’appui technique et financier de l’USAID à travers son projet Capacity Plus exécuté par Intrahealth, l’OMS, la Coopération Canadienne et Save the Children.

Bourama Camara

Mali24

MALI-SENEGAL : Une journée de prières communes à Bamako pour le retour de la paix

Cheikh Tidiane Alioune Cissé, grand Imam de la Zawiya de Kaolack, petit-fils de Cheikh Al Islam Al Hadj Ibrahim Niass du Sénégal, a séjourné sur le sol malien courant semaine dernière.  Venu sur invitation  du guide religieux, Cheick Harouna Sankaré, non moins maire de la Commune de Ouenkoro (Région de Mopti), les deux leaders religieux ont  ensemble  prié pour le retour de la paix au Mali. Cette séance de prière et de bénédictions a eu lieu à travers une cérémonie qui  a rassemblé de nombreux fidèles musulmans ce dimanche 9 Avril au palais des sports.

Outre les fidèles musulmans venus de plusieurs horizons, cette cérémonie de prière a aussi enregistré la présence de beaucoup d’autres personnalités religieuses du Mali dont Cheick Chérif Ousmane Madani Haïdara, représenté par son fils, l’imam de la Grande mosquée de Bamako, Koké Kallé, le prêcheur  Chaoula Baya Haïdara, le député Abdoul Djalil Haïdara et plusieurs autres personnalités politiques dont : l’ancien président de la République, Gal. Moussa Traoré, l’ancien ministre de la Population et de l’Aménagement du Territoire, Sambel Bana Diallo, l’ambassadeur du Sénégal au Mali Assane Ndoye, le maire de la Commune VI entre autres.

« Il n’est point besoin de dire, qu’en ce moment où le Mali mon pays, semble être fragilisé   pour ne pas dire divisé,  à l’heure où, certains frères de même sang et de même lait s’entre déchirent, des supposés sudistes et nordistes s’affrontent, quelques musulmans modérés et musulmans intégristes se regardent en ‘’chiens de faïence’’ certaines ethnies se haïssent et se déciment », a déclaré sous cette tribune  le guide  Cheick Harouna Sankaré. Il est le  président du Mouvement pour l’Union des Maliens (MUM).

De la part des militants de  ce regroupement, Cheick Harouna Sankaré a reçu  une attestation de reconnaissance pour tout le combat par lui effectué pour la paix et la  cohésion  sociale au Mali. Au récipiendaire d’ajouter :  ‘‘ Depuis que ce mauvais vent a soufflé sur notre pays, de nombreuses prières et bénédictions ont été faites çà et là,  à celles-ci, il nous a paru opportun d’associer celles des érudits d’autres contrées, des Maitres, des Frères et Amis saints de corps et d’esprit pour implorer l’Unique, l’Omniscient, l’Omniprésent et l’Omnipotent, Dieu Créateur afin qu’il puisse nous écouter et nous accorder sa grâce, sa protection et ses immenses faveurs.’’

Pour le retour de la paix au Mali, des bénédictions ont été aussi faites par l’imam Cheikh Tidiane Alioune Cissé qui a également salué l’engagement de Cheick Harouna Sankaré pour la cause de sa patrie qu’est le Mali.

Djibi  Samaké

mali24

Grèves et manifestations sociales : Entre manipulation et récupération !

Tandis que certains le font pour l’amour de la patrie, d’autres le font pour se  faire un nom, et pendant ce temps d’autres veulent régler leurs comptes avec le gouvernement. Ils ne nourrissent pas les mêmes ambitions dans les nombreuses manifestions qui sont nées au sein de la société civile pour, semble-t-il, dénoncer la  série de grèves !

Tout est parti du mouvement ‘‘Trop c’est trop’’. Eux, malgré les intimidations des autorités, ils tiennent à leur ambition et leur principale cible est la suspension de la grève illimitée des médecins en cours depuis le 9 mars dernier. 

Ils se disent neutres et n’agissement au profit d’aucune partie. Ni le gouvernement ni les grévistes ne bénéficient de leur soutien. Selon beaucoup d’observateurs, le mouvement ‘‘Trop c’est trop’’ agit avec conviction. Les initiateurs de  ce mouvement sont présents chaque jour à la Bourse de travail malgré (parfois) le nombre insuffisant des manifestants.

Si le mouvement  ‘‘Trop c’est trop’’ jouit de la sympathie de la population, ce n’est pas le cas pour d’autres organisations dont les responsables veulent profiter de cette situation. A l’image de ces mouvements, figure celui de ‘‘TarataWulen’’ autrement dit ‘‘MardiRouge’’. Une journée pendant laquelle des jeunes s’habillent en rouge. Leur objectif n’est pas connu dans sa spécificité. Ils parlent de grèves, de sécurité et même de l’autosuffisance alimentaire.

