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Professeur Abdel Kader Traoré lauréat du trophée en médecine interne.

C’est un grand hommage pour ce médecin émérite. Il s’agit du trophée de la recherche en médecine interne pour l’année 2015 dans notre pays que le Pr Abdel Kader Traoré vient de décrocher le samedi 19 decembre 2015 au Parc National de Bamako. Ce chercheur de haut niveau s’est illustré dans sa discipline (médecine interne) et fait par sa compétence l’unanimité parmi ses pairs. Ce trophée est la plus haute distinction qui est décernée par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) pour récompenser les chercheurs les plus méritants de l’année. Elle distingue les efforts de recherche de nos prestigieux scientifiques.

Abdel Kader Traoré est à la fois modeste et rigoureux d’où provienne sa force d’un chercheur à la quête permanente du savoir. Né en 1955, il est l’actuel Directeur de l’Université Numérique Francophone Mondiale –UNFM- pour le Mali. Il est professeur agrégé en Médecine interne, depuis 2000, suite au concours d’agrégation des enseignants du supérieur- Yaoundé - Conseil Africain et Malgache pour l’enseignement Supérieur (CAMES) en Décembre.

En 2009, il obtient son certificat de management et évaluation des projets à Illinois State University –USA. Toujours aux USA, Abdel Kader Traoré fut Certifié en prévention et lutte contre le VIH-SIDA. Avant, l’homme s’était spécialisé en 1995 en communication et la rédaction scientifique et médicale.

Muni de ces précieux diplômes, il met ses connaissances au service de la nation.

Dans l’administration sanitaire malienne, le professeur Traoré a occupé des postes de responsabilité. De 2000 –2007, il est Professeur en médecine interne Faculté de Médicine de Pharmacie et d’Odontostomatologie de Bamako. De 1997-2009, il était l’Adjoint du Chef de service de Médecine Interne, CHU du Point G, Bamako, Mali. De 2001- 2009 l’homme était le chercheur senior au CNAM (Centre National d’Appui à la lutte contre la Maladie – Mali). Au de-là de ces formations postuniversitaires, le professeur est membre fondateur dans beaucoup de sociétés médicales. Il fut membre fondateur de la société Médicale du Mali (depuis 1989). Egalement, il fut membre associé de la SNFMI (Société Nationale Française de Médecine Interne) : comme membre associé.

En plus de ses capacités de chercheur, il a su s’imposer dans le monde scientifique par sa passion du travail bien fait et son sens du devoir.

Le trophée de la recherche décerné par le Conseil national de l’ordre des médecins représente donc la juste reconnaissance des efforts de recherche de ce grand maître dans le domaine de la médecine interne. La nouvelle distinction rehausse davantage le prestige scientifique du Pr Abdel Kader Traoré. « Monsieur le Président de notre Ordre, en ces instants où tout est privilège, j’ai enfin le plus grand privilège de vous dire : Que je prends ce Trophée avec honneur et bonheur, Que je le garde avec fierté, caressant le doux rêve qu’il va se bonifier, jour après jour, avec le Serment d’Hippocrate que je récite tous les matins que Dieu fait », a-t-il déclaré. Cet honneur est aussi à sa manière un appel de ses pairs pour que le lauréat reste toujours un exemple pour les autres, notamment pour la jeune garde de chercheurs.

Modibo Fofana

 

N’ Doula Thiam, entre politique et religion

Huitième secrétaire parlementaire et membre de la Commission énergie, mines, industrie, et tourisme de l’Assemblée nationale, N’Doula Thiam est député élu en commune IV du District de la capitale.

Natif de Bamako, N’Doula Thiam est âgé de 49 ans. Il a été élu en 2013, au nom du mouvement associatif religieux Sabati, aux côtés de Madou Diarra, qui représente le Rassemblement pour le Mali (RPM), face à la liste du parti ADEMA. Bien qu’il s’agisse de son premier mandat, son entrée en politique a débuté en 2012 après la prise de Tessalit, une localité stratégique du nord du Mali, par la rébellion à dominante touarègue alliée aux islamistes. Avec ses collègues, Thiam décida alors de lancer son mouvement, pour dénoncer l’inertie de l’État. « C’est pour dire non aux islamistes de tous bords que nous avons lancé Sabati 2012. Il s’agissait surtout de galvaniser la fibre nationaliste des Maliens pour sauver le bateau en dérive après le coup d‘État du 22 mars 2012 », raconte-t-il.

