Hôpital Gabriel Touré : Près de 20.000 hospitalisations en 2016

129 660 consultations et 17 879 hospitalisations, c’est le bilan de l’exercice 2016 du centre Hospitalier universitaire Gabriel Touré. Pour le Pr Kassoum M. Sanogo, directeur général de l’hôpital, son établissement doit ces résultats grâce aux efforts conjugués de l’ensemble de ses travailleurs. Il les a par ailleurs  félicités lors de la 39ème session du conseil d’administration de l’hôpital mercredi 24 Mai 2017 ; session qui a  fait le point sur ces résultats.

Ces résultats, a aussi indiqué le Pr Kassoum M. Sanogo, lors de cette session, ont permis d’atteindre de niveaux de ristournes jamais  atteints depuis 1993, date de la tenue du premier conseil d’administration de l’hôpital. Des ristournes dont le montant n’a pas été précisé, mais qui vont certainement contribuer à la réalisation de nombreuses infrastructures au sein de l’hôpital courant l’exercice 2017.

Au nombre de ces futures réalisations, a indiqué le DG de l’hôpital, figurent l’ouverture du centre National de Régulation des Urgences Médico-chirurgicales ; la construction d’un bâtiment  quatre étages avec un sous-sol destiné à l’hospitalisation dans des conditions plus confortables. La construction d’un autre bâtiment de trois étages avec un sous-sol pour un laboratoire et une pharmacie moderne, est une autre une perspective envisagée par la direction de l’hôpital Gabriel Touré.

Les travaux de cette session ont été présidés par M. Ibrahima Dioné, président du conseil d’administration. Il s’est aussi félicité des réalisations de l’hôpital Gabriel Touré qui, dit-on, a battu son propre record courant l’exercice 2016.

Djibi Samaké

Misseni : Les communautés interpellent les autorités sur les difficultés sanitaires

Après l’étape de la commune de Zégoua, c’était au tour de la commune rurale de Misseni située à 50 km de la ville de Kadiolo dans la région de Sikasso d’organiser mardi 23 mai 2017 son assise d’interpellation démocratique sur les questions de la santé. Il s’agit de permettre aux communautés d’interroger directement les autorités communales, administratives sanitaires, sur les questions liées à la santé. Car cette initiative de save the children à travers le financement de Glaxon smith kiline (GSK) a pour objectif de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance en vue de répondre aux besoins socio-sanitaires des communautés notamment les groupes les plus vulnérables.

Aujourd’hui Mardi  c’est l’étape  de la commune de Misseni qui compte 21 villages  qui a été organisé dans l’enceinte de l’école communautaire de Misseni. Le maire et le chef du village ont souhaité la bienvenue en présence du  représentant du préfet de Kadiolo, Léopold Konaté en présence du médecin chef de Kadiolo, Abdroumane Coulibaly, représentant de Save the Children, le directeur du développement social de Kadiolo, le représentant du conseil de cercle sans oublier les présidents des ASCOs.

Pendant 04 heures d’horloge, les villageois ont exprimé les difficultés sanitaires dont ils souffrent. Ces questions étaient adressées aux autorités communales et sanitaires du cercle de Kadiolo. Les problèmes relatifs à la santé  se résument ainsi : le dysfonctionnement des CSCOM, l’accès difficile des CSCOM  pendant la période d’hivernage, problème d’eau potable lié à une panne des pompes etc. Ce qui explique selon Koké Traoré du village de Kémé, le  paiement irrégulier de l’agent de santé communautaire (ASC). « Nous avons de problème à prendre en charge  notre ASC », témoigne-t-il.

Il est de même pour Bourama Coulibaly venu du village de Katelin : « Notre village est loin du CSCOM et puis le salaire l’ASC reste irrégulier », fustige-t-il. D’autres ont évoqué le manque d’eau potable faute des pannes des pompes.