Le hic chez les initiateurs  et animateurs du ‘‘MardiRouge’’,  c’est que beaucoup d’entre eux sont connus du public à travers d’autres activités qui ont beaucoup manqué d’objectivité ou même porté préjudice à l’ordre public. Pour beaucoup d’observateurs, beaucoup d’entre eux sont ‘‘manipulés’’ ou veulent profiter de cette épidémie de grèves pour ‘‘conquérir une célébrité’’. Leur engagement, dit-on, s’arrête uniquement sur les réseaux sociaux (voir fax simulé).

D. Samaké

Source: La Sirène

Bilan d’étape de la grève illimitée déclenchée le 09 mars 2017

Près d’un mois de grève, l’analyse des huit (8) points du préavis de grève se présente comme suit :

- Point 1 : l’augmentation substantielle des primes de fonction spéciale et de garde
1-1) La prime de fonction spéciale : le gouvernement a proposé une augmentation de 30 % de la prime existante après trois semaines de grève alors que sa proposition avant la grève était de 25 %.
A titre d’illustration les 30% d’augmentation sur l’existant correspondent à :
- - Catégorie A : 30 % de 25500 = 7650 francs CFA. La demande du syndicat est de 100 000 francs pour cette catégorie.
- catégorie B2 : 30 % de 21250 = 6375 francs CFA. Les syndicats demandent 75 000 francs CFA.
- catégorie B1 : 30 % de 17000 = 5100 francs CFA. Les syndicats demandent 75 000 francs CFA.
- catégorie C : 30 % de 12750 = 3825 francs CFA. Les syndicats demandent 50 000 francs CFA.
- autres catégories: 30 % de 8500 = 2550 ; la demande des syndicats est de 25 000 francs.
Les syndicats ont concédé au gouvernement l’étalement du paiement sur deux ans : à savoir 50% en 2017 et 50 % en 2018. Ce qui a été refusé.

1-2) La prime de garde :
Aucune proposition n’a été faite par le gouvernement alors que les syndicats avaient réduit leur proposition de moitié.
Désaccord

Point 2 : l’octroi d’une prime de monture de 20 000 f aux travailleurs.
Il n’y a pas eu de proposition du gouvernement.
Désaccord

Point 3 : l’intégration des émoluments des bi-appartenant dans le salaire
Refus du gouvernement.
Désaccord

On rappelle que ce point n’entraine aucune incidence financière, bien au contraire.
La taxation des émoluments va permettre à l’Etat de faire des recettes et d’améliorer la pension de retraite de ces enseignants dont plus de la moitié du salaire est constituée de primes qui tombent à la retraite.

Point 4 : le maintien et l’extension des ristournes à toutes les structures génératrices de ressources.
Refus du gouvernement.
Désaccord

A titre de rappel, les hôpitaux et centres de santé pour une grande majorité perçoivent depuis plus de 20 ans des ristournes sur les ressources propres.
Bien qu’insignifiant eu égard à la modicité du tarif de consultation (1500 F), la tentation est grande depuis quelque temps de supprimer cet acquis syndical de plus de 20 ans.
Tout syndicat a horreur de perdre des acquis.

Point 5 : la prise à 100 % des soins médicaux des travailleurs socio-sanitaires assujettis à l‘Assurance Maladie Obligatoire (AMO).
Une décision signée des trois ministres concernés a été remise aux syndicats.
Accord

Point 6 : l’intégration dans la fonction publique des contractuels payés sur fonds propres des structures socio-sanitaires et sur fonds PPTE.
Plus de 300 agents payés sur fonds PPTE ont intégré la fonction publique des collectivités
Mais depuis 2012, 191 dossiers de contractuels des hôpitaux centres de santé dorment au Ministère du Travail, de la fonction Publique chargé des Relations avec les Institutions.
Il s’agit tout simplement de fixer une date pour le test d’intégration.
L’intégration des agents de santé sur fonds ASACO avait fait l’objet d’un accord dans le procès-verbal de conciliation du 06 novembre 2015 signé entre la FESYSAM et le Ministère de la santé. Les syndicats demandent l’application de ce PV.
Accord partiel

Point 7 : le paiement des primes de garde des agents de santé chargés du contrôle sanitaire.
Ceux-là même qui étaient en première ligne au plus fort de la pandémie.
Une demande de mandatement a été remise aux syndicats.
Accord partiel

Point 8 : l’abrogation de mutations abusives de syndicalistes en cours de mandat.
Deux décisions de réaffectation sur 4 ont été remises aux syndicats mais les intéressés n’ont pas tous retrouvé leur fonction antérieure.

A l’analyse le blocage se situe au niveau des points 1, 2, 3,4 et 6 et partiellement au niveau des points 7 et 8. Le seul acquis est le point 5.
Il revient à chaque comité syndical d’analyser et de faire remonter aux BEN son point de vue.
Dans l’attente d’une suite diligente ; veuillez croire chers camarades à l’expression de nos sentiments militants.

Source: La FESYSAM et le SNS-AS-PF

 

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