Issu d’une grande famille maraboutique, N’Doula Thiam est le jeune frère du célèbre éditorialiste du quotidien le Républicain, Adam Thiam, et de Thierno Hamed Thiam, ex-vedette de la télévision malienne, disparu aujourd’hui. Si ses frères ont opté pour le journalisme, lui se veut plus pratique. Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences au lycée Askia Mohamed de Bamako en 1988, il sort diplômé de l’École nationale d’ingénieurs (ENI) en électromécanique en 1995, puis décroche un Master en business administration (MBA) en gestion d’entreprise à Technolab Ista. Ndoula Thiam, travaillera entre autres à Shell Mali, avant de créer sa propre société d’énergie et de production industrielles, SETI Mali. Piqué par le virus de la politique, il se présentera aux législatives de novembre 2013, encouragé par la vision d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), élu à la tête du Mali quelques mois plus tôt. « Notre élection n’a pas du tout été facile », concède-t-il, car outre l‘Adema, sa liste faisait face à celle conduite par Assétou Sangaré du parti Yéléma, dont le président Moussa Mara, a été le maire de la Commune IV.

En bon manager, le député a bâti sa popularité et son image sur des actions humanitaires et religieuses. Étudiant, il était membre de la Ligue Islamique des élèves et étudiants du Mali (LIEEMA). Aujourd’hui, il est également membre fondateur du Cercle de réflexion et de formation islamique (CERFIM), et milite aussi à l’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMA), présidée par Macky Ba. Pour cet élu, politique et religion ne sont pas contradictoires : « Le prophète Mohamed (PSL) était un représentant politique et religieux à la fois ». Apprécié dans son quartier pour son sens de l’écoute, Thiam, qui est père de 5 enfants, n’oublie pas qu’en tant qu’élu, il est redevable à sa base : « l’entraide est primordiale, même si on n’est pas en mesure de résoudre tous les problèmes ».

Modibo Fofana

Source : Journaldumali

Affaire engrais frelatés:Le PARENA invite le ministre Treta et Bakary Togola à démissionner

La problématique d’engrais de mauvaise qualité est une préoccupation majeure des maliens dont 80% de la population vivent de l’agriculture. Face à cette question d’intérêt national, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) a organisé une conférence-débat avec les paysans le samedi dernier au CICB. Le thème de la rencontre était : « la question de l’engrais et la crise au sein des organisations de producteurs de cotons ».
Sur les banderoles exhibées dans la salle où se tenait ladite conférence, on pouvait lire : « Le Parena avec les paysans pour les engrais conformes aux normes de la Cedeao », « Le Parena solidaire des producteurs de coton pour la gouvernance au sein de l’Un-Scpc ».
Parmi les personnalités présentes, on peut citer, les anciens ministres, Younouss Hamey Dicko, Salikou Sanogo, Amidou Diabaté, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali N Diallo, les honorables députés, Mamadou Hawa Gassama, Bakary Koné, Tiassé Coulibaly, le président du Ps Yeelen Coura Amadou Koïta, le président de l’Apcam Bakary Togola, qui avait mobilisé certains cotonculteurs pour défendre sa cause.
Invité par le Parena à venir s’expliquer sur ses responsabilités dans l’importation et la distribution d’engrais de mauvaise qualité dans notre pays, le président de l’Apcam et du Gie d’attribution des marchés d’engrais, Bakary Togola, accompagné par certains cotonculteurs qui lui sont plutôt favorables s’est beaucoup expliqué sur le sujet.
Selon Tiébilé Dramé, le 4 octobre 2014, le GIE dirigé par Bakary Togola, a délibéré et attribué les marchés d’importation de l’engrais de la campagne agricole 2015-16 à seize opérateurs pour les 210.000 tonnes du secteur coton et à 08 opérateurs pour les 37.000 tonnes destinées au secteur céréales pour des prix unitaires oscillant entre 317.000 F et 245.000F la tonne. A l’en croire, ces engrais sont de mauvaise qualité et constituent un danger pour la campagne agricole.
Répondant au Parena qui demande sa démission et son ministre de tutelle, Bocary Treta, pour avoir été responsables de l’importation de mauvais engrais, Bakary Togola a déclaré qu’il ne démissionnera pas. Et d’ajouter qu’il n’y a pas que l’engrais seul qui est mauvais au Mali, mais plutôt tout ce qui est importé : sucre, lait en poudre, engrais et même les batteries de véhicule.

Fatoumata Sacko dite Djina, dans l’ombre d’ATT

Elle est l’un des rares cadres féminins de parti politique malien. Celle que tout le monde appelle Djina lève le voile sur son parcours d’opposante et de femme engagée.

Âgée d’une cinquantaine d’années, Fatoumata Sacko dite Djina, un surnom qui lui vient de son père qu’elle a perdu à l’âge de sept ans, est la fille de Mariam Maïga, ex-présidente d’UNFM sous Moussa Traoré. Secrétaire nationale chargée des relations extérieures, elle est la troisième personnalité du Parti pour le Développement Économique et Social. Elle s’est fait connaître, entre autres, dans son combat pour le retour de celui qu’elle considère comme son mentor, l’ancien président Amadou Toumani Touré.

