Violences à l’égard des femmes et des filles : L’OMS peaufine une réponse holistique pour l’Afrique de l’Ouest

Le représentant de l’OMS au Mali Dr Boubacar Sidibé a présidé la réunion sous-régionale sur le rôle de l’organisation mondiale de la santé (OMS) et la réponse sanitaire en matière de violences à l’égard des femmes et des filles dans les situations d’urgences en Afrique et l’Ouest. Elle s’est tenue du 30 à avril au 02 Mai au grand hôtel.

La réunion sous régionale, qui s’inscrit dans le cadre de l’appui technique de l’OMS aux pays en vue de renforcer les capacités prestataires de services de santé et la coordination multisectorielle et assurer une réponse holistique centrée sur le besoin de survivantes avait pour objectif, de réunir les pays plus affectés par les urgences  de l’Afrique de l’Ouest et du centre autour de la thématique des violences faites aux femmes et aux filles dans les situations humanitaires afin d’arriver à une compréhension commune de ce phénomène, son impact sur la santé des femmes et des filles dans la sous région, et le rôle que l’OMS peut jouer pour fournir une réponse sanitaire de qualité en temps opportun.

Dans son mot de bienvenue, le représentant de l’OMS au Mali, Dr Boubacar Sidibé  évoquant les nouvelles lignes directrices et stratégiques à la réponse du secteur santé en cas de violences sexuelles ou conjugales à l’encontre des femmes qu’elles a publiées, dira que l’OMS a identifié les éléments clés de la réponses de secteur médical et formulé plusieurs recommandations relatives à la prestation des soins. Ces recommandations, a-t-il ajouté, doivent être adaptées au contexte local et à la disponibilité des ressources humaines, financières et autres. « Le secteur de la santé doit, non seulement contribuer à la prévention des violences femmes aux femmes mais, aussi, arriver à l’identification de celle qui sont en danger avant que la violence ne s’intensifie, apporter de soins d’urgence, réduire les conséquences négatives des violences aux femmes sur la santé et aider les victimes à bénéficié des services juridiques et sécuritaires », a-t-il souligné.

Il a ensuite invité les participants à tirer profit de l’expérience de facilitateurs au cours de la réunion pour le bonheur des femmes et filles d’Afrique de l’ouest et du centre.

A noter pendant trois jours de travaux, les experts auront à renforcer leurs capacitésleurs compétences en matière de prévention des violences faites aux femmes et des soins apportés aux victimes de violences du partenaire intimes ou abus sexuel.

Bourama Camara, Mali24

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