SOUMAILA CISSE, PRESIDENT DE L’URD : « Depuis 2 mois « la démocratie malienne est piratée et manipulée »

Le clou de la cérémonie de mise en place officielle du FSD aura été incontestablement le discours tant attendu du Président de l’URD, honorable Soumaïla  Cissé, Chef de file de l’opposition politique.

D’entrée de jeu, il a soutenu que : « le FSD est un appel à la liberté et un ouvrage de combat de résistance contre l’ignominie, l’indignité, l’insécurité, la précarité, la duplicité, et la trahison ». Selon Soumi champion, ce front « est une flamme. Le Mali ne peut pas s’infliger à perpétuité des souffrances civiles, économiques, territoriales, encore moins accepter d’être impunément  dépecé  et écartelé ». Le député de Niafunké qui n’a jamais reconnu la réélection du Président IBK a poursuivi en affirmant  que depuis 2 mois « la démocratie malienne est piratée et manipulée  par un régime dont la légitimité est plus que jamais contestée tant au pays qu’à l’extérieur.  Le Chef de file de l’Opposition a précisé que « la République du Mali est menottée et emprisonnée par un pouvoir  dont les pratiques  autocratiques relèvent  du non-droit le plus terrifiant ». A l’en croire, « la nation se couvre d’un ridicule institutionnel  international que le président sorti de la machine à frauder entretient, avec une désinvolture coupable, par son absence de vision  et sa propension  à privilégier, avec outrance et dans le luxe, son destin  personnel et familial ».

 

Une patrie  sacrifiée et oppressée

Le président du parti de la « poignée de main »  a signalé que la patrie est « sacrifiée et oppressée par des violations des droits de l’homme, par des assassinats  ou des attaques meurtrières, des humiliations sociales et catégorielles, des montées de haine, des conflits intercommunautaires, des abus d’autorité, des lâchetés administratives et des compromissions mafieuses claniques ». Il a déploré que « durant les trois derniers mois, il y a  eu 58 attaques terroristes, 287 morts et plus de 5000 déplacés ». A cet effet, Soumaïla a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes de la crise du nord. Le président de l’URD  a lancé que : «  Nous sommes des milliers, aucune crainte ne peut nous envahir. Notre Mali ne sera plus notre  Mali si nous courbons l’échine devant la loi taillée sur mesure pour et par une minorité prédatrice ». Pour lui, notre Mali ne sera plus le Mali si nous nous couchons devant  la perversion orchestrée de notre démocratie, devant le totalitarisme économique d’une minorité qui n’a d’obsession que son profit, devant la soumission de cette même classe dirigeante à des intérêts terroristes ou indépendantistes qui vont dépecer notre pays. Enfin, il a remercié le Cardinal de l’Eglise Catholique pour son implication personnelle des détenus politiques et pour son sens élevé de l’écoute.

Jean Goïta

 La Lettre du Peuple

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