C’est en 2005 que cette détentrice d’un DUTS en économie obtenu en France à l’Université UETEL en 1991, a décidé de se lancer en politique. Elle y est invitée par un ami d’enfance et camarade de promotion. « C’est Mamadou Diakité dit Magna qui m’a enrôlée dans la politique. Ensemble nous avons créé le Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) dans le but de soutenir les actions d’Amadou Toumani Touré ». Deux ans plus tard, ce parti se disloque et les militants des premières heures se dispersent. Fatoumata Sacko se retrouve ainsi dans le parti des alliés d’ATT. Le coup d’État et sa fin de règne mouvementé sont un coup dur dont elle sort pourtant encore plus motivée. Elle est candidate aux législatives de 2013 en commune I mais elle est battue au premier tour. N’empêche, elle continue de se battre pour les causes qu’elle juge justes, comme par exemple la mauvaise gouvernance qu’elle dénonce : « la gestion du pays est une vraie calamité au regard des scandales qui fusent de partout ». Pour elle l’accord d’Alger est synonyme de désintégration du Mali, car, « l’Algérie a toujours voulu faire du nord du Mali son arrière-cour », assure-t-elle. Ces prises de position ont fait d’elle l’une des opposantes les plus virulentes au régime d’IBK.

Sarakolé bon teint, Fatoumata Sacko n’est pas qu’une femme politique, elle a également la bosse du commerce. Juste après ses études en 1991, elle se lance dans les affaires et gère une boutique de cosmétiques en France. Rentrée au bercail en 2002, elle investit notamment dans un salon de beauté et des restaurants. Autant d’aventures entrepreneuriales qui lui réussissent et en font aujourd’hui une chef d’entreprise reconnue et respectée. Sportive, Djina préfère la course qu’elle pratique cinq fois par semaine. Elle joue du tennis, aime le catch et le football. C’est également une amoureuse des belles lettres : « je ne dors pas la nuit, je lis et écris ».

Par Modibo FOFANA - 16/07/2015

Journaldumali

 

Fiscalité locale : Le GSB fait l’état des lieux de 11 communes

Le Groupe de suivi budgétaire, dans le cadre de la réalisation de son projet d’appui aux initiatives du contrôle citoyen de l’action publique, s’est cette fois-ci, intéressé à la fiscalité locale et des transferts. L’étude donc les résultats ont été rendus publics le….a porté sur les six (6) communes du District de Bamako, de Kati, Ouéléssébougou, Sanankoroba, Sadiola et de Kayes de 2010 à 2014. La cérémonie était présidée par Souleymane Dembélé, représentant le président du GSB.

La loi n°93-008 du 11 février 1993 modifiée, déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, dispose en son article 4 que tout transfert de compétences à une collectivité doit être accompagné du transfert concomitant par l'Etat à celle-ci des ressources et moyens nécessaires à l'exercice normal de ces compétences.

Ainsi, la loi n° 00-044 du 07 juillet 2000 déterminant les ressources fiscales des communes, des cercles et des régions donne les clés de répartition de certains impôts de l'Etat aux différentes communes par exemple: 60% des contributions du montant des patentes et licences ; 80% du montant de la taxe de développement régional et local ; 80% du montant de la taxe sur le bétail et sur les armes à feu ; 100 % du montant de l’impôt sur les traitements et salaires des personnes payées sur le budget de la commune et les démembrements, etc.

Pour y faire face, des textes législatifs et réglementaires ont été adoptés en matière de fiscalité locale et de ressources des collectivités locales. Il s’agit de : la loi n° 93-008 du 11 Février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités Territoriales ; la loi n° 96-058 du 16 Octobre 1996 déterminant les ressources fiscales du District de Bamako et des communes qui le composent ; la loi n° 00-044 du 07 Juillet 2 000 déterminant les ressources fiscales des Collectivités Territoriales de communes, de cercles et de régions.

En termes de mobilisation, il ressort de l’étude, que les 11 mairies de 2010 à 2014, 74% des recettes fiscales locales ont été mobilisées.

Selon, l’étude, au cours de plus de dix années de chantiers, entre 2001 à 2014, l’Etat malien et les Partenaires Techniques et Financiers, ont injecté plus de 128 milliards de fcfa dans le développement des Collectivités Territoriales.

Pour permettre aux communes du Mali en général et celles de notre échantillon de relever ce défi de la mobilisation, des recommandations entre autres ont été formulées : Il s’agit pour les mairies d’imaginer un système léger de recensement annuel, pour maîtriser les mouvements de population et disposer d’informations correctes sur le nombre de personnes imposables ; de travailler à améliorer l’information des populations en rassemblant les contribuables pour leur montrer la pertinence de la TDRL et enfin envisager la gestion déléguée des équipements marchands dans les communes urbaines telles que Kayes, Kati, les communes de Bamako

Modibo Fofana

 

 

 

 

 

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