En réponse le maire Bassourou Koné de Misseni explique que parmi les 21 villages, seul le village de Tekéré  paie à 100% ses impôts. « Par conséquent la mairie n’a pas les moyens financiers pour répondre à certaines exigences des populations. Pour exiger il faut faire ton devoir d’abord », réplique le maire. Concernant les problèmes de l’eau potable, le maire de Misseni s’est engagé à donner de l’eau potable à tous les 21 villages dans sa commune pendant son mandat.

Pour sa part Docteur Bakary Traoré, le médecin chef de Kadiolo n’est pas parti avec le dos de la cuillère : « la santé exige l’implication de tous », dit-il. C’est ainsi qu’il a édifié l’assistance sur la politique sectorielle de la santé de l’Etat. « Selon la politique sectorielle de la santé au Mali,  les villages sont mis ensemble dans un rayon de 15 km pour un centre de santé de communautaire. Pour le monde,  ce n’est défini encore dans la politique sectorielle de l’Etat, un village un centre de santé », explique-t-il. Ensuite le médecin chef déplore le paiement irrégulier des cotisations par les associations de la santé communautaire (ASACO).  

Léopold Konaté, deuxième adjoint du préfet du cercle de Kadiolo recadre le débat avant de les édifier sur la responsabilité de l’Etat. Et il a appelé chaque partie à jouer son rôle comme on pouvait lire sur la banderole  « la rédévabilité entre les autorités communales et les populations est essentielle.  Si l’on veut régler durablement les questions de la santé communautaire, chacun a un rôle à jouer pour y arriver ».

Signalons  que c’est le comité de pilotage présidé par Aliou Badra  Coulibaly qui a organisé cette rencontre sous la supervision du représentant du projet GSK de Save the children à Kadiolo. La  rencontré s’est terminée par la lecture du rapport et des recommandations.

Modibo L Fofana

Envoyé spécial

 

Mali : Vers une large modernisation de l’appareil judiciaire

Pour ce faire, des démarches approfondies sont d’ores et déjà entreprises par le ministère de tutelle.  Un atelier de deux jours pour la restitution du diagnostic de l’audit  du droit malien  s’est ouvert ce lundi 22 Mai à Bamako.

Pour Mamadou Ismaël Konaté, ministre malien de la justice, garde des sceaux qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier de restitution, la modernisation de la justice malienne est aujourd’hui une nécessité : « Pour moderniser cette justice, il faut moderniser ses lois. Il est inadmissible aujourd’hui que pour prendre une date de renvoi qu’on puisse faire vingt kilomètres,  point de départ, pour arriver à la cour d’appel, juste pour prendre une date de renvoi, juste pour récupérer un acte », a-t-il dit sous cette tribune qui a aussi enregistré la présence de Mme Cécile Tassin-Pelzer, chef de coopération  à la délégation de l’Union Européenne au Mali.

L’Union Européenne a un appui financier et technique dans ce processus de modernisation droit malien  à travers son projet dénommé PAJM (Projet d’appui à la justice du Mali) ; projet qui a largement contribué dans la mise en place  de la Commission permanente de la législation (CPL).

Pour la représentante de l’UE à cette rencontre, Mme Cécile Tassin-Pelzer, la reforme entamée par l’Etat malien constitue la ‘‘mère des reformes’’ du programme contribuant à établir le socle législatif de l’Etat de droit du Mali au XXIème siècle, qui encadrera pour des décennies les rapports sociaux de millions de maliens.

 

Un avis largement partagé par le ministre Mamadou Ismaël Konaté qui évoque des faiblesses dans l’élaboration de certaines pièces indispensables aujourd’hui pour participer à des concours administratifs : ‘‘Nous ne disposons d’aucun moyen susceptible de rendre fiables les documents qui sont délivrés, tous les casiers judiciaires délivrés à Bamako de bulletin N°3 sont vierges. Ce n’est quand-même pas possible, nous ne sommes pas tous des saints dans ce pays. Ça veut qu’aujourd’hui nous continuions à fonder notre regard sur des éléments qui manquent forcement de fiabilité’’, a-t-il dit.

Aux dires du ministre de la justice, garde des sceaux,  un certificat de nationalité sur deux est faux : ’‘Le certificat de nationalité, le casier judiciaire, les dates de renvoi, les expéditions de jugement, voila les quatre pièces qu’l faut moderniser très vite’’. Ce, dit-il, dans un premier souci évident de rendre ces documents accessibles, rendre leurs contenus fiables dans un 2ème souci et dans un 3ème souci d’utiliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication : ‘‘Aujourd’hui, sur simple indication du justiciable, on peut au moins le renseigner par texto, par mail, ou par téléphone à partir d’une plate-forme téléphonique, une date d’audience, une date de renvoi. En Algérie aujourd’hui 1000 casiers judiciaires sont délivrés chaque minute dans  des conditions d’assurance totale avec une signature électronique. Il en est de même pour les expéditions de jugement, il en est de même pour tous les actes qui sont des actes de bases. Cette expertise peut aujourd’hui exister dans notre pays’’, a soutenu Mamadou Ismaël Konaté exhortant les participants à ses deux jours d’ateliers dont en partie des magistrats, à diligenter le processus de modernisation.

Le processus de modernisation de la justice au Mali en cours est large et touche le droit malien dans son ensemble notamment le code pénal qui, dit-on, ne définit ni n’incrimine de nombreuses nouvelles infractions tels que le blanchiment d’argent, le terrorisme ou la cybercriminalité.

Djibi Samaké

mali24

Mode d’attribution des logements sociaux : Vers le système de tirage au sort

Le ministre des Affaires Foncières, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Me Mohamed Ali Bathily accompagné des membres de son cabinet était le vendredi 19 mai dernier, sur le chantier des logements sociaux de N’tabacoro pour se rendre compte de l’évolution des travaux. Une visite au cours de laquelle, il n’a pas manqué de souligner sa volonté de procéder par tirage au sort lors de l’attribution des logements sociaux aux bénéficiaires. Mais aussi de réserver un quota pour le personnel de son département surtout les agents subalternes.

Cette visite a concerné plusieurs sites de logements sociaux. Sur les 11.000 logements, 3040 sont déjà terminés et réceptionnés. Et il reste les travaux de viabilisation qui sont en cours.

La visite a permis au ministre de se rendre compte de certains problèmes que lui avaient signalés les Chefs de services de son département comme l’arrêt des travaux dans certains sites comme celui de la SIFMA, d’Al-Immobilière, etc.… Ces arrêts sont dus à l’arrêt de financement des banques, obligeant ainsi les entreprises à travailler avec leurs propres moyens pour faire évoluer le chantier.

Au site de la SIFMA, les responsables ont donné les raisons pour lesquelles, les banques ont cessé les financements. Et sur le site de l’entreprise Al-Immobilière, le ministre a été informé de l’arrêt des financements des banques suite à une lettre du ministre de l’Economie et des Finances adressée aux banques leur demandant de se désolidariser du financement des logements sociaux.

Le ministre Bathily a également visité la « mystérieuse école privée » construite sur le site des logements sociaux ainsi que les maisons témoins ou maisons de test. Ces maisons sont des types de concessions en phase de test avant d’être approuvées par les autorités dans le cadre de la politique de construction des logements sociaux. 

A l’issue de cette visite, le ministre s’est entretenu avec les journalistes. Selon lui, l’objet de cette visite était de prendre contact physiquement avec les responsables des chantiers après des rencontres avec les chefs de services techniques de son département et les chefs d’entreprises  qui l’ont informé sur certains problèmes sur les chantiers. Pour lui, cette visite lui a permis d’avoir la confirmation de l’existence de ces problèmes notamment, l’arrêt des travaux sur certains chantiers et le retard dans la viabilisation du site (eau, électricité, route, etc.).

Parlant des occupants illégaux du site, le ministre Bathily dira que ce  site a été affecté au Ministère de l’Urbanisme par un décret du président de la République pour cause d’utilité publique après dédommagement des premiers occupants. C’est pourquoi, il dira que ce site est un domaine public de l’Etat incessible, inaliénable et imprescriptible.

« Quelque soient les documents détenus par les personnes qui sont là, il ne s’agit que de documents d’une autorité administrative quelle qu’elle soit. Or l’expropriation pour causes d’utilité publique est un décret gouvernemental. Qu’il s’agisse d’un Préfet ou d’un Sous-préfet ou même du Gouverneur, sa signature ne peut être au dessus d’un décret signé par le président de la République, le Premier-ministre, le ministre des Finances, le ministre des Domaines, le ministre de l’Urbanisme et le ministre de l’Administration Territoriale. Quelque soient les documents qu’on a créés volontairement ou involontairement, ces documents sont nuls et de nul effet en droit… », a précisé Me Mohamed Ali Bathily. Avant d’inviter les occupants à venir se faire enregistrer dans le cadre du dialogue.

S’agissant de l’attribution de ces logements sociaux aux bénéficiaires, le ministre a émis sa volonté d’instaurer le système de tirage au sort. Mais aussi de réserver un quota au personnel subalterne de son département.

L’ex-ministre Dramane Dembélé dans le viseur du ministre Bathily

S’agissant de l’école privée construite sur le site, le ministre Bathily a souligné que l’espace est certes un espace public dédié à l’équipement public. Mais qu’il a été occupé de façon illégale par un ancien ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du nom de Dramane Dembélé. Selon lui, il le dit et l’assume. C’est pourquoi, il a appelé l’intéressé lui-même à s’assumer. Avant de donner l’assurance qu’il va traiter cette question comme cela doit se faire.

En ce qui concerne la violation des servitudes du marigot, le ministre a instruit aux agents de la Gendarmerie d’enlever toutes les bornes situées dans le lit du marigot et d’user de leurs moyens pour éviter que de telles violations ne se reproduisent plus. 

M.D

Source: Tjikan

Zégoua(Kadiolo):Un exercice d’interpellation démocratique sur les questions de la santé

A l’image de l’espace d’interpellation démocratique annuelle au Mali, le cercle de Kadiolo a initié  ce lundi 22 mai 2017, cet exercice sur la santé. L’occasion est bonne de réunir les communautés pour poser des questions directement aux autorités communales administratives de cette commune à la frontière malienne avec la Côte d’Ivoire. Pendant trois jours, les communautés échangeront sur des questions de santé. L'objectif visé est de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance en vue de répondre aux besoins socio-sanitaires des communautés notamment les groupes les plus vulnérables.

Ce lundi,  les représentants des 11 villages du cercle de Zégoua s’adonnent à cet exercice démocratique. Un débat houleux entre les maires, les présidents des ASCO et les citoyens lambda sur les questions liées à la santé, et bien d’autres. Au cours du débat les villageois ont exprimé leurs difficultés relatives au manque de santé communautaire, l'accès difficile au centre santé, le manque d'eau potable, le salaire irrégulier des agents de santé communautaires. En réponse le maire de Zegoua a rassuré les villageois que des dispositions seront prises pour réduire leurs difficultés. Occasion pour lui d'appeler les communautés de payer leurs impôts afin permettre à la mairie de faire face à leurs difficultés.

Pour la circonstance la cérémonie d’ouverture a enregistré le préfet représenté  par Léopold Konaté 2ème adjoint du préfet du cercle de Kadiolo, Bacary Coulibaly, maire de la commune de Zégoua, Saleck Oul Dah représentant de Save the children, Dr Bakary Traoré chef de médecin du centre de santé de référence de Kadiolo sans oublier les autres services intervenant dans le domaine de la santé.

ML Fofana

Envoyé spécial depuis Zégoua

